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* Lutte contre la torture : Des experts onusiens adressent leurs recommandations aux Etats : 26/06/17 - Quatre anciens rapporteurs des Nations-Unis sur la torture demandent aux Etats de mettre en place de nouveaux garde-fous pour lutter contre cette pratique attentatoire à la dignité humaine.  Dans une lettre ouverte, rendue publique ce lundi 26 juin et dont El Watan a été destinataire d?une copie, les experts onusiens estiment que la lutte efficace contre la torture passe inévitablement par « la mise en ?uvre de garanties juridiques et procédurales solides dès les premières heures suivant la détention ». Dans ce document publiée à l?occasion de la journée internationale de lutte contre la torture, les anciens rapporteurs de l?ONU invite les Etat membres à bannir « les techniques d?enquête coercitives et respecter les droits fondamentaux en vue d?édifier des sociétés plus stables et sûres ». « Chaque victime de torture est une victime de trop. Alors que certains chefs d?État remettent en cause l?interdiction absolue de la torture, la meilleure façon de lutter contre la torture et de parvenir à un monde sans torture est de travailler ensemble pour assurer sa prévention partout», précise-t-on dans cette déclaration. Ils rappellent, dans ce sens, qu?il existe un certain nombre de mesures concrètes que les Etats peuvent prendre pour prévenir efficacement la torture ». Selon les rédacteurs de cette lettre ouverte, les responsables des Etats peuvent prévenir l?utilisation de cette pratique en mettant des garde-fous, tels que l?accès immédiat à un avocat et la notification de la détention à la famille. « Ces mesure doivent être adoptés et mis en ?uvre de manière concrète pendant les premières heures de l?arrestation, au cours desquelles le risque de torture et de mauvais traitements est beaucoup plus élevé. Concrètement, cela signifie que toute personne arrêtée devrait avoir accès à un avocat ainsi qu?à un examen médical indépendant, et un proche devrait être immédiatement informé », détaillent-ils. Les quatre experts demandent aussi aux Etats de « s?éloigner du système accusatoire d?interrogations reposant sur les aveux, en adoptant une méthodologie spécifique pour mener des enquêtes éthiques fondées sur le principe de la poursuite de la vérité et donnant effet à la présomption d?innocence ». Rappelant les résultats d?une expérience menée dans 16 pays et pendant 30 ans qui a confirmé que la mise en ?uvre de ces garde-fous est efficace, les auteurs de cette lettre recommandent aussi « le monitoring indépendant de tous les lieux de privation de liberté ». Les experts en question sont le professeur Nils Melzer, (Suisse), Professeur Juan Méndez, (Argentine), professeur Manfred Nowak, (Autriche) et professeur Theo van Boven, (Pays-Bas). 
* La fête de Aid el-Fitr célébrée demain dimanche en Algérie : 24/06/17 - Demain dimanche sera le 1er jour de Aid el-Fitr en Algérie, a annoncé le Comité national des croissants lunaires. Le croissant du mois de Chwal a été aperçu dans plusieurs wilayas, selon ce comité chargé de l?observation du croissant lunaire.
* Les révélations du tueur de Taghzout (Bouira) : 24/06/17 - « Je n?ai pas regretté d?avoir tué mon frère, ni encore ma belle-s?ur, par contre, j?ai des regrets d?avoir assassiné ma nièce ». Ce sont là, les mots lâchés par l?auteur présumé du quadruple crime de Thizougher dans la commune de Taghzout ( Bouira), au lendemain de son arrestation par les gendarmes, après 11 jours de cavale.  Animant ce samedi, une conférence de presse traitant des circonstances de l?arrestation du présumé assassin de quatre membres de sa famille, le Lieutenant- Colonel, chef du groupement de la gendarmerie nationale de Bouira, Mahdjoubi Areibi Kamel, a déclaré que B.Amar, 63 ans, a été arrêté mercredi dernier, vers 15h, dans la localité de Maâdhi sur les hauteurs de la commune de Taghzout. L?homme a été retrouvé faible, mais conscient. « L?auteur de ce crime n?a pas fait usage de son fusil de chasse. C?est son fils aîné qui a été chargé des discussions incitant son père à se rendre aux services de sécurité », a déclaré le conférencier en rappelant au passage que plusieurs unités de la gendarmerie ont été mobilisées dans le cadre de cette opération qui a duré onze jours. Plus de 250 hommes, des hélicoptères, une brigade cynotechnique, des éléments de recherche et d?investigation, et des éléments du groupe d?intervention rapide (GIR), ont été ainsi déployés dans le cadre de cette opération touchant les monts de Taghzout. « Le dispositif sécuritaire mis en place n?a jamais été levé depuis l?annonce du premier crime ciblant trois membres de la famille de la victime » a fait savoir l?officier supérieur de la GN, en indiquant que l?auteur du quadruple était en possession d?un fusil de chasse et d?une quantité de munitions de 35 cartouches.  « Ma mission est de les éliminer tous »  Questionné sur le mobile et les raisons ayant poussé le sexagénaire à commettre ces crimes, le premier gendarme de la wilaya, a révélé qu?un litige familial sur une piste mitoyenne de la maison des victimes menant vers celle du meurtrier est à l?origine de ce massacre. Le tueur, un fervent de la chasse a aussi révélé aux enquêteurs de la gendarmerie nationale que « le tueur a avoué qu?il était déterminé à éliminer tous les membres de la famille de son frère ».  Fort heureusement qu?il a été arrêté avant de commettre d?autres crimes. L?animateur de la conférence a démenti formellement les informations faisant état de la localisation du tueur dans un quartier du chef-lieu de wilaya, ni encore d?une quelconque affaire de moeurs qui a poussé le sexagénaire à agir de la sorte. Un passionné de chasse « Nous avons respectés les procédures légales dans ce genre d?affaires. Nous avons procédé à des arrestations dans le cadre de notre enquête qui, a d?ailleurs abouti à l?arrestation du présumé auteur de ces assassinats » a-t-il expliqué. Des personnes accusées de complicité avec le meurtrier ont été également interpellées par les gendarmes. Le sexagénaire a été présenté ce samedi devant le procureur de la république près le tribunal de Bouira. L?instruction est toujours en cours, a précisé une source judiciaire. Le 11 juin dernier, le village Thizouther, sur les hauteurs de la commune de Taghzout a été le théâtre d?un drame d?une rare violence. L?auteur, un sexagénaire de 63ans. Armé d?un fusil de chasse, a  éliminé trois membres de sa famille. Il a froidement assassiné sa belle-s?ur (60 ans), sa nièce (22 ans) et son neveu (32 ans). Dix jours plus tard, le sanguinaire revient à la charge en tuant son frère de 75 ans.                                                                    
