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* Comment amortir la perte de change : 14/12/17 - La nouvelle instruction de la Banque centrale permet aux investisseurs d?accéder à des devises auprès de leurs banques à des taux anticipés afin d?éviter à terme d?importants surcoûts liés aux fluctuations de change. Sans induire un quelconque bouleversement en matière de contrôle et d?accès aux devises, la nouvelle instruction de la Banque d?Algérie relative au marché officiel des changes, et dont l?entrée en vigueur est prévue pour le mois prochain, devra aider grandement les opérateurs économiques à faire face aux risques de plus en plus pesants de l?érosion de la parité du dinar. En effet, alors que les fluctuations de change et la dépréciation de la valeur de la monnaie nationale ont pris une ampleur particulièrement dangereuse pour l?investissement et la production en ce contexte de crise durable, les nouvelles consignes adressées cette semaine par la BA aux banques primaires viennent enfin offrir aux opérateurs une couverture un tant soit peu acceptable contre les risques de change. En substance, ce nouveau texte qui complète le dispositif réglementaire relatif à l?organisation et au fonctionnement du marché interbancaire des changes vient surtout apporter quelques réaménagements pour les opérations de change au comptant, celles à terme, ainsi que pour la couverture des risques de change et les opérations de trésorerie en devises. A cet effet, la nouvelle instruction de la Banque centrale pré-voit notamment la possibilité pour les intermédiaires agréés, en l?occurrence les établissements bancaires, d?effectuer pour leur propre compte ou pour le compte de leur clientèle, des opérations d?achat et de vente à terme de devises contre dinars, exclusivement pour la couverture du risque de change au titre des opérations liées à l?importation d?intrants, de biens d?équipement et du perfectionnement actif et à l?exportation de biens. En ce sens, est-il précisé dans le même texte, l?opération de change à terme consiste en «un contrat ferme qui permet de figer, au moment de la conclusion de l?opération, le cours de change d?une devise contre dinar, à une date future pour un montant défini lors de la conclusion du contrat». Ainsi, selon des responsables de la place bancaire locale, la principale nouveauté apportée en ce sens est la possibilité pour les banques primaires, en leur qualité d?intervenants sur le marché interbancaire, d?emprunter ou de se prêter entre elles des devises, mais exclusivement au titre de la trésorerie liée à la couverture des risques de changes et au profit d?opérations d?importation d?intrants et de biens d?équipement destinés à l?investissement. En ce sens, précisent nos interlocuteurs, la nouvelle instruction de la BA permet surtout aux investisseurs d?accéder à des devises auprès de leurs banques à des taux anticipés afin d?éviter, à terme, d?importants surcoûts que pourraient induire les fluctuations de change. Ces financements en devises étant destinés à des investissements qui portent en général sur des durées de trois à quatre ans, les nouveaux instruments de couverture de risques introduits par la BA permettent ainsi aux opérateurs d?emprunter des devises à des taux établis dès le départ par les banques et qui ne changent pas à échéance de l?opération. Un besoin réel? Hormis ces instruments de couverture contre les aléas liés à l?érosion du dinar et au yo-yo auquel jouent habituellement les devises, les mesures que vient d?édicter la BA n?apportent nul changement ou assouplissement à la politique globale d?accès au change, avancent en définitive les mêmes responsables. Une analyse que partage également l?économiste et ancien gouverneur de la Banque d?Algérie, Badreddine Nouioua, pour qui la nouvelle instruction de la BA ne change en rien le dispositif actuel de contrôle de change. Néanmoins, souligne-t-il, la mise en place de ces instruments de couverture contre les risques de change «est certainement une bonne chose, car elle répond à un besoin réel qui aurait dû être pris en charge il y a bien longtemps». Et de rappeler en ce sens l?ampleur des pertes causées au Trésor public par le passé suite aux remboursements opérés au titre des pertes de change. Aussi, estime-t-il en définitive, l?enjeu aujourd?hui pour la Banque centrale est de «s?attacher surtout à maintenir stable la parité du dinar, mais aussi de disposer d?un personnel suffisamment qualifié pour suivre et anticiper plus rigoureusement les fluctuations des principales devises».                                              
* Protestation en Kabylie : Louisa Hanoune rejette l?accusation de manipulation : 14/12/17 - La secrétaire générale du PT a estimé que les manifestants se mobilisent non seulement pour tamazight, mais aussi contre la loi de finances 2018. Lorsqu?il y a une situation de tension sociale, personne ne sait quel est l?événement qui peut produire le déclic. Les députés de la majorité et ceux de l?allégeance, qui ont rejeté l?amendement sur tamazight et qui osent accuser le PT, assumeront seuls les conséquences de ce rejet.» C?est ainsi que Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), a répondu aux multiples attaques et accusations dont fait l?objet sa formation après la polémique et les manifestations suscitées par le rejet de l?amendement présenté par son parti et relatif au dégagement d?une enveloppe pour la promotion de la langue amazighe et la généralisation de son enseignement. Pourtant, précise Mme Hanoune, ce n?est pas la première fois que les élus du PT proposent ce même amendement. Depuis 15 ans et à chaque opportunité, le PT le remet sur le tapis et à chaque fois il essuie un rejet de la part des partis de la majorité. «Le PT dépose cet amendement depuis 2002, date de la proclamation de tamazight langue nationale. J?ai eu moi-même à le déposer en 2002. Que s?est-il donc passé aujourd?hui ?» s?est interrogée la première dame du PT, lors d?une conférence animée au siège de son parti. Pourquoi cette fois-ci il y a eu des manifestations pour l?effectivité de la constitutionnalisation de tamazight comme deuxième langue nationale et officielle et pour sa promotion, notamment dans les wilayas de la Kabylie et à Batna ? s?est-elle demandé. Pour Mme Hanoune, son parti est resté fidèle à ses positions, mais ce qui a changé, c?est la situation qui prévaut dans le pays. «Les politiques prônées sont assassines, c?est aussi l?état d?esprit des citoyens qui a changé. Lorsqu?il y a de l?indignation et de la colère, personne ne sait quel est l?élément qui peut produire un déclic», a expliqué la leader du PT qui précise que les manifestations ont commencé en Kabylie, ce qui est normal, puisqu?il s?agit du bastion de ces revendications et la Kabylie a toujours été un terrain de lutte. Selon la première dame du PT, celui qui parle de manipulation méprise le peuple algérien et le sous-estime ; c?est pour elle du paternalisme. «Des aventuriers, notamment des militants du MAK, ont tenté d?infiltrer les marches, ce qui a provoqué des affrontements entre eux et les étudiants. Mais ils ont été tout de suite isolés. Où est la manipulation ?» s?interroge-t-elle, accusant les partis au pouvoir d?être à l?origine du marasme tout en dédouanant l?opposition. Elle soutient qu?aucun parti de l?opposition n?est responsable de ce qui se passe ou peut se produire à l?avenir, «car tous réunis, ils ne peuvent pas influer sur les décisions du Parlement. En janvier, les prix des produits vont flamber à cause de l?augmentation des prix du carburant. Est-ce le PT qui va assumer les conséquences de ces augmentations ou ceux qui ont voté pour cette loi de finances anticonstitutionnelle ?» Louisa Hanoune dit ne pas comprendre les réactions du FFS et du RCD. «Nous n?avons jamais mis en cause, ni tenu pour responsables ces deux partis. Il est certain que je ne vais pas tomber dans le piège de la diversion, je suis juste surprise de voir ces partis se joindre au déchaînement des responsables et des députés du FLN», a-t-elle déclaré. La première dame du PT a estimé que les manifestants se mobilisent non seulement pour le tamazight mais aussi contre la loi de finances 2018. «Il est impossible que la majorité accepte de mourir la bouche ouverte. Les luttes connaissent aujourd?hui une maturation», a-t-elle assuré. Sur un autre registre, la secrétaire générale du PT a mis en avant la nécessité de permettre aux différentes composantes de la scène politique et de la société civile de soutenir le peuple palestinien à travers «des manifestations pacifiques». «J?ai discuté avec de hauts responsables et je leur ai demandé de nous autoriser à manifester dans la rue pour soutenir la Palestine. Nous en avons ras-le-bol d?être enfermés dans une salle. Aujourd?hui, nous apprenons que les autorités autorisent un rassemblement à la coupole. Je suis déçue !» s?indigne Mme Hanoune.  
