Cours d’Ophtalmologie E – Kératopathie en bandelette

Kératopathie en bandelette

E – Kératopathie en bandelette ( calcific band keratopathy ) :
La kératopathie en bandelette se caractérise par des dépôts calcaires dans la couche de Bowman et le stroma antérieur sous-jacent.
Elle peut être primitive.
Elle est le plus souvent secondaire à des pathologies locales (glaucomes, uvéites, phtyse, etc) ou générales (troubles du métabolisme phosphocalcique, intoxication à la vitamine D, sarcoïdose, maladie de Still chez l’enfant).

1- Clinique :
Le début est insidieux et précoce, se traduisant par une baisse lentement progressive de l’acuité visuelle, parfois accompagnée de photophobie, de larmoiements.
En biomicroscopie, on observe des dépôts blanchâtres, au niveau de la couche de Bowman, en bandelettes, siégeant dans l’espace interpalpébral.
Les lésions débutent fréquemment en périphérie puis deviennent plus centrales.
À un stade plus évolué, des gouttelettes brun jaunâtre apparaissent au sein des lésions précédentes.
Elles sont globulaires, ont tendance à la confluence et soulèvent l’épithélium.

2- Génétique et anatomopathologie :
Le mode de transmission n’est pas certain : soit à transmission autosomique dominante, soit récessive liée à l’X.
En microscopie optique, des granules de petite taille constitués d’hydroxyapatite s’accumulent dans la couche de Bowman et les lames de collagène adjacentes.
En microscopie électronique, ils sont hétérogènes à centre clair et à périphérie dense, formés de fins cristaux à disposition radiaire.

3- Traitement :
On peut essayer dans un premier temps un collyre à l’éthylène-diamine-tétraacétique (EDTA), à la concentration de 1 %, après pelage épithélial. Souvent celui-ci est insuffisant et l’on pratique une photokératectomie thérapeutique au laser Excimer.
Une solution masque doit être utilisée pour un résultat optimal.

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