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* Bouteflika nomme les ministres du gouvernement Ouyahia : 17/08/17 -  Le président de la République, Abdelaziz   Bouteflika, a nommé jeudi les membres du gouvernement, conduit par M. Ahmed   Ouyahia, indique un communiqué de la Présidence de la République, dont   voici le texte intégral: "Conformément à l'article 93 de la Constitution et après consultation du   premier ministre son excellence M. Abdelaziz Bouteflika, président de la   République, ministre de la Défense nationale a nommé ce jour les membres du   gouvernement, dont la liste se présente comme suit :   Premier ministre: Ahmed OUYAHIA    Vice ministre de la Défense, Chef d'Etat Major de l'ANP, Ahmed GAID SALAH    Ministre des Affaires Etrangères: Abdelkader MESSAHEL    Ministre de l'Intérieur et des Collectivité locales et de l'Aménagement du   Territoire: Noureddine BEDOUI    Ministre de la Justice, Garde des Sceaux: Tayeb LOUH    Ministre des Finances: Abderrahamane ROUIA    Ministre de l'Energie: Mustapha GUITOUNI    Ministre des Moujahidine: Tayeb ZITOUNI    Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs: Mohamed AISSA    Ministre de l'Education Nationale: Nouria BENGHABRIT    Ministre l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: Tahar   HADJAR    Ministre de la Formation et de l'Enseignement Professionnels: Mohamed   MEBARKI    Ministre de la Culture: Azzedine MIHOUBI     Ministre de la Poste et des Télécommunications, des Technologies et du   numérique:  Houda Imane  FERAOUN    Ministre de la Jeunesse et des Sports: El Hadi OULD ALI     Ministre de la Solidarité Nationale et de la Famille et de la Condition   féminine: Ghania EDDALIA      Ministre de l'Industrie et des Mines: Youcef YOUSFI    Ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche,   Abdelkader Bouazgui    Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar    Ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi    Ministre de la Communication, Djamel Kaouane    Ministre des Travaux Public et des Transports, Abdelghani Zaâlane   Ministre des Ressources en Eaux, Hocine Nacib    Ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Hacène Mermouri Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,   Professeur Mokhtar Hasbellaoui    Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali    Ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua    Ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra   Zerouati    Par ailleurs, et conformément à l'article 92 alinéa 6 de la Constitution,   M. le président de la République a également nommé à ce jour, M. Ahmed   Noui, Ministre, Secrétaire général du gouvernement.
* Le Café littéraire défie les autorités : 17/08/17 - Les organisateurs du Café littéraire de Béjaïa ne comptent pas céder au «chantage» de l?administration qui leur a exigé une autorisation pour la tenue d?une rencontre avec Saïd Sadi, autour de son dernier livre Cherif Kheddam, le chemin du devoir. Contactés hier, ils ont réitéré leur décision de maintenir la rencontre littéraire, prévue pour aujourd?hui 17h au théâtre régional Malek Bouguermouh (TRB), sans introduire de demande d?autorisation. «La direction du TRB a accepté de nous ouvrir la salle sous réserve de détenir une autorisation de la wilaya, ce que nous refusons catégoriquement de faire. Ce faisant, nous maintenons la tenue de notre Café littéraire avec Saïd Sadi. Si la salle nous est ouverte, tout se passera comme les fois précédentes. Mais dans le cas contraire, nous organiserons un rassemblement devant le théâtre où nous prendrons la parole afin de dénoncer l?attitude des autorités et exiger la suppression du régime des autorisations pour revenir au régime déclaratif pour l?organisation des manifestations culturelles et autres», nous a déclaré Khaled Zirem au téléphone. Pour rappel, immédiatement après cette sortie des pouvoirs publics, le Café littéraire s?est fendu d?un communiqué où il a condamné, entre autres intimidations, les entraves à la liberté d?expression et d?organisation. «De quel droit divin revient-il aux autorités de décider si un écrivain, un poète, un artiste, un scientifique, un élu, un politique doit s?exprimer ou non ? Pourquoi ce désir forcené de vouloir castrer les intellectuels, les créateurs et les acteurs associatifs ? Pourquoi cette négation de ce qui est fondamental chez l?individu : la liberté et la dignité ?» s?interroge le Café littéraire. Il est à rappeler, par ailleurs, que c?est la deuxième fois qu?une autorisation est exigée au Café littéraire de Béjaïa. Et les deux fois, c?est Saïd Sadi qui est prévu. «En 2015, il nous a été exigé l?octroi d?une autorisation pour inviter le même Saïd Sadi afin qu?il parle de son livre sur le Colonel Amirouche. Nous avons introduit une demande pour laquelle aucune réponse n?a été donnée au bout de deux jours. Le Drag a alors insinué que Saïd Sadi était un homme politique. Le troisième jour, nous avons décidé de passer outre et d?organiser la rencontre sans autorisation», a déclaré pour sa part Kader Sadji. Une question se pose : veut-on interdire de parole l?ancien leader du RCD ? Et si c?est le cas, pourquoi ? Quoi qu?il en soit, le Café littéraire de Béjaïa ne compte pas fléchir devant les lubies des autorités. Ses membres laissent le soin au rapport de forces de décider qui de l?administration ou de la société civile va l?emporter en s?inscrivant dans «l?esprit d?Aokas». «Nous nous inscrivons dans l?esprit d?Aokas, c?est un principe. Car nous estimons que ce n?est pas aux institutions de décider si telle ou telle personnalité peut animer une conférence ou pas», s?insurge Kader Sadji. Les autorités vont-elles s?enfoncer dans la confrontation au risque de rééditer le scénario d?Aokas où l?interdiction d?une conférence a conduit à des émeutes ? La réponse aujourd?hui à 17h.  