* Tebboune à propos des migrants : « Nous ne sommes pas des racistes, nous sommes des Africains » : 24/06/17 - Une carte sera attribuée à tout déplacé dont la présence en Algérie a été approuvée et qui donnera accès aux opportunités de travail. Pour les autres, des discussions seront engagées avec leurs pays d'origine en vue de leur rapatriement, comme cela avait été fait avec le Mali et le Niger. Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé vendredi soir à Alger que la présence des déplacés africains en Algérie sera réglementée, soutenant que l'Algérie "ne permettra aucune atteinte à sa réputation", en allusion aux voix qui visent à ternir son image et à la taxer de raciste. "La présence de nos frères Africains dans notre pays sera réglementée et le ministère de l'Intérieur procède actuellement à travers les services de police et de gendarmerie au recensement de tous les déplacés", a précisé M. Tebboune qui répondait aux préoccupations des députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors du débat autour du plan d'action du gouvernement. Le Premier ministre a fait savoir qu'une carte sera attribuée à tout déplacé dont la présence en Algérie a été approuvée et qui donnera accès aux opportunités de travail. Pour les autres, des discussions seront engagées avec leurs pays d'origine en vue de leur rapatriement comme cela avait été fait avec le Mali et le Niger, a indiqué M. Tebboune.  "Il  y a des parties qui veulent ternir l'image de l'Algérie et lui coller l'étiquette de pays raciste", a soutenu M. Taboue qui a ajouté: "Nous ne sommes pas des racistes, nous sommes des Africains, des Maghrébins et Méditerranéens". "L'Afrique et le Monde arabe sont le prolongement naturel de l'Algérie et l'espace dans lequel elle évolue et se développe", a déclaré M. Tebboune,  soulignant "le devoir moral et humain qui nous impose de prêter assistance à nos frères contraints de fuir leurs terres en raison de la pauvreté et des affres de la guerre". Il ne faut pas tourner le dos aujourd'hui à ceux qui nous ont aidés hier, a-t-il soutenu admettant que cette situation a induit "des difficultés objectives, notamment au niveau de certaines wilayas frontalières", il a indiqué qu'elles sont néanmoins traitées à travers les divers organes de sécurité et les instances nationales d'aide et de secours, en coordination diplomatique avec les pays d'origine en vue d'encadrer l'opération de rapatriement de leurs ressortissants sur la base de conventions bilatérales", a indiqué le Premier ministre.  "La solution de cette problématique passe par l'instauration de la stabilité et le règlement des conflits dans la région à travers des processus politiques pacifiques qui garantissent l'unité des nations et la souveraineté des peuples, tel que escompté par la diplomatie algérienne dans plusieurs dossiers sur le double plan arabe et africain", a-t-il estimé. Lors de la conférence de presse qui a suivi le vote du plan d'action du gouvernement, M. Tebboune a mis l'accent sur l'importance de "ne pas faire prévaloir les sentiments sur le côté sécuritaire dans le traitement du dossier des déplacés africains".   "Nous ne permettrons à aucune partie, aussi bien association que citoyen, de porter atteinte à la réputation de l'Algérie en prétendant que l'Algérie africaine mal traite les Africains", a dit M. Tebboune sur un ton intransigeant.
* Un nouvel ambassadeur américain à Alger : 24/06/17 - Diplômé de la célèbre université Georgetown, John Desrocher était, il y a encore quelques jours, sous-secrétaire d?Etat en charge des affaires de l?Egypte et du Maghreb au département d?Etat américain. John Desrocher est le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Algérie. L?annonce a été officialisée jeudi par le ministère algérien des Affaires étrangères. Il remplace Joan Polaschik, en poste depuis 2014. Diplômé de la célèbre université Georgetown, John Desrocher était, il y a encore quelques jours, sous-secrétaire d?Etat en charge des affaires de l?Egypte et du Maghreb au département d?Etat américain. Auparavant, le diplomate a successivement été consul général des Etats-Unis en Nouvelle-Zélande entre 2006 et 2009 ; puis, il a rejoint l?ambassade américaine à Baghdad comme ministre conseiller pour la Coordination économique et responsable des questions de politique économique américano-irakiennes, entre 2009 et 2010. Il a également occupé le poste de directeur du Bureau des affaires irakiennes au département d?Etat. Sur le site du département d?Etat, la fiche de John Desrocher indique que le diplomate a «une vaste expérience dans le commerce international et dans les questions du Moyen-Orient», ayant également servi au profit des affaires économiques et politiques à l?ambassade américaine au Caire (Egypte). Le département d?Etat ajoute qu?il a «participé aux négociations économiques palestino-israéliennes alors qu?il était employé au consulat général des Etats-Unis à Jérusalem à la fin des années 1990». En février, le nouvel ambassadeur recevait une délégation parlementaire algérienne en visite à Washington, composée du vice-président de l?Assemblée populaire nationale (APN), Djamel Bouras, de la sénatrice Hafida Benchehida, du porte-parole du RND, Seddik Chiheb, et du président du groupe d?amitié parlementaire algéro-américain, Abdelkrim Meheni. Lors de cette rencontre, celui qui n?était pas encore ambassadeur à Alger a réaffirmé d?une manière très claire que les Etats-Unis appréciaient la stabilité de l?Algérie qui permet d??uvrer ensemble à la stabilisation de la région. Il a par ailleurs affirmé qu?Alger est un partenaire «solide» des Etats-Unis, et joue «un rôle constructif» dans la promotion de la stabilité régionale. Le diplomate américain a souligné, à ce titre, la contribution de l?Algérie dans le règlement du conflit libyen, en relevant qu?Alger et Washington déployaient des efforts pour rassembler les Libyens autour d?une solution inclusive qui préserve l?unité de la Libye, son intégrité territoriale et la cohésion de son peuple.  