* La tension persiste à Bouira : 14/12/17 - La ville de Bouira a été hier, et pour la deuxième journée consécutive, plongée dans la violence. Des manifestants, pour la plupart des étudiants, des lycéens et d?autres personnes venues de plusieurs communes de la wilaya, se sont rassemblés à proximité du campus universitaire Akli Mohand Oulhadj, scandant des slogans en faveur de la langue tamazight et autres, et dénonçant le pouvoir en place. Les premières pierres ont été lancées en direction des forces antiémeute déployées en nombre important, notamment à l?université. Ce déploiement des services de sécurité a été renforcé après les violents affrontements survenus mardi après-midi, et opposant des groupes d?étudiants. Plusieurs blessés parmi les manifestants ayant pris part à la marche au profit de la promotion de la langue amazighe ont été enregistrés. Pour sa part, l?administration de l?université a, dans un communiqué rendu public, fait part de la fermeture du campus. Le premier responsable de l?université, Moussa Zireg, a averti de recourir à des sanctions sévères contre les fauteurs de troubles tout en appelant la communauté estudiantine au calme. Durant toute la matinée d?hier, des affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont été signalés à plusieurs endroits. Des abribus et autres plaques d?immatriculation ont été saccagés par des manifestants. D?autres ont lancé des pierres sur le siège du commissariat central, a-t-on constaté sur place. Les commerçants ont été obligés de baisser rideau. Des passants ont même été touchés par les projectiles. Des renforts de policiers, notamment en civil, ont été mobilisés. La police a opéré plusieurs arrestations musclées. Des manifestants ont été tabassés par des agents de police, à proximité du siège de la sûreté. D?autres heurts ont aussi été signalés en début d?après-midi au niveau de plusieurs quartiers de la ville de Bouira. Les quartiers des 140 Logements et la cité du grand boulevard ont été plongés dans la violence, a-t-on constaté de visu. Dans les autres communes de Bouira, notamment à l?est, les établissements scolaires ont été désertés. Les lycéens de la commune de Bechloul avaient organisé une marche.
* La bataille de l?export enclenchée : 14/12/17 - Le marché national du ciment passe à une situation de surabondance nécessitant de trouver des débouchés commerciaux. LafargeHolcim Algérie, la filiale algérienne du groupe cimentier mondial LafargeHolcim, a effectué, mardi dernier, sa première opération d?exportation de ciment gris vers l?Afrique de l?Ouest, précisément vers la Gambie, à partir du port d?Arzew (Oran). Cette première opération, depuis la levée de l?interdiction sur l?exportation de ce produit, concerne 16 600 tonnes de ciment gris, en vrac, acheminées de la cimenterie d?Oggaz, à Mascara, pour une valeur estimée à 600 000 dollars. L?événement, célébré en grande pompe par l?entreprise, les autorités locales et les responsables du ministère du Commerce et celui de l?Industrie et des Mines, renseigne sur l?énorme potentiel dont jouit actuellement l?industrie cimentière algérienne, plombée durant plusieurs années par un déficit de production. Il indique surtout l?état du marché national du ciment qui passe, désormais, à une situation de surabondance nécessitant de trouver des débouchés commerciaux à l?effet d?absorber les volumes de surproduction dégagés par les cimentiers nationaux. Selon Jean-Jacques Gauthier, directeur général de Lafarge Algérie, la bataille de l?export représente, aujourd?hui, «un défi et une opportunité majeurs pour l?industrie algérienne du ciment», en ce sens que tous les opérateurs du secteur doivent «contribuer à transformer cette opportunité en succès économique, car l?enjeu est capital». Et d?affirmer que l?Algérie produira près de 40 millions de tonnes de ciment à l?horizon 2020, pour un marché national de 23 millions de tonnes, soit un excédent de 15 à 20 millions de tonnes, représentant environ 60% de la production globale. Cette situation, préoccupante aux yeux des experts, pourrait impacter négativement l?industrie nationale du ciment, surtout si les entreprises concernées ne trouvent pas de moyens pour absorber les volumes surproduits en intégrant les marchés internationaux dans de meilleures conditions. Un récent rapport établi par le ministère de l?Industrie et des Mines sur la filière ciment en Algérie et les perspectives de son développement affirme, en effet, que l?entrée en exploitation progressive de tous les projets de réalisation de cimenteries par le Groupe industriel des ciments d?Algérie (GICA), mais aussi LafargeHolcim Algérie, qui représentent à eux seuls 96% des capacités nationales installées, ainsi que le reste des entreprises privées, se traduira par une multiplication par 2 des capacités de production nationale du ciment, en passant de 19,5 millions de tonnes actuellement à 40,6 millions de tonnes en 2020. Le groupe public GICA, qui détient 12 cimenteries sur les 17 en exploitation sur le territoire national, disposera à lui seul d?une capacité de 20 millions de tonnes à l?horizon 2020, alors que LafargeHolcim (possédant deux cimenteries et une troisième en partenariat avec le groupe Souakri) atteindra 11,1 millions de tonnes à la même période. Quant à l?offre et la demande du marché sur ce matériau de large utilisation, il est prévu un surplus de production de l?ordre de 12,5 à 13,5 millions de tonnes par an, dès 2020, qui devrait pouvoir être écoulé sur les marchés internationaux.
