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vendredi 19 octobre 2018

Pathologie de la communication cellulaire Cours de Biologie

BIOCHIMIE Cours de Biologie

Pathologie de la communication cellulaire


Outre le cas des cancers s’accompagnant d’une expression pathologique d’oncogènes, que nous avons évoqué plus haut, un grand nombre de maladies sont causées par des altérations des mécanismes de communication cellulaire, ou encore par le détournement de leurs propriétés par des agents pathogènes. C’est ainsi que des anomalies de la conformation des récepteurs sont à l’origine de diabètes génétiques précoces ou de la myasthénie (trouble de la communication nerf-muscle). Des maladies neurologiques (maladies de Parkinson ou d’Alzheimer) s’expliquent par la dégénérescence des neurones responsables de l’émission d’un signal (respectivement la dopamine et l’acétylcholine). Certaines maladies auto-immunes sont causées par la production d’anticorps dirigés contre des récepteurs cellulaires, qu’ils soustraient ainsi à l’action régulatrice de leurs signaux habituels (maladie de Basedow, due à l’activation de récepteurs thyroïdiens par des auto-anticorps, ou diabète métabolique, qui résulte d’un dérèglement, sous l’effet d’autres auto-anticorps, du système de signalisation normale de la cellule pancréatique productrice d’insuline).
Des produits de sécrétion bactérienne peuvent agir directement sur les mécanismes de transduction. La toxine cholérique, par exemple, stimule la production d’un second messager, l’AMP cyclique, même en l’absence de toute interaction signal-récepteur. ہ l’inverse, la toxine pertussique, sécrétée par le microbe de la coqueluche, découple certains récepteurs de leur second messager, les empêchant de provoquer une réponse cellulaire. Les parasites et les virus sont capables d’utiliser à leur profit les mécanismes de la communication cellulaire. Les parasites se fixent souvent sur leur cellule hôte par l’intermédiaire de récepteurs modifiés, les adhésiotopes, dont la fonction normale est d’établir des contacts entre cellules. Ils peuvent aussi sécréter des molécules que la cellule confond avec des signaux habituels. Les parasites peuvent ainsi mettre en jeu, pour mieux se dissimuler dans l’organisme, des «leurres» de la signalisation cellulaire normale. Des virus (par exemple ceux du type HIV responsables du S.I.D.A.) colonisent les cellules immunitaires en se fixant sur leurs récepteurs.
Un grand nombre de médicaments agissent en se substituant à des défaillances de la communication cellulaire, en activant ou en inhibant directement des récepteurs, ou encore en modifiant le niveau d’amplification de leurs mécanismes de couplage.

jeudi 18 octobre 2018

Les molécules d’adhésion accessoires Cours de BIOLOGIE

 Cours de BIOLOGIE


Les molécules d’adhésion accessoires

Le lymphocyte T reconnaît l’antigène sur une autre cellule par l’intermédiaire du récepteur d’antigène. Cet antigène est présenté par les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (HLA). Ce simple lien ne suffit pas pour accrocher les deux cellules en présence, le lymphocyte effecteur et la cellule cible présentant l’antigène .
Une première attache supplémentaire est constituée d’un récepteur pour le présentoir HLA. S’il s’agit des molécules de classe  II, le récepteur est la molécule CD4 (T4); s’il s’agit des molécules de classe I, le récepteur est la molécule CD8 (ou T8).
Une deuxième attache accessoire fait appel à une molécule CD2 sur le lymphocyte et un produit LFA3 (lymphocyte function associated antigen-3  ) sur la cible. La molécule CD2, responsable du phénomène de rosette des lymphocytes  T en présence de globules rouges de mouton, a longtemps servi pour discriminer les lymphocytes  T.
Une troisième attache enfin fait appel à la molécule LFA1 sur le lymphocyte et sur la cible à la molécule ICAM-1 (intercellular adhesion molecule-I  ).
Ainsi, toute une série d’attaches accessoires non spécifiques de l’antigène, comme des papiers collants, aident l’amarrage du lymphocyte T sur sa cible, mais le premier contact est spécifique de l’antigène par l’intermédiaire du récepteur antigène. Ces molécules qui adhèrent le font avec des motifs très petits, et qui sont communs à de nombreuses molécules d’adhésion.
L’adhésion représente la première étape de nombreux événements physiologiques et pathologiques, et on peut citer parmi ceux-ci les migrations cellulaires au cours du développement embryonnaire, les réponses immunitaires, l’agrégation plaquettaire, les métastases ou l’infestation par un parasite. Les molécules responsables de ces phénomènes d’adhésion ont été intensément étudiées: de récentes recherches ont permis de caractériser un grand nombre de celles-ci et de définir et localiser les séquences peptidiques impliquées dans la fonction d’adhésion.
Dans toutes ces molécules d’adhésion, le même motif RGDS, arginine, glycine, acide aspartique, sérine, se retrouve, ou un motif voisin RADS (A  =  alanine) ou RFDS (F  =  phénylalanine). L’hypothèse de l’adhésiotope liant les séquences RFDS et SDAR entre HLA  II et récepteur T4 a été expérimentalement confirmée.
Le polymorphisme moléculaire
L’étude des phénomènes immunitaires a contribué à démontrer que certaines molécules de l’organisme sont affectées de polymorphisme. Ce polymorphisme est à différents niveaux:
  Dans un même organisme, les cellules ont des récepteurs ayant la même fonction, mais différents d’une cellule à l’autre. Ainsi en est-il du récepteur antigène des lymphocytes  T. Chaque lymphocyte  T a un type de récepteur antigène, mais d’un lymphocyte à l’autre le site de reconnaissance est différent. Le lymphocyte  B, en fabriquant son immunoglobuline de surface, suit une règle tout à fait similaire.
  D’un organisme à l’autre, une même molécule n’est pas identique: les molécules HLA par exemple diffèrent d’un individu à l’autre.
Certaines cibles membranaires d’agents cytotoxiques (anticorps) sont affectées par un polymorphisme de groupe: c’est le cas des marqueurs érythrocytaires (ABO, Rhésus, etc.). Les différences entre individus sont révélées à l’occasion des réactions provoquées par les incompatibilités transfusionnelles, c’est-à-dire l’alloréaction entre groupes hétérologues.
Diversité des récepteurs
La réponse immunitaire spécifique de l’antigène s’effectue par l’intermédiaire d’interactions cellulaires entre cellules immunocompétentes. Il existe différents types de récepteurs : certains reçoivent des signaux d’activation non spécifique, par l’intermédiaire de ligands ou hormones appelées interleukines; d’autres plus spécifiques de l’antigène doivent avoir une variabilité pour générer une réponse contre une grande diversité d’antigènes: enfin, des molécules d’adhésion aident l’amarrage entre deux cellules sans transmettre de signal.
On peut mieux comprendre à travers ce modèle d’interaction cellulaire toute la gamme de reconnaissance et de transmission de signal : adhésion simple, reconnaissance spécifique sans transmission de message (anticorps), récepteur hormonal (récepteur d’interleukine), reconnaissance spécifique avec transmission de message (récepteur antigène du lymphocyte  T), avec la particularité de la fabrication d’un récepteur original pour chaque cellule puisqu’il s’agit de la reconnaissance d’un antigène particulier.


