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Rhumatisme inflammatoire du sujet âgé

Le regain d’intérêt pour les polyarthrites inflammatoires du sujet âgé est soulevé par la description de présentations variables, protéiformes de cespolyarthrites débutant tard dans l’existence. Si la présentation initiale de la polyarthrite rhumatoïde du sujet âgé est bien différente de celle du sujetjeune, son pronostic et son traitement sont très proches de celle du sujet jeune. Deux formes tardives de polyarthrites sont décrites : la polyarthriteoedémateuse du sujet âgé, qui est d’évolution bénigne 8 fois sur 10 mais qui peut révéler un cancer, et les spondylarthropathies masculines tardives.Une origine iatrogénique doit être cherchée devant les polyarthrites du sujet âgé.

La polyarthrite rhumatoïde, la pseudopolyarthriterhizomélique et la maladie de Horton sont les rhumatismesinflammatoires les plus fréquents chez le sujet âgé.

  1. La fréquence de la polyarthrite rhumatoïde à débutrhizomélique pose souvent un problème diagnostique avecles formes de pseudopolyarthrite rhizomélique comportant,durant les premiers mois d’évolution, des synovitessymétriques.
  2. Il existe chez le sujet âgé des polyarthrites séronégativesévoluant de façon bénigne, très corticosensibles. L’absencedu phénotype HLA DRB1 DR4, le caractère paucisymptomatiqueet peu ou pas érosif forme un continuum entre polyarthriterhumatoïde « bénigne » et pseudopolyarthrite rhizomélique.
  3. Chez les patients très âgés (de 80 ans et plus) une polyarthriterhumatoïde, une pseudopolyarthrite rhizomélique et unemaladie de Horton peuvent se révéler par un fléchissementde l’état général, des troubles du comportement.
  4. La biopsie de l’artère temporale doit être réalisée devantdes syndromes cliniques très atypiques démasquant une maladiede Horton.
  5. Les polyarthrites inflammatoires du sujet âgé ne requièrentpas de fortes doses de prednisone. Au cours de la maladiede Horton, en l’absence de signes oculaires, des doses élevées( 40 mg ou 50 mg/j) pendant des périodes prolongéesprovoquent une morbidité importante et augmententla mortalité.
  6. Une origine iatrogénique doit être cherchée devantune polyarthrite du sujet répondant incomplètementau traitement.

 

 

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