* «Nous devons tous nous mobiliser pour avoir la capacité d?exporter» : 14/12/17 - - Qu?est-ce qui a motivé le passage de Lafarge Algérie à l?exportation ? Nous nous sommes d?abord engagés à satisfaire les besoins nationaux. Cette année, l?Algérie est passée en surcapacité en matière de ciment. Elle est aujourd?hui en mesure de se tourner vers l?exportation à travers ses opérateurs économiques producteurs de ce matériau. Nous avons gagné la première bataille, celle de ne plus recourir à l?importation. La deuxième qui s?annonce est celle d?assurer les débouchés commerciaux. Pour ce faire, le marché ciblé est celui de la Méditerranée et de l?Afrique de l?Ouest qui enregistrent un besoin de 40 millions de tonnes de ciment, dont 80% représentés par le clinker en vrac. - Quels sont les facteurs-clés du succès pour entrer en compétition dans ce secteur très concurrentiel ? Il faut surtout être adossé au trading, car le ciment a le ratio «poids/valeur» le plus faible, puisque 98% de la consommation du ciment se fait dans un rayon de 250 kilomètres. C?est une marchandise qui voyage très mal, en plus du fait qu?il est un produit à faible valeur ajoutée. C?est la raison pour laquelle c?est le trading qui contrôle le commerce international de ce type de marchandise. Nous à LafargeHolcim, nous avons la chance d?être adossés et soutenus par une structure de classe mondiale, en l?occurrence LafargeHolcim Trading, qui manipule chaque année 50% des volumes de ciment commercialisés autour de la Méditerranée et de l?Afrique de l?Ouest, notre marché cible, à nous en Algérie. Il faut savoir aussi qu?il y a deux choses qui comptent dans le trading : la base clients et la logistique. En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas en mesure d?aller chercher des clients en Afrique, en Amérique ou ailleurs. Il n?y a que les traders qui peuvent le faire. C?est pourquoi nous nous sommes fait accompagner par cette structure internationale afin de nous aider à placer les volumes de ciment algérien sur les marchés visés. - Comment le choix a-t-il été porté sur la Gambie ? Ce pays fait partie de la région ouest de l?Afrique, où l?on constate des importations massives de ciment, globalement entre 18 millions et 20 millions de tonnes annuellement, dont 80% de clinker. - Dans le détail, quels sont vos objectifs en matière d?exportation ? Ce que nous visons, c?est de placer 3 millions de tonnes à l?horizon 2020. Aujourd?hui, c?est une première quantité de 16 600 tonnes expédiées pour un client régulier qui commande chaque mois. Mais il y a d?autres pays voisins de la Gambie qui sont aussi de nets importateurs. - Lafarge est-elle en mesure d?être compétitive sur ce produit, objet d?une rude concurrence ? Tous les opérateurs algériens du secteur doivent faire un effort pour être compétitifs sur ce marché. Oui, l?Algérie est compétitive en termes de volume, de qualité et de prix. Mais il faut savoir que la concurrence est, en effet, extrêmement féroce dans ce domaine. Il y a des pays champions autour de la Méditerranée, qui ont pignon sur rue et qui contrôlent le commerce international du ciment et clinker depuis longtemps. Les accords d?association établis entre les pays pour s?affranchir des tarifs douaniers sont également décisifs sur ce marché. Mais ce qui peut faire la différence, c?est d?être en capacité d?avoir une base clients et de la logistique. Dieu merci, nous avons un atout décisif et un avantage majeur pour gagner la bataille de l?exportation, grâce à l?accompagnement de LafargeHolcim Trading. - Comment expliquer que le groupe public GICA, qui produit des volumes plus importants, n?ait pas osé, jusqu?à présent, aller vers l?exportation ? Je pense que l?export est un sujet d?intérêt national commun auquel chacun doit participer, qu?il soit producteur, opérateur économique ou pouvoirs publics. Il y a des surcapacités sur le marché national et tout le monde doit se mobiliser pour être en capacité d?exporter. - Les procédures administratives exigées pour l?export ont-elles été faciles ? Elles ont été très faciles.