mercredi 17 octobre 2018

Communication intercellulaire Cours de Biologie

BIOLOGIE Cours de Biologie
Communication intercellulaire

 
Modalités de la communication
Les signaux de communication cellulaire sont banalisés  dans tout l’organisme. de très rares exceptions près, on trouve en effet les mêmes signaux dans la plupart des tissus. La spécificité de leurs effets tient à la distribution des récepteurs dans les tissus cible et non aux propriétés chimiques intrinsèques des molécules signal. En conséquence, la distinction traditionnelle des signaux en fonction de leur rôle physiologique (hormone, médiateur du système nerveux, médiateur de l’immunité) n’a plus guère de sens. La plupart des signaux connus peuvent faire fonction de neuromédiateurs ou d’hormones, selon l’organe qui les produit et la manière dont ils parviennent à leur cible. Par exemple, la noradrénaline, la sérotonine, l’histamine, la somatostatine, l’hormone corticotrope (ACTH) peuvent être des hormones, qui contrôlent le système cardiovasculaire, les processus inflammatoires, la coordination des fonctions gastro-intestinales ou l’activité endocrinienne elle-même. Lorsqu’elles sont sécrétées par des neurones et agissent à l’intérieur du cerveau, ces mêmes molécules fonctionnent comme des neuromédiateurs; leurs effets dans le système nerveux ne sont pas nécessairement en rapport avec leurs actions périphériques.
On classe donc maintenant les signaux en fonction de leur rayon d’action, quelle que soit leur nature chimique. Les actions hormonales ou endocrines sont celles qui comportent un transfert d’information à relativement longue distance. Lorsqu’ils exercent cette fonction, les signaux sont libérés dans la circulation sanguine en concentrations suffisamment élevées pour être reconnus par des récepteurs situés à distance. Les actions paracrines sont des effets de proximité, impliquant la diffusion de faibles concentrations de signaux sur de courtes distances (les hormones gastro-intestinales, les neuropeptides du pancréas). Les actions autocrines peuvent également être rangées parmi les processus paracrines: dans ce cas, il s’agit de processus d’autostimulation (ou d’auto-inhibition) d’une cellule par ses propres signaux, qui aboutissent à amplifier ou à réprimer son activité sous l’effet de substances qu’elle a elle-même produites.
Enfin, la communication entre cellules nerveuses, les neurones, constitue un cas particulier d’actions paracrines. Dans ce cas, les signaux sont libérés dans un espace clos, la fente synaptique, délimitée par l’accolement des membranes de deux neurones, et n’agissent qu’à ce niveau, à des concentrations parfois élevées. Compte tenu de la banalisation des signaux, la communication à l’intérieur du cerveau doit évidemment être protégée de toute invasion non contrôlée de signaux périphériques; c’est la raison pour laquelle la plupart des signaux hormonaux sont empêchés de pénétrer dans le cerveau par une barrière chimique, la barrière hématoencéphalique, qui ne laisse passer que certaines molécules particulières.
Le rayon d’action des molécules signal dépend notamment des conditions de leur dégradation. Celle-ci est très rapide dans le système nerveux central et plus généralement dans le cas des sécrétions paracrines, grâce à un arsenal d’enzymes d’inactivation. Elle est plus lente dans le cas des communications à longue distance. Dans ce cas, elle dépend aussi de l’organisation spatiale des cellules à l’intérieur d’un organe. L’importance de ce dernier paramètre est évidente dans le cas du cerveau où la distribution des signaux dépend au premier chef de l’architecture des cellules nerveuses et de leurs prolongements (les axones qui aboutissent aux synapses et permettent ainsi un «adressage» précis du signal). Mais les autres tissus de l’organisme présentent aussi une organisation spatiale rigoureuse de leurs constituants cellulaires; la disposition des types cellulaires différents détermine leur accessibilité aux signaux paracrines. En outre, même dans le système nerveux, des signaux circulant plus ou moins librement (effets paracrines ou endocrines) relativisent les contraintes de l’architecture spatiale selon laquelle se relient les neurones.

