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Hypnose  Hypnose 

hypnosis 

 

Définition de  l'hypnose 

 l'hypnose est un état passager d'attention différente , induit par des stimuli verbaux , visuels ou autres, comportant des modifications de conscience , de mémoire, une sensibilité différente , une perceptivité hors de l'état habituel de conscience et pouvant s'accompagner de modifications sensitives et motrices : catalepsie , rigidité, lévitation , modifications vasomotrices .. sommaire 

Qui est hypnotisable Pourquoi certains sont-ils faciles à hypnotiser et d'autres pas ?

 La question préoccupe beaucoup les spécialistes, mais aussi les hypnotiseurs de music-hall, qui ont mis au point des tests rapides et sûrs pour reconnaître les « bons sujets » qui feront un bon spectacle.

La différence n'est pas tranchée. D'une part, avec beaucoup de temps et de patience, on peut arriver à hypnotiser la plupart de ceux qui résistent. D'autre part, l'hypnose s'apprend : plus le sujet est expérimenté, plus l'induction peut être brève. Enfin, le mode d'induction peut jouer. Il semble que les hypnotiseurs de music-hall, dont la technique est rapide et autoritaire, trouvent plus facilement des sujets « doués » que les expérimentateurs... Dans les laboratoires, on a pu constater une étonnante « stabilité » des sujets : testés sur les échelles qui mesurent l'augmentation de suggestibilité, ils maintiennent souvent à peu près le même « score », même après des années. Le problème est que tous les laboratoires utilisent à peu près (pour que les résultats soient comparables) la même technique d'induction, axée sur la suggestion ( « Tu sens tes yeux se fermer... »), et que l'on ne sait donc pas si la stabilité caractérise l'hypnotisabilité ou la suggestibilité.
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Qui sont ces sujets « doués » pour l'hypnose

Pour Charcot, c'étaient des personnes qui manifestaient un trouble névrotique. Et il est bien tentant en effet de faire de l'hypnotisabilité un trait « négatif »: il n'est pas « normal », peut-on penser, de pouvoir aussi facilement perdre le contrôle de soi. Et pourtant, la recherche d'une corrélation entre hypnotisabilité et trouble psychique a échoué. Certes, certains troubles semblent plus accessibles à un traitement par l'hypnose que d'autres, mais, en revanche, le fait d'être facilement hypnotisable n'est en rien indicatif d'une pathologie quelconque. On trouve autant, sinon plus, de sujets « doués » chez les individus apparemment normaux, ouverts, bien dans leur peau, que chez les autres. Et quelle que soit la catégorie psychiatrique considérée, on y retrouve des sujets hypnotisables et d'autres qui ne le sont pas du tout. Bref, l'hypnotisabilité se constate, mais elle ne se prédit ni ne s'explique.

Des spécialistes, aujourd'hui, proposent de nouveaux types de corrélation, cette fois avec des traits caractérisant le style cognitif ou perceptif des individus. Le portrait du sujet hypnotisable devient assez flatteur. Ce n'est plus une personnalité faible, influençable, mais une personnalité riche, capable de s'absorber complètement dans une lecture, douée d'une imagination visuelle intense. Certains vont jusqu'à considérer que s'il y a quelque chose d'anormal, c'est bien de ne pas être sensible à l'hypnose : symptôme de fermeture au monde, de refus rigide de « larguer les amarres » ? Bref, l'hypnose quitte le champ, à connotation négative, de la tendance à être influençable pour celui, à connotatation positive, de la capacité à s'ouvrir, à se transformer, à apprendre...

Il faut espérer qu'on n'ira pas d'un excès à l'autre, et que le fait de ne pas être hypnotisable ne deviendra pas non plus une tare, révélatrice d'infériorité...
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Comment l'hypnose est étudiée en laboratoire

Les psychologues américains cherchent à caractériser l'hypnose à partir de l'augmentation de suggestibilité qu'elle produirait. Ils ont donc mis au point des échelles qui permettent de « coter » les sujets. Celui-ci garde la main immobile, celui-ci entend la mouche... Le problème est que cette mesure n'est pas fiable, puisque tous les sujets sous hypnose ne deviennent pas plus suggestibles pour autant, et que la suggestibilité peut être simulée, ou peut augmenter dans beaucoup de circonstances sans qu'il y ait besoin d'hypnose.

Par ailleurs, les expérimentateurs se sont rendu compte que, même sous hypnose, ceux que l'on observe savent qu'ils sont étudiés, et que leur comportement n'est pas indépendant de cette connaissance. Souvent inconsciemment, ils peuvent « imiter » ce qu'ils croient être l'hypnose, ou simuler le rôle qu'on attend d'eux, tel que le suggère le protocole expérimental. Par exemple, il n'y a pas moyen de répondre par les tests de laboratoire à la question : « Peut-on tuer parce qu'on en a reçu l'ordre sous hypnose ? » Les sujets obéissent, ils font le geste suggéré, mais lorsqu'on les interroge après coup, ils affirment qu'ils savaient que rien de grave ne pouvait arriver puisqu'on était dans un laboratoire scientifique.

Depuis 1959, les expérimentateurs ont, à la suite de Martin Orne, adopté le « paradigme de la simulation ». Tout protocole expérimental est testé sur deux groupes, l'un composé de sujets hypnotisables, l'autre de sujets réfractaires, mais à qui on a demandé de simuler l'hypnose. Et l'expérimentateur, pour ne pas être influencé, ne sait pas à quel groupe il a affaire. On essaie alors de repérer non plus tellement l'obéissance aux suggestions, mais les différentes manières dont les simulateurs et les hypnotisés leur obéissent. Il semble, par exemple, qu'un sujet hypnotisé acceptera plus facilement une suggestion évidemment illogique, par exemple voir devant lui quelqu'un qu'il voit « aussi » ailleurs dans la pièce.

Cependant, les différences ne sont pas assez fortes pour convaincre les chercheurs qui pensent que l'hypnose n'est qu'une forme de simulation, un « jeu de rôle » plus ou moins conscient. D'autant moins que le « paradigme de la simulation » complique le problème. On ne peut en effet demander aux sujets hypnotisés que des choses qu'on peut aussi demander à des simulateurs. Par exemple, s'il est question d'insensibilité à la douleur, on ne pourra jamais faire « très mal ». On demandera au sujet de tremper la main dans de l'eau de plus en plus froide, mais pas beaucoup plus... Et de toute façon, on ne reproduira certainement pas, sur des sujets volontaires, les expériences, attestées cliniquement, d'opérations chirurgicales douloureuses sous hypnose ou de soins à des grands brûlés. L'expérimentation a ses limites : le comportement sous hypnose peut toujours être soupçonné de n'être qu'une simulation. 
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l'hypnose utilisée dans les phénomènes douloureux

Toutes les sensations douloureuses : objectives comme dans les hernies discales subjectives ( fibromyalgie , syndrome de fatigue chronique etc ) peuvent répondre à l'hypnose : des Scanners et Irm pré et post hypnose ont en particulier montré la disparition de la protusion discale dans certaines discopathies aigües. sommaire

Les déceptions de Freud

Une légende répandue parmi les psychanalystes voudrait que Freud ait abandonné l'hypnose parce qu'il aurait reconnu qu'il s'agissait d'une technique dominatrice et qu'elle exigeait du patient une soumission au pouvoir de l'analyste. Cette légende est bien commode. D'une part, elle permet de maintenir une conception caricaturale de la relation hypnotique, qui semble tout à la fois l'expliquer et la condamner : le sujet sous hypnose s'en remet au pouvoir de l'autre qui lui dit ce qu'est la réalité et la vérité. D'autre part, elle permet d'affirmer que la relation de transfert qui se crée dans l'analyse n'a rien à voir avec cette caricature. Le psychanalyste se garde de suggérer quoi que ce soit, il ne prétend pas, contrairement à l'hypnotiseur, avoir un quelconque pouvoir, il laisse parler au lieu de chercher à influencer.

En fait, Freud savait très bien qu'il y a beaucoup d'utilisations de l'hypnose. Il y a évidemment l'hypnose suggestive, où l'on suggère au patient que ses symptômes vont disparaître. Mais Freud pratiquait également l'hypnose pour faire revivre des situations traumatiques oubliées, celles où, pensait-il, le symptôme dont souffrait le patient avait pris naissance. L'hypnose, alors, était au service d'une vérité qu'il fallait retrouver pour guérir. Ensuite, si Freud a abandonné l'hypnose, c'est parce qu'il a été déçu : contrairement à ce qu'on a dit, son problème était qu'elle ne donne pas assez de pouvoir au thérapeute. Non seulement Freud s'était heurté, en effet, à la résistance de beaucoup de patients, qui ne se laissaient pas hypnotiser, mais encore il avait découvert, en 1897, qu'il ne pouvait plus croire à la théorie de la séduction qu'il avait construite à partir de souvenirs ressuscités sous hypnose. Ses patients l'ont donc « trompé », ils lui ont fait croire qu'ils se rappelaient « vraiment », alors qu'il ne s'agissait que de scènes imaginaires. Pour Freud, la technique psychanalytique qu'il invente à cette époque est moins faite pour protéger le patient du pouvoir de l'analyste que pour protéger l'analyste, désormais, à qui il est prescrit de ne rien croire de ce que lui racontent ses patients. La relation de transfert est, selon lui, plus puissante que la relation hypnotique, parce qu'elle révèle à l'analyste les armes que son patient utilise inconsciemment pour résister à la vérité. La guérison n'est plus liée à une remémoration de la vérité, mais à un combat, dans lequel il s'agit de vaincre les résistances.

Dans « L'analyse terminée et l'analyse interminable », son dernier article, écrit en 1937, Freud reconnaît que, la plupart du temps, les résistances sont invincibles. Il avoue à nouveau sa déception. Peut-être est-ce à cause de l'inquiétante ressemblance entre les deux déceptions de Freud que les psychanalystes ont construit la caricature d'une hypnose « barbare », « dominatrice »: de cette manière, l'abandon de l'hypnose par Freud devient un point de non-retour, un choix pour la liberté contre la soumission. C'est-à-dire une arme dissuasive contre ceux qui se diraient : « Puisque la psychanalyse ne tient pas ses promesses, pourquoi ne pas retourner vers l'hypnose, si elle a encore quelque chose à nous apprendre ? ».
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