* La trésorerie des entreprises mise à mal : 14/12/17 - Sous le coup d?une dépréciation aussi soutenue, les entreprises de production cumulent les pertes et les revers en matière d?investissement. Les tendances vers l?érosion monétaire, qui durent depuis la mi-2014, font avaler des couleuvres aux producteurs, pris en tenaille entre le renchérissement des intrants, la perte du pouvoir d?achat des consommateurs et des marges de man?uvre très restreintes en réaction à la forte dépréciation du dinar. Inquiets des conséquences de cette érosion monétaire sur la trésorerie de leurs entreprises, des patrons, chacun dans son domaine d?activité, affirment être pieds et poings liés face à une situation qui dérape ; un dollar valait en moyenne 78 DA à fin juin 2014 contre 120 DA cette semaine, alors que l?euro est passé de 107 DA à fin juin 2014 à près de 142 DA cette semaine. Sous le coup d?une dépréciation aussi soutenue, les entreprises de production cumulent les pertes et les revers en matière d?investissement. «Nous subissons la dévaluation de la façon la plus agressive», tempête Slim Othmani, président du conseil d?administration de NCA Rouiba, une entreprise spécialisée dans la fabrication de boissons fraîches. L?érosion du dinar face aux principales devises a fait subir à son entreprise une perte sèche de 170 millions de dinars cette année. «Dans une économie normale, on aurait pu répercuter la dévaluation de la monnaie sur le produit final. Mais nous sommes confrontés à une forte concurrence du marché informel qui, lui, supporte parfaitement le choc de la dévaluation du fait qu?il ne paie point l?impôt et n?est nullement confronté aux mêmes coûts en termes de production», explique le patron de la NCA Rouiba pour qui seul un effort d?innovation managériale pourrait limiter les dégâts. La perte de change a obligé NCA Rouiba à faire attention aux dépenses, à élever les scores en matière de production et de productivité. Outre le casse-tête de l?informel, les producteurs de boissons disent faire face à l?érosion du pouvoir d?achat des consommateurs qui, eux aussi, accusent le coup de la dépréciation du dinar amorcée depuis la mi-2014. Fragilisés eux aussi par la déroute du dinar, les producteurs de médicaments crient de douleur et réinventent chaque jour le management opérationnel pour continuer d?exister. «L?industrie pharmaceutique souffre plus que tous les autres secteurs de cette dévaluation, pour une raison simple, c?est que nous ne pouvons pas augmenter nos prix, ces derniers étant fixés par voie réglementaire. Certains, par ailleurs, n?ont pas augmenté depuis plus de 10 ans. Tous nos intrants ont augmenté de plus de 30% et nous n?arrivons toujours pas à augmenter nos prix, ce qui nous conduit inexorablement vers l?abandon de certains d?entre eux», regrette pour sa part Nabil Mellah, patron des laboratoires Merinal. Face au caractère corrosif de cette érosion monétaire, l?Etat était jusqu?ici aux abonnés absents renvoyant sine die ses mesures monétaires en faveur des entreprises sinistrées. «Il n?est plus possible en 2017 de commercialiser un médicament au prix de 33 DA, soit 23 centimes d?euro ! A cela il faut ajouter le fait, par exemple, que nous avons été amenés à réduire nos investissements futurs étant donné que, du fait de la perte de la valeur du dinar, tous les équipements connaissent un surcoût de l?ordre de 30%, et ce, encore une fois, sans que nos prix puissent être revus à la hausse», souligne Nabil Mellah. Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à quitter la route. «Si notre entreprise, qui existe depuis plus de 15 ans et qui met sur le marché plus de 50 millions de boîtes de médicaments par an, commence à peiner face à ces dévaluations, les entreprises en plein lancement doivent en souffrir bien davantage et même risquer leur viabilité», témoigne le patron des laboratoires Merinal. C?est dire que le temps est pour le moins morose pour les investisseurs, pris en tenaille entre une dévaluation corrosive et une visibilité quasi nulle. Face à ce manque d?investissement qui se fait ressentir, à l?heure où l?impératif de croissance n?a jamais semblé aussi pressant, la Banque centrale tente un dispositif monétaire qui a pour but de prémunir l?investissement et l?entreprise des risques de change.  
* Marché des changes : Le dinar se négocie au plus bas cours : 14/12/17 - Cette semaine, sur le marché interbancaire des changes, la monnaie nationale se dépréciait face au dollar et s?était légèrement appréciée face à la monnaie européenne. Depuis dimanche, la valeur du dollar est fixée à 113,78 DA à l`achat et 120,73 DA à la vente, tandis que la valeur de l?euro est de 133,62 DA à l?achat et 141,81 DA à la vente. En variation hebdomadaire, les cotations de cette semaine, comparées à celles de la semaine dernière allant du 3 au 9 décembre 2017, lèvent le voile sur la nouvelle décote du dinar face au dollar et une légère appréciation face à l?euro. En effet, la valeur du billet vert était fixée à 113,16 DA à l`achat et 120,07 DA à la vente durant la semaine allant du 3 au 9 décembre, alors que la valeur de la monnaie unique était de 134,49 DA à l?achat et 142,73 DA à la vente. Il y a une année (du 11 au 17 décembre 2016), la valeur du dollar était fixée à 109,12 DA à l?achat et 115,78 DA à la vente, alors que la valeur de l?euro était de 115,84 DA à l?achat et 122,93 DA à la vente. Il n?y a pas eu cette semaine de nouvelle baisse consécutive pour la parité dinar/euro, mais la monnaie nationale a repris plutôt son recul face au dollar après plusieurs semaines de stabilité. Ces tendances sont probablement la résultante d?un nouvel ajustement de la Banque centrale, puisque sur les marchés internationaux, le dollar et l?euro se neutralisaient parfaitement depuis le début de la semaine, évoluant en variations très réduites. Plusieurs arguments tirent le dinar vers le bas depuis juin 2014, date de l?amorce sur le marché pétrolier d?une longue et nuisible décote des cours. Depuis cette date, la Banque d?Algérie crie à qui veut l?entendre que ses interventions sur le marché interbancaire des changes s?inscrivent dans un objectif stratégique : celui «de prévenir toute appréciation du taux de change effectif réel dommageable pour la stabilité macroéconomique à moyen terme». En termes plus simples, le taux de change a joué un rôle d?amortisseur de chocs externes ; par sa flexibilité soutenue, la Banque centrale tentait d?absorber un tant soit peu l?effet de la chute des prix du pétrole sur les fondamentaux. C?est un secret de Polichinelle que de dire qu?un dinar surévalué serait nuisible à l?économie du pays, puisqu?il subventionne les importations au détriment de la production nationale et de fait diminue les recettes en dinars de la fiscalité pétrolière. C?est pourquoi, depuis juin 2014, conséquemment à la dégringolade des cours du brut sur le marché mondial, la Banque centrale ne se lasse pas de sortir ses calculettes et tenter des ajustements en fonction de l?évolution des fondamentaux et du cap budgétaire que se fixe le gouvernement. Résultat des courses, le dinar a fortement décroché face aux principales devises depuis juin 2014 ; un dollar valait en moyenne 78 DA à fin juin 2014, 87 DA à fin décembre de la même année, contre 120 DA cette semaine. L?euro est passé, quant à lui, de 107 DA à fin juin 2014 à 106 DA à fin décembre de la même année, contre près de 142 DA cette semaine. C?est dire toute l?ampleur de cette dépréciation que subit la monnaie nationale depuis juin 2014. Les analystes doutent que le dinar puisse se redresser face aux principales devises tant que les fondamentaux de l?économie, très dépendants de la cotation du brent, ne connaissent pas une tendance à la hausse.
