RECTITE Hypothyroïdie congénitale

Cours de Gastro-entérologie  

RECTITE
Définition: inflammation aiguë ou chronique de la muqueuse rectale, apareil digestif (rectum) , facteurs héréditaires dans la RCH et dans la maladie de Crohn, discrète prédominance masculine . peut s’associée à d’autres MST , entérite radique en cas de rectite radique .
Facteurs de risque: 
Radiothérapie Traumatisme rectal, traitements locaux 
Homosexualité, rapports anaux
chez l’enfant souvent liée à une maladie de Crohn, à une RCH (penser aux abus sexuels) , chez le sujet âgé généralement d’origine iatrogène ou ischémique fréquente .
Étiologie:  
( 1) – Rectites infectieuses :
– Sexuellement transmises syphilis (rectite phase secondaire, chancre rectal plus rare que dans sa localisation anale) gonocoque (rectite hémorragique purulente avec pus en filaments) chlamydia (lymphogranulomatose vénérienne, anorectite aiguë pouvant passer inaperçue, abcès, fistule, sténose rectale plus tardivement) herpès (anorectite douloureuse avec lésions vésiculaires ou érosives, troubles mictionnels et fièvre fréquents) 
– Non ou partiellement sexuellement transmises: shigelles, salmonelles, campylobacter jejuni, amibiase 
( 2) -Rectites inflammatoires cryptogénétiques: RCH rectocolite hémorragique, maladie de Crohn, maladie de Behçet (rare)  
( 3) -Radiothérapie pelvienne (cancer génital, lymphome): au cours (rectite aiguë) ou à distance (rectorragies avec télangiectasies, sténose, ulcération, fistules rectovaginales)  
( 4) -Iatrogène ou traumatique : traitement prolongé par suppositoires contenant du dextropropoxiphène, des AINS, lavements (savon, eau oxygénée) ; introduction de corps étrangers (objets divers, pratiques homosexuelles ou sadomasochistes).   
( 5)-Rectite ischémique (pathologies vasculaires) : rarement isolée , le plus souvent rectosigmoïdienne fréquente chez le sujet âgé.
Signes cliniques : Syndrome rectal (épreintes, ténesme, faux besoins ou besoins impérieux) Rectorragies, émissions glaireuses et/ou purulentes Fièvre inconstante
Diagnostic différentiel: pathologie tumorale rectale, pelvienne (génitale, rétrorectale)
Examens complémentaires: Écouvillonnage rectal avec examens bactériologique, parasitologique et virologique, recherche orientée si possible Sérologies: syphilis, Chlamydia, herpès Examens bactériologique et parasitologique des selles Rectosigmoïdoscopie souple avec biopsies et examens bactériologique, parasitologique, virologique et anatomopathologique
Traitement : Traitement antibiotique en cas de rectite infectieuse Éviction d’une éventuelle cause favorisante (suppositoires…) Arrêt de travail tant que le transit est incompatible avec une activité normale
Indications: Rectite inflammatoire – Lavements ou mousses de corticoïdes – Lavements ou suppositoires de dérivés 5-aminosalicylés Rectite gonococcique: ceftriaxone, 125 à 500 mg IM en dose unique autres médicaments utilisables (fluoroquinolone, trobicine)Rectite herpétique: aciclovir per os, 200 mg x 5/j pendant 2 semaines Rectite à Chlamydia: doxycycline, 100 mg x 2/j pendant 14 à 21 jours
Prévention des MST : maladies sexuellement transmissibles
Complications: Résistance au traitement antibiotique en cas de rectite infectieuse Évolution défavorable d’une rectite inflammatoire
Évolution : rémission complète ou guérison dans la plupart des cas si traitement adapté.  

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