* L?exemple concret de l?implication de la société civile locale : 24/06/17 - Les animateurs de Médecins du monde se réjouissent du fait que la police ne procède plus aux arrestations de personnes en situation irrégulière dans les établissements de soins et, mieux encore, se félicitent du fait que des enfants de migrants commencent enfin à être admis à l?école publique. Femmes, migration et santé à Oran» est l?intitulé générique d?une rencontre organisée conjointement par l?organisation internationale Médecins du monde (MDM) et les associations locales qui se sont impliquées dans un programme commun d?aide et d?assistance aux populations vulnérables, principalement les femmes et les enfants migrants. L?événement a eu lieu mardi soir chez un cafetier d?Oran et a été également l?occasion pour les concernées de parler de leur propre expérience. C?est le cas de Lucinda. Résidant régulièrement en Algérie durant les quatre dernières années, elle a, depuis une année et demie, accepté d?assumer le rôle de «relais communautaire» pour MDM afin d?aider les femmes, partageant la même condition qu?elle, à mieux se prendre en charge. Anglophone ayant été admise à l?hôpital pour des problèmes de santé, elle a, comme beaucoup d?autres, rencontré quelques difficultés, qu?elle a fini par surmonter grâce aux bonnes relations qu?elle a établies avec le personnel soignant. «En général, nous nous sentons aujourd?hui, indique-t-elle, de plus en plus à l?aise et nous constatons que la situation tend plutôt à s?améliorer.» Le cas de Lucinda illustre bien les conclusions des animateurs de MDM, dans la mesure où l?Algérie, qui était un pays de transit, tend à devenir un pays où les migrants s?installent pour de longues périodes. Ils sont, selon certaines estimations, plus de 100 000 éparpillés un peu partout sur le territoire national, avec des concentrations dans les grandes villes, comme Alger et Oran. Au départ, c?est l?accès aux soins qui représente la principale préoccupation de la population des migrants, mais avec le temps, cette situation s?étant nettement améliorée ; on commence à poser les autres problèmes, tel l?accès à la justice, notamment en cas d?agression ou d?abus divers. Les victimes n?hésitent plus à porter plainte ou à réclamer des droits grâce aux conseils prodigués par les associations et à l?engagement de certains avocats. Il reste les difficultés liées à l?accès au logement, souvent précaire quand on a la chance d?en décrocher un, au travail, toujours informel et dans des conditions désavantageuses et à l?identité, un problème qui concerne les enfants nés localement. «Actuellement, des certificats de naissance sont bel et bien délivrés, mais cela ne constitue en rien une légitimité pour s?installer en Algérie», prévient-on à ce sujet pour ne pas encourager ceux ou celles qui seraient tentés d?utiliser les naissances comme stratagème. Les animateurs de MDM se réjouissent du fait que la police ne procède plus aux arrestations de personnes en situation irrégulière dans les établissements de soins et, mieux encore, se félicitent du fait que des enfants de migrants commencent enfin à être admis à l?école publique. Ces véritables avancées ne peuvent pas cacher une réalité souvent très dure vécue par les migrants et les réfugiés. Grâce à l?association de bienfaisance Caritas, un espace a été cédé par l?évêché d?Oran pour créer ce qu?on a appelé «le Jardin des femmes». Ouvert l?an dernier, ce centre, si on peut l?appeler ainsi, car l?expérience est inédite, sert à l?accueil, l?écoute et l?orientation des femmes en difficulté, y compris celles qui sont de nationalité algérienne. Il a été également pensé comme un simple espace de rencontres et de dialogues entre femmes partageant les mêmes soucis. Les associations impliquées dans ce programme d?aide assurent, chacune dans son domaine de compétence, une partie des tâches prévues. L?APCS (contre le sida), qui a initié la rencontre, s?occupe du volet médical (MTS, dépistage du VIH, mais aussi vaccins pour les enfants, entre autres), Fard (association de femmes revendiquant leurs droits) du conseil juridique ou l?assistance psychologique et Chougrani pour le suivi des grossesses et d?autres actions. Justement, Naima, qui fait office de relais communautaire pour cette dernière association domiciliée dans un quartier populaire (Ibn Sina), est intervenue pour évoquer la prise en charge et l?accompagnement du cas d?une femme de 34 ans, enceinte et livrée à elle-même. Des actions concrètes de solidarité d?une importance capitale pour redonner de l?espoir à des milliers de personnes vivant dans des situations précaires. «L?événement d?aujourd?hui fait écho à la cérémonie qu?on a organisée l?an dernier lors de l?ouverture du Jardin des femmes, et c?est l?occasion aussi pour nous et pour nos partenaires locaux d?évaluer ce qui a été réalisé et de voir quels sont les chantiers qu?on peut ouvrir à l?avenir», résume Feriel, coordinatrice de MDM pour Oran. La rencontre comportait aussi un aspect festif et c?est important pour redonner le sourire, car le droit au bonheur est également universel.  
* La mort lente de l?université algérienne : 24/06/17 - L?accumulation de dérives inscrites dans un long processus pourrissant a conduit l?université algérienne dans un cul-de-sac. Elle est l?autre versant de l?impasse algérienne. L?université va mal. Très mal. Enfoncée dans une crise multiforme, l?état de l?université algérienne semble atteindre un seuil critique. Une régression historique. Elle est devenue au file des années un grand corps malade. Le phénomène de la violence physique qui s?empare des campus prend des proportions alarmantes. Il se greffe aux autres maux et révèle l?ampleur du désastre. L?année universitaire se termine avec un sinistre bilan. Des agressions dont font l?objet des enseignants dans les universités d?Alger, de Batna, de Bordj Bou Arréridj, de M?sila et dans d?autres campus du pays menées par des nervis au service de l?administration sonnent l?alerte. L?assassinat de l?enseignant par deux étudiants dans des conditions troubles a heurté au plus point la communauté universitaire. Une goutte qui a fait déborder le vase de la colère des enseignants. Des figures universitaires se sont saisi de ce drame pour secouer une institution détournée de sa vocation. Dans un sursaut de dignité, les Nacer Djabi, Khaola Taleb Ibrahimi, Rachid Tlemçani, Abdelkader Yefsah, Louisa Aït Hamadouche, Zoubir Arous Achour Fenni, Redouane Boudjemaâ et d?autres universitaires connus pour leur engagement intellectuel se sont rassemblés, jeudi dernier, devant le siège du ministère de l?Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour crier leur indignation. Leur exaspération d?une université malmenée et réduite à l?état de l?anarchie. Soutenus par quelques acteurs politiques et de la société civiles et des députés du RCD, les indignés estiment qu?il «n?est plus possible de se taire alors que l?institution universitaire sombre dans l?abîme». «La résignation est une forme de complicité dans le crime commis contre le savoir.» Dénonçant la violence qui gangrène les campus universitaires et dont souvent les enseignants sont les victimes, les contestataires s?inquiètent plus que jamais de la mise au pas d?une institution supposée être la vigie de la société. Figure intellectuelle engagée, la linguiste Khaola Taleb Ibrahimi s?emploie avec une énergie inoxydable à résister contre la mise à mort de l?université. «Ce qui arrive à l?université algérienne me désole et me heurte profondément. Elle est détournée de sa mission. Les rapports avec la société se sont inversés. C?est la société avec toutes ses tares qui a investi l?université. Nous assistons à l?intrusion des comportements violents et totalement étrangers à l?institution universitaire. Nous devons nous dresser contre ces dérives. Nous devons nous battre massivement pour restituer à l?université algérienne ses missions fondamentales de sorte qu?elle arrive à tirer le reste de la société vers le progrès», assène-t-elle. Il faut dire que lors du sit-in d?hier, la mobilisation n?a pas été au rendez-vous. Cela n?a pas entamé la détermination des universitaires qui ressentent le besoin urgent d?engager un «débat national sur l?état des lieux de l?université et comment la sortir de son délabrement mortifère». Le sociologue Nacer Djabi, qui a récemment tiré la sonnette d?alarme en expliquant sa retraite universitaire, juge qu?en l?