* «Gare à la manipulation psychologique de masse» : 14/12/17 - L?expert en technologies de l?information et de la communication (Tic), invité hier de la rédaction de la Chaîne 3, souligne que «toutes les déviances et tous les phénomènes que l?on peut observer dans le monde réel et physique trouvent leur équivalent dans le monde dématérialisé et virtuel». Le professeur universitaire en informatique Malik Si Mohammed a reconnu, hier, «la difficulté de traquer instantanément et efficacement ces hackers et ces criminels de la Toile. Pour se prémunir contre les dangers de la Toile, il faut prendre les mêmes précautions que dans la vie réelle». Cet expert en technologies de l?information et de la communication (Tic), invité hier de la rédaction de la Chaîne 3, souligne que «toutes les déviances et tous les phénomènes que l?on peut observer dans le monde réel et physique trouvent leur équivalent dans le monde dématérialisé et virtuel». Pour ce dernier, l?application de Blue Whale Challenge (la baleine bleue), que l?on désigne comme étant derrière 5 suicides d?adolescents, «n?est pas un jeu». Pour M. Si Mohammed, il s?agit d?une application comme d?autres qui sont mises en place à des fins de radicalisation, de création de sectes, la manipulation psychologique de masse «qui font faire aux gens tout ce qu?ils veulent après avoir dressé leurs profils et soutiré leurs données personnelles», souligne le même expert. «On aurait pu renforcer la prévention pour éviter d?arriver à ce résultat macabre», affirme-t-il. Faut-il en parler ou pas ? L?expert estime que c?est un débat, car si parler de cette application c?est lui faire de la publicité et la faire connaître, il est également primordial de parler des dangers, car «se prémunir est la seule manière de limiter les dégâts». Le professeur estime que bloquer les réseaux n?est pas la solution, car cette mesure a déjà montré ses limites avec les moyens de contournement des blocages et des filtres à la disposition des utilisateurs. Le professeur est pour des solutions de prévention concernant l?utilisation des smartphones par des enfants, estimant qu?«il doit y avoir une limite d?âge pour l?accès au smartphone». Il faut instituer un mécanisme de surveillance, précise-t-il, qui n?a pour but que d?alerter en cas d?incident de fonctionnement sur internet, de virus, de nouvelles failles découvertes ou d?applications malveillantes, plaide l?expert. L?invité de la Chaîne 3 a également prévenu contre la publication des données personnelles sur le Net et appelle à la prudence. «C?est comme si on se dénudait devant des inconnus», souligne-t-il. Il explique également l?exploitation des données personnelles par les détenteurs des réseaux sociaux et moteurs de recherche à des fins, entre autres, commerciales. «Le big data consiste, en réalité, à exploiter toutes les données qui sont sur le Net. Ce sont des techniques de profilage mises en ?uvre pour étudier vos publications, vos habitudes d?usage et les listes que vous fréquentez, dans le but de déterminer vos habitudes de consommation, vos préférences, votre localisation, ce que vous pensez et même savoir votre humeur du jour. Ces données rapportent de l?argent, puisque des entreprises et des personnes sont prêtes à payer de grosses sommes pour avoir accès à ces informations», souligne-t-il.
* Un cadre réglementaire en cours d?élaboration : 14/12/17 - Des dispositions réglementaires régissant l?enregistrement et la commercialisation des compléments alimentaires et des plantes médicinales sont en cours d?élaboration par un comité d?experts, sous la responsabilité du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière pour la protection des consommateurs. L?épisode du complément alimentaire Rahmat Rabi (RHB), une invention d?un faux médecin qui prétendait guérir le diabète et soutenu par l?ex-ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, qui a fait couler beaucoup d?encre en 2016, demeure encore vivace dans les esprits des Algériens. Son retrait du marché par le ministère du Commerce a confirmé l?escroquerie et a poussé les pouvoirs publics à se pencher sérieusement pour la mise en place d?un cadre réglementaire pour les compléments alimentaires jusque-là inexistant. Pourtant, le marché national est aujourd?hui inondé par ces produits qui risquent d?être dangereux pour la santé des Algériens et nul ne connaît exactement la valeur exacte de ce marché. Ce qui a représenté, par contre, 200 milliards de dollars en 2016 à l?échelle mondiale. La mise en place d?une réglementation de ces produits a été maintes fois demandée par les médecins et les pharmaciens, notamment le Syndicat national des pharmaciens d?officine (Snapo). ll a fallu que Rahmat Rabi soit introduit sur le marché pour que la décision soit prise de revoir globalement la question des compléments alimentaires, estime Shafik Rahem, président du bureau d?Alger du Snapo. Il rappelle que le marché des compléments alimentaires est de plus en plus important dans le monde et en Algérie. «Aujourd?hui, ces produits sont largement consommés, puisque l?alimentation n?est plus ce qu?elle était, à savoir saine et équilibrée. Il faut donc une complémentation à travers ces produits pour apporter à l?organisme des vitamines, des minéraux et autres», précise M. Rahem, qui souhaite la mise en place d?une réglementation, une revendication de son syndicat, «ce qui sera une avancée pour mieux gérer ces produits et protéger le consommateur algérien». Et d?annoncer qu?une journée scientifique sera organisée par le Snapo Alger, samedi prochain, ayant pour thème les «Compléments alimentaires et aspects réglementaires».