mardi 16 octobre 2018

Les récepteurs à activité enzymatique intrinsèque Cours de Biologie

BIOCHIMIE  Cours de Biologie

Les récepteurs à activité enzymatique intrinsèque

Une deuxième grande classe de récepteurs regroupe ceux qui exercent, par leur structure même, du côté cytoplasmique, une activité enzymatique. Ils ne possèdent qu’un seul domaine transmembranaire; l’activité enzymatique peut être une tyrosine-kinase ou une guanylate-cyclase.
Les récepteurs à tyrosine-kinase  . Il s’agit de récepteurs pour des hormones ou des facteurs de croissance, ainsi que des produits d’oncogènes, de structure voisine. Ces récepteurs ont des propriétés communes et ils possèdent:
1.  Un domaine extracellulaire  , très glycosylé, résistant aux protéases, et où se lie la molécule signal. Dans cette région, il existe une homologie de structure, limitée, entre les récepteurs de l’insuline et de l’IGF1, ainsi qu’entre les récepteurs de l’EGF et le produit du gène HER2/neu  . Le caractère le mieux conservé concerne la localisation des cystéines. Les récepteurs de l’insuline et de l’IGF1 contiennent une région très riche en cystéines; ceux de l’EGF et du produit du gène HER2/neu  en contiennent deux. Par ailleurs, dix résidus cystéines se retrouvent, exactement aux mêmes endroits, dans le récepteur du PDGF, du CSFI et du produit du gène c-kit  .
2.  Un domaine transmembranaire  , long de 23 à 26 acides aminés, très variable d’un récepteur à l’autre.
3.  Un domaine cytoplasmique  qui porte l’activité enzymatique. Cette région a de profondes analogies avec toutes les protéines de la famille des tyrosine-kinases, et en particulier le produit du gène src  . Une zone de 50  acides aminés sépare la région transmembranaire du site de liaison de l’ATP. On peut regrouper ces récepteurs en trois sous-groupes au moins.
Le premier inclut les récepteurs de l’EGF et le produit du gène HER2/neu  , qui possèdent deux ou trois séquences riches en cystéines dans leur domaine externe.
Le deuxième comprend les récepteurs de l’insuline et de l’IGF1; ils sont caractérisés par une structure tétramérique avec deux chaînes a extracellulaires, liées par des ponts disulfures à deux chaînes b qui traversent la membrane et portent l’activité kinasique. Les sous-unités a et b sont synthétisées sous forme d’un précurseur commun.
Le troisième rassemble les récepteurs du PDGF du CSF1 et du produit du gène c-kit  ; ils sont caractérisés par une séquence originale insérée en plein milieu du domaine kinase qui se trouve ainsi coupé en deux.
Une nouvelle sous-classe, moins bien définie, pourrait inclure les produits des gènes sea  , ras  , trk  , ret  , met  et du gène sevenless  de la drosophile; ils sont caractérisés par un domaine externe relativement grand.
Relations structure-fonction  . Toute «délétion» (amputation ou cassure) de la partie externe diminue la liaison avec la molécule signal; le cas extrême est représenté par le produit du gène v-erb  , qui est une forme tronquée du récepteur de l’EGF. Au niveau du segment transmembranaire, le seul remplacement, chez le rat, d’une valine par un acide glutamique dans le produit du gène neu  suffit à rendre cette protéine oncogénique. Enfin, les mutations du domaine kinase suppriment les effets métaboliques des récepteurs de l’insuline et de l’EGF. Particulièrement originales sont les constructions de «récepteurs chimériques» à partir de domaines complémentaires des récepteurs de l’insuline et de l’EGF, et qui sont toujours fonctionnels.
Relations avec les oncogènes  . La relation entre les récepteurs des facteurs de croissance et les produits d’oncogènes est particulièrement frappante. C’est ainsi que v-erb  B, le gène transformant qui vient du virus de l’érythroblastose aviaire, code pour un récepteur de l’EGF tronqué; v-fms  est un récepteur pour CSFI ayant perdu 11 acides aminés C-terminaux, et v-kit  est proche du récepteur du PDGF. Ces produits d’oncogènes, correspondant à des activités tyrosine-kinase non régulées, entraînent un signal mitogénique permanent  . Les cellules transformées peuvent aussi produire des protéines oncogéniques qui activent des récepteurs  normaux, comme le produit du gène v-sis  qui active le récepteur du PDGF, et le TGFU (transforming growth factor  ) qui active le récepteur de l’EGF.
Le cas du récepteur de l’insuline  . L’importance physiologique de l’insuline explique le nombre très élevé de travaux qui ont été consacrés à son récepteur. Il apparaît que la liaison de l’insuline entraîne, à la suite de l’activation de la tyrosine-kinase  , et peut être grâce à une étape d’autophosphorylation, une cascade d’activation de sérine-kinases, aboutissant à la phosphorylation de nombreuses enzymes clés du métabolisme. Cette hypothèse est pour le moment complémentaire d’un deuxième mécanisme d’action possible de l’insuline, qui attire beaucoup d’intérêt à l’heure actuelle. Les effets intracellulaires de l’insuline seraient «médiés» par un second messager  de type glycosyl-phosphatidylinositol. Celui-ci serait libéré de la tête polaire de certains lipides membranaires après l’activation par l’insuline d’une phospholipase  C spécifique. La même activité enzymatique libérerait en parallèle du diacyl-glycérol qui pourrait stimuler la protéine-kinase  C. Elle pourrait aussi solubiliser à l’extérieur de la cellule certaines enzymes qui, comme la lipoprotéine-lipase, sont retenues dans la membrane par un ancrage phospholipidique. Le glycosyl-phosphatidylinositol peut lui-même activer des sérine-kinases.
Le récepteur de l’ANF  . Le récepteur de l’atriopeptine ou ANF est une protéine transmembranaire de 130  kDa dont la partie cytoplasmique comporte une activité guanylate-cyclase stimulée par la liaison de l’hormone . Pour le moment, ce type de récepteur, particulièrement original, est le seul en son genre.
Autres récepteurs, sans fonction actuellement
Un certain nombre de récepteurs hormonaux, récemment clonés, ont une structure simple, transmembranaire avec un domaine cytoplasmique pour le moment dépourvu de fonction. Il s’agit du récepteur du NGF (nerve growth factor  ), de IGFII (insulin like growth factor  ), de l’hormone de croissance et de la prolactine. Quant au récepteur de l’IGFII, il s’est avéré être identique, ou étroitement relié, au récepteur du mannose-6-phosphate.