état actuel des choses, «il est quasi impossible de réformer l?université qui est livrée aux organisations estudiantines pourtant minoritaires mais qui font la loi dans les campus». Soumise à un contrôle bureaucratique et policier, l?université algérienne est totalement caporalisée. «Son organisation, son fonctionnement et son administration ne peuvent que mener vers la catastrophe», s?indigne Redouane Boudjemaâ. Radical dans sa critique, il dresse un tableau sombre de l?institution. «Elle est à l?image du pouvoir politique. Les recteurs, les doyens et chefs de département sont cooptés sur la base d?allégeance politique. Ils sont pour l?essentiel issus du FLN, du RND ou imposés par la présidence de la République ou le DRS. C?est devenu l?unique critère pour aspirer à des postes de responsabilité. La compétence, le parcours, la production scientifique ne sont pas les conditions requises. On a nommé des doyens alors qu?ils n?ont pas le baccalauréat», charge-t-il. De cette situation découlent toutes les dérives. Octroi de diplômes de complaisance, promotion clientéliste, instauration de privilèges, mais surtout la marginalisation des compétences et des enseignants et chercheurs à l?esprit critique et autonome. D?autres enseignants présents au rassemblement devant le ministère accusent les organisations estudiantines de «faire régner la loi de la terreur». «Elles ne se soucient guère des questions de fond, leurs préoccupations se résument à négocier par le chantage les quotas pour les postes de graduation, à se partager les privilèges et s?offrir des postes d?emploi. Elles ont un comportement de baltagia (voyous) à tel point que les doyens et les chefs de département leur obéissent», regrette une enseignante. D?évidence, l?accumulation de dérives inscrites dans un long processus pourrissant a conduit l?université algérienne dans un cul-de-sac. Elle est l?autre versant de l?impasse algérienne. Conçue pour produire du savoir et de la connaissance, préparer les élites et surtout être la locomotive des idées du progrès et d?émancipation, pour être un haut lieu de l?intelligence nationale et un terrain fertile aux idées novatrices et modernes, l?université algérienne est détournée de sa vocation. Elle fait bien pâle figure. Elle est la caricature d?elle-même. Ce n?est pas le fruit du hasard. Mais d?un choix politique consistant à faire d?elle un espace à émasculer le cerveau national. Le mal universitaire est profond, le remède ne peut qu?être radical. Il ne sert à rien de se suffire de quelques amendements. C?est tout un système qu?il convient de révolutionner. La solution n?est pas seulement entre les mains des enseignants et des étudiants, mais également dans celles de toute la société parce qu?il y va de son avenir.  
* Messahel met en exergue les efforts de l?Algérie : 24/06/17 - Lors de son intervention aux travaux du Sommet de la solidarité pour les réfugiés, qui se tient dans la capitale ougandaise, Kampala, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a souligné l?«intérêt» que porte l?Algérie aux problématiques des réfugiés et des flux migratoires ainsi que l?«impératif» d?une réponse urgente à ces phénomènes. Il a ajouté, à cet égard, que «l?Algérie, qui accueille sur son sol environ 40 000 réfugiés syriens et plusieurs milliers de réfugiés sahraouis, ainsi que des milliers de migrants subsahariens, demeure fidèle à ses traditions d?hospitalité en réservant, en dépit de moyens limités, des efforts notables pour assurer aux réfugiés et migrants un hébergement décent et pourvoir gratuitement à leurs soins de santé et l?éducation notamment». M. Messahel a rappelé que «la situation des réfugiés sahraouis, contraints à l?exil du fait de l?occupation de leur territoire, et dont l?Algérie assure, dans une large mesure, la prise en charge de leurs besoins essentiels, demeure une préoccupation tant pour l?Union africaine que pour les Nations unies». A cet effet, il a souligné l?impératif du règlement de ce conflit dans le cadre des résolutions pertinentes des Nations unies à travers la tenue d?un référendum d?autodétermination libre et régulier, sous les auspices des Nations unies. «Ce règlement permettra aux réfugiés sahraouis de pouvoir enfin retourner dans leur pays en toute liberté et sécurité», a précisé le ministre des Affaires étrangères.
* La Banque mondiale enquête en Algérie : 24/06/17 - Intervenant dans un moment particulier alors que notre pays traverse une grave crise économique, l?enquête en question «a pour objet de permettre à l?équipe du groupe de la Banque mondiale qui intervient en Algérie de mieux comprendre la manière dont le travail de l?institution est perçu». Le groupe de la Banque mondiale tâte le pouls de sa popularité en Algérie. Sa représentation à Alger vient de lancer une enquête, selon des informations sûres, pour «connaître l?opinion de ses clients et de ses partenaires qui participent au développement en Algérie ou qui observent des activités liées au développement social et économique». Intervenant dans un moment particulier alors que notre pays traverse une grave crise économique, l?enquête en question «a pour objet de permettre à l?équipe du groupe de la Banque mondiale qui intervient en Algérie de mieux comprendre la manière dont le travail de l?institution est perçu». Selon la Banque mondiale, «ce type d?enquête est l?un des instruments que le groupe de la Banque mondiale emploie pour évaluer les vues de ses parties prenantes et formuler des stratégies plus efficaces afin d?appuyer le développement en Algérie». Un partenaire de l?institution de Bretton Woods nous a indiqué hier que le travail a été confié à une équipe  locale de consultants indépendants. Dans une lettre signée par le représentant résident, Demba Ba, l?équipe du groupe de la Banque mondiale souhaite «entendre l?avis» des parties prenantes sur son travail en Algérie. L?enquête ne concerne bien évidemment pas seulement notre pays. «Le groupe de la banque mondiale exige maintenant que les équipes dans le monde entier sondent, de manière indépendante et objective, leurs parties prenantes afin de mieux informer sur le développement de leur stratégie.» «Nous pensons que ce type d?évaluation fournira un excellent complément aux consultations que nous avons engagées avec les autorités algériennes», a ajouté M. Demba. «Une étude quantitative de cette nature permet, selon lui, de mesurer les attitudes à l?égard de notre travail et nous permettra ainsi de suivre les résultats sur des bases scientifiques et séquentielles.» La même source affirme, en effet, que l?enquête sera menée auprès de partenaires, parmi lesquels figurent «des représentants du gouvernement, du secteur privé, et des organisations de la société civile impliquées dans le développement en Algérie et connaissant bien la Banque mondiale ainsi que d?autres activités engagées par des partenaires de développement». Ainsi, le groupe de la Banque mondiale voudrait connaître les priorités de développement pour l?Algérie. Les parties ciblées par le questionnaire ont le choix de cocher trois secteurs au maximum. Exemple : «Gouvernance, réforme du secteur public (c?est-à-dire efficacité du gouvernement, gestion des finances publiques, dépenses publiques, réforme fiscale), développement du secteur privé ou développement rural.» Les enquêteurs voudraient également savoir «dans quels domaines sectoriels estimez-vous que le groupe de la Banque mondiale devrait concentrer la majeure partie de son attention et de ses ressources en Algérie ?» Pas seulement. A la question de savoir «dans quelle mesure pensez-vous que le groupe de la Banque mondiale est efficace du point de vue des activités de renforcement des capacités qu?il mène dans chacun des domaines suivants en Algérie ?» Les enquêteurs proposent des réponses, et ce, à plusieurs niveaux : conception de politiques (plus claires et incluant de meilleures incitations en vue d?atteindre les objectifs socio-économiques) et secteur privé (en matière de changement politique et institutionnel). En mai dernier, une délégation de la Banque mondiale avait séjourné en Algérie. «En tant que membres du conseil d?administration du groupe de la Banque mondiale, nous visitons l?Algérie pour avoir une meilleure idée de la dynamique actuelle, ainsi que pour évaluer les interventions de la Banque mondiale sur le terrain et réitérer notre soutien à l?ambitieux nouveau modèle économique algérien», avait déclaré Merza Hassan, le porte-parole de la délégation à l?issue de sa rencontre avec l?ancien ministre des Finances, Hadji Baba Ammi. La question qui se pose en effet est de savoir pourquoi la Banque mondiale voudrait connaître l?opinion des intervenants dans la gestion du pays et des opérateurs économiques et sociaux ? Pour l?institution de Bretton Woods, c?est pour mieux élaborer ses stratégies de développement.   