* La Sécurité sociale à la recherche d?une caution : 14/12/17 - Les dispositions de la loi de finances 2017 portant sur le remboursement des médicaments onéreux et très onéreux, introduit par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale en 2016, ont fait hier l?objet d?une conférence organisée par la Fédération algérienne de la pharmacie (FAP) avec des experts étrangers et algériens. Une rencontre à laquelle la presse n?a pas été conviée. D?aucuns s?interrogent sur les raisons du retard pris par la Sécurité sociale pour mettre en ?uvre ces dispositions. «Il fallait vraiment cette journée d?étude en décembre 2017, alors que la loi de finances 2018 vient d?être adoptée par l?APN pour enfin préparer les textes d?application de ces dispositions. Est-ce qu?une journée d?étude suffit pour réfléchir sérieusement à ce type de questions très importantes ?» fait remarquer un expert en la matière. Cette rencontre, à laquelle ont été invités les opérateurs de la pharmacie, le Snapo, le SAIP et l?UNOP, qui a décliné l?invitation, et autre partenaires, se veut un chèque en blanc pour la Sécurité sociale, qui est considérée par certains comme «juge et partie à travers le comité de remboursement des médicaments». Ils demandent une refonte totale de ce CRM et faire appel à une expertise scientifique et à des experts en pharmaco-économie. Les dispositions en question sont donc les articles 97 et 98 de la loi de finances 2017 qui stipulent respectivement : «L?éligibilité au remboursement par la Sécurité sociale des médicaments onéreux dont l?amélioration du service médical rendu ne s?avère significative que pour certaines de leurs indications, peut faire l?objet d?un plafonnement des volumes et des montants de remboursement.» Et, «l?éligibilité au remboursement par la Sécurité sociale des médicaments très onéreux peut être subordonnée à des contrats de performance conclus entre les organismes de Sécurité sociale et les laboratoires pharmaceutiques détenteurs des décisions d?enregistrement en Algérie». En plus clair, la Sécurité sociale exige à travers ces contrats de performance pour les médicaments très onéreux à intégrer des clauses d?engagement des laboratoires pharmaceutiques co-contractants à reverser aux organismes de Sécurité sociale les montants de remboursement des médicaments en cause en cas d?échec thérapeutique et les laboratoires pharmaceutiques dont les produits onéreux sont soumis aux plafonnements de remboursement, de reverser annuellement aux organismes de Sécurité sociale les montants remboursés en dépassement des volumes et/ou des montants préalablement plafonnés. «Les modalités de mise en ?uvre des deux dispositions inscrites dans la loi de finances 2017, pour lesquelles nous n?avons pas été associés, représentent pour les fabricants un enjeu de premier ordre comme tous les mécanismes de remboursement», a estimé le Dr Abdelouahed Kerrar, président de l?UNOP, avant d?expliquer les raisons de l?absence de son association à cette rencontre : «Nous nous sommes abstenus de prendre part à cette journée débat, car nous n?avons été invités que quatre jours seulement avant sa tenue, ce qui ne nous permet pas de préparer de manière convenable et sérieuse, avec nos membres, les termes de notre positionnement sur une question aussi importante.» Et de signaler que son association est directement impactée par les articles 97 et 98 de la loi de finances 2017. «Nous aurions souhaité être associés plus activement à ce débat organisé par le ministère du Travail, de l?Emploi et de la Sécurité sociale.» Il estime que notre modèle de remboursement doit s?appuyer sur les priorités de notre politique de santé, sur nos données épidémiologiques et sur les contraintes budgétaires et de développement de notre tissu industriel. «L?importation de modèles de remboursement», qui d?ailleurs n?ont pas fait leurs preuves dans les pays où ils ont été implantés, est inappropriée et représente un risque pour notre jeune industrie, qui ne peut plus continuer à être la seule variable d?ajustement de l?équilibre des caisses de Sécurité sociale. «Des sujets aussi importants que l?actualisation des tarifs de référence, le gel des prix à la production, alors que les prix à l?importation croissent à vue d??il ne sont pas encore réglés, nous n?avons pas encore clôturé les discussions sur les marges ouvertes depuis deux ans», indique notre interlocuteur.
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* USM Alger : A un point du podium : 14/12/17 - L?USM Alger s?est hissée à la 4e place du classement, avec 23 points, suite à sa victoire, avant-hier, en déplacement face à l?ES Sétif (2-1), dans un match de mise à jour de la 8e journée du championnat. Maintenant que le calendrier est à jour, les Rouge et Noir sont désormais à un point du podium et à huit du leader constantinois. Il faut dire que les Usmistes ont réalisé un exploit en allant battre chez lui un Aigle noir troisième avec 24 points, qui aspire lui aussi à s?approcher le plus possible du CSC. A la fin de la rencontre, l?entraîneur Miloud Hamdi n?a pu cacher sa joie. D?après lui, une équipe qui s?impose face au champion sortant sur ses bases «a le droit de rêver du titre». Le coach a tenu, bien évidemment, à rendre hommage aux joueurs qui «ont fait preuve de beaucoup de volonté», d?autant plus, ajoute-t-il, que «le groupe a évolué pendant plus d?une mi-temps avec un joueur en moins» après l?expulsion de Abdelaoui à la 43? de jeu. L?USMA avait été accrochée, au stade de Bologhine, le week-end dernier, par la JS Kabylie (0-0) dans un match de la 14e journée. Le staff avait évoqué la fatigue, puisque le club a enchaîné trois rencontres en l?espace de neuf jours. Donc, au-delà du résultat lui-même, cette victoire de l?USMA sur les terres sétifiennes va galvaniser davantage les joueurs en prévision de la rencontre de ce samedi, à Blida, face à l?USMB, pour le compte de la dernière journée de la phase aller. L?ES Sétif va se déplacer à Sidi Bel Abbès (10e), alors que la JS Saoura, 2e au classement avec 26 points, va recevoir le MC Alger. Les Rouge et Noir feront tout pour s?imposer à Blida. Dans le cas où l?ESS et la JSS sont accrochés, le club pourrait se retrouver deuxième. En tout cas, le club de Soustara voudrait bien terminer cette phase aller sur une bonne note afin d?aborder la phase retour dans la sérénité. A noter en dernier lieu que face à Sétif, Derfalou a inscrit son 9e but de la saison, grimpant ainsi à la deuxième place des buteurs, derrière Abid (CSC).
* ES Sétif : Pyromanes en short : 14/12/17 - Suivie par une affluence des grands jours, l?affiche ESS-USMA a été émaillée par de gravissimes incidents. Le public, qui a défié le froid sibérien sévissant à Sétif, n?y est pour rien. Venus pour assister à un match de football, les supporters des deux clubs subissent l?affligeant spectacle de pyromanes en shorts. A quelques minutes de la fin du premier half, le latéral gauche usmiste Abdellaoui voit rouge. Le catcheur ne reconnaît pas son tort. Il ne quitte pas aussi facilement l?arène. Le «néo-international» se fait «supplier» pour rejoindre les vestiaires. Malgré leur infériorité numérique, les gars de Soustara gèrent à leur guise. Irréprochable tout au long d?une partie marquée par le «forfait» du champion sortant, le directeur de jeu est pris à partie par des Usmistes en furie. Afin de masquer sa grossière bourde ayant amené le but égalisateur de l?Entente, Zemmamouche demande à ses partenaires de quitter le terrain. Par un tel comportement, le gardien usmiste, qui a chauffé à blanc ses partenaires et certains occupants du banc des remplaçants, a failli mettre le feu aux poudres. Par de tels comportements, le joueur écorne son image. Pour avoir osé valider un but entaché d?une faute ou non, Abid Charef et son assistant sont molestés, malmenés,  brutalisés par les «justiciers» des stades. Les gravissimes images ont été vues par les présents et des millions de téléspectateurs outrés, sans doute, par ces déchaînements injustifiés et condamnables à la fois. Craignant de perdre dans l?affaire, les faux professionnels font du directeur du jeu (un élément de l?équation), un bouc émissaire. Ayant beaucoup de choses à perdre dans l?affaire eux aussi,  les coachs tombent dans le «piège» de pyromanes déchaînés. Gavé pourtant par un scénario des plus affligeants, le 12e homme ne met pas son grain de sel, heureusement. Connaisseur, le public a compris qu?Abid Charef, pointé injustement du doigt, n?est en rien responsable de la victoire des uns et du cuisant échec des autres. N?en déplaise au coach ententiste ayant la tête ailleurs. A la fin du triste feuilleton, les vestiaires ont été transformés en ring de boxe par Aït Ouameur et des Usmistes qui se sont adonnés à un autre triste spectacle. Les instances d?un football aux abois ne doivent pas passer sous silence le déchaînement de ces pyromanes en shorts.  