* Le journal La Tribune pourrait rouvrir en septembre : 17/08/17 - La fin du journal La Tribune, qui a cessé de paraître le 9 août, semble avoir été annoncée trop tôt. Le journal pourrait très vite rouvrir ses portes et réapparaître sur les étals, puisque sa fermeture aurait été décidée au mépris total de la loi et aux droits du personnel qui y travaille. C?est ce qu?a annoncé, hier, Taous Ameyar, veuve de Kheireddine Ameyar, membre fondateur du journal, qui après plus de 16 ans de procédures judiciaires a fait valoir, documents à l?appui, sa qualité d?associée. Lors d?une conférence de presse organisée au siège du Syndicat national des journalistes (SNJ) hier après-midi, elle a tenu ? en présence de son avocat ? à clarifier sa position et à exposer l?actuelle situation de la Sarl Omnium Maghreb Presse, éditrice du journal. Cette mise au point intervient plus d?une semaine après que deux actionnaires de la Sarl, Cherif Tifaoui (6% des parts) et Djamel Djerrad (12%), aient introduit en référé une demande auprès de la justice pour la cessation des activités de la Sarl, et par conséquent du journal. Les dettes faramineuses du quotidien ont été invoquées pour justifier cette mise en faillite. Seulement, la famille Ameyar, actuelle actionnaire majoritaire (46% des parts), s?oppose fermement à cette décision à laquelle elle n?a pas été associée. Elle a d?ailleurs officiellement introduit une intervention volontaire auprès du juge des référés afin de s?opposer à la liquidation de l?entreprise. Les employés dans la confusion «On ne demande jamais la dissolution d?une entreprise devant le juge des référés et les associés minoritaires n?ont pas le droit d?arrêter le journal», a-t-elle déclaré. Et d?ajouter : «Nous sommes viscéralement attachés à la poursuite de l?aventure intellectuelle lancée il y a 22 ans par Kheirredine Ameyar, fondateur du journal, ainsi que les autres membres fondateurs.» Elle accuse : «L?initiative de mettre La Tribune en liquidation judiciaire est dictée par le seul souci d?échapper à un audit qui pourrait être préjudiciable aux gestionnaires actuels et qui était prévu pour le mois de septembre prochain.» Appelant l?ensemble des employés ? à qui elle a adressé son entière solidarité ? à résister aux menaces «abusives» de liquidation, puisqu?«il n?existe aucune décision juridique pour la nomination d?un liquidateur», elle dénonce un vice de forme. Les employés du journal, qui ont tous été mis en congé forcé, ont été empêchés d?accéder au siège de la rédaction depuis deux jours. Mis devant le fait accompli et plongés dans la confusion et la précarité du jour au lendemain, ils ont mandaté le SNJ pour introduire des actions en référé pour préserver leurs droits. Le quotidien La Tribune a été créé le 5 octobre 1995 ? période charnière qui a vu naître la presse écrite privée en Algérie ? par Kheireddine Ameyar, Hassan Bachir Cherif, Cherif Tifaoui, Djamel Djerrad, Baya Gacemi, Akram Belkaïd, Mohamed Badaoui, Ould Hammou et Salim Djaffer. Depuis, plusieurs cessions de parts ont été exécutées modifiant leur répartition : La famille Ameyar détient 46% des parts, les héritiers de Hassan Bachir Cherif, décédé il y a  à peine deux mois, disposent de 36% des parts. Cherif Tifaoui possède 12% des parts et Djamel Djerrad 6%.
* Les grands chantiers qui attendent Ouyahia : 17/08/17 - Le nouveau Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a pris officiellement ses fonctions. Nommé mardi au poste de Premier ministre à la place de Abdelmadjid Tebboune, limogé, il souhaite être la hauteur de la mission dont il vient d?hériter.  «J?espère être à la hauteur de cette mission et de la confiance que m?a accordée le président de la République pour servir le peuple algérien», lance-t-il en marge de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur, qui a eu lieu hier au Palais du gouvernement. Ahmed Ouyahia affiche ainsi son engagement à poursuivre la mise en ?uvre du programme du chef de l?Etat. «Je remercie le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour la confiance qu?il a placée en ma personne et lui réaffirme mon soutien et ma volonté de poursuivre la mise en ?uvre du programme qu?il a lancé en 2014», déclare-t-il. Mais quelle est la mission qui lui a été confiée ? Réussira-t-il là où il a échoué à maintes reprises ? Wait and see. Il est en tout cas certain que le nouveau locataire du palais du Dr Saadane doit vite se mettre au travail. Il a du pain sur la planche. En plus de la nomination du nouveau staff gouvernemental qui connaîtra certainement des changements avec, surtout, la mise à l?écart des ministres «ayant déclaré la guerre au pouvoir de l?argent», Ahmed Ouyahia devra préparer la prochaine rentrée sociale qui s?annonce difficile. Prévue pour la deuxième quinzaine du mois de septembre prochain, la réunion tripartite nécessite une longue préparation, d?autant que de nombreux dossiers devront être traités à cette occasion. A moins d?être reportée à une date ultérieure, cette réunion, prévue dans la wilaya de Ghardaïa, devra être préparée dès maintenant avec la définition de son ordre du jour avec la participation des partenaires socioéconomiques. Ahmed Ouyahia, dont la nomination à la tête du gouvernement rappelle de tristes souvenirs à l?opinion, est surtout attendu sur la gestion de la crise financière actuelle. A-t-il une recette magique pour redresser l?économie ? Quelle recette de sortie de crise ? Tout sera clair à l?occasion de la préparation de la loi de finances 2018. Un chantier très sensible, d?autant plus que ce texte devra définir les modalités d?application de la rigueur budgétaire prévue pour faire face à la situation économique actuelle. Le nouveau Premier ministre devra aussi débloquer la situation au niveau du commerce extérieur, en libérant toutes les marchandises bloquées au niveau des ports. Mais il ne devrait pas supprimer les licences d?importation instaurées bien avant la nomination de Abdelmadjid Tebboune. L?autre dossier urgent qui attend le nouveau Premier ministre est la préparation du plan d?action de son gouvernement devant être présenté obligatoirement en Conseil des ministres avant de passer au Parlement pour adoption. En outre, le nouveau gouvernement sera appelé à préparer, sans délai, les prochaines élections locales prévues en novembre prochain. Sur ce plan, le ministère de l?Intérieur et la Haute instance de surveillance des élections doivent apporter, comme convenu, après les législatives du mois de mai dernier, des corrections sur la réglementation régissant le système électoral.
* «C?est le triomphe des forces du statu quo» : 17/08/17 - Le politologue Mohamed Hennad estime que le limogeage du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, moins de trois mois après sa nomination, constitue «un cas d?école dans les annales». Selon lui, ce qui s?est passé avant-hier au sommet du pouvoir est source de beaucoup d?inquiétudes pour l?avenir du pays. Le retour d?Ahmed Ouyahia aux affaires intervient, ajoute-t-il, «à la suite d?une crise aiguë de gouvernance» et pourrait avoir un lien avec une «succession immédiate». Comment analysez-vous le limogeage du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, moins de trois mois après son installation ? Cet acte est tout simplement irresponsable et constitue un cas d?école dans les annales ! Il est symptomatique du degré d?avachissement de l?Etat algérien. Voilà un Premier ministre, nommé il y a à peine trois mois, remplacé par un vieux routier de la primature depuis les années 90? du siècle dernier ! Ce limogeage ? effectué sans explication, à part de prétendues «dispositions constitutionnelles» ? est source de beaucoup d?inquiétudes à propos de l?avenir de notre pays qui ne serait, ainsi, gouverné que par l?improvisation et l?arbitraire? et les coups d?humeur aussi. Ce changement à la tête du gouvernement a été précédé par une campagne médiatique très dure à l?égard de M. Tebboune. Cette dernière avait visiblement pour but de préparer le terrain à sa mise à l?écart. Le chef de l?Etat est-il à l?origine de cette décision, sachant que, depuis son arrivée au pouvoir en 1999, jamais il n?a eu recours à des pratiques similaires à celles qui ont prévalu ces derniers jours ? Pas seulement, le chef de l?Etat algérien mais tout chef d?Etat responsable ne saurait avoir «recours à des pratiques similaires à celles qui ont prévalu ces derniers jours». Mais s?il l?a fait, vraiment, suite à une campagne médiatique ou des pressions claniques quelconques, après seulement trois petits mois de la désignation du nouveau Premier ministre, le citoyen algérien est en droit de se demander, encore une fois, «où va l?Algérie ?» Pour l?opinion, c?est le pouvoir de l?argent qui vient de prendre le dessus sur la politique. Y a-t-il une part de vérité dans cette vision ? Comme je l?ai déjà dit ailleurs, le limogeage de M. Tebboune a tout l?air d?un triomphe des forces du statu quo ? c?est-à-dire celles de la corruption sous toutes ses formes ? sur toute velléité d?améliorer la situation du pays qui souffre d?une crise multiforme, celle qui hypothèque sérieusement son avenir. Cependant, une question se pose : normalement, M. Tebboune a été désigné avec une feuille de route, notamment (selon ses propres déclarations) la «séparation entre le politique et l?argent», le renforcement des investissements sociaux, la nécessité de mettre de l?ordre dans l?exécution des ouvrages objets de marchés publics, le foncier industriel et, enfin, la rationalisation des importations. Démettre le tout nouveau Premier ministre avant même qu?il ne soit mis à l?épreuve, c?est mettre une croix sur ladite feuille de route. Qui plus est, ou bien c?est le président Abdelaziz Bouteflika qui se déjuge de sitôt par manque de lucidité ou bien ce n?est plus lui qui désigne et démet, mais ce sont plutôt les clans autour de lui, et ce, en fonction des rapports de forces du moment. Le retour d?Ahmed Ouyahia aux affaires a-t-il un lien avec la succession ? Force est de constater que le retour de M. Ouyahia survient, généralement, à la suite d?une crise aiguë de gouvernance. Oui, ce retour peut avoir un lien avec la succession, mais sans doute avec une succession plus ou moins immédiate, c?est-à-dire avant la fin du mandat présidentiel en cours puisqu?il reste quand même beaucoup de temps avant cette échéance. Car, vu l?état de santé du Président, on ne peut guère préparer, d?ores et déjà, un 5e mandat plus d?une année et demie avant l?heure.
* Réactions : 17/08/17 - Le PT qualifie le remaniement d?«étrange» Commentant le changement à la tête du gouvernement, le Parti des travailleurs (PT) constate que «le changement des plus étranges (à la tête de l?Exécutif) établit une fois de plus que le système finissant est incapable de se réformer, voire incapable même de se donner un peu de temps». Le PT s?interroge, dans un communiqué rendu public hier et signé du secrétariat du bureau politique, sur la «logique de ce système qui sanctionne une démarche qui pouvait réhabiliter les institutions de l?Etat, souillées et fragilisées par les affaires et la corruption». «Une chose est sûre, tout retour sous quelque prétexte que ce soit à la politique de siphonage des fonds publics, de pillage du foncier et des biens publics de maintien et d?aggravation de l?austérité serait très lourd de conséquences, considérant la grande précarité sociale», soutient le secrétariat du bureau politique, qui réaffirme que l?oligarchie est le produit direct du mélange entre les affaires et les institutions et constitue un danger pour la pérennité de l?Etat. Affirmant ne pas «interférer» dans les prérogatives du Président, le PT affirme partager «l?émoi, les inquiétudes et les interrogations légitimes des citoyens que soulève ce changement». «Parti indépendant, pour qui seuls comptent les intérêts de la nation, le PT a toujours soutenu et soutiendra toute action allant dans le sens des intérêts de la nation, dont les mesures et orientations de salubrité publique et de patriotisme économique de monsieur Tebboune», lit-on dans le communiqué. Le parti de Louisa Hanoune, qui rappelle que l?«immense majorité du peuple a exprimé sa volonté de rupture avec le système le 4 mai dernier», s?interroge sur «les conséquences» qu?aura ce changement «sur les décisions salvatrices du gouvernement Tebboune de séparation de l?argent de la politique, d?assainissement de l?économie nationale, de lutte contre l?hémorragie des devises via l?import-import et les transferts illicites, d?apaisement social, de lutte contre la gabegie et la rapine, d?un minimum de justice en matière d?impôts» Le PLJ craint une «aggravation du sentiment d?incertitude» Le Parti de la liberté et la justice (PLJ) a estimé que le limogeage de Abdelmadjid Tebboune s?est produit avec une méthode «sans précédent» depuis l?indépendance et «une «méthode (...) inconnue» du chef de l?Etat. Une décision qui soulève, selon le parti de Mohamed Saïd, deux interrogations qui sont :  «soit le Premier ministre n?a pas respecté les instructions, ou bien certaines puissances de l?argent et hommes d?affaires visés par le discours de M. Tebboune ont atteint un tel degré d?influence que le président de la République s?est vu obligé de sacrifier son Premier ministre qu?il a pourtant choisi il y a à peine un an pour lui décerner la médaille du Mérite national». Le parti de Mohamed Saïd «exprime sa préoccupation devant l?instabilité institutionnelle qui s?est déjà manifestée par le limogeage du ministre du Tourisme 48 heures après sa nomination». Il considère que «tout recul dicté surtout par des calculs politiques étroits en rupture avec la réalité sociale aggravera le sentiment d?incertitude de l?avenir et pourrait mettre le pays au bord de l?inconnu, exacerbant ainsi ses crises, outre qu?il porte atteinte à la crédibilité de l?Etat algérien à l?étranger». Face à cette situation, le PLJ propose «soit la constitution d?un gouvernement d?union nationale sur la base d?un plan d?action convenu jusqu?en 2019, soit la tenue d?une conférence nationale groupant toutes les forces politiques et les segments de la société civile en vue d?élaborer une démarche consensuelle pour la gestion du pays». R. P.
* Les bons et mauvais points du Département d?Etat : 17/08/17 - Le Département d?Etat américain, à travers son bureau démocratie, droits de l?homme et travail, vient de rendre public son rapport sur les libertés religieuses en Algérie pour l?année 2016. Un long et sombre rapport dans lequel sont énumérées de manière assez exhaustive toutes les entraves et toutes les atteintes aux libertés religieuses subies tant par les individus que par les communautés religieuses comme les Ahmadis ou les néo-convertis au christianisme. D?emblée, les rédacteurs du rapport rappellent que la Constitution algérienne garantit la liberté de culte mais que, cependant, l?islam est religion d?Etat et que les citoyens ont le droit de pratiquer leur religion aussi longtemps qu?ils se soumettent aux lois en vigueur et ne troublent pas l?ordre public. Manière de dire que cette liberté théorique de conscience et de culte est balisée par un arsenal de dispositions restrictives que le rapport énumère, par ailleurs un peu plus loin, dans le détail. La plus grande atteinte à la liberté religieuse a été répertoriée contre la communauté ahmadite ciblée par près de 83 arrestations opérées par la police dans les villes de Sétif, M?sila, Blida et Skikda, et ce, pour activités religieuses non autorisées telles que les prières collectives et la publication de livres religieux. Le rapport cite le cas de Slimane Bouhafs, chrétien converti accusé d?«insulte envers le Prophète Mohamed» et condamné à trois ans de prison ferme, tout comme il cite le cas de Samir Chamek qui a écopé de 5 ans de prison ferme pour le même délit. Les cas du journaliste Mohamed Chergui condamné à 3 ans de prison ferme, de Rachid Fodil et Hicham Daïf, condamnés respectivement à 5 et à 3 ans de prison ferme pour des attaques contre l?islam et son Prophète sur leurs pages Facebook ont également été répertoriés. Au chapitre des restrictions religieuses, le rapport affirme que les pouvoirs publics continuent de contrôler l?importation des livres religieux et que des associations chrétiennes se plaignent de voir leurs demandes d?importer des bibles sans réponse ou repoussées indéfiniment. Le rapport signale également que des voix officielles au sein du gouvernement algérien se sont élevées à plusieurs reprises pour dénoncer l?appel à la violence au nom de l?islam, ces voix ont aussi critiqué la propagation du «salafisme extrémiste», du wahhabisme, de l?islam chiite, ahmadi et Bahai. Le rapport cite aussi des cas de menaces, de discrimination à l?emploi et d?intolérance envers des musulmans nouvellement convertis au christianisme, les pratiquants de rites religieux musulmans autres que sunnite, les juifs et les chrétiens contraints de faire profil bas. La communauté chrétienne en Algérie est estimée entre 20 000 et 200 000 personnes dont une majorité d?étrangers expatriés. Les chrétiens vivent majoritairement dans les grandes villes comme Alger, Annaba et Oran et la communauté protestante possède une aile évangélique principalement installée en Kabylie. Des groupes et des associations chrétiens font face à des entraves administratives, attendant indéfiniment d?être reconnus officiellement ou de voir leurs demandes formulées à l?administration rester sans réponse. Le rapport du Département d?Etat américain rappelle que si la loi algérienne n?interdit pas la conversion religieuse, le prosélytisme de non-musulmans envers les musulmans, de quelque manière qu?il s?exerce, est pour autant un délit majeur puni d?un emprisonnement qui peut aller jusqu?à 5 ans de prison ferme et un million de dinars d?amende. L?offense et l?insulte au Prophète de l?islam et à d?autres prophètes sont punies par des peines de 3 à 5 ans de prison ferme. La loi définit la manière et les conditions dans lesquelles s?exercent les services religieux quels qu?ils soient et toute manifestation religieuse est soumise à une autorisation du wali, rappellent les rédacteurs du rapport qui soulignent que la Constitution algérienne interdit aux non-musulmans de se porter candidats à la Présidence du pays alors que le code de la famille interdit aux femmes musulmanes d?épouser des non-musulmans sauf s?ils se convertissent à l?islam, mais la même disposition n?est pas appliquée aux hommes, libres d?épouser des femmes chrétiennes ou juives, et que les convertis à d?autres religions sont exclus des droits d?héritage et de succession.
* Pénurie d?eau à Tizi Ouzou : Vives tensions dans les villages : 17/08/17 - Les tensions suscitées par le manque d?eau potable dans les foyers s?exacerbent ces derniers jours dans de nombreux villages de la wilaya de Tizi Ouzou. Les habitants de la commune de Bouzeguène ont, ainsi, annoncé une marche populaire et un sit-in pour lundi prochain devant le siège de la wilaya afin de dénoncer la pénurie d?eau dont souffre la population de cette localité depuis le début de l?été. Les villageois de cette commune, sise à 60 km à l?est de Tizi Ouzou, ne sont alimentés en eau qu?une fois par mois. La population a entrepris de nombreuses actions de protestation au niveau local au cours des dernières semaines sans pour autant voir la situation s?améliorer. Les villageois réclament un projet de raccordement de leur localité au barrage hydraulique de Taksebt afin d?enrayer définitivement le spectre du robinet à sec. Cette situation de manque d?eau n?est pas propre à la région de Bouzeguène. Les insuffisances subies par les villageois aux quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou font sortir la population dans la rue depuis le début de la saison estivale. Il ne se passe pas un jour sans qu?une fermeture de siège d?APC, de daïra ou le blocage de routes ne soient signalés ici et là. C?était le cas dimanche dernier à Tala Tegana, dans la commune de Fréha, à 30 kilomètres à l?est de Tizi Ouzou, où le siège de l?APC avait été fermé par les citoyens pour dénoncer l?absence de l?eau dans leurs foyers depuis des semaines. Les habitants de Sikh Oumeddour, à Oued Aïssi, 7 kilomètres à l?est du chef-lieu de wilaya, ont manifesté leur colère récemment en bloquant la RN12. Les habitants de nombreuses localités de la wilaya subissent un rationnement drastique de l?eau et recourent à l?achat de citernes à raison de 2000 DA l?unité. Les citoyens de la commune de Mekla, à une vingtaine de kilomètres à l?est de la wilaya, sont desservis quelques heures seulement une fois tous les huit jours. Le délai s?étale à 15 jours pour les villageois de la commune de Boudjima au nord de Tizi Ouzou ou ceux d?Aït Yahia Moussa au sud de la wilaya. Le constat est le même pour la population de Souamaâ (30 km à l?est de Tizi Ouzou). Les habitants ont interpellé, il y a quelques jours, les autorités afin de revoir à la hausse la quote-part en eau attribuée à la commune alimentée, pour rappel, depuis le barrage Taksebt (Oued Aïssi). Ils ont même menacé d?entreprendre des actions de rue si leur revendication n?est pas satisfaite dans les meilleurs délais. Le niveau du barrage Taksebt, d?une capacité de 180 millions de mètres cubes, ressource principale alimentant la plus grande partie de la wilaya, a considérablement baissé ces derniers mois pour retomber à moins de 50% de remplissage en début août. Le manque de pluviométrie en hiver dernier a fait que le niveau du barrage est toujours aussi bas par rapport aux années précédentes. Des mesures avaient été prises afin de permettre au barrage d?augmenter les réserves parallèlement à des mesures de rationnement. L?autorité de régulation des eaux des barrages, dépendant du ministère des Ressources en eau, a pour rappel suspendu, en novembre 2016, l?alimentation depuis Taksebt d?une partie de la wilaya d?Alger. Le problème de la vétusté des réseaux de distribution vient compliquer la situation. Le projet de réhabilitation des anciennes conduites tarde à être concrétisé. Les fuites se multiplient ainsi et les déperditions d?eau sont estimées à plus de 50% de la production, selon les dernières déclarations des responsables du secteur de l?hydraulique. Les responsables de l?Algérienne des eaux (ADE) de Tizi Ouzou ont soulevé pour leur part le manque de moyens humains et matériels.  
* Lait : Les distributeurs pointés du doigt : 17/08/17 -   Les pénuries ne sont plus un phénomène nouveau. Après celle du pain, qui d?ailleurs persiste dans plusieurs régions du pays, c?est au tour du lait en sachet. En effet, plusieurs appels se font entendre à travers le pays quant à la rareté de ce produit pas si indispensable, mais ancré dans le mode alimentaire algérien. A Alger, il faut faire le tour de plusieurs communes pour se procurer, par chance ou hasard, un sachet de lait. Ayoub, un jeune papa fonctionnaire de son état, déplore le manque de cette denrée dans son quartier, Meissonnier, au c?ur de la capitale. «Nous n?avons qu?un seul magasin d?alimentation générale qui fait la vente de lait en sachet. Depuis plusieurs jours, ce dernier n?en a pas. Hier, j?ai dû faire le tour de plusieurs communes pour atterrir en fin de compte à Birkhadem dans une longue file face à un point de vente du complexe laitier d?Alger (Colaital). J?ai entendu plusieurs versions de ma quête pour le sachet de lait des clients qui attendaient leur tour», explique notre interlocuteur. A en croire son témoignage, celle qui s?occupe de la distribution leur aurait dit qu?il y a une tension sur la poudre de lait. Chose qui explique une baisse de la production. Une cause très plausible, notamment avec la crise financière qui n?épargne aucun secteur et la volonté de l?Etat de revoir à la baisse les différentes subventions. D?ailleurs, dans ce sens, certaines sources proches de ce dossier des subventions de la poudre de lait disent que cette tension serait en quelque sorte voulue. Le but ? Habituer les citoyens aux produits laitiers étatiques ou pas vendus à des prix plus élevés, notamment le lait de vache pasteurisé en sachet cédé dans certaines régions à 50 DA le litre. Un prix qui n?est pas si loin du prix du lait non subventionné. Même si ces causes restent plausibles, mais toujours à vérifier, elles demeurent dans la case des hypothèses tant qu?aucune décision n?a été prise dans le volet des subventions. Les causes les plus réelles, rapportées par les distributeurs eux-mêmes et l?Association de la protection et d?orientation du consommateur et son environnement (Apoce), restent le dysfonctionnement dans la distribution du lait. «La pénurie de lait n?a jamais cessé d?exister tout au long de l?année. Toutefois, elle s?accentue durant certaines périodes, notamment le mois de Ramadhan et la saison estivale, les deux connues pour les congés et la faible cadence du travail. Cette permanence d?instabilité dans la distribution du lait en sachet subventionné a toujours provoqué une insatisfaction dans les rangs des consommateurs», déclare le Dr Zebdi Mustapha, président de l?Apoce, avant d?annoncer l?ouverture d?une étude de fond de ce dossier par les membres de son association. D?un côté plus officiel, un haut cadre du ministère de l?Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a totalement nié la présence d?une quelconque pénurie de lait, du moins au niveau de la production. Il rejette toutefois la responsabilité de cette tension sur le dos des distributeurs qui préfèrent alimenter de plus grandes quantités aux hôtels et cafés maures au détriment du simple citoyen. Selon ses propos, il faut absolument introduire un projet de loi ou élaborer un arrêté ministériel pour interdire la vente du lait subventionné en sachet à ces gros consommateurs (les hôtels et cafés maures) et le dédier spécialement et uniquement aux ménages. Pour rappel, l?Algérie a importé plus de 360 000 tonnes de poudre de lait en 2016. Le groupe Giplait met quotidiennement 480 000 litres de lait sur le marché, conforté par des quantités assez satisfaisantes de lait de vache.
* Bouira : Elimination d?un terroriste à Lakhdaria : 16/08/17 - Les éléments de l?Armée nationale populaire ont abattu, cet après-midi de mercredi, un  dangereux terroriste près du Douar Si El-Mahdi à Lakhdaria, 40 km au nord-ouest de la wilaya de Bouira. L?opération de fouille a permis aussi la récupération de deux (02) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, deux (02) chargeurs ainsi que des téléphones portables. Les opérations de ratissage et de fouille enclenchés par l?ANP, simultanément dans plusieurs régions de la wilaya de Bouira,  ont donné des résultats. Lundi dernier,  un détachement de l?ANP a découvert le cadavre d?un terroriste dénommé « B. Mohamed », enterré près d?une casemate dans une région boisée entre les deux communes d?El Adjiba et Saharidj, sises à l?est de la wilaya de Bouira. L?opération de fouille s?est soldée aussi par la découverte de (07) téléphones portables et une quantité de médicaments et de vivres utilisées par les terroristes. La traque des résidus des groupes terroristes est toujours en cours à Bouira.                                                                          
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* Renverser la situation à Sfax : 17/08/17 - L?équipe nationale de football des joueurs locaux, arrivée en Tunisie hier en début de soirée, affrontera demain, au stade Tayeb-M?hiri de Sfax, la Libye, dans le cadre du match retour du dernier tour éliminatoire du CHAN, le Championnat africain des nations, dédié aux joueurs évoluant sur le continent, dont la prochaine édition est prévue au début de l?année prochaine au Kenya. Au match aller, disputé samedi dernier au stade Chahid Hamlaoui de Constantine, les Verts s?étaient inclinés sur le score de deux buts à un. Une défaite surprise au vu de la situation de l?adversaire. En effet, le championnat libyen est complètement perturbé depuis quelques années. Durant les quatre dernières années, celui-ci n?avait pas eu lieu durant deux saisons. Et quand il est programmé, c?est souvent avec un nombre d?équipes réduit. D?ailleurs, en raison de la situation sécuritaire qui prévaut en Libye, la Confédération africaine de football (CAF) a décidé de délocaliser les matchs des sélections et clubs de ce pays à l?étranger. Ainsi, les équipes libyennes reçoivent leurs adversaires principalement en Tunisie. D?où la programmation de ce match retour à Sfax. En tout cas, cette empoignade retour sera extrêmement difficile pour les poulains du coach Lucas Alcaraz, obligés de l?emporter s?ils veulent se qualifier au CHAN. Le groupe algérien a montré beaucoup de lacunes à Constantine. Les Algériens avaient dominé la partie à certains moments de la rencontre, mais sans pouvoir transformer leur suprématie en buts. Les joueurs n?arrivaient pas à trouver de solutions. De plus, certains éléments ne devaient carrément pas être sur le terrain. Le technicien espagnol a évoqué à la fin de la rencontre un manque de fraîcheur physique et de cohésion. Durant toute la semaine après la rencontre de Constantine, il a tenté de remédier à ces lacunes. Hier, lors de l?ultime séance d?entraînement effectuée au CTN de Sidi Moussa, le staff technique a travaillé avec les joueurs «sur le positionnement tactique et les différents automatismes entre les lignes». Cela suffira-t-il ? Il est certain que les joueurs vont tout faire pour renverser la vapeur. La qualification au CHAN est l?un des objectifs assignés au sélectionneur Alcaraz. Il faut rappeler que l?Algérie n?a pris part qu?à une seule édition du CHAN lancé en 2009. C?était celle de 2011, la deuxième édition, disputée au Soudan, où les Algériens avaient décroché la quatrième place après avoir été battus en demi-finale par la Tunisie qui a fini par remporter le trophée. Engagée dans les éliminatoires de la troisième édition (2014), l?Algérie avait déclaré forfait en refusant de se déplacer en Libye. Ce qui lui a valu une sanction qui l?a empêchée de prendre part à l?édition de 2016. Cette fois-ci, il est question de prendre part à l?édition kényane, mais cela passe d?abord par un renversement de situation demain à Sfax.  
* EN A? : revenir aux fondamentaux : 17/08/17 - Dans quelques heures, l?équipe nationale A? jouera le match retour contre la Libye à Sfax (Tunisie) où elle se trouve depuis hier. La défaite (1-2) concédée au match aller à Constantine a suscité commentaires et réactions pas très favorables à la sélection locale et aux nouveaux dirigeants de la Fédération. La déception née de la défaite est somme toute logique, mais doit être englobée dans une réflexion objective, ni tronquée ni pernicieuse comme cela semble être le cas de la part de ceux qui traquent le président de la Fédération, Kheireddine Zetchi, aux commandes du bateau (ivre ?) depuis 4 mois seulement. Le débat sur les équipes nationales est récurrent. Au lendemain de chaque contre-performance, il remonte à la surface sans s?attarder sur les véritables raisons qui sont à l?origine des échecs répétés des différentes sélections, exceptée l?équipe nationale seniors. Comment le football algérien peut-il redresser la tête, retrouver son rang continental sans stratégie, ni politique, ni programme sérieux inscrit dans la durée ? Mis à part le Paradou (encore lui !), quel est le club qui dispose d?un centre de formation avec un embryon de techniciens qualifiés, d?un projet fiable avec un travail planifié et des moyens mis à la disposition des jeunes et des petites catégories ? Les clubs professionnels qui engloutissent des budgets faramineux n?ont pas encore consenti à placer un seul dinar dans la construction d?un centre de formation. Pourtant, dans le cahier de charges du professionnalisme, cet outil est expressément exigé. Faut-il rappeler le nombre de staffs et d?entraîneurs nommés à la tête des sélections juste à la veille d?une compétition pour se voir ensuite indiquer la porte de sortie après une défaite synonyme d?élimination ? Sur ce chapitre, la Fédération n?a jamais eu de projet sérieux, fiable? parce qu?elle n?a jamais cru aux jeunes, ni à leurs coachs. La politique du prestige a toujours primé au détriment d?une politique ambitieuse fondée sur le travail, l?investissement en faveur des jeunes. Pour s?en convaincre, il suffit de regarder l?état lamentable dans lequel est confiné depuis des années le football amateur, le socle de la pyramide du football national. Les résultats ne s?acquièrent pas sur un simple claquement des doigts. Ils résultent toujours d?efforts renouvelés, d?une politique dénuée de faux calculs, de fourberies, poudre aux yeux, d?agitation et de funestes desseins. Les nations qui dominent le football sont celles qui planifient sainement leur projet orientés exclusivement dans l?intérêt de clubs, joueurs, entraîneurs, environnement, qui se remettent en cause perpétuellement. En un mot, qui ne prennent pas le football et tous ses acteurs en otages. Une qualification à la Pyrrhus ne réglera rien. Le retour aux fondamentaux est une solution parmi tant d?autres.
* LNFA-LIRF : Le changement est en marche : 17/08/17 - La Ligue nationale de football amateur (LNFA) et la Ligue interrégions (LIRF) se livrent à un exercice périlleux. Elles défient la Fédération, sournoisement, en traînant les pieds dans la mise en ?uvre des décisions concernant l?harmonisation des groupes prises lors de la réunion extraordinaire du bureau fédéral en juillet dernier.  S?exprimant sur le comportement des deux Ligues citées, un membre du bureau fédéral qualifie cette conduite de «séditieuse et dangereuse» et d?ajouter qu?elle est «passible de traduction devant la commission d?éthique de la fédération et ouvre la voie à des sanctions qui peuvent aller jusqu?à la suspension de toute activité liée au football». Pour moins que cela, Messaoud Koussa, membre du bureau fédéral, a été sanctionné. Alertée par les clubs sur l?inertie totale observée par les deux Ligues, la Fédération leur a adressé une circulaire, le 15 août 2017, les sommant de se conformer, immédiatement, aux décisions du bureau fédéral. Le combat douteux, d?arrière-garde mené par les deux structures vise un seul objectif : entraver l?action du bureau fédéral à dessein et pour des objectifs faciles à deviner. Les résidus de l?ancien système tirent leur baroud d?honneur. Pleinement consciente des menées et visées qui se cachent derrière cette man?uvre de déstabilisation qui ne dit pas son nom, la Fédération a vigoureusement réagi en interdisant au président de la LIRF, Youcef Belmedjbar, de tenir des réunions de coordination avec les présidents de clubs de la Ligue. L?intéressé a pris cette initiative «pour tenter de contenir la colère des présidents qui sont en train de signer une pétition pour la tenue d?une assemblée générale extraordinaire à l?effet de provoquer un changement à la tête de la ligue», affirme une source proche de la LIRF. Pris de panique, le président a programmé des réunions de coordination avec les clubs à travers différentes régions du pays «pour retourner la situation en sa faveur». Il comptait faire sa campagne, c?en était une, avec l?argent et les moyens de la Ligue, ce qui est strictement interdit par la loi et les règlements. Selon deux présidents frondeurs, «la contestation est plus profonde que ne l?imaginent le président de la LIRF et ceux qui tirent les ficelles derrière les rideaux». «Les clubs veulent être associés à tout ce qui touche au fonctionnement de la Ligue et de la compétition. Est-il concevable que les clubs de la LIRF soient saignés pour s?engager ? Les frais d?engagement sont de l?ordre d?un million de dinars pour des budgets qui varient entre 4 jusqu?à 7 millions de dinars alors qu?en même temps les clubs professionnels qui fonctionnent avec des budgets de 30 à 80 millions de dinars s?engagent avec seulement 3 millions de dinars. C?est injuste et la Ligue n?a jamais bougé le petit doigt pour changer la situation. A chaque début de saison, la LIRF récolte 64 millions de dinars uniquement en frais d?engagement sans compter les diverses pénalités pompées durant toute la saison. Les clubs amateurs sont victimes de la double pénalité (avertissements, expulsions, mauvaise organisation, incidents ?) tout cela se chiffre. Avec l?argent des clubs, la Ligue entretient une armée de fonctionnaires et autres délégués dont la raison d?être devient de plus en plus douteuse», ajoutent-ils encore. Le malaise est profond. Avec l?avènement de la nouvelle Fédération, les clubs ont retrouvé l?usage de la porte et ne comptent pas s?en priver au moment opportun. Le compte à rebours est déclenché. N?en déplaise à ceux qui reprochent à l?ancien président de la LIRF, Mohamed Boukaroum, d?avoir l?ambition de revenir aux affaires de la Ligue. Lorsqu?il a été injustement suspendu, par une seule voix parmi celles qui s?offusquent aujourd?hui de son ambition de briguer un mandat n?a condamné le procès hâtif qui lui a été intenté. Le changement est en marche.  
* JSMB : La direction régularise les joueurs : 17/08/17 - Les dirigeants de la JSM Béjaïa n?ont pas ménagé leurs efforts pour mobiliser les moyens nécessaires afin de réussir à accéder en Ligue 1 à la fin de la saison. De ce fait, ils ont procédé, depuis hier, à la régularisation de la situation financière des joueurs. Par ailleurs, la dernière phase de préparation a débuté hier pour apporter les dernières retouches avant de rendre visite à la formation de RC Relizane pour le compte de la première journée du championnat de Ligue 2. Ainsi, le club s?apprête à aborder une nouvelle saison avec un nouveau défi, à savoir retrouver l?élite après avoir vécu les déboires de la Ligue 2 pendant trois saisons. En effet, voulant éviter le scénario de la saison écoulée, la direction du club, sous la présidence de Boualem Tiab, a procédé à un grand remaniement au sein de la maison, et ce, avec le recrutement de 13 nouveaux joueurs. Un renfort qui a touché tous les compartiments, tout en gardant l?ossature en confiant la barre technique à un jeune technicien, en l?occurrence Mounir Zeghdoud qui vient d?entamer sa carrière d?entraîneur. Après le recrutement, la direction a programmé deux stages de préparation effectués à Sétif (El Bez) et Alger (Zéralda). Deux regroupements qui ont permis au staff technique de bien préparer ses troupes pour la nouvelle saison et surtout de dégager l?équipe-type qui aura à entamer la compétition officielle la semaine prochaine. L?entraîneur béjaoui s?est montré d?ailleurs satisfait de la réaction de ses joueurs en déclarant : «Je crois que les deux stages que nous avons effectués ont été bénéfiques pour nous, car on a bien travaillé surtout avec les joutes amicales que nous avons disputées. On a constaté une bonne réaction de la part des joueurs, et ce, bien que des lacunes ont été constatées et que nous tâcherons de combler. On vise une bonne entame de saison, bien qu?on s?attend à une rude concurrence.»  
* Mondial de Handball (U19) : L?Algérie battue par le Bahreïn : 17/08/17 - La sélection nationale de handball des moins de 19 ans s?est inclinée, hier, très tôt le matin, à Tbilissi, en Géorgie, face au Bahreïn, dans un match de classement (21e jusqu?à 24e place) du Mondial de la catégorie. Après les prolongations, la rencontre s?était terminée sur le score de 37 à 37. Et c?est la séance des jets de 7 mètres qui a déterminé le vainqueur. Le Bahreïn, dernier du groupe A au tour préliminaire, s?est finalement imposé par 42 à 40. Dans l?autre match, l?Argentine s?est facilement imposée face au Mexique sur le score de 32 à 20. Finalement, l?Algérie affrontera aujourd?hui, à 6h30 également, l?équipe mexicaine pour le compte des 23e et 24e et dernière places. Dans le cas d?une défaite, l?Algérie fermera la marche du classement de ce Mondial. Le Bahreïn et l?Argentine, quant à eux, s?affronteront pour les 21e et 22e places. Les poulains du coach Abdelkrim Bechkour avaient terminé le tour préliminaire à la dernière place du groupe B avec 2 points seulement. En cinq matchs, les Algériens n?ont remporté qu?une rencontre face au Chili (33-32) qui, paradoxalement, s?est qualifié aux huitièmes de finale pour la première fois de son histoire. Détenant le même nombre de points que l?Algérie et la Géorgie, pays organisateur, le Chili avait un meilleur goal-average particulier. C?est pour cela qu?il a hérité de la quatrième place qualificative au prochain tour. Il faut rappeler, en dernier lieu, que les joueurs algériens n?ont pas bénéficié des meilleures conditions pour pouvoir évoluer normalement. L?équipe nationale s?était envolée vers la Géorgie le 7 août seulement, soit la veille de l?entame du tournoi et de son premier match. Résultat : les Verts sont arrivés à Tbilissi une heure seulement avant le début de la rencontre face à la Géorgie. Complètement exténués, les joueurs, qui, faut-il le préciser, avaient passé la nuit en transit à l?aéroport d?Istanbul, en Turquie, n?avaient aucune chance de s?imposer. Des sources proches de la sélection nous ont affirmé que c?est la tutelle qui avait élaboré ce plan de vol.  
* FAVB : La période des mutations est prolongée jusqu?au 30 septembre : 17/08/17 - La Fédération algérienne de volley-ball (FAVB) a décidé de prolonger la période des mutations jusqu?au 30 septembre prochain. Dans un communiqué, la FAVB indique que «dans le cadre du projet de révision des textes réglementaires, notamment les dispositions portant sur les règlements généraux, et ce, en prévision de la rentrée sportive 2017/2018, la Fédération algérienne de volley-ball tient à informer l?ensemble de ses structures que la période de mutation prévu le 15 août (dernier délai) est prolongée, à titre exceptionnel, au 30 septembre 2017». «Cette mesure répond au souci d?harmoniser les nouvelles dispositions avec les préoccupations de nos structures locales, à savoir les athlètes, les clubs et les ligues», ajoute-t-on de même source.  
* «L?athlétisme algérien est en danger» : 17/08/17 - Quelques jours après la piètre prestation de la sélection nationale d?athlétisme aux Championnats du monde de Londres 2017, Mohmed Salem, ancien entraîneur national, qui avait coaché Amina Bettiche (médaillée d?or sur 3000 m steeple aux Jeux méditerranéens de Mersin 2013), nous a contacté pour analyser la situation actuelle de l?athlétisme algérien. «Notre athlétisme, qui a donné tant de satisfactions par le passé, est en danger. Et je pèse bien mes mots, vu que résultat obtenu par l?élite nationale à Londres n?est guère une surprise pour moi ni pour ceux qui sont sur le terrain depuis des années», nous a-t-il déclaré. Salem, également ancien entraîneur national d?athlétisme de l?Arabie Saoudite avec laquelle il avait remporté des titres sur le plan asiatique, affirme qu?«il est temps de se réunir pour sauver ce qui reste à sauver». «Il faut des entraîneurs de qualité et aussi une assemblée générale digne de ce nom composée de personnes qui ont un passé dans l?athlétisme. L?intégration des anciens athlètes à l?AG est plus que nécessaire. Sinon, l?athlétisme s?enfoncera davantage», ajoute-t-il encore.  