Les hormones des cellules immunocompétentes (interleukines) et leurs récepteurs

BIOCHIMIE Cours de biologie

 
Les hormones des cellules immunocompétentes (interleukines) et leurs récepteurs
Les cellules immunocompétentes ont des récepteurs pour différentes hormones  déjà connues pour d’autres fonctions.
Par exemple, le récepteur insuline est présent, et l’insuline a un rôle dans l’activation, c’est-à-dire la multiplication et la différenciation des lymphocytes. D’autres récepteurs sont aussi présents comme celui de l’ACTH, et même on pourrait schématiser en disant que le lymphocyte a des récepteurs semblables à ceux des cellules de l’hypophyse, probablement en moindre densité. On peut mieux comprendre les relations entre le système nerveux central et le système immunitaire connaissant les relations entre l’hypophyse et le cerveau par l’intermédiaire de l’hypothalamus.
Ces cellules ont aussi leurs propres signaux qui sont les interleukines  , émis par certaines cellules immunocompétentes et reçus par d’autres. Les interleukines jouent un grand rôle dans l’activation des lymphocytes. Inversement, pour freiner la réaction immunitaire, pour la stopper lorsqu’elle n’a plus lieu d’être, des signaux négatifs, encore peu connus, sont vraisemblablement émis.
Le lymphocyte T a la particularité d’émettre son hormone de croissance appelée interleukine  2 (IL2) et de synthétiser ensuite le récepteur de cette interleukine (récepteur IL2) lorsqu’il est activé. Ainsi, après un démarrage, il peut entretenir lui-même l’état d’activation, par «autocrinité», c’est-à-dire en faisant lui-même sa propre hormone de croissance et en fabriquant le récepteur adéquat. La cyclosporine, médicament très actif pour immunodéprimer, coupe cette boucle autocrine en arrêtant la fabrication d’IL2.
En outre, dans le système immunitaire existent des incitations hormonales faites par une cellule pour agir sur une autre. Le macrophage élabore de l’IL1 qui agit sur le lymphocyte  T, et le lymphocyte  T produit de l’interféron g qui agit sur le macrophage. Il existe là une amplification non pas d’une cellule sur elle-même ou une cellule de même type, mais entre un couple de cellules différentes.
Le lymphocyte T peut aussi activer un lymphocyte B, soit en le différenciant, soit en aidant la prolifération, soit en faisant les deux, afin que celui-ci fabrique des anticorps.
La liste des interleukines est grande, chacune de ces hormones ayant son action spécifique sur une sous-population cellulaire dans un but précis [cf.  CYTOKINES]. Il existe aussi des interconnexions avec d’autres tissus, ainsi l’IL3 a une fonction similaire à l’IL2 mais, en plus, elle active le système myéloïde pour fabriquer des globules blancs polynucléaires et des macrophages. Et même certaines interleukines n’agissent pas seulement sur des tissus voisins mais aussi sur des tissus lointains, comme l’IL1 qui trouve des récepteurs sur les cellules du système nerveux central. Il y a donc bien une relation dans les deux sens entre système immunitaire et système nerveux.
Dans le cas des récepteurs hormonaux transductifs, la fonction effectrice intracellulaire fait appel aux voies classiques: couplage à une protéine G, en liaison avec la phospholipase  C (activation), ou avec l’adénylate cyclase (freination).