* Tebboune ne convainc pas l?opposition : 24/06/17 - Le plan d?action du gouvernement «est une sorte de dépliant, un ensemble de mesures sans délai précis, pas même une vision pour l?année prochaine», critique le Front des forces socialistes (FFS), qui s?est abstenu de voter le plan Tebboune. Le plan d?action du gouvernement est passé hier au vote de la 1re Chambre du Parlement. En à peine trois jours, le plan de Tebboune a été présenté, débattu et emballé pour conduire les affaires de l?Etat. Le plan d?action du gouvernement «est une sorte de dépliant, un ensemble de mesures sans délai précis, pas même une vision pour l?année prochaine», critique le Front des forces socialistes (FFS) qui s?est abstenu de voter le plan Tebboune. Tout en dénonçant la non-présentation du bilan du gouvernement précédent comme le stipule la Constitution, le FFS estime que le plan présenté par M. Tebboune «est loin de répondre aux défis auxquels le pays fait face». Le chef du groupe parlementaire du FFS, Chafaâ Bouaïche, considère que la situation ne permet ni l?ironie ni l?approximation. Il fait remarquer que M. Tebboune a recyclé dans son plan d?action deux documents adoptés par le gouvernement Sellal, à savoir le «nouveau modèle de croissance économique» adopté en juillet 2016, et le programme sur l?efficience énergétique adopté en 2012. «Comment justifier un programme d?action puisé de documents datés d?avant la crise et la chute drastique des prix du pétrole ? N?aurait-il pas fallu établir un diagnostic actualisé de la situation ?» dénonce Chafaâ Bouaïche qui a retenu aussi l?absence de réponses à court terme pour régler cette situation de crise. «Le gouvernement ne pense qu?à préserver les équilibres budgétaires comme exigé par les institutions financières internationales, en limitant les dépenses publiques avec le risque de recourir aux solutions de facilité très coûteuses pour les citoyens, notamment à travers l?augmentation de la charge fiscale pour les salariés, ignorant encore une fois le large segment de l?évasion fiscale et l?économie informelle», indique encore le même représentant du FFS. Ce parti a d?ailleurs opté hier soir pour l?abstention. «Comment adopter un tel programme qui dresse un tapis rouge aux investissements étrangers directs et menace de privatiser les entreprises publiques ?» interroge Bouaïche en soulignant que la rente a permis d?acheter la paix sociale, mais aussi la paix entre les clans du pouvoir. «Le danger qui menace le pays est dans la jonction entre les clans du pouvoir et les alliances internationales autour d?intérêts contraires à ceux du pays», dit-il. Le Parti des travailleurs (PT) a, pour sa part, salué hier l?évocation par M. Tebboune de la question de la séparation de l?argent avec les affaires de l?Etat et demande la promulgation de lois condamnant les abus d?influence et mettant fin à l?impunité. Le PT plaide pour un bilan détaillé de toutes les exemptions d?impôts, de la politique des privatisations et du non-respect des cahiers des charges, mais aussi une révision du code des investissements qui est un ensemble d?avantages pour les hommes d?affaires nationaux et étrangers. Djelloul Djoudi, chef du groupe parlementaire du PT, a préféré axer sa communication sur les propositions de son parti et non pas sur le plan d?action du gouvernement. Il demande entre autres propositions de réhabiliter le monopole de l?Etat sur le commerce extérieur, en sus du système des licences d?importation afin, dit-il, de mieux contrôler les lobbys de l?import-export. Ceci et de plaider pour une révision des mesures d?austérité touchant les couches vulnérables de la société. «Vous avez assuré que l?Etat n?abandonnera pas les acquis sociaux, ne pensez-vous pas alors qu?il faille préserver le pouvoir d?achat des citoyens ?» dira Djelloul Djoudi en notant que son parti attend de voir sur le terrain les décisions de lutte contre la corruption et la révision des lois antiéconomiques et antisociales. Atmane Mazouz, député RCD, a, quant à lui, adressé une réponse mercredi dernier à M. Tebboune en notant que son texte «est un recueil d?intentions semblable aux échecs de ceux qui vous ont précédé à ce poste. Votre copie semble dénuée de toute stratégie de sortie de crise et nous avons du mal à déceler une quelconque volonté politique à y faire face».