* Coupe d?Afrique des clubs : Un tirage clément pour les Algériens : 14/12/17 - Les quatre formations algériennes, engagées pour l?édition 2018 des deux compétitions africaines interclubs (Ligue des champions et Coupe de la CAF), connaissent leurs adversaires des tours préliminaires et des 16es de finale, à l?issue du tirage au sort effectué hier matin au Caire. Ainsi, en Ligue des champions, le champion d?Algérie en titre, l?Entente de Sétif, est bien loti pour son retour dans la compétition africaine après avoir purgé sa suspension, en héritant de la modeste formation centrafricaine de l?Olympique Real Bangui, avec un match aller prévu à Sétif. L?ESS qui ne devrait pas avoir de mal à se qualifier, affrontera en 16es de finale de cette Coupe de la CAF le vainqueur de la double confrontation El Tahadi (Libye)-Aduana Stars (Ghana), avec cette fois-ci une joute retour à Sétif. L?autre représentant de l?Algérie dans cette Ligue des champions, le Mouloudia d?Alger, pour sa part, entamera la compétition avec un déplacement au Congo pour y affronter l?AS Otoho lors du tour préliminaire. En cas de qualification en 16es de finale, le Doyen affrontera, en déplacement toujours, le vainqueur du match qui opposera les Nigérians du MFM à un club malien qui reste à désigner. En Coupe de la CAF, le détenteur de la coupe d?Algérie, le CR Belouizdad, affrontera en déplacement lors du tour préliminaire le vainqueur de la coupe du Mali, qui sera connu incessamment, sachant que la finale opposera l?AC Joliba au Stade malien. En cas de qualification, le Chabab accueillera les Zambiens du Nkana, exemptés du tour préliminaire. Exempté a été lui aussi le second représentant de l?Algérie, en l?occurrence l?USMA, qui affrontera en 16es de finale le vainqueur de la double confrontation Manga Sport (Gabon) - AS Maniema (RD Congo), avec une joute retour à Alger.
* En : Les Verts récupèrent 2 points face au Nigeria : 14/12/17 - La FIFA a donné match gagné (3-0) à l?EN de football face au Nigeria, en match disputé le 10 novembre dernier à Constantine pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires du Mondial 2018. Le match s?étant terminé sur un score de parité (1-1), la FIFA a décidé d?accorder les trois points aux Verts en raison de l?incorporation, par le Nigeria, d?un joueur suspendu, en l?occurrence Abdullahi Shehu. Mais cela ne change rien au classement, avec le Nigeria qualifié au Mondial et l?Algérie qui ferme la marche du groupe avec 4 points.                  
* MOB : Stage de 10 jours à Blida : 14/12/17 - Afin d?assurer une meilleure préparation en prévision du match face à l?ESM Koléa des 32es de finale de la coupe d?Algérie, le staff technique du MOB, en concertation avec les dirigeants, a décidé de programmer un stage bloqué de dix jours à Blida, et ce, dès mardi prochain (19 décembre). Un regroupement qui sera consacré à corriger les lacunes et qui devrait permettre de bien aborder cette rencontre. Par ailleurs, il faut signaler que le groupe se déplacera aujourd?hui à Saïda, pour la rencontre de championnat face au MCS, après avoir passé la nuit à Mostaganem. Les dirigeants veulent mettre les joueurs dans de bonnes conditions pour revenir avec un résultat positif. La direction a même procédé au versement de deux primes, à savoir celle de l?ASO et le CAB d?un montant de 10 millions de centimes, pour espérer une meilleure réaction et terminer cette première phase sur une bonne note.
* L?ancien arbitre Daho Karim honoré : 14/12/17 - Dans son souci de rendre hommage et de venir en aide aux anciens sportifs, l?association sportive La Radieuse s?est déplacée à Mostaganem pour rendre visite à l?ancien arbitre international Daho Karim. Ce dernier a perdu l?usage de la parole après une opération chirurgicale. La délégation de La Radieuse, dirigée par son président, Kada Chafi, a remis à Daho Karim la médaille du mérite et un trophée de reconnaissance ainsi qu?un soutien matériel.
* Les huit ateliers présentent leurs recommandations : 13/12/17 - Le symposium sur le renouveau du football algérien organisé par la Fédération algérienne de football (FAF), parrainé par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s?est achevé hier au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rahal. La seconde et dernière journée du symposium a démarré avec la présentation de communications en plénière suivies d?un débat. Le panel de communicants était formé de Mohamed Goufi, Yacine Benhamza et Abdelkrim Medouar, respectivement spécialiste en économie du sport, président de la Ligue régionale de Saida et président de la SSPA/ASO Chlef. Le premier a abordé le chapitre de la gestion des clubs professionnels, état des lieux et perspectives. Mohamed Gouti, qui maîtrise parfaitement les aspects liés au professionnalisme sur le plan financier et économique, a axé son intervention sur les moyens et les politiques à mettre en place afin de donner un nouveau souffle au professionnalisme en formulant plusieurs propositions pour renflouer les caisses des clubs professionnels via le sponsoring et l?actionnariat populaire (des supporters qui achèteraient des actions pour accompagner le club dans la difficile situation qu?ils traversent). Yacine Benhamza a fait un état des lieux, qui est peu reluisant du football amateur en donnant quelques chiffres sur le nombre de clubs, de licenciés, de rencontres programmées chaque week-end. Il a survolé les problèmes qui freinent le football amateur, qui, il faut le dire, ne sont pas l?apanage des ligues, comme la faiblesse des subventions, les frais d?engagement exorbitants, les sanctions financières qui saignent les clubs, le système de compétition qui ne répond plus aux exigences de l?heure, les dépassements, le non-respect des règlements, le chapitre de la moralisation, la notion de bénévolat qui apparemment reste l?apanage des seuls dirigeants de clubs. De son côté Abdelkrim Medouar a dressé un tableau sans concession du professionnalisme en déclarant «7 ans, barakat !» en faisant allusion à la vie du professionnalisme en Algérie. Il a dit : «Les acteurs n?ont pas été associés à la création du professionnalisme», tout en réitérant ses remerciements à l?Etat qui, a-t-il indiqué, «a donné tous les moyens au départ du professionnalisme».  Après l?intervention du panel, un riche débat s?en est suivi. Des questions ont été posées, des propositions ont été faites afin d?enrichir les débats. Dans l?après-midi il y a eu lecture des recommandations-résolutions des 8 ateliers qui ont planché sur les thèmes arrêtés. L?atelier 1  (formation et développement) a présenté 31 recommandations. L?atelier 2 (football amateur) a fait lecture des 19 recommandations arrêtées par les membres de l?atelier. L?atelier 3 (professionnalisme, financement, sponsoring et droits TV) a présenté 18 recommandations. L?atelier 4 (arbitrage) a présenté une dizaine de recommandations. L?atelier 5 (moralisation du football et lutte contre la violence) 18 recommandations; l?atelier 6 (problématique des infrastructures) a retenu 12 recommandations. L?atelier 7 (réformes juridiques) a présenté une douzaine de recommandations toutes aussi intéressantes les unes que les autres et enfin l?atelier 8 (médecine du football et lutte antidopage) a clôturé la séance avec la lecture de plusieurs recommandations. Les travaux de la seconde journée se sont clôturés après la conférence de presse animée par le président de la fédération, Kheiredine Zetchi, et le dîner offert par le ministre de la Jeunesse et des Sports El Hadi Ould Ali, en l?honneur des participants au symposium.  