dimanche 14 octobre 2018

Émission des signaux de communication BIOCHIMIE Cours de Biologie

BIOCHIMIE Cours de Biologie


Émission des signaux de communication
Chaque cellule produit au moins un signal, mais généralement plusieurs, lui permettant de communiquer avec les autres cellules. Il existe deux types principaux de mécanismes de synthèse des signaux. Dans le premier cas (hormones protéiques, neuropeptides), la biosynthèse est assurée par les voies classiques d’expression des gènes, selon le mode qui préside à la biosynthèse des constituants protéiques de la cellule. L’information génétique contenue dans l’ADN du noyau est d’abord transcrite en ARN messager, puis les messagers sont traduits en chaînes d’acides aminés dans des compartiments périnucléaires spécialisés, les ribosomes. Ces chaînes sont généralement assez longues (de 100 à 1  100 acides aminés). Les signaux étant en principe de taille beaucoup plus réduite (de 3 à 250 acides aminés environ), un processus de maturation découpe les molécules traduites (les «précurseurs» des signaux) en entités plus petites, par l’intermédiaire d’enzymes spécialisées. Des «repères» chimiques (juxtaposition d’acides aminés possédant des propriétés communes, comme les acides aminés basiques, ou chaînes glucidiques branchées sur certains acides aminés) guident l’action des enzymes et sélectionnent les sites de clivage sur la molécule du précurseur. La maturation commence dans un constituant cellulaire approprié, l’appareil de Golgi. Le clivage d’un précurseur peut aboutir à la production de plusieurs signaux différents, ou de plusieurs copies d’un même signal.
Le deuxième type de production de signaux fait appel à des transformations enzymatiques de composants directement importés par la cellule pour son métabolisme. C’est le cas des médiateurs aminergiques (dopamine, noradrénaline, sérotonine...) formés par addition de groupes OH, CH3, CH2CH3... à leur précurseur, grâce à des enzymes spécifiques . De façon similaire, les hormones stéroïdes sont élaborées par transformation enzymatique à partir du cholestérol. Dans ce mécanisme de biosynthèse, la spécificité du signal produit dépend donc des propriétés des enzymes élaborées de façon sélective par la cellule. Lorsqu’ils ont atteint leur structure définitive, les signaux sont stockés dans des vésicules entourées d’une membrane de protection (les granules de sécrétion). Ces granules sont ensuite acheminés vers la périphérie de la cellule. Le réglage du flux d’émission des signaux dépend lui-même de stimulations parvenant à la cellule émettrice par l’intermédiaire d’autres signaux.

IMPUISSANCE : Troubles de l'érection

Urologie Gyneologie

 IMPUISSANCE : Troubles de l'érection

Définition:  impuissance ( Sexe  : Homme uniquement )  Érections insuffisantes en tumescence, en rigidité et en dureté. Les dysfonctionnements érectiles ont de multiples origines: pathologies organiques, iatrogènes, troubles du désir, de l'orgasme, de la sensualité et des relations qui en dépendent. La moitié des hommes adultes ont eu ou auront une impuissance temporaire dans leur vie génitale.
Âge de prédilection: 
IMPUISSANCE : Troubles de l'érection
  • Les patients ayant des troubles de l'érection consultent en général après la trentaine. 
  • La diminution des performances sexuelles concerne en général les patients après 50 ans. 
  • Beaucoup de patients après 80 ans ont des troubles sexuels mais consultent rarement.
Étiologie
  1. Endocrinienne - Troubles thyroïdiens - Hypotestostéronémie - Adénome à prolactine - Diabète - œstrogénothérapie - Insuffisance rénale - Déficit en zinc 
  2. Neurologique - Encéphalique - Périphérique - Spinale 
  3. Vasculaire - Athérome aorto-iliaque - Insuffisance caverneuse - Fuites veineuses 
  4. Médicaments et toxiques (25% des causes). ß-bloquants, diurétiques thiazidiques, phénothiazines, butyrophénones, antidépresseurs tricycliques, IMAO... 
  5. Psychologique - Dépression - Schizophrénie - Troubles de la personnalité - Anxiété - Troubles du comportement 
  6. Organique - Micropénis - Maladie de Lapeyronie ou incurvation de la verge - Cicatrice caverneuse - Phimosis - Séquelles chirurgicales (chirurgie du petit bassin)
Facteurs de risque: 
  • Chirurgie du petit bassin 
  • Traitements médicaux, notamment antihypertenseurs 
  • Alcoolisme
  • Tabagisme 
Signes cliniques: 
  • Tumescence et rigidité de la verge insuffisante ou de durée insuffisante 
  • Recherche de signes pouvant orienter sur l'étiologie - Gynécomastie - Atrophie testiculaire ou absence de testicule - Déformation pénienne - Neuropathie périphérique - Artérite - Troubles thyroïdiens - Signes de diabète
Examens complémentaires :
  • Bilan endocrinien : A visée étiologique, prolactinémie, testostéronémie, FSH et LH plasmatiques...
  • Potentiels évoqués du nerf dorsal de la verge
  • Pléthysmographie nocturne
  • Artériographie
  • Angiographie sélective pudendale
  • Doppler, cavernographie, angiographie en fonction de l'étiologie
Diagnostique: Réponse à l'injection intracaverneuse de papavérine ou d'autres agents vasoactifs (prostaglandine, alpha-bloquants); utile pour la démarche étiologique et l'orientation thérapeutique
Traitement médical ambulatoire , hospitalisation pour pose de prothèses d'érection
  1. Traitement étiologique, arrêt d'un médicament responsable
  2. Psychothérapie obligatoire
  3. Meilleure communication avec le partenaire
  4. Essayer de diminuer la pression psychologique de la performance sexuelle
  5. Utilisation du vacuum d'érection (appareil à dépression)
  6. Possibilité d'avoir recours aux psychiatres, aux psychologues, aux sexothérapeutes, aux chirurgiens vasculaires, aux urologues, aux endocrinologues, aux neurologues, aux chirurgiens plastiques en fonction de chaque cause
  7. Régime : Contrôler un éventuel diabète , désintoxication alcoolique
Les indications :
  1. Hypogonadisme: testostérone en IM toutes les deux semaines, après avoir éliminé un cancer de la prostate
  2. Hyperprolactininémie: bromocriptine de 2,5 à 4 mg/j
  3. Pour induire l'érection: injections intracaverneuses de prostaglandine, d'alpha-bloquants (moxisylyte) ou de papavérine
Contre-indications: Hypersensibilité à chaque agent , Testostérone: tumeur maligne androgénodépendante (prostate...) , alpha-bloquants: insuffisance rénale ou hépatique sévère pour la yohimbine, TA < 100 mmHg pour le moxisylyte
Précautions d'emploi: Testostérone: surveillance prostatique et des seins , Bromocriptine: prudence en cas de détérioration mentale et de troubles psychiques, d'affections cardiovasculaires, de phénomènes de Raynaud, d'antécédent d'ulcère gastroduodénal et chez les conducteurs de machine , Papavérine: surveillance hépatique , Yohimbine: prudence en cas d'antécédent d'accident vasculaire cérébral ou de spasmes artériels , Moxisylyte: apprentissage des auto-injections en milieu spécialisé, décubitus 30 min après l'injection, prudence chez les conducteurs de machine , Les injections intracaverneuses doivent être réalisées avec précaution lors de troubles de l'hémostase.
Interactions médicamenteuses: Bromocriptine: alcool, neuroleptiques et agents apparentés, macrolides , Papavérine: lévodopa , Yohimbine: antihypertenseurs centraux , Moxisylyte: alpha- et bêta-bloquants par voie générale, inhibiteurs calciques, IMAO non sélectifs, antihypertenseurs, antidépresseurs, neuroleptiques
Surveillance: Suivi très régulier avec, le cas échéant, rencontre du partenaire
Mesures hygiéno-diététiques: Comme les dysfonctionnements de l'érection sont multifactoriels, il est parfois nécessaire d'entreprendre une sexothérapie individuelle ou de couple
Évolution : Chaque patient est un cas particulier et le résultat du traitement est très variable. L'utilisation d'appareil à dépression, d'injections intracaverneuses et de prothèses d'érection ont nettement amélioré le pronostic. Abandon fréquent des injections intracaverneuses à long terme , Guérison spontanée dans 15% des cas .
Mots clés : traitement impuissance sexuelle  masculine phytotherapie plante remede homeopathie magnetisme  castration chez l homme medicament contre gerontologie feminine  solution probleme erectile causes hercule pervers narcissique priere chirurgie libido secondaire medecine rapport sexe  alpha bloquant enfance faiblesse prestation compensatoire prostate tabac alcool forum communaute internationale  maladie veneriennes role ide niveau cyclisme diabete  apprise psychologie  prostatectomie virile  produit prozac idoles trop masturbation 

