Otite moyenne aiguë

Otite moyenne aiguë de l’enfant L’otite moyenne aiguë (OMA) est une inflammation aiguë d’origine infectieuse de l’ensemble des qualités de l’oreille moyenne (caisse du tympan et cellules mastoïdiennes).

  • L’otite moyenne aiguë est une infection très fréquente Chez l’enfant. Il existe une prédominance de deux germes : Haemophilus influenzae et Streptococcus pneumoniae.
  • L’examen otoscopique constitue l’étape clé du diagnostic.
  • Le traitement est avant tout médical, par le biais d’une antibiothérapie.
  • La paracentèse conserve actuellement des indications précises, surtout à visée bactériologique.
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  • L’otite moyenne aiguë de l’adulte est une infection relativement rare.
  • Il convient d’éliminer toute pathologie de voisinage, en particulier néoplasique, devant une otalgie réflexe à tympan normal.
  • L’otite externe est une infection des tissus de recouvrement du conduit auditif externe.
  • Les germes en cause sont essentiellement : Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa.
  • Le traitement repose essentiellement sur des gouttes auriculaires.
  • En termes d’otite chronique, on distingue les otites chroniques bénignes non cholestéatomateuses et les otites chroniques cholestéatomateuses.
  • L’infection peut constituer un mode de révélation ou de poussée de réchauffement d’une pathologie connue.
  • Le traitement de la poussée de réchauffement repose sur une antibiothérapie locale le plus souvent.
  • L’otite séromuqueuse est une pathologie fréquente qui touche près de 50 % des enfants. Certaines otites séreuses peuvent se surinfecter.
  • Le traitement des surinfections d’otite séreuse est le même que celui de l’otite moyenne aiguë.
Otite moyenne aigue
Diagnostic

1. Signes d’appel Les signes d’appel de l’otite moyenne aiguë sont extrêmement polymorphes, et il faut savoir en particulier chez le nourrisson évoquer le diagnostic, notamment devant une fièvre isolée. Il existe des signes spécifiques :

  • – l’otalgie : elle peut se traduire de façon indirecte, en particulier chez le nourrisson par des pleurs, une irritabilité, un enfant grognon, se touchant l’oreille, une insomnie ;
  • – l’otorrhée spontanée : l’otorrhée purulente peut être inaugurale. Des signes non spécifiques (signes généraux) peuvent révéler une otite moyenne aiguë :
  • – la fièvre : elle peut être importante en particulier chez le nourrisson, mais aussi modérée ou absente dans d’autres cas. Elle peut être intégrée dans un syndrome d’infection virale (rhinite) inaugurale ;
  • – les troubles digestifs : vomissements et diarrhées, en particulier chez le jeune enfant, peuvent être associés à une otite moyenne aiguë. Rarement l’otite moyenne aiguë sera découverte à l’occasion d’une complication.

2. Otoscopie C’est l’examen clé, permettant de poser le diagnostic. Il est cependant difficile chez l’enfant. Il nécessite un bon éclairage et de bonnes conditions d’examen (enfant bien tenu, conduit auditif externe débarrassé des débris cérumineux). L’utilisation d’un microscope ou d’une loupe grossissante permet un diagnostic plus précis. L’examen otoscopique est bilatéral (40 % des otites moyennes aiguës sont bilatérales chez le nourrisson). Le tympan normal est translucide, de couleur gris perle, avec un triangle lumineux antéro-inférieur. Le relief du manche du marteau est nettement visible. On distingue schématiquement trois stades successifs de l’otite moyenne aiguë :

  • – l’otite congestive : le tympan est rouge vif, le triangle lumineux a disparu, mais les reliefs sont encore bien visibles ;
  • – l’otite suppurée et collectée : le tympan est rouge violacé, bombant surtout dans sa partie postérieure, avec disparition du triangle lumineux, des reliefs ossiculaires ;
  • – l’otite suppurée avec otorrhée spontanée : le conduit auditif externe est rempli de pus franc. Après aspiration de ce dernier, on distingue une perforation souvent punctiforme, d’où sort du pus de manière pulsatile.

3. Examen général Il existe très souvent une rhinopharyngite, inaugurale. L’examen des fosses nasales permet de mettre en évidence la présence de pus ou de muco-pus. Il existe souvent des adénopathies cervicales bilatérales, satellites de l’infection. L’examen oculaire permet de retrouver parfois une conjonctivite associée. L’examen doit rechercher systématiquement des signes de complication.

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