* Vovinam viet vo dao : L?Algérie conserve le titre de vice-championne : 17/08/17 - La cinquième édition des Championnats du monde de Vovinam viet vo dao, qui vient de s?achever à New Delhi (Inde) 2017, a vu la délégation algérienne, composée de 36 membres dont 26 athlètes (dont 5 féminines), revenir à Alger avec une très honorable deuxième place, pour la 2e fois d?affilée (2015 et 2017), avec la bagatelle de 27 médailles (12 or, 11 argent et 4 bronze). L?Algérie conserve ainsi son titre de vice-championne du monde de la discipline acquis en 2015 à Alger. Cette grande performance démontre le travail de formation de base de ce sport en plein essor dans notre pays grâce à maître Mohamed Djouadj, précurseur de ce sport en Algérie et son staff technique avec l?apport des clubs et ligues. La première place du podium est revenue au Vietnam, champion du monde 2017, avec 17 médailles d?or, alors que le Cambodge a pris la 3e place avec 4 médailles d?or, une d?argent et une en bronze. Ces Championnats du monde de Vovinam viet vo dao de New Delhi 2017 avaient réuni plus 250 athlètes représentant 24 pays. La France est candidate pour accueillir les prochains Mondiaux de 2019.
* Mondial de Volley-ball (U23) : L?Algérie débutera face à la Russie : 17/08/17 - L?équipe nationale de volley-ball des moins de 23 ans s?est envolé, lundi dernier, en direction du Caire (Egypte) pour prendre part au Championnat du monde de la catégorie (18 au 25 août). Le Six national s?est retrouvé dans le groupe B en compagnie de la Russie, tenante du titre, l?Iran, la Turquie, la Chine et l?Argentine. L?Algérie débutera demain, à partir de 16h (heure algérienne) face à la Russie. Dans une déclaration faite à l?APS, l?entraîneur national, Salim Bouhella, a évoqué la «mauvaise» préparation. «La préparation pour un Mondial ne s?effectue pas en un mois. Nous avons juste eu le temps de regrouper les joueurs qui étaient en vacances et de faire un petit travail physique lors des stages effectués à Tlemcen. Nous n?avons même pas eu le temps de trouver des sparring-partners pour disputer des matchs amicaux avant le début de la compétition», a-t-il déploré. Comme pour dire qu?il ne faut attendre de bons résultats de la part de l?équipe nationale. D?autant plus que l?Algérie n?a pas été gâtée par le tirage au sort.  
* Brèves... : 17/08/17 - Arsenal : Les discussions avec Sanchez n?ont pas avancé Alexis Sanchez et Arsenal n?ont «pas avancé» dans leurs discussions de prolongation, a affirmé mercredi l?entraîneur Arsène Wenger, qui déplore une «situation financière pas idéale» et redoute la possibilité d?un départ gratuit de l?attaquant chilien en fin de saison, la dernière de son contrat. «C?est un joueur qui entre dans la dernière année de son contrat, nous n?avons pas avancé de ce côté», a indiqué le technicien français en conférence de presse au sujet de sa star, convoitée notamment par Manchester City. «Ne nous mentons pas, ce n?est pas une situation idéale du point de vue financier, et cela demande des sacrifices», a ajouté Wenger, sans préciser si le «sacrifice» impliquait un geste salarial d?Arsenal pour son joueur, ou la possibilité d?un départ anticipé avant la fin du mercato. Newcastle : Joselu signe pour trois ans L?attaquant espagnol de Stoke City, Joselu, a signé pour trois ans à Newcastle, a annoncé le club de Premier League anglaise, contre un chèque qui, selon la presse britannique, avoisinerait les 5,4 millions d?euros. Le joueur de 27 ans, formé au Real Madrid, avait rejoint Stoke City en 2015, après avoir passé trois ans en Allemagne, où il avait porté les couleurs d?Hoffenheim, Francfort et Hanovre, entre 2012 et 2015. Joselu n?a joué cependant que la saison 2015-2016 en Angleterre, car les Potters avaient décidé de le prêter dès l?année suivante à La Corogne (Espagne). L?attaquant espagnol n?avait inscrit en effet que quatre buts en 22 matchs avec Stoke, d?où cette décision de le prêter à La Corogne, où il a affiché des statistiques quasi similaires (5 buts en 20 matchs de Liga). Joselu est la sixième recrue estivale des Magpies, qui ont débuté la saison par une défaite à domicile contre Tottenham (0-2). Dortmund : Schürrle va manquer la reprise du championnat L?attaquant international de Dortmund, Andre Schürrle, s?est blessé à la cuisse et manquera les quatre premières semaines du championnat d?Allemagne, qui reprend ce week-end, a annoncé hier le club. Victime d?une déchirure musculaire, le champion du monde 2014 regardera donc depuis les tribunes ses coéquipiers ouvrir leur saison samedi en déplacement à Wolfsburg, son ex-club. Attendu comme l?une des pièces maîtresses de l?attaque du Borussia, Schürrle a été très souvent blessé la saison dernière. En quinze matches seulement, il a marqué trois fois et offert trois passes décisives. Dortmund, troisième du championnat l?an dernier, attaque donc sa nouvelle saison sans deux de ses meilleurs attaquants : Schürrle et Ousmane Dembélé, suspendu sine die par le club pour avoir séché l?entraînement la semaine dernière. Le Français espère toujours être transféré à Barcelone, mais le Borussia Dortmund a assuré qu?une offre faite par le club catalan ne correspondait «ni aux valeurs footballistiques extraordinaires du joueur, ni à l?état actuel du marché européen des transferts». Paris SG : Jesé prêté à Stoke City L?ailier espagnol Jesé, qui ne rentrait plus dans les plans du Paris SG, a été prêté au club anglais de Stoke City jusqu?à la fin de la saison, a annoncé le PSG hier. L?Espagnol de 24 ans avait été recruté l?été dernier au Real Madrid pour 25 millions d?euros, mais il n?était pas parvenu à se faire une place dans l?équipe parisienne. Il avait passé la deuxième partie de saison dernière en prêt à Las Palmas, aux Canaries, son archipel natal. «Le prêt à Stoke City n?est pas assorti d?une option d?achat» et «Jesé reste sous contrat au Paris Saint-Germain jusqu?en 2021», a précisé le club français. «Jesé était en demande, à partir du moment où le PSG lui a exprimé clairement qu?il pourrait partir en prêt», a détaillé le patron du club anglais Tony Scholes. «Il n?a pas eu la période la plus heureuse de sa carrière à Paris, mais il est encore jeune et affamé de faire une grosse impression en Premier League». Il s?agit de la sixième recrue estivale de Stoke après Darren Fletcher, Kurt Zouma, Maxim Choupa-Moting, Bruno Martins Indi et Josh Tymon.