Autoanticorps des Polyendocrinopathies Endocrinologie

Endocrinologie

Principaux Autoanticorps pouvant être recherchés dans les Polyendocrinopathies


Maladie autoimmune
Organe/cellules
Antigènes cibles
Maladie de Basedow
Thyroïde
Récepteurs TSH
Thyroïdite de Hashimoto
Epithélium thyroïdien
Peroxydase thyroïdienne, thyroglobuline
Maladie d'Addison
Cortico-surrénale
21-hydroxylase
Insuffisance gonadique
Cellules stéroïdes
17-hydroxylase 20-22 desmolase
Diabète Insulino-Dépendant
Ilôts de Langerhans du pancréas
GAD, IA-2, etc...
Vitiligo
Mélanocytes
Tyrosinase
Hépatite chronique active
Hépatocytes
P450 2A-I
Dysfonctionnement intestinal (polyendocrinopathie type I)
Intestin
Tryptophane-Hydroxylase
Gastrite
Cellules pariétales de l'estomac
H+/K+ ATPase
Anémie de Biermer
Cellules pariétales de l'estomac
Facteur instrinsèque
Maladie coeliaque
Intestin grêle
Endomysium transglutaminase 

CYSTINOSE Endocrinologie

Endocrinologie

 CYSTINOSE

Définition: Thésaurismose par accumulation intralysosomiale de cystine libre dans les tissus; entraîne l'apparition de cristaux de cystine dans la cornée, la conjonctive, la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques, les leucocytes et les viscères. Trois formes cliniques: 
  1. Infantile: néphropathique; conduit à un syndrome de Fanconi et une insuffisance rénale au cours de la première décennie. Retard de croissance, vomissements, fièvre, rachitisme vitamine D-résistant, polyurie, déshydratation, acidose métabolique, syndrome de Fanconi. Évolution vers un nanisme et insuffisance rénale terminale (âge de 12 ans).
  2. Juvénile (intermédiaire): maladie rénale débutant dans la deuxième décennie
  3. Adulte (bénigne): dépôts de cystine dans la cornée, mais pas dans les reins Affections héréditaires autosomiques récessives
Diagnostic:
  1. Recherche de cristaux de cystine hexagonaux dans la cornée, dans les lymphocytes du sang périphérique ou de la moelle osseuse, dans les biopsies de muqueuse rénale
  2. Diagnostic in utero possible (forme infantile): augmentation de la concentration de cystine dans les cellules du liquide amniotique en culture
Traitement: chez l'adulte aucun traitement , traitement symptomatique de l'atteinte rénale et autres troubles (déshydratation, rachitisme...). Régime pauvre en cystine peu efficace. Transplantation rénale (pas de récidive sur le greffon) .