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* Boxe : Flissi, Bouchen et Sfouh champions d?Afrique : 26/06/17 - L'Algérien Mohamed Flissi (52 kg) a conservé son titre africain en battant dimanche le Botswanais Mohammed Otukice Rajab en finale des Championnats d'Afrique 2017 de boxe à Brazzaville (Congo), alors que chez les dames, Souhila Bouchen (48 kg) et Ouidad Sfouh (54 kg) sont devenues championnes d'Afrique. Le boxeur algérien préserve son titre continental conquis lors des championnats d'Afrique 2015 disputés au Maroc. Avant cette finale, Flissi a composté son billet pour les prochains mondiaux prévus à Hambourg Allemagne en août et septembre prochains. De son côté, Réda Benbaziz (60 kg) s'est incliné en la finale dimanche face au Kenyan Okoth Nicholas Okongo, alors que Touareg Mohamed Yacine (46-49 kg) s'est fait éliminer en demi-finale mais arrache tout de même sa qualification pour les mondiaux d'Allemagne. Chez les dames, Souhila Bouchen (48 kg) et Ouidad Sfouh (54 kg) ont offert à l'Algérie deux médailles d'or en battant en finale respectivement la Camerounaise Akoa Bengono Christine et la Sud-africaine Niambongui Nadege Marline. En revanche, Nour El Houda Baahmed (57 kg), Hadjila Khelif (69 kg), Tabarkot Soumaya (64 kg) et Boualam Romayssa (51 kg) se sont contentées de la deuxième place après leur défaite en finales. Houria Triki (60 kg) s'est fait éliminer en demi-finale et décroche la médaille de bronze. Au total, l'Algérie a engrangé lors de ces championnats d'Afrique, clôturés dimanche, trois médailles d'or, cinq en argent, et deux en bronze.   L'Algérie était représentée dans ce rendez-vous par 10 boxeurs et 7 boxeuses.  
* Duel pour le leadership : 24/06/17 - L?USM Alger a réussi mercredi dernier une excellente opération dans sa course pour la qualification aux quarts de finale de la Ligue des champions africaine. La formation de Soustara a battu le Zamalek, un des favoris du groupe B, sur le score de 2 à 0, et prend la tête du groupe B en partage avec le Ahli de Tripoli, son prochain adversaire lors de la 5e journée, prévue entre le 30 juin et le 2 juillet à Sfax (Tunisie). Le Ahli Tripoli, qui s?est imposé face au FC Caps United (Zimbabwe) sur le score de 4 à 2, a surpris tous les observateurs par ce retournement de situation après un début difficile, marqué par une lourde défaite (3-0) face à l?USMA. C?est dire que le prochain match entre les deux équipes s?annonce difficile pour le leadership du groupe. L?USMA, qui a montré depuis le début de la compétition de réels atouts, ambitionne d?aller loin dans cette édition. Face au Zamalek, les hommes de Paul Put, ont su faire la différence et prendre le dessus, grâce notamment à deux réalisations des jeunes prodiges Réda Bellahcene et Abderrahmane Meziane, qui ont été d?ailleurs choisis par la Confédération africaine de football (CAF) dans l?équipe type de la 4e journée à la faveur de leur excellent rendement en milieu et en attaque. Malgré l?absence de certains joueurs cadres, à l?image de Koudri et Benghit en milieu de terrain, les Rouge et Noir alignés se sont bien acquittés de leur tâche. Ceci prouve si besoin est la richesse de l?effectif de l?USMA cette saison. En plus des jeunes du cru, promus en seniors il y a deux saisons, le club algérois est en train de se renforcer par des joueurs de qualité et d?expérience, à l?image d?Okacha Hamzaoui (Nacional Madeira) et Faouzi Yaya (MOB), afin d?avoir un effectif plus complet en prévision de la suite du parcours et de la saison prochaine.  
* Nuit du doute pour l?autre finaliste : 24/06/17 - C?est tard ce soir, à l?issue de ce choc et cette affiche de demi-finale qui opposera, à partir de 22h30 au stade Omar Hamadi de Bologhine (Alger), le Mouloudia d?Alger à l?Entente de Sétif, qu?on connaîtra la seconde équipe qui animera la finale de la coupe d?Algérie 2017 avec le CR Belouizdad, vainqueur mardi dernier de l?USMBA aux tirs au but. Le MCA, détenteur du trophée après sa victoire la saison passée face au NAHD (1-0), vise donc une 10e finale, alors que l?ES Sétif en cherche une neuvième. Réponse ce soir.
* Mouloudia d?Alger : Le Doyen cherche à rejoindre le Chabab pour la decima : 24/06/17 - Engagé sur trois fronts, le MC Alger qui a raté son objectif principal cette saison, à savoir renouer avec le titre en championnat, aux dépens de l?ES Sétif en se contentant de terminer dauphin de ce dernier, mise désormais tout sur la coupe d?Algérie, où il n?est plus qu?à un match de la finale, la 10e de son histoire. Une demi-finale et une saison à sauver donc pour le Mouloudia en visant le titre de Dame Coupe. Pour cela, les poulains de Kamel Mouassa devront passer l?écueil de l?Entente de Sétif, son adversaire ce soir (22h30), au stade Omar Hamadi de Bologhine, pour une place en finale dont on connaît depuis mardi dernier le premier finaliste, en l?occurrence le CR Belouizdad qui s?est qualifié difficilement aux dépens de l?USM Bel Abbès à l?issue de la fatidique série de tirs aux buts. Le MCA joue donc sa saison, ce soir, avec cet objectif de décrocher le trophée, dans un match revanche face à une équipe de l?ESS qui a réussi à le coiffer au poteau en championnat, alors que les Algérois avaient tous les atouts en main pour gagner ce titre. Une revanche et surtout une finale en jeu face à un véritable concurrent, et qui ne cache pas ses ambitions de décrocher le doublé cette saison, en faisant de la coupe le second objectif à atteindre, pour confirmer sa suprématie, après le titre arraché en championnat. Revigoré par son dernier succès en phase des poules de la Coupe de la CAF, aux dépens des Swazilandais de Mbabane Swallows (2-1), qui le met en pole position pour se hisser aux quarts de finale de la compétition africaine, le MCA veut enchaîner avec un autre succès. Ce n?est d?ailleurs pas fortuit si la direction a opté pour l?exigu stade Omar Hamadi de Bologhine, malgré la grandeur de l?affiche face l?ESS, et toute la polémique enclenchée depuis près de deux mois, en raison de cette domiciliation ayant entraîné le report à deux reprises de cette affiche, avant qu?elle ne soit fixée pour ce soir. Les poulains de Kamel Mouassa ont fait ce choix, pour éviter de subir une autre déconvenue face à l?Entente, véritable bête noire, qui a pris le dessus sur eux, à deux reprises cette saison en championnat, dont le dernier en championnat au stade olympique du 5 Juillet, et qui a été le tournant dans la course au titre. C?est la raison qui a poussé les Algérois donc à opter pour Bologhine, avec l?espoir de battre enfin l?ESS cette saison, avec à la clé une finale de coupe. Une finale que le MCA veut pour sauver sa saison par un titre, qu?il doit de surcroît défendre, puisque le Doyen se présentera face à l?ESS en étant le détenteur du trophée. Le coach Kamel Mouassa mettra d?ailleurs l?accent sur cet aspect, en nous déclarant : «On a déjà affronté l?ESS à deux reprises en championnat, mais ce match de coupe est une autre motivation et un tout autre contexte, où le MCA saura défendre son trophée », note le coach algérois, en estimant que le choc de ce soir «se jouera sur des détails. C?est pour cela qu?il faut rester concentrés tout au long de la partie. Les erreurs se payent souvent cash dans ce genre de match, qu?il faut gérer du début jusqu?à la fin». Kamel Mouassa qui a par ailleurs décidé de reconduire le même onze aligné, mardi dernier en Coupe de la CAF, misera sur l?efficacité de ses attaquants qui se sont réveillés ces dernières semaines, et notamment un certain Nekkache auteur d?un doublé face à Mbabane. Seul souci, la fraîcheur physique des joueurs qui accuse un bon coup, en raison de l?enchaînement des matchs, et qui a contraint le coach à baser son travail sur la récupération, avec une seule séance de travail technique, hier soir, à l?école d?hôtellerie de Aïn Benian pour préparer ce choc face à l?ESS.
