Définitions préliminaires

L’acupuncture traditionnelle postule l’existence d’une énergie yin  et yang , circulant dans l’organisme dans un réseau complexe de méridiens. La maladie résulte d’un déséquilibre énergétique qui sera régularisé par l’implantation d’une aiguille d’acupuncture au niveau de points spécifiques.Sur le plan neurophysiologique, le fait notable est que les aiguilles sont parfois manipulées avec un mouvement de rotation. Cette manœuvre provoque une sensation, le plus souvent désagréable, à type de meurtrissure, de pesanteur locale. En revanche, à l’exception de la piqûre lors de l’implantation, une aiguille qui n’est pas manipulée ne détermine pas de perception notable.La stimulation manuelle est la plus fréquemment utilisée en clinique. La difficulté qu’il y a à contrôler le niveau de la stimulation explique qu’elle soit rarement utilisée en laboratoire.

Electro-acupuncture La majorité des travaux ont porté sur l’électro-acupuncture. Les avantages sont une plus grande facilité d’utilisation pour de longues périodes, un meilleur contrôle du niveau plus ou moins élevé de la stimulation électrique. Celle-ci est délivrée au travers des aiguilles d’acupuncture implantées au niveau des points chinois. L’idée n’est pas récente puisque en Europe, dès 1825, Sarlandière préconisait l’utilisation antalgique de l’électro-acupuncture. Actuellement, les paramètres électriques sont choisis de façon à reproduire les effets de l’excitation manuelle. Ils se caractérisent par une fréquence basse (de 2 à 4 cycles par seconde) et par une intensité souvent élevée. Initialement utilisée lors d’interventions chirurgicales, son application s’est étendue au traitement symptomatique de la douleur.   

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