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El Watan - Actualité
Surfacturations, fausses déclarations? : les ruses du transfert illicite de devises
22/05/12 -
La surfacturation séduit aujourd?hui non seulement les importateurs algériens, mais aussi les entreprises étrangères quelles que soient leur taille ou leur nature. Selon les chiffres du CNRC, sur les 8605 opérateurs étrangers recensés, 24,5% opèrent dans l?import-export.
Les infractions à la législation des changes sont aujourd?hui légion. La minoration ou la majoration de la valeur en douane, selon les cas ou les dispositions douanières, sont plus qu?une pratique frauduleuse permettant aux importateurs d?échapper au fisc, c?est une habitude, une manière de faire du commerce, qui grève lourdement les recettes du Trésor pour l?un et les réserves de change pour l?autre. Les transferts illicites de capitaux ont connu une accélération ces dernières années.
Les chiffres du Global Financial Integrity (GFI), organisme indépendant, rassemblant magistrats, universitaires, spécialistes des affaires et parlementaires américains et européens, à l?image d?Eva Joly, sont édifiants. Au cours de la dernière décennie, plus de 18 milliards de dollars ont été transférés illicitement, dont 4,39 milliards de dollars pour le compte de la manipulation des prix au titre des transactions de commerce international. Soit une moyenne annuelle de 1,8 milliard de dollars de transferts illicites et de 439 millions de dollars de surfacturations annuelles. Des chiffres qui donnent le tournis et qui sont loin de ce qui sort réellement de nos frontières. Car le GFI se sert de modèles de calcul des variations de la balance des paiements pour donner une estimation approximative du manque à gagner.
Le fait est aussi que la hausse continue de la valeur des importations, ou plutôt de l?indice de la valeur unitaire à l?importation, et le creusement du déficit de la balance des services pourrait être le signe de la multiplication des pratiques de manipulation des prix au sein des opérateurs du commerce international, dans le seul but de transférer des devises illicitement. La valeur des importations est ainsi passée de 40,47 milliards de dollars en 2010 à 46,45 milliards de dollars en 2011. Aussi, une hausse de plus de 25,9% a été enregistrée sur l?Indice de la valeur unitaire à l?importation (IVU) de marchandises de l?Algérie pour les neuf premiers mois 2011. Une hausse qui s?est accompagnée d?une augmentation des cas d?infraction à la législation des changes enregistrés par les Douanes algériennes.
Ainsi rien que pour les dix premiers mois de l?année 2011, la direction du contentieux des Douanes algériennes a enregistré des pénalités d?une valeur globales de 75 milliards de dinars (environ un milliard de dollars) largement au-dessus des 59 milliards de dinars enregistrés tout au long de l?année 2010, sachant que les infractions à la législation des changes représentent à elles seules 80% des cas de fraude constatés. C?est dire l?ampleur du phénomène auquel l?autorité douanière a décidé de s?attaquer dès 2010 en traquant les majorations sur la valeur en douane, particulièrement dans les cas de biens issus des zones de libre-échange, notamment la ZALE.
Toutefois, le pan des opérateurs à risque s?élargit à mesure que la fraude s?impose comme mode de fonctionnement du commerce extérieur. Si elle ne concernait auparavant que quelques opérateurs indélicats, la fraude séduit aujourd?hui non seulement les importateurs algériens, mais aussi les entreprises étrangères quelles que soient leur taille ou leur nature. Tous les pans de l?économie sont d?ailleurs touchés et le phénomène ne concerne plus les seules importations de biens destinés à la revente en l?état. Comme ce fut le cas pour le médicament, les surfacturations touchent l?importation d?intrants. Elles touchent également les services, le transport, les assurances et réassurances, les transferts de surestaries, etc.
Un quart des entreprises étrangères font de l?import
Le risque de fraude grandit aussi et surtout avec l?augmentation constante du nombre d?importateurs. Selon les dernières statistiques du Centre national du registre du commerce (CNRC), entre 2007 et 2011, le nombre de sociétés inscrites dans le secteur de l?import-export (ou plutôt l?import-import) a connu une hausse de plus de 70%. Mais le plus inquiétant, selon de nombreux observateurs, reste le nombre d?entreprises étrangères autorisées à effectuer des activités d?importation sans pour autant être autorisées à transférer leurs dividendes. Selon les chiffres du CNRC, sur les 8605 opérateurs étrangers recensés, 24,5% opèrent dans l?import-export.