* ES Sétif : L?argent empoisonne l?atmosphère : 24/06/17 - Pour cette septième demi-finale en neuf exercices, les choses ne vont pas bien pour l?Aigle noir sétifien, empêtré dans une très grave et profonde crise financière. Enorme, le déficit financier qui risque de tout remettre en cause, a influé sur le moral des joueurs ne voyant pas la couleur des billets depuis des mois. Cette situation est, nous dit-on, à l?origine de l?annulation de la séance de mardi soir. Pour contenir la colère des salariés ne voyant toujours pas le bout du tunnel, la direction aurait remis des chèques de garantie. Soulignons que la forte masse salariale et la fuite en avant d?une direction n?ayant plus les moyens de sa politique ont accentué les difficultés financières du nouveau champion d?Algérie, dont la relation avec son sponsor majeur Djezzy demeure à la fois floue et ambiguë. Puisque le prétendu nouveau contrat signé la semaine dernière n?est toujours pas concrétisé. Comme un malheur n?arrive jamais seul, les espoirs, eux aussi champions d?Algérie, n?ont pas été «récompensés». L?administration s?est empressée de leur signer des documents alors qu?ils n?ont rien perçu. Les pouvoirs publics (les hautes sphères de l?Etat s?entend), qui ont à  maintes reprises promis, une grande entreprise devant «parrainer» le champion d?Afrique et arabe, n?ont pas honoré leur engagement. Pour revenir à cette finale avant la lettre, les derniers entraînements des Noir et Blanc appelés à affronter le MCA n?ont pas été faciles à gérer par le staff technique contraint d?abattre un titanesque travail psychologique pour remobiliser un groupe ayant la tête ailleurs. Démobilisés, les partenaires de Khedairia ne bénéficieront pas de l?appui de leur large public, puisqu?ils ont eu droit à 300 billets seulement. Ceci dit, la rencontre qui opposera deux spécialistes en la matière sera fermée et compliquée pour les deux formations qui se connaissent parfaitement. L?enjeu va certainement prendre le dessus sur la manière. Connaissant la mentalité des joueurs algériens confondant entre l?engagement physique et la méchanceté gratuite qui a crevé l?écran durant le dernier CRB-USMBA, la partie sera musclée. En dépit des dernières péripéties vécues par l?équipe, l?entraîneur adjoint des Noir et Blanc, Malik Zorgane croit en la bonne étoile de ses joueurs  qui ont été interdits de toute déclaration. «L?adversité est une source de motivation pour nos joueurs qui vont tout entreprendre pour bousculer le MCA qui aura à gérer la pression de son public. Ayant tout à gagner dans l?affaire, l?équipe qui sait ce qui l?attend à Bologhine a le potentiel pour contrarier les plans de l?adversaire qui n?a rien d?un ogre », déclare notre interlocuteur. «Avec un bon arbitrage et des conditions idéales, nous sommes en mesure de lui damer le pion. Pour cela, il faut gagner la bataille du milieu, remporter les duels, évoluer en bloc, bloquer les arrières latéraux et faire attention aux balles arrêtées. Une concentration maximale est exigée. Pour le fatiguer davantage, on doit en outre le priver du cuir», précise Zorgane qui n?a pas voulu s?étaler sur les choix tactiques et le onze qui devra entamer  une confrontation spéciale pour les deux clubs qui essayent par tous les moyens  de déstabiliser la maison d?en face.     
* MCA : Une fin de saison démentielle : 24/06/17 - Le Mouloudia d?Alger va devoir faire face à un calendrier très chargé au cours des prochains jours. Ce soir (22h30), il affrontera l?ES Sétif en demi- finale de la coupe d?Algérie au stade Omar Hamadi à Bologhine. 6 jours plus tard, c?est-à-dire vendredi prochain (30 juin), les joueurs du Mouloudia seront de nouveau de sortie pour donner la réplique aux Sud-Africains de Platinium Stars pour le compte de la 5e  journée de la Coupe de la Confédération. Si le MCA élimine l?ESS aujourd?hui, il jouera la finale de la coupe d?Algérie contre le CRB le 5 juillet au stade olympique d?Alger. Ce ne sera pas encore terminé avec la longue et harassante saison qui n?en finit pas. En effet, la Confédération africaine de football (CAF) a programmé la 6e et dernière journée de la Coupe de la CAF pour le 7, 8 ou 9 juillet. A une de ces trois dates, le MCA jouera à Sfax. Au mieux, le rendez-vous aura lieu le 9, c?est-à-dire 4 jours après la finale de la coupe d?Algérie et 9 jours après la 5e journée de la compétition de la CAF. La direction du club algérois a prévu, en cas de qualification à la finale de la coupe d?Algérie, de s?envoler en direction de la Tunisie le 6 juillet. Dans l?hypothèse où le MCA s?impose devant l?ESS, la direction du Doyen pourrait saisir la CAF pour un léger réaménagement du calendrier pour permettre  aux camarades de Hachoud de bénéficier de quelques heures supplémentaires de récupération. La CAF peut refuser cette doléance en vertu de l?article 15, alinéa 15-15 du règlement, chapitre organisation des matchs qui précise : «En cas de coïncidence des dates fixées par la CAF avec les compétitions régionales, sous-régionales et nationales, la priorité sera accordée aux compétitions de la CAF.»  Une fin de saison démentielle.
