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MENOPAUSE

Définition: Arrêt des cycles menstruels spontanés  :"  Insuffisance ovarienne "

  1. Ménopause: période d'hypofonctionnement ovarien. Malgré la persistance éventuelle d'hémorragies utérines périodiques, de tels cycles peuvent être anovulatoires. Au cours de cette période, la production d'œstrogènes diminue et même si un saignement périodique persiste, les premiers signes d'insuffisance œstrogénique à type de troubles vasomoteurs peuvent se manifester. 
  2. Post-ménopause: période qui suit la ménopause, en général plus du tiers de la vie d'une femme.

Facteurs de risques : 

  1. Âge moyen: 51 ans, sans rapport avec la date des premières règles. Pratiquement à 58 ans, toutes les femmes seront en post-ménopause. 
  2. Si la ménopause survient avant 30 ans, on parle de ménopause précoce; elle peut être associée à des anomalies de chromosomes sexuels. On fera un caryotype pour exclure la présence d'un chromosome Y Anomalies des chromosomes sexuels (caryotype XXY) . Chirurgie pelvienne (ovariectomie bilatérale),  

Étiologie

  1. Ménopause physiologique, secondaire à la diminution des ovocytes 
  2. Ménopause chirurgicale, secondaire à l'ablation d'ovaires fonctionnels mais pathologiques ou dans le cadre d'une hystérectomie 
  3. Ménopause médicale, secondaire au traitement de l'endométriose (leuproréline ou agonistes de la GRnH = Gonadotrophine Realising Hormone) ou du cancer du sein (anti-œstrogènes). Cette étiologie est alors réversible.

Signes cliniques : 

Diagnostic différentiel: 

Examens complémentaires : En général non nécessaires, l'âge et la symptomatologie suffisent au diagnostic. 

  1. Bilan hormonal : en cas de doute chez une femme jeune, une augmentation du taux sérique de la FSH signe l'insuffisance ovarienne (FSH supérieure à 100 mlU/ml). Le dosage de la LH n'est pas nécessaire.
  2. Biopsie endométriale et/ou dilatation et curetage chez les patientes qui présentent des métrorragies ou des saignements post-ménopausiques 
  3. Éventuellement examen endo-utérin par hystéroscopie. Tout saignement en période ménopausique doit faire rechercher un cancer du corps utérin, même si la cause de ce saignement est presque toujours l'atrophie vaginale.
  4. Scanner de la base du crâne en cas de doute sur une tumeur de l'hypophyse . 
  5. Pour certaines, mesure de la densité osseuse par absorptiométrie photonique (anormale seulement après la survenue de la déperdition osseuse) .

Anatomie pathologique: 

Diagnostique

Traitements

1- Œstrogènes par voie orale: les œstrogènes conjugués sont les plus utilisés. La dose quotidienne efficace pour la prévention de l'ostéoporose est de 0,625 mg. Les doses moindres sont inefficaces. Si à la dose de 0,625 mg, les troubles vasomoteurs persistent, on peut passer à 0,9 mg ou 1,25 mg. Vu l'action carcinogène des œstrogènes sur l'endomètre, il faut ajouter un progestatif pour son action protectrice vis-à-vis du cancer de l'endomètre (en cas d'hystérectomie, le progestatif n'est plus nécessaire). Le plus souvent, on utilise l'acétate de médroxyprogestérone à la dose quotidienne de 2,5 mg (en administration continue) ou de 5 mg (en administration séquentielle).

2- Œstrogènes et progestatifs peuvent être prescrits en administration continue ou séquentielle. La prescription continue a l'avantage de ne pas provoquer d'hémorragie de privation. En cas d'administration séquentielle, l'hémorragie de privation peut survenir au moment de la fenêtre thérapeutique. Le plus souvent, on prescrit 10 mg d'acétate de médroxyprogestérone chaque jour, ou 2 mg d'estradiol du 1er au 25ème jour et 2 mg d'acétate de nomégestrol au cours des 10 à 14 derniers jours de l'œstrogénothérapie.

Contre-indications: Cancers œstrogéno-dépendants , Saignements anormaux non explorés , Antécédent de thrombophlébite , Affection hépatique évolutive .

Précautions d'emploi: Le traitement en administration continue ne doit pas provoquer de saignement. En cas d'administration séquentielle, il peut y avoir un saignement normal lors de la fenêtre thérapeutique. Tout autre saignement doit être exploré à la recherche d'un cancer de l'endomètre. À la dose très faible d'œstrogènes recommandés, les complications rapportées avec une posologie plus élevée sont peu probables. Elles comprennent hypercoagulabilité, hypertension artérielle. Une relation éventuelle avec le cancer du sein est toujours discutée.

Surveillance:  Annuellement, frottis cervical, examens gynécologique et mammaire ? Mammographie tous les 3 ans en l'absence d'arguments cliniques? Biopsie d'endomètre, seulement en cas de saignement anormal .

Mesures hygiéno-diététiques : La ménopause est un phénomène physiologique qui ne peut être évité. L'œstrogénothérapie substitutive permet de réduire ou d'en éliminer les effets délétères.

Complications: Organes atteints: Appareil reproducteur, système endocrinien et métabolique, squelette

  • Troubles vasomoteurs
  • Troubles psychiques inconfortables
  • Atrophie vaginale

Évolution :

  1. Non traitée
    • Les troubles vasomoteurs mettent plusieurs années pour disparaître définitivement.
    • Atrophie du tractus urogénital
    • Ostéoporose: possibilité de fractures, en particulier du col du fémur, des vertèbres, des poignets. La mortalité associée à la fracture du col est de 15%.
    • Pathologie coronarienne
  2. Traitée
    • La carence œstrogénique n'a que des effets minimes.
    • Ralentissement de survenue d'une rétraction significative de la masse osseuse et diminution de fréquence de la pathologie coronarienne
    • Le traitement doit être poursuivi indéfiniment en l'absence de survenue de contre-indications, l'ostéoporose apparaissant rapidement à l'arrêt du traitement.

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