Aussi, 70% des étrangers inscrits en tant que personnes physiques exercent l?activité du commerce de détail. C?est dire la vulnérabilité de la sphère commerciale à l?influence d?opérateurs disposant d?importantes sommes en dinars sans pouvoir pour autant les convertir en devises et les transférer. Reste donc le recours à la fraude. Ce qui pourrait expliquer, selon l?expert financier et ex-cadre à la Banque d?Algérie, Mohamed Ghernaouet, la fébrilité actuelle du marché parallèle des changes où les cours de l?euro et du dollar, face au dinar, ont atteint des pics sans précédent.
Il précise dans ce sens que les transferts de dividendes, pour les entreprises étrangères qui activent dans le secteur de la revente en l?état, ne sont pas prévus par les textes et s?en trouvent ainsi interdits. Il explique ainsi que ces entreprises, qui se doivent de «faire des bénéfices pour rester en vie, prélèvent leurs dividendes à la source», c?est-à-dire à l?importation. Il explique aussi que ces mêmes entreprises s?arrangent pour faire un bénéfice minimum en Algérie «pour contenter quelque peu le Trésor public en payant un impôt pour ensuite transférer le résidus des dividendes via le marché parallèle». Des affirmations qui peuvent paraître ahurissantes au moment où les autorités monétaires renforcent les contrôles et resserrent la législation des changes. Pourtant, du côté de la Banque d?Algérie, on est conscients de la situation, même si l?on veut minimiser la portée de ce genre de pratique.
Impuissance des autorités
Une source de la Banque centrale, ayant requis l?anonymat, nous explique que la réglementation en vigueur permet aux investisseurs étrangers de transférer leurs dividendes dans les conditions définies par la loi. Ces transferts sont d?ailleurs consignés dans le bilan de la Banque centrale au chapitre des revenus des services non facteurs. Toutefois, il avoue avoir eu connaissance des cas de plusieurs opérateurs ayant recours au marché informel. Il dit cependant douter que ce même marché fasse transiter des sommes faramineuses.
Complicité passive ou aveu d?impuissance des autorités face à l?informel et à la généralisation de la fraude ? Cette attitude n?est pas le seul apanage de la Banque centrale, vu qu?à divers niveaux, on avoue son incapacité à faire quelque chose. Le fait est que les fraudes avérées ne représentent qu?un outil parmi l?attirail mis en place.
Dans ce sens, M. Ghernaouet met à l?index un système de contrôle des changes qui reste strict au plan institutionnel, mais qui demeure très perméable au plan pratique, et cela «les autorités le savent», dit-il.
Une perméabilité possible grâce à la majoration de la valeur en douane, le transfert des services ainsi que les irrégularités marquant le versement des salaires des expatriés. Sur ce dernier point, l?expert financier indique que des travailleurs étrangers ne reçoivent qu?une partie du salaire en Algérie privant ainsi et le Trésor public de revenus d?IRG et la Sécurité sociale de cotisations correspondant à leurs salaires effectifs. Il précise également que si les transferts qui passent par les banques sont chiffrés et sont inscrits au niveau de la balance des paiements, la part des dividendes enfouis dans les prix des produits et services importés et dont la valeur est majorée ne l?est pas.
Ainsi, plus le produit est rare, plus la marge de man?uvre est élevée. Une marge qui, à 10%, peut représenter pour un marché de 250 millions de dollars un manque à gagner de 25 millions de dinars pour le fisc. Il met aussi à l?index les transferts des services qui ont atteint le chiffre alarmant de 12 milliards de dollars alors qu?il n?était que de 5 milliards de dollars en 2006. Un point sur lequel insiste, également, Réda Hamiani, président du Forum des chefs d?entreprises. Celui-ci évoque la surfacturation de prestations liées à la réparation navale, les prestations d?assurance et de réassurance pour lesquelles de gros montants transitent par les places de Zurich et de Londres. Aussi, si les activités de fret et de transport induisent en Algérie des surcoûts qui se montent à 7 milliards de dollars par an, il faut bien se dire qu?une partie est liée à la surfacturation des prestations ou encore au gonflement des transferts par des armateurs étrangers de surestaries dépassant les 3 mois.
Dualité et incohérence des textes
22/05/12 -
La fuite des capitaux est devenue au fil des discours une hantise pour les autorités.