samedi 13 octobre 2018

PSEUDOXANTHOME ELASTIQUE Cours de Biologie

LES MALADIES Rares 

PSEUDOXANTHOME  ELASTIQUE 

Cours de Biologie



Élastorrhexie systématisée = Syndrome de Grönblad-Strandberg ;
Définition: la pseudo xanthome ou l' elastorrhexie est une maladie congénitale rare caractérisée par une anomalie du tissu élastique , le diagnostique se fait essentiellement par l'examen clinique et ophtalmologique , le traitement est symptomatique .
Signes cliniques : 
1) Anomalies dermatologiques :
  1. Papules jaunâtres donnant un aspect de peau quadrillée 
  2. Bilatérales symétriques 
  3. Atteignant surtout les faces latérales du cou, les aisselles, les plis de flexion et les régions péribuccales, périanales et périombilicales 
2) Anomalies oculaires (89%) :
  1. Stries angioïdes au fond d'œil 
  2. Hémorragies choroïdorétiniennes pouvant aboutir à la cécité 
3) Anomalies vasculaires (20-80%) se manifestent généralement entre 10 et 30 ans par :  

  1. Oblitérations, hémorragies 
  2. Prédominance aux artères des membres

Les récepteurs liés à des canaux ioniques Cours de Biologie

BIOLOGIE
Cours de Biologie

Les récepteurs liés à des canaux ioniques

Ces récepteurs, qui fonctionnent essentiellement comme des canaux ioniques, ne sont pas reliés à une protéine G et n’agissent pas par l’intermédiaire d’un second messager. Ils comportent tous une protéine transmembranaire composée de sous-unités qui ont pour propriété commune de traverser quatre fois  la membrane; ces sous-unités délimitent un canal ionique central dont l’ouverture dépend directement du ligand: acétylcholine, GABA, glycine, glutamate, etc.
Le récepteur nicotinique de l’acétylcholine  , présent à la jonction neuromusculaire des vertébrés, a été le premier récepteur à avoir été isolé et purifié. Il a surtout été étudié dans l’organe électrique de la torpille, où il est extrêmement abondant. Il s’agit d’un hétéropentamère composé de chaînes a (40  kDa), b (50  kDa), g (60 kDa) et s (65  kDa), avec une stœchiométrie a2bgs . Seules les sous-unités a lient l’acétylcholine. Les sous-unités présentent une forte homologie de séquence tant entre elles que d’une espèce à l’autre; elles peuvent éventuellement se suppléer en partie dans les expériences de reconstitution à partir d’ADNc clonés. La liaison de l’acétylcholine entraîne l’ouverture du canal central qu’entourent les cinq sous-unités, ce qui laisse passer un demi-million d’ions Na+ en une milliseconde. La phosphorylation du récepteur augmente la vitesse de sa désensibilisation à l’action de l’agoniste, c’est-à-dire l’acétylcholine.
Le récepteur du GABA  est un tétramère avec deux sous-unités a (de 53  kDa) et b (de  57  kDa). Chacune des sous-unités comporte quatre hélices transmembranaires. La liaison du GABA à la sous-unité b entraîne l’ouverture du canal à l’ion chlore, avec une fréquence qui est augmentée par les benzodiazépines, qui se lient à la sous-unité a et dont c’est sans doute le mécanisme d’action pharmacologique.
Les récepteurs de la glycine et du glutamate  ont une structure analogue. En particulier, la sous-unité 48  kDa du récepteur de la glycine, et qui lie la strychnine, traverse elle aussi quatre fois la membrane et a une forte analogie de séquence avec les sous-unités du récepteur nicotinique.

Récepteurs des cellules du système immunitaire cours de biologie

cours de biologie
BIOCHIMIE 


Récepteurs des cellules du système immunitaire
Les cellules immunocompétentes collaborent pour mettre en œuvre tout un arsenal défensif destiné à préserver l’intégrité de notre organisme. Les défenses immunologiques ont pour objectif de rejeter spécifiquement tout élément étranger à l’organisme sans le détruire. Capter l’information et la transmettre aux effecteurs après avoir fait le tri entre ce qui est soi et non soi, et activer enfin ces effecteurs qui éliminent spécifiquement l’élément étranger, sont des étapes réglées par des cellules spécialisées qui coopèrent entre elles .
Le macrophage  capte et transforme le corps étranger. Il présente au lymphocyte T4 des fragments antigéniques dérivés de l’élément immunogène. Ce lymphocyte T4 choisira le lymphocyte tueur (cytotoxique) adapté à cet antigène, et choisira le lymphocyte  B ayant à sa surface les anticorps réactifs contre cet antigène. Le lymphocyte cytotoxique se multiplie pour pouvoir atteindre les cibles contre lesquelles il est armé. Le lymphocyte  B prolifère puis libère les anticorps dans le milieu environnant. Cette réaction spécifique vis-à-vis de l’antigène est amplifiée par des facteurs non spécifiques (facteurs de croissance et de différenciation) appelés interleukines.
ہ la surface cellulaire, l’antigène ne peut pas être reconnu s’il n’est pas disposé sur un présentoir. Ce présentoir est formé de molécules HLA existant sur les membranes des cellules cibles. Les lymphocytes T8 reconnaissent l’antigène présenté par les molécules HLA dites de classe  I, tandis que les lymphocytes T4 reconnaissent l’antigène présenté par des molécules HLA de classe  II . Ces dernières appartiennent aux cellules du système immunitaire. Au contraire, les molécules de classe I revêtent toutes les catégories cellulaires. La coopération cellulaire implique donc plusieurs types de reconnaissance, et de ce fait plusieurs types de récepteurs. Nous avons vu précédemment qu’un récepteur à fonction transductrice comprend d’une part un site de reconnaissance et d’autre part un moyen de transmission du signal à l’intérieur de la cellule. Dans le cas du système immunitaire interviennent notoirement tous les types de récepteurs depuis les archétypes des récepteurs qui n’ont pas réellement la fonction transductrice (adhésion entre deux molécules), jusqu’à la reconnaissance avec transmission.
Sur les cellules immunocompétentes, certains récepteurs transductifs se bornent à capter une hormone soluble (appelée interleukine) provoquant par là une activation de la cellule qui reçoit ce signal. D’autres sont particuliers, car l’objet reconnu – un antigène – n’est pas en solution, mais présent à la surface d’une cellule partenaire, la reconnaissance impliquant ainsi une rencontre de cellule à cellule. Cela oblige à avoir des amarres nombreuses, ajoutées au récepteur principal qui reconnaît cet antigène. Enfin, une autre singularité est la spécificité du récepteur de l’antigène. Le site de reconnaissance de l’antigène varie de telle sorte que chaque souche lymphocytaire puisse tuer un agresseur spécifique et que l’organisme réponde ainsi à tout type d’agression. Cette variabilité du récepteur, codé, comme toute protéine, par un gène, a obligé la nature à inventer un système de réarrangement de ce gène aux multiples combinaisons, aboutissant, pour chaque cellule lymphocytaire, à un gène original, codant pour un récepteur unique en son genre.

Oedème aigu pulmonaire OAP Cours de Cardiologie

Cours de Cardiologie

 OAP: Oedème aigu pulmonaire

 OAP: Oedème aigu pulmonaireL’œdème pulmonaire est défini comme une accumulation de fluides et de solutés dans les espaces extravasculaires pulmonaires. Une des conséquences principales de l’œdème pulmonaire est l’inondation des alvéoles pulmonaires, susceptible d’entraîner très rapidement une insuffisance respiratoire aiguë. L’OAP cardiogénique est un œdème de mécanisme hydrostatique dans lequel l’augmentation des pressions microvasculaires pulmonaires (capillaires et veinules pulmonaires) est liée à l’insuffisance cardiaque gauche « congestive ». Ce type d’œdème pulmonaire s’oppose schématiquement aux œdèmes de perméabilité (encore appelés « lésionnels »), dans lesquels le mécanisme causal est représenté par une altération anatomique de la membrane alvéolocapillaire.

SIGNES CLINIQUES: Il s’agit habituellement d’un diagnostic clinique aisé dans sa forme typique : sujet pâle, cyanosé, froid, couvert de sueurs, avec une tachypnée superficielle et une orthopnée (assis au bord de son lit), angoissé avec oppression thoracique « en chape de plomb ».
 Le patient se plaint d’une toux avec grésillement laryngé, ramenant une expectoration fréquemment « rose saumoné ».
Le début est souvent nocturne, brutal.
 L’examen clinique appréciera l’existence de signes de gravité (voir encadré) et confirmera le diagnostic évoqué dès l’inspection : ● auscultation cardiaque : tachycardie, bruit de galop gauche. Éventuellement, souffle systolique ; ● auscultation pulmonaire : râles crépitants envahissant les deux champs pulmonaires en « marée montante » ; ● hypertension artérielle systolodiastolique habituelle ; plus rarement, pression artérielle basse et pincée (facteur de gravité).

Signes cliniques de gravité de l’OAP :
Tachypnée > 30/min, bradypnée
 Cyanose, marbrures
 Troubles de la conscience
 PA < 110 mmHg
 Rapidité de la détérioration clinique

Étiologies les principales étiologies de l’OAP cardiogénique 

Cardiopathies hypertensives  HTA essentielle, maligne, pré-éclamptique

 Cardiopathies ischémiques
Infarctus du myocarde L’OAP peut être lié :
 – à l’étendue de la nécrose ou à l’importance de l’ischémie satellite en phase aiguë
 – à un trouble du rythme supraventriculaire ou ventriculaire ou à un trouble de la conduction (vagal ou bloc de haut degré) – à une complication mécanique : • rupture septale • dysfonction ou rupture de pilier
 – à plus long terme : • ectasie pariétale • cardiopathie ischémique avec déchéance myocardique
Angor

Valvulopathies aiguës ou chroniques du cœur gauche L’OAP est un argument pour un remplacement valvulaire proche. Éliminer une endocardite aiguë si contexte fébrile.

Troubles paroxystiques du rythme et de la conduction cardiaque – Arythmie rapide par fibrillation auriculaire (ACFA) .

Éliminer : • une cardiothyréose • une préexcitation ventriculaire (WPW) avec conduction antérograde par la voie accessoire – Tachycardie supraventriculaire avec conduction nodale rapide : flutter, tachysystolie – Tachycardie ventriculaire – Bloc auriculoventriculaire avec rythme d’échappement lent
Cardiomyopathies non obstructives (CMNO) – Primitives ou idiopathiques – Secondaires (toxiques, inflammatoires, métaboliques, endocriniennes, etc.)
Autres causes – Myocardites aiguës infectieuses ou toxiques – Cardiopathies congénitales .