ADENOCARCINOME DU REIN

ADENOCARCINOME DU REIN =  Hypernéphrome = Tumeur de Gravitz

Cours d’Urologie et néphrologie

 ADENOCARCINOME DU REIN =  Hypernéphrome = Tumeur de Gravitz

Définition: L’adénocarcinome du rein est une tumeur solide du rein la plus fréquente, l’adénocarcinome rénal représente 2 à 3% des cancers de l’adulte,  touche cinquième et sixième décennies prédominance masculine deux homme pour une femme 

Étiologie: Inconnue, des oncogènes sur le bras court du chromosome 3 pourraient être impliqués. cancers familiaux rares facteurs héréditaires  corrélation génétique avec les antigènes HLA Bw44 et DR8 Facteurs de risque:

Obésité Cadmium Amiante Hydrocarbures Carcinome urothélial Environnement urbain 

Signes cliniques: 

  1. Masse rénale solide, parfois asymptomatique de découverte fortuite par une échographie, un scanner ou une IRM 
  2. Hématurie 50-60% 
  3. VS augmentée 50-60% 
  4. Polyglobulie 3-4% Anémie 21-41% 
  5. Masse abdominale 24-45% 
  6. Douleur lombaire 35-40% 
  7. HTA 22-38% 
  8. Amaigrissement 28-36% 
  9. Fièvre 7-17% 
  10. Troubles hépatiques 10-15% 
  11. Triade classique (hématurie-masse abdominale-douleur lombaire) 7-10%
  12. Hypercalciurie 3-6% 
  13. Varicocèle 2-3% 
  14. En cas de thrombus cave obstructif: œdème des membres inférieurs, varicocèle, circulation collatérale abdominale, albuminurie, embolie pulmonaire, masse dans l’oreillette droite

Diagnostic différentiel: 

  1. Hydronéphrose 
  2. Reins polykystiques 
  3. Tuberculose rénale 
  4. Calcul rénal 
  5. Infarctus rénal 
  6. Kyste rénal bénin 
  7. Autres tumeurs malignes du rein: cancers des voies excrétrices, sarcomes, lymphomes, métastases rénales…

Examens complémentaires : 

  • NFS: anémie (21 à 41%)
  • Polyglobulie
  • Hématurie
  • Phosphatases alcalines parfois élevées
  • VS augmentée
  • Hypercalcémie
  • Rénine augmentée

Biopsie rénale : l’étude anatomie pathologique objective une déformation de la forme du rein. taille moyenne 7-8 cm . couleur jaune-chamois due à la teneur en lipides des cellules claires , le  type à cellules granulomateuses est plutôt gris ou blanc. les petites tumeurs sont homogènes. les grosses tumeurs peuvent contenir des zones de nécrose et des hémorragies. une pseudo-capsule recouvre la tumeur. Les thrombus veineux cave n’envahissent généralement pas la paroi de la veine cave. mélange de cellules claires et parfois de cellules sarcomatoïdes .

  1. un kyste simple n’est pas suspect et ne doit pas être ponctionné.
  2. un kyste calcifié ou multiloculaire est suspect et requiert une biopsie chirurgicale.
  3. une ponction d’un kyste hémorragique peut être utile, mais une biopsie à l’aiguille d’une masse rénale solide doit être évitée, surtout si le patient a un rein controlatéral sain.
  1. Échographie rénale: confirme la présence d’une masse rénale, détermine son caractère solide ou liquide.
  2. UIV : Urographie intraveineuse: reste le 1er examen à demander.
  3. Scanner rénal: actuellement le meilleur examen pour le bilan locorégional; permet de voir des adénopathies lombo-aortiques, un thrombus dans la veine rénale et/ou cave.
  4. ASP: Abdomen sans préparation post-scanner: permet d’observer la morphologie des voies excrétrices.
  5. IRM: intérêt pour l’envahissement de la veine cave et l’extension du thrombus
  6. Scintigraphie osseuse: si phosphatases alcalines élevées ou si douleurs osseuses
  7. Scanner cérébral: en cas de troubles neurologiques
  8. Cavographie: en cas de thrombus cave

Traitement: le traitement est chirurgical néphrectomie élargie. la radiothérapie et chimiothérapie inefficaces , le maintien d’une hydratation correcte durant l’injection d’iode prévient la nécrose tubulaire aiguë.  Une néphrectomie partielle peut être indiquée dans les tumeurs de taille inférieure à 4 cm ou sur rein unique. toute masse rénale solide de plus de 3 cm doit être enlevée.

  • Immunothérapie par interleukine-2
  • Progestérone
  • Chimiothérapie peu efficace (10-15% de réponse)

Surveillance:

  1. Récidive locale: scanner abdominal
  2. Métastases (selon le contexte): radiographies pulmonaires, scintigraphie osseuse…

Complications: Métastases. Poumon (50-60%), os (30-40%), ganglions régionaux (15-30%), cerveau (10%), organes voisin par contiguïté (10%)

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