* ESS 1- USMA 2 : Le duo Zemma-Meftah dans ses «?uvres» : 13/12/17 - Foulant  le périmètre vert avec un mental d?acier, les Algérois entrent dans le vif du sujet, affichent leurs intentions, trouvent le chemin des filets au bout de cinq petites minutes  de jeu. Profitant d?une mauvaise relance, les tuniques rouges amorcent un contre rapide,  matérialisé par cet opportuniste de Derfalou refroidissant d?un coup le chaudron plein comme un ?uf. L?ouverture du score a hypnotisé les Noir et Blanc éprouvant du mal à transpercer le milieu d?une formation en forme et bien organisée. Le nul concédé à Omar Hamadi a sans doute  galvanisé les partenaires de Benmoussa décidés à récupérer des points et à se racheter aux yeux de leur public présent au 8 Mai1945 où l?aigle noir s?est inscrit aux abonnés absents, tout au long du premier Half géré comme il se doit par des visiteurs évoluant à leur aise. Manquant d?inspiration, les Noir et Blanc qui se sont distingués par des approximations et d?innombrables déchets leur collant à la peau, après 14 rounds n?ont pas inquiété leurs adversaires payant cash leur excès d?agressivité. A cause d?un jeu dur, Abdellaoui ayant écopé d?un premier jaune à la 14e minute est prié (42?) de quitter l?«arène» obligeant son équipe à disputer la seconde période en infériorité numérique. L?expulsion du défenseur oblige le coach usmiste à revoir son schéma, qui incorpore dès lors Benmoussa, un défenseur à la place du remuant Yaya. Et c?est contre le cours du jeu que Benayad (53?) profite d?une sortie hasardeuse du gardien usmiste pour remettre les pendules à l?heure, au grand dam des joueurs de l?USMA, plus particulièrement Zemmamouche et Meftah auteurs de mauvais comportements envers les officiels qui avaient accordé un but limpide. Désolant spectacle offert par des Usmistes incontrôlables trouvant la parade pour corser l?addition (75?) par Chafai ponctuant de la tête le coup franc bien botté par ce joker de Benmoussa.  
* Résiliation du contrat de Khoualed : 13/12/17 - La direction des Rouge et Noir a annoncé qu?elle a résilié le contrat du défenseur Nacereddine Khoualed, «sur demande de ce dernier». Le joueur de 31 ans veut apparemment terminer sa carrière dans un pays du Golfe. Certaines sources évoquent des contacts avec un club d?Arabie Saoudite. Du côté de l?USMA, on estime qu?au vu de ce qu?il a donné pour le club, depuis son arrivé en 2006, la direction ne pouvait lui refuser cette demande. Une collation en son honneur est même prévue dans les tout prochains jours. Il faut signaler, en dernier lieu, que le joueur était de moins en moins utilisé ces derniers temps.
* Les Algériens connaîtront aujourd?hui leurs adversaires : 13/12/17 - C?est aujourd?hui que les quatre clubs algériens participant aux deux compétitions africaines interclubs, connaîtront leurs adversaires. Le tirage au sort de la Ligue des champions d?Afrique et de la Coupe de la CAF, édition 2018, s?effectuera au Caire (Egypte), au siège de l?instance africaine. Dans la compétition la plus prestigieuse, la Ligue des champions, ce sont l?ES Sétif, champion d?Algérie en titre, et le MC Alger, vice-champion, qui représenteront l?Algérie. Par contre, l?USM Alger, troisième en championnat, et le CR Belouizdad, détenteur de la Coupe d?Algérie, prendront part à la Coupe de la CAF. Lors de l?édition de 2017 de la Ligue des champions, la JS Saoura avait été éliminée dès le tour préliminaire par le club du Nigeria Enugu Rangers (aller 1-1, retour 0-0), alors que l?USMA, exemptée de ce tour, avait atteint les demi-finales avant de se faire éliminer par le Wydad de Casablanca (aller 0-0, retour 1-3), qui a fini par remporter le trophée. En Coupe de la CAF, la JS Kabylie avait passé avec succès le tour préliminaire et le premier tour, avant de se heurter, au deuxième tour, au TP Mazembe (aller 2-0, retour 0-0), qui a remporté la Coupe, alors que le MCA est arrivé jusqu?aux quarts de finale durant lesquels il s?est fait éliminer par le Club Africain (Tunisie). Il faut noter que la Confédération africaine de football (CAF) a apporté des changements aux deux compétitions depuis la précédente édition. Ce sont seize clubs qui prennent part aux phases des poules (quatre groupes composés de quatre clubs chacun), et non huit. A cet effet, les deux premiers de chaque groupe se qualifieront aux quarts de finale et non pas aux demi-finales. Le nombre de matchs a donc augmenté. Pour la prochaine édition, il y a un léger changement par rapport à la périodicité en raison de la tenue de la Coupe du monde 2018. La phase des poules débutera au mois de mai avec la programmation d?une seule journée. Par la suite, la compétition s?arrêtera jusqu?à la fin de la compétition mondiale (deux mois environ). En dernier lieu, il faut signaler qu?à partir de 2019, les compétitions africaines seront alignées sur les européennes (de août à mai).