Complications de l’immobilité et du décubitus Prévention et prise en charge

Complications de l'immobilité et du décubitus Prévention et prise en charge

Les escarres sont des complications redoutables de l’alitement prolongé, et leur prévention est primordiale.

La prise en charge des facteurs favorisants (dénutrition, déshydratation…) est importante. Le dépistage passe par un examen cutané quotidien minutieux du patient. Il n’y a pas de place aux antiseptiques ou antibiotiques locaux.

Un changement du statut fonctionnel du patient doit motiver la prescription d’un traitement préventif antithrombotique par héparine de bas poids moléculaire, pour une durée de 6 à 15 jours.

Les fausses routes sont des complications fréquentes à rechercher en cas d’alitement prolongé car elles peuvent se compliquer de pneumopathie d’inhalation. L’adaptation des textures alimentaires et des boissons est importante, ainsi que le bon positionnement du malade.

Une rhabdomyolyse peut survenir en cas de station au sol prolongée, et peut se compliquer d’hypovolémie, d’insuffisance rénale aiguë, et de troubles ioniques.

Les séances de kinésithérapie sont importantes en cas d’alitement prolongé pour lutter contre les enraidissements articulaires, les attitudes vicieuses, et pour maintenir des capacités d’endurance.

L’hypotension orthostatique se prévient par un lever aussi précoce que possible, une verticalisation progressive, le port de bas de contention, un bon état d’hydratation.

Le syndrome de désadaptation psychomotrice survient la plupart du temps après une chute chez le sujet âgé. Il associe des anomalies posturales, des symptômes d’ordre neurologique et des symptômes d’ordre psychologique. Il s’agit d’une urgence diagnostique et de prise en charge.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *