Maladies Infectieuses ZONA la primo-infection correspond à la varicelle

 ZONA

Définition: Éruption généralement sur un territoire radiculaire, due à un virus du groupe Herpès nommé Herpes zoster, dont la primo-infection correspond à la varicelle, et qui reste quiescent dans un ganglion des racines rachidiennes postérieures. L’affection est généralement bénigne mais peut poser des problèmes chez l’immunodéprimé et chez le sujet âgé en raison de douleurs persistantes résiduelles.peut toucher Peau, système nerveux périphérique, système nerveux central. fréquence de l’affection augmente avec l’âge; 80% des formes s’observent après l’âge de 20 ans. chez le sujet âgé fréquence majorée, risque de complications plus important, notamment douloureuses, touche les deux sexe  Homme = femme.

Étiologie: Virus Herpes zoster (ou virus varicelle-zona)

Facteurs de risque:

  • Immunodépression cellulaire (hémopathie, chimiothérapie, corticothérapie, penser à l’infection par le VIH chez un sujet jeune atteint de zona SIDA): risque multiplié par 5
  • Âge croissant
  • Chirurgie ou irradiation vertébrale

Symptomatologie: Sujet immunocompétent

  1. Prodromes (24 à 48 h avant l’éruption): sensation de brûlure, prurit, douleur
  2. Éruption · signes généraux: fatigue, fièvre modérée, céphalées · éruption sur le territoire d’un dermatome (généralement de D3 à L3), unilatérale · l’éruption peut se résumer à un bouquet de vésicule à chaque extrémité du dermatome. · initialement érythémateuse · apparaissent des macules qui deviennent pustuleuses ou hémorragiques en 3-4 j.
  3. Adénopathie dans le territoire de drainage de l’éruption
  4. Hypoesthésie dans le territoire de l’éruption · cicatrisation en 2-3 semaines
    • Trijumeau l’éruption peut apparaître sur la face, dans la bouche, sur l’œil ou sur la langue.
    • Branche sensitive du nerf facial est concernée, les vésicules sont situées dans le conduit auditif externe et la langue (syndrome de Ramsay-Hunt); cette atteinte peut se compliquer d’une paralysie faciale périphérique et d’une atteinte du VIII avec hypoacousie et syndrome vestibulaire
  5. Phase post-éruptive caractérisée par une douleur, souvent majeure, particulièrement chez le sujet âgé , l’éruption reste souvent le siège d’une hypo- ou hyperesthésie. quelques zona sont réduits à la phase prodromale (zoster sine zoster). rares cas de polynévrites, de myélite, d’encéphalite, de méningite symptomatique; cependant, les patients ont souvent une réaction cellulaire du liquide céphalorachidien asymptomatique.

Diagnostic différentiel:

  1. Herpès
  2. Coxsackie
  3. Infections cutanées à pyogènes

Examens complementaires :

  1. Sérologie dcg laboratoire peu d’intérêt .
  2. Cytodiagnostic de Tzanck (peu discriminant avec l’Herpes simplex, parfois faux négatifs) ,effet cytopathogène de Herpes simplex virus est souvent indiscernable de celui d’Herpes zoster.
  3. Biopsies, pouvant être aidées d’une immunofluorescence directe,cellules multinucléées avec inclusions virales intranucléaires, infiltration inflammatoire lymphocytaire des ganglions sensitifs, hémorragies, nécrose des cellules nerveuses.

Traitement :

  1. Isolement des personnes de l’entourage à risque (nouveau-né, immunodéprimé Sujet immunocompétent vu avant 48 h, sujet âgé: Aciclovir  1g/j en 5 prises orales)
  2. Désinfection locale (éosine)
  3. Traitement antiviral des formes graves ou vues tôt : Aciclovir Sujet immunodéprimé: 250 à 500 mg/m²/8h (30 mg/kg/j) par voie veineuse
  4. L’atteinte ophtalmologique pose un problème particulier. Zona ophtalmique
  5. Antalgiques ; capsaïcine locale ou antalgiques neurotropes pour les névralgies post-zostériennes (clomipramine, lévomépromazine, carbamazépine ) vidarabine, foscarnet .

NB : Certains ont rapporté une diminution des névralgies par une corticothérapie précoce, mais ces résultats sont contestés.

Prevention :

  1. Prévention de la diffusion (sous forme de varicelle) chez les sujets réceptifs
  2. Pour le sujet immunodéprimé contact, le nouveau-né ou la femme enceinte risque de dissémination au fœtus, à prévenir par des gamma-globulines spécifique non immunisée, il existe des gammaglobulines spécifiques anti-virus varicelle-zona administrables par voie intramusculaires ou intraveineuse, à faire dans les 4 jours suivant le contact: 0,3 à 0,8 ml/kg en 2 à 3 injections intramusculaires espacées de 24 heures ou 30 à 50 UI/kg par voie intraveineuse, éventuellement en association avec l’aciclovir au moment de l’accouchement et chez le nouveau-né (consulter un centre spécialisé)

Complications:

  1. Névralgies post-zostériennes
  2. Polyradiculonévrites, myélites, méningites, encéphalite, hypoacousie
  3. Surinfection des lésions cutanées
  4. Dissémination cutanée et viscérale chez l’immunodéprimé
  5. Ulcérations cornéennes
  6. Hémiplégie post-zostérienne (controlatérale à une éruption faciale, par vascularite du réseau carotidien homolatéral)
  7. Rétinites nécrosantes chez le patient infecté par le virus de l’immunodéficience humaine
  8. Varicelle .

Pronostic et evolution :

  1. Favorable en général ,risque majoré de névralgies post-zostériennes chez le sujet âgé: 4% entre 30-50 ans, 34% après 80 ans).
  2. Sujet immunodéprimé
    • Phase éruptive parfois très prolongée
    • Risque de dissémination cutanée en dehors du dermatome initial (zona-varicelle)
    • Risque majoré de diffusion viscérale: pneumonie, méningo-encéphalite, hépatite
    • Rarement mortel aujourd’hui grâce aux nouveaux traitements

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