* USMBA : Péril en la demeure : 24/06/17 - L?USM Bel Abbès risque de perdre ses meilleurs éléments à l?approche de la période de l?intersaison, à commencer par l?arrière droit Cherifi Redouane et le buteur Sofiane Balegh. Libre de tout engagement, l?excellent défenseur Cherifi a opté, au lendemain de l?élimination de son équipe en coupe d?Algérie, pour l?USM Alger. L?ES Sétif et la JS Kabylie comptent, à leur tour, enrôler d?autres joueurs de la Mekerra en fin de contrat que l?actuelle équipe dirigeante a délibérément refusé de renouveler lors du mercato d?hiver. Plusieurs formations de l?élite veulent ainsi profiter de la situation chaotique que traverse l?USMBA pour engager les meilleurs éléments de cette formation qui s?est illustrée cette saison en occupant la 4e place du championnat de Ligue 1 et la phase de demi-finale de la coupe d?Algérie. Et vu la démission collective des dirigeants, leur incompétence avérée sur le plan managérial et la crise financière aiguë frappant l?USMBA, des éléments comme Sidhoum, Tabti, Zouari, pour ne citer qu?eux, ne devraient pas tarder à quitter un navire sans timonier. Selon plusieurs sources, même les joueurs sous contrat songent à changer d?air après avoir été délaissés par des dirigeants complètement irresponsables, «avec qui aucun dialogue n?est possible». Les Bouguelmouna, Benabderahmane, Bounoua et Khali auraient, d?ailleurs, engagé des pourparlers avec de nombreux clubs de Ligue 1. Et afin de récupérer leur lettre de libération, car toujours sous contrat, ils n?hésiteront pas à avoir recours à la Chambre de résolution des litiges (CRL). «On aurait aimé ne pas solliciter la CRL, par respect aux couleurs du club, mais face au comportement désolant des dirigeants, cela n?était plus possible», explique l?un des joueurs ayant déjà saisi l?instance de Dély Ibrahim pour récupérer ses salaires impayés. Pour l?entraîneur Cherif El Ouazzani, qui n?a toujours pas tranché sur son avenir avec l?USMBA, il faut agir rapidement pour préserver le club. Pour certains supporters, les dirigeants doivent s?expliquer sur les nombreux ratés de cette fin de saison et les départs annoncés de joueurs-clés de l?équipe. Ils s?interrogent également sur le financement du club en début de saison, sur les facilités financières et autres avantages fonciers octroyés par l?ancien wali à El Hannani et à l?un de ses proches collaborateurs, et ce, dans l?«opacité» la plus totale.
* Sports Scolaires : Les sélections algériennes privées de Championnat du monde : 24/06/17 - Les sélections équipes nationales scolaires cadettes (filles et garçons) ne prendront pas part au Championnat du monde d?athlétisme prévu du 26 au 29 juin 2017 à Nancy (France). Beaucoup de zones d?ombre entourent ce forfait inattendu de l?Algérie. D?après une source proche d?un jeune athlète, «le MJS a mis son veto à ce déplacement en France pour des raisons faciles à deviner et qui seraient directement liées au feuilleton MJS-COA». Les 24 athlètes sélectionnés (12 filles et 12 garçons) se sont préparés avec sérieux durant plus d?une année en perspective du rendez-vous de Nancy, pour qu?en définitive ils rangent leurs pointes pour des raisons qu?ils ne comprennent pas. La Fédération algérienne des sports scolaires (FASS) a pourtant déposé un dossier administratif complet et dans les délais requis au niveau de l?administration centrale avec «l?ensemble des documents exigés», précise un communiqué de la Fédération, dont la rédaction détient une copie. Réagissant à cette décision, une figure emblématique du mouvement sportif national la qualifie «d?immorale et de prise en otage des jeunes talents scolaires pour les empêcher à cet âge de représenter l?Algérie». De son côté, la FASS indique «s?interroger sur les motifs du refus pénalisant injustement les jeunes athlètes qui préparent cet événement depuis plus d?un an». Pour rappel, lors de son passage récent à l?APN, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué le sport scolaire en déclarant : «On va relancer le sport scolaire et universitaire en y mettant tous les moyens.» A commencer par priver les jeunes d?une compétition internationale ?      
* FAF : Mohamed Saad délaisse la plume pour un défi : 24/06/17 - Mohamed Saad est le nouveau secrétaire général de la Fédération algérienne de football (FAF) en remplacement de Sid Ali Yahiaoui. La nouvelle cheville ouvrière de la fédération est un journaliste qui occupait les fonctions de chef de département médias depuis plusieurs mois. A 52 ans, il donne une autre orientation à son parcours qu?il avait entamé, conjointement à la rubrique sportive d?El Watan aux premières heures de la création du journal et à l?université où il enseignait l?espagnol. Rapidement, il a fait son choix en embrassant le métier de journaliste pour devenir quelques années plus tard rédacteur en chef du quotidien Le Buteur. C?est un passionné de football et de journalisme. A sa naissance, des fées se sont penchées sur son berceau. Il a grandi dans un environnement familial déjà porté sur le sport. Son frère aîné Amirouche était un handballeur accompli dans les années 1970. Son cadet Khaled a accompli une brillante carrière au sein de la section athlétisme du Mouloudia. Dès son jeune âge, Mohamed Saad a baigné dans l?ambiance du sport en général et du football en particulier. Comme tous les enfants de son âge, il s?est rapidement orienté vers le football. A 15 ans, il brillait déjà sous les couleurs du CA Kouba. Rapidement, le RC Kouba l?a repéré et intégré en cadet et ensuite en juniors sous les ordres des frères Boumaraf, Hocine et Merzak. Sur le terrain il se distinguait par ses qualités techniques au-dessus de la moyenne, une intelligence de jeu rare à cet âge-là, un pied gauche de bon aloi et aussi une sportivité et un fair-play qui reflétaient son éducation.  Féru de football et de connaissances de tout ce qui avait trait au football, il a fait son chemin. Même s?il ne semblait pas destiné à la fonction de secrétaire général de la fédération, il fera tout pour être à la hauteur de la confiance placée en lui par le président de la fédération Kheiredine Zetchi.  Le journalisme a perdu une belle plume et la fédération a récupéré un homme qui n?a jamais eu peur des défis. Bon vent Mohamed.  
* MOB : Neghiz, nouvel entraîneur : 24/06/17 - C?est désormais officiel, le technicien Nabil Neghiz est le nouvel entraîneur de la formation du MO Béjaïa pour le prochain exercice 2017-2018. L?accord a été trouvé entre les deux parties dans la soirée de jeudi. Les dirigeants du MOB, qui ont songé à l?ex-adjoint de Christian Gourcuff à l?EN après l?échec des négociations avec le Tunisien Moaz Bouakaz, ont réussi à le convaincre de prendre en main l?équipe en prévision de la saison prochaine. D?ailleurs, les deux parties n?ont pas pris beaucoup de temps pour trouver un accord sur tous les plans, notamment le volet financier et les objectifs à atteindre. D?ailleurs, une réunion est prévue pour après l?Aïd, où il sera question d?évoquer le renforcement de l?équipe mais aussi le programme de la préparation d?intersaison, d?autant plus qu?il n?y aura pas de temps à perdre. Sur un autre volet, le verdict concernant l?affaire des joueurs ayant saisi la CRL, à savoir Rahmani, Salhi, Khadir, Lakhdari et Bentayeb sera rendu le 3 juillet prochain.