Une batterie de textes règlementaires a été promulguée depuis quelques années afin de freiner l?exportation des devises issues pour la plupart de la rente pétrolière. Pourtant, rien n?y fait. Au lieu de s?inverser, la tendance s?accentue, et certains flux inscrits avant dans la balance des paiements passent désormais via des circuits illégaux.
L?erreur est dans la conception même des textes devenus globalement incohérents, estiment certains. Ainsi, l?ancien cadre de la Banque d?Algérie, Mohamed Ghernaout, dresse un bilan assez critique des mesures imposant le partenariat capitalistique avec des nationaux résidants pour tout projet d?investissement ou de création de société commerciale. Pour lui, peu importe si on impose une participation algérienne à hauteur de 51% pour les IDE ou 30% pour les sociétés d?importation, puisque le partenaire réussit à récupérer 100% de ses dividendes à travers la surfacturation et la majoration de la valeur en douane.
Un avis partagé par le président du Forum des chefs d?entreprises, Réda Hamiani, lequel dit ne pas comprendre ce qui a motivé la décision des pouvoirs publics de limiter le capital étranger à 49% dans tout projet d?investissement productif, alors qu?il l?a ouvert à 70% pour les activités de commerce. Il pense qu?il aurait été plus judicieux de fermer les activités de commerce extérieur et de revente en l?état aux étrangers. Le fait est que ces mêmes commerçants étrangers qui ne réfléchissent pas à des projets d?extension de leurs activités n?ont que faire de dinars qu?ils ne peuvent transférer. M. Hamiani en arrive ainsi à la conclusion que les textes actuellement en vigueur en matière de contrôle des changes ont poussé les opérateurs vers des pratiques illégales. Il critique ainsi un système qui se caractérise par sa dualité et qui ne se base pas sur des règles homogènes et claires, applicables à tous pour ce qui est des transferts de devises.
Une situation qui n?est pas, selon lui, spécifique à l?Algérie, puisque dès qu?il y a un renforcement des règles, les opérateurs du commerce extérieur mettent en ?uvre des pratiques illégales pour contourner le contrôle des changes. Des pratiques qui touchent à peu près tous les secteurs, selon M. Hamiani qui évoque dans ce sens les entreprises de réalisation ayant bénéficié de contrats publics et qui n?hésitent pas à recourir au marché parallèle, soit pour acquérir des dinars à bas prix pour le paiement de leurs ouvriers, soit pour le transfert de paiements effectués en dinars.
Si l?incohérence des textes donne à réfléchir, la fuite des capitaux ne peut en aucun résulter d?un simple resserrement règlementaire. C?est du moins l?avis de l?organisme américain Global Financial Integrity.
Celui-ci ouvre d?autres pistes de réflexion en rappelant que si la réglementation des changes en Arabie Saoudite est loin d?être contraignante, cela n?a à aucun cas contribué à freiner la fuite des capitaux. Il invite ainsi à chercher les causes sous-jacentes à ce genre de phénomène dans le manque de confiance dans le système politique et économique en place.
Fraude, mode d?emploi
22/05/12 -
La manipulation des prix dans les transactions de commerce international prend de telles proportions que beaucoup d?entre nous se demandent comment est-il possible que des fraudes à cette échelle ne puissent pas être détectées ?
A cette question, le président du FCE a tenté un début de réponse. Selon lui, l?article 16 du code des Douanes peut s?avérer handicapant pour le contrôle de la valeur des biens importés dans le sens où il met en avant la valeur transactionnelle apposée sur la facture à l?achat et non la valeur intrinsèque de la marchandise. Les Douanes ne vont ainsi vérifier que la valeur déclarée par l?opérateur à l?aide des documents accompagnant la transaction. Cet élément rend les tentatives de détection de la fraude difficiles. Et d?ajouter que la manipulation des prix entre partenaires ou entre filiales d?un même groupe revêt un caractère secret. Il précisera aussi que les pratiques commerciales ainsi que les outils de négoce comme les remises et modalités de paiement induisent des relations nombreuses et particulières entre acheteurs et vendeurs et qu?on ne peut pas contrôler. Il est donc ardu pour les services des Douanes de se fixer sur la valeur réelle des marchandises importées.
Une mission rendue encore plus difficile par l?existence de pas moins de 1200 sociétés-écrans dans des paradis fiscaux (Dubaï, Chypre, îles Caïman, etc.), et qui ne sont en fait que des boîtes aux lettres permettant d?opérer des transits et des facturations dans une totale impunité. M. Hamiani évoque cependant l?existence d?un outil qui peut permettre aux autorités de faire l?estimation du produit de la fraude et qui n?est, selon lui, pas utilisé en Algérie. Le principe est simple : il suffit de prendre à titre d?exemple la valeur globale des exportations françaises vers l?Algérie, chiffre produit par le Centre français du commerce extérieur et de le comparer au montant global des importations algériennes à partir de France enregistré par le CNIS.
En opérant le correctif au différentiel FOB, CIF et CNF, on peut obtenir une estimation plus ou moins exacte des transferts illicites représentant la majoration de la valeur en douane. Cependant, les économistes sont loin de partager ce point de vue ou de penser que la surfacturation dans le commerce extérieur est une fatalité. A titre d?exemple, l?économiste M?hamed Hamidouche pense que les autorités disposent de nombreux outils pour détecter la fraude et la combattre, et qu?il suffit de le vouloir. Il plaide ainsi pour un réel échange d?informations et une coordination effective entre les services des Douanes, les banques et le fisc afin de détecter la moindre anomalie.
Car l?information, dit-il, est la base même pour repérer les transactions douteuses. Il considère aussi que les agents des Douanes doivent non seulement avoir la vocation pour le contrôle des opérations de commerce extérieur, mais aussi être outillés pour cela via des formations susceptibles de les aider à mieux appréhender ce genre de fraude. A ce titre, M. Hamidouche indique que de nombreux signes peuvent indiquer l?existence d?une fraude et qu?il suffit parfois de savoir interpréter les indices. Des signes qui peuvent apparaître notamment sur les documents qui accompagnent le connaissement dans le pli cartable. Le douanier peut ainsi entamer des investigations approfondies à la suite d?un changement d?origine de la marchandise, ou encore se poser des questions à la suite d?une commande qui ne correspond pas à l?activité principale du fournisseur.
Une enquête peut aussi être mise en branle à la suite d?une facturation établie à partir d?un pays comme la Chine ou de paradis fiscaux comme ce fut le cas de Dubaï par où ont transité plusieurs opérations dans le cadre de la ZALE. M. Hamidouche pense également que d?autres institutions peuvent assumer la responsabilité de lutter contre la fuite des capitaux, le blanchiment d?argent et l?évasion fiscale. Car les impôts devraient, selon lui, être en première ligne pour suivre et contrôler les revenus de chacun. Il impute aussi une certaine responsabilité aux commissaires aux comptes qui sont les premiers à vérifier et à certifier les comptes des entreprises, et qui ont le pouvoir de saisir la justice en cas de grave anomalie. L?économiste plaide aussi pour la mise en place sur le plan externe d?une diplomatie économique effective susceptible de fournir une base de données servant de référence aux institutions comme la douane, à l?image à ce qui se fait en France avec la mission économique UbiFrance.
Protestation contre la fraude électorale : 16 partis boycottent le Parlement
22/05/12 -
Des chefs de parti ont créé, hier à Alger, le Front politique pour la sauvegarde de la démocratie (FPSD). Ils ont appelé à un gouvernement de transition et à la mise en place d?une instance nationale pour la rédaction d?une nouvelle Constitution.
Le Front politique pour la sauvegarde de la démocratie (FPSD) est une nouvelle entité créée, hier à Alger, par 16 responsables de partis politiques, dont la plupart ont obtenu l?agrément entre février et mars 2012. Il s?agit du Front national algérien (FNA), du Front de la justice et du développement (FJD), d?El Fedjr El Djadid, du Front du changement (FC), du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), du Rassemblement patriotique républicain (RPR), Front national des indépendants pour la concorde (FNIC), du Front de l?Algérie nouvelle (FAN), du Front de l?entente nationale (FEN), du Front national démocratique (FND), du Mouvement El Infitah, du Parti de la justice et du manifeste (PJM), du Mouvement de la jeunesse démocratique (MJD), du Mouvement national pour la nature et le développement (MNND), du Mouvement des nationalistes libres (MNL) et du Front de la bonne gouvernance (FBG). Ces formations comptent, dans l?ensemble, 29 députés au sein de la prochaine assemblée législative.
Après une réunion à huis clos, qui a duré plusieurs heures, une plateforme commune a été rédigée. Outre le rejet des résultats des élections législatives du 10 mai 2012, Djaballah et ses compagnons ne reconnaissent pas «la prochaine Assemblée, ni le gouvernement qui en sera issu». A cet effet, ils annoncent le boycott des travaux à l?hémicycle parlementaire.
Toutefois, il est utile de souligner que ce n?est pas une démission des députés qui sont affiliés à ces partis.
Dans le même sillage, il a été convenu d?installer «le 26 mai», soit le jour de la prise de fonctions des députés élus lors du dernier scrutin, une «Assemblée populaire», parallèle à l?APN. Le texte désigne le «président de la République comme étant le premier responsable de la fraude enregistrée avant, pendant et après les élections». D?autres points ont été retenus. Les chefs des formations politiques en question animeront séparément des rencontres régionales au nom du FPSD.
Deux points ont attiré l?attention de l?assistance. Les 16 partis lancent un appel pour «l?instauration d?un gouvernement d?union nationale pour gérer une phase de transition, dans l?optique d?aller vers un régime démocratique et pluraliste». Ils adressent également un appel pour «la mise en place d?une instance nationale constituante pour la rédaction d?une nouvelle Constitution».
Abdallah Djaballah, président du FJD, affirme que «le pouvoir a man?uvré pour faire gagner le FLN et le RND. La fraude a entaché le processus électoral, alors que le chef de l?Etat avait promis des élections libres et transparentes. La réunion d?aujourd?hui (hier, ndlr) conclut une série de rencontres pour contrer les pratiques antidémocratiques du pouvoir qui ne veut pas mener le peuple vers le changement». De son côté, le président du FC, Abdelmadjid Menasra, estime que «les partis islamistes ont été les premières victimes de la fraude. Des milliers de voix nous ont été confisquées.
Mais l?essentiel, aujourd?hui, est de regrouper toutes les formations pour s?opposer aux pratiques malsaines de l?administration».
Par ailleurs, selon Djamel Benabdesselem, président du FAN, «des invitations ont été adressées au Front des forces socialistes (FFS) et au Parti des travailleurs (PT). Les deux formations, qui ont obtenu respectivement 20 et 17 sièges, n?ont pas répondu». Notons que l?Alliance de l?Algérie verte (AAV, formée du MSP, Ennahda et El Islah), représentée par 48 députés, siègera, quant à elle, à l?APN. Le Front de libération nationale (FLN) détient le plus grand nombre de sièges (221) suivi du Rassemblement national démocratique (RND) avec 70.
La nouvelle législature débutera samedi : les ministres élus à l?APN doivent démissionner du gouvernement
22/05/12 -
La nouvelle Assemblée populaire nationale (APN) sera installée officiellement samedi prochain.
La tenue de la première séance plénière de la 7e législature intervient, ainsi, avec six jours de retard, puisque l?installation de la nouvelle Assemblée devait avoir lieu dix jours après l?élection. Y a-t-il entorse à la loi ? En tout cas, l?article 113 de la Constitution de 1996 est clair à ce sujet : «La législature débute de plein droit le dixième jour suivant la date d?élection de l?Assemblée populaire nationale, sous la présidence de son doyen d?âge assisté des deux députés les plus jeunes. L?Assemblée populaire nationale procède à l?élection de son bureau et à la constitution de ses commissions. Les dispositions ci-dessus sont applicables au Conseil de la nation.»
Mais une source du Conseil constitutionnel citée par l?APS tente de donner une autre interprétation de cet article, sans toutefois se référer à un texte réglementaire ; selon elle, «cette date est fixée à compter du jour de la proclamation officielle des résultats du scrutin et non de la date du scrutin».
Comment expliquer alors que les précédentes législatures (1997 et 2002) aient débuté conformément à la Constitution de 1996 ? En effet, pour la 5e législature (2002), les élections législatives ont eu lieu le 30 mai et l?installation le 9 juin, soit dix jours après. En 1997, les élections se sont déroulées le 5 juin 1997 et l?installation de l?Assemblée a eu lieu dix jours plus tard, le 15 juin. Ce n?est qu?en 2007 que le début de la 6e législature a été retardé. A l?époque, la cellule de communication de l?APN avait adressé un communiqué aux rédactions des journaux les invitant à désigner leurs journalistes pour la couverture de l?installation de l?Assemblée prévue pour le 27 mai, puisque l?élection avait eu lieu le 17 du même mois. Quelques jours plus tard, la même cellule avait envoyé un nouveau communiqué pour annoncer que l?installation était reportée de six jours, en ajoutant une phrase que l?on ne retrouve pas dans l?article 113 de la Constitution : «(?) et ce, après la proclamation des résultats des élections par le Conseil constitutionnel».
Cela a provoqué une première polémique. La seconde a concerné la démission des ministres élus députés. Le RCD et certains partis avaient, rappelons-le, crié au scandale en constatant que le gouvernement n?avait pas présenté sa démission et que les ministres élus députés avaient gardé leur double casquette jusqu?à l?installation de l?Assemblée. Légalement, les ministres doivent faire leur choix avant le début de la législature : soit ils gardent leur portefeuille ministériel, soit ils optent pour le mandat de député qui «n?est pas cumulable», selon l?article 105 de la Constitution. Celui-ci stipule que «le mandat du député et du membre du Conseil de la nation est national. Il est renouvelable et non cumulable avec d?autres mandats ou fonctions».
De ce fait, les ministres du FLN, du RND et du MSP sont obligés de démissionner du gouvernement s?ils souhaitent rejoindre l?APN. De son côté, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devra présenter la démission de son gouvernement juste après l?installation de la nouvelle APN.Il n?y a aucun texte de loi qui réglemente cette question, mais traditionnellement, c?est le cas aussi dans de nombreux pays, le gouvernement démissionne juste après le commencement d?une nouvelle législature. Ahmed Ouyahia ne devrait pas enfreindre cette règle.
ArcelorMittal Annaba : curieuses menaces de Aïssa Menadi
22/05/12 -
Je vais régler leur compte à tous les directeurs d?ArcelorMittal El Hadjar et chasser les expatriés d?Algérie», a menacé hier, mégaphone à la main, Aïssa Menadi, ex-secrétaire général du syndicat de l?entreprise, devant la direction générale du complexe sidérurgique. C?est du moins ce qui est porté dans la plainte que la direction générale, prenant acte de ces menaces, a déposée devant le procureur de la République près le tribunal d?El Hadjar.
Contacté, le staff d?ArcelorMittal s?est dit surpris par une telle hargne et a déploré ces dépassements. Entouré d?une centaine de personnes dont la moitié sont étrangères à l?usine, selon des témoins, l?ex-député est donc revenu à la charge hier. Devant un portail fermé, le candidat malheureux aux dernières législatives a forcé l?accès et occupé le siège du syndicat.
Quelques moments après, témoignent les travailleurs, il a fait le tour des ateliers appelant les ouvriers à une assemblée générale prévue pour aujourd?hui à 9h.Par ailleurs, le syndicaliste en poste n?a pas jugé utile de céder à la provocation. Smaïl Kouadria, secrétaire général du syndicat d?entreprise, a indiqué : «Nous avons décidé d?éviter la provocation. Le syndicat et la direction générale de l?entreprise ont saisi officiellement la gendarmerie et la justice à l?effet de mettre fin à ces dépassements.»
Les formations politiques seront fixées demain
22/05/12 -
Les partis politiques ayant déposé des recours auprès du Conseil constitutionnel seront fixés demain, au plus tard, sur leurs requêtes.
Selon l?agence Algérie presse service (APS) qui cite une source proche de cette institution, le Conseil rendra sa décision finale concernant les recours déposés par les candidats et les formations politiques demain. Au total, 167 recours ont été déposés auprès de cette haute instance par la majorité des formations politiques, y compris le FLN qui a raflé la mise avec 212 sièges. Les candidats libres ont également déposés des recours pour divers motifs. Faut-il rappeler, à cet effet, que la loi organique portant régime électoral donne droit à tout candidat aux élections législatives ou parti politique ayant présenté des listes de candidats à ces élections de contester la régularité des opérations de vote en introduisant un recours. Après la publication des résultats de l?examen des recours, le Conseil constitutionnel rendra public, par voie de communiqué, la liste définitive des candidats élus pour la 7e législature de l?APN.
Une fois les recours reçus, le Conseil constitutionnel a adressé des notifications aux candidats dont l?élection est contestée et attend leurs réponses et observations qui devraient parvenir dans un délai de 4 jours à compter de la date de notification. Cette démarche est explicitée dans l?article 166 de la loi organique portant régime électoral, qui stipule que le candidat déclaré dont l?élection est contestée peut apporter des observations écrites dans un délai de 4 jours à compter de la date de notification. Le Conseil constitutionnel statue, selon le même article, sur le recours dans les 3 jours. S?il estime le recours fondé, il peut, par décision motivée, soit annuler l?élection contestée, soit reformuler le procès-verbal des résultats établi et proclamer le candidat qui est régulièrement élu. Selon la législation, le délai de notification a expiré hier soir, alors que celui des réponses des candidats dont l?élection est contestée commence aujourd?hui et s?étend jusqu?à jeudi.
Toutefois, selon l?instance présidée par Tayeb Belaïz, les investigations quant au recours sont à un stade avancé et le Conseil constitutionnel peut rendre publique la décision y afférente avant la fin de ce délai.
En plus des investigations, le Conseil constitutionnel a, de l?avis d?un de ses membres, procédé au contrôle des listes électorales, des bulletins contestés, des urnes, des procès-verbaux de bureaux de vote et de circonscriptions électorales et de wilayas. Les enquêtes relatives aux recours ne concernant pas directement des candidats élus sont aussi à un stade avancé et le Conseil constitutionnel est dans l?attente des réponses et observations des candidats contestés pour statuer.
Ouargla : deux routes bloquées par les chômeurs
22/05/12 -
L?axe routier reliant les villes de Ouargla et Hassi Messaoud a de nouveau été fermé à la circulation, hier, à hauteur de la localité de Rouissat, par des manifestants qui réclament de nouvelles mesures pour l?emploi.
Selon le porte-parole du Comité national de défense des droits des chômeurs, les voies d?accès à Saïd Otba (localité à 5 km de Ouargla) ont été également barricadées dans la matinée d?hier. Il y a quelques jours, des chômeurs ont coupé durant 48 heures la voie express reliant Ouargla à Hassi Messaoud au lieudit Boudraa, à l?aide de pierres et de pneus usagés, paralysant une dizaine de poids lourds appartenant à des sociétés pétrolières. Dans l?incapacité de poursuivre leur chemin face à la détermination des manifestants, les camionneurs ont été contraints d?immobiliser leurs véhicules sur le bas-côté de longues heures durant. Rappelons que des dizaines de jeunes sans emploi se sont rassemblés, mardi dernier, devant la direction régionale de l?Agence nationale de l?emploi (ANEM), où ils ont observé un sit-in, bloquant l?accès des véhicules. Le non-affichage de la liste des bénéficiaires de postes de travail au niveau de l?Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP), prévu mardi matin, a provoqué la colère des chômeurs.
Mandat de dépôt contre un père accusé de viol sur ses trois filles
22/05/12 -
Accusé d?abus sexuel et de viol sur ses trois filles mineures, Mohamed a été présenté hier au parquet de Chéraga près la cour de Blida. Après une longue audition et une confrontation avec ses trois victimes, il a été placé sous mandat de dépôt. Dans quelques semaines, l?accusé sera traduit devant le tribunal criminel et vu l?âge des victimes (17, 14 et 11 ans), le procès aura lieu à huis clos. Seule la maman, citée en tant que témoin, et les avocats prendront part au jugement de cette affaire qui a bouleversé une grande partie de la population de Baba Hassen, un quartier situé au sud-ouest d?Alger.
En effet, il y a quelques jours, l?une des trois filles de Mohamed, âgée d?à peine 14 ans, a fugué de la maison familiale et, après plusieurs heures d?errements, a rejoint le domicile de sa tante. Celle-ci a tenté de faire retourner sa nièce chez elle, mais l?adolescente a refusé catégoriquement puis a décidé de raconter l?enfer dans lequel elle et ses deux s?urs vivent depuis que son père est sorti de prison, il y a trois ans. Choquée par le témoignage, la tante a sollicité un gynécologue qui, après examen de l?adolescente, a constaté des traces d?abus sexuels et une perforation de l?hymen. La tante dépose plainte auprès de la Gendarmerie nationale et la brigade des mineurs a pris en charge les investigations.
Les deux autres s?urs, âgées de 17 et 11 ans, ont été entendues et leurs aveux sont identiques à ceux de la première. Les adolescentes accusent leur père d?avoir abusé d?elles durant trois longues années. Auparavant, il était en prison ; elles ne l?ont pas bien connu. Elles étaient très jeunes lorsqu?il a été arrêté et condