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mardi 16 octobre 2018

Les hormones des cellules immunocompétentes (interleukines) et leurs récepteurs

BIOCHIMIE Cours de biologie

 
Les hormones des cellules immunocompétentes (interleukines) et leurs récepteurs
Les cellules immunocompétentes ont des récepteurs pour différentes hormones  déjà connues pour d’autres fonctions.
Par exemple, le récepteur insuline est présent, et l’insuline a un rôle dans l’activation, c’est-à-dire la multiplication et la différenciation des lymphocytes. D’autres récepteurs sont aussi présents comme celui de l’ACTH, et même on pourrait schématiser en disant que le lymphocyte a des récepteurs semblables à ceux des cellules de l’hypophyse, probablement en moindre densité. On peut mieux comprendre les relations entre le système nerveux central et le système immunitaire connaissant les relations entre l’hypophyse et le cerveau par l’intermédiaire de l’hypothalamus.
Ces cellules ont aussi leurs propres signaux qui sont les interleukines  , émis par certaines cellules immunocompétentes et reçus par d’autres. Les interleukines jouent un grand rôle dans l’activation des lymphocytes. Inversement, pour freiner la réaction immunitaire, pour la stopper lorsqu’elle n’a plus lieu d’être, des signaux négatifs, encore peu connus, sont vraisemblablement émis.
Le lymphocyte T a la particularité d’émettre son hormone de croissance appelée interleukine  2 (IL2) et de synthétiser ensuite le récepteur de cette interleukine (récepteur IL2) lorsqu’il est activé. Ainsi, après un démarrage, il peut entretenir lui-même l’état d’activation, par «autocrinité», c’est-à-dire en faisant lui-même sa propre hormone de croissance et en fabriquant le récepteur adéquat. La cyclosporine, médicament très actif pour immunodéprimer, coupe cette boucle autocrine en arrêtant la fabrication d’IL2.
En outre, dans le système immunitaire existent des incitations hormonales faites par une cellule pour agir sur une autre. Le macrophage élabore de l’IL1 qui agit sur le lymphocyte  T, et le lymphocyte  T produit de l’interféron g qui agit sur le macrophage. Il existe là une amplification non pas d’une cellule sur elle-même ou une cellule de même type, mais entre un couple de cellules différentes.
Le lymphocyte T peut aussi activer un lymphocyte B, soit en le différenciant, soit en aidant la prolifération, soit en faisant les deux, afin que celui-ci fabrique des anticorps.
La liste des interleukines est grande, chacune de ces hormones ayant son action spécifique sur une sous-population cellulaire dans un but précis [cf.  CYTOKINES]. Il existe aussi des interconnexions avec d’autres tissus, ainsi l’IL3 a une fonction similaire à l’IL2 mais, en plus, elle active le système myéloïde pour fabriquer des globules blancs polynucléaires et des macrophages. Et même certaines interleukines n’agissent pas seulement sur des tissus voisins mais aussi sur des tissus lointains, comme l’IL1 qui trouve des récepteurs sur les cellules du système nerveux central. Il y a donc bien une relation dans les deux sens entre système immunitaire et système nerveux.
Dans le cas des récepteurs hormonaux transductifs, la fonction effectrice intracellulaire fait appel aux voies classiques: couplage à une protéine G, en liaison avec la phospholipase  C (activation), ou avec l’adénylate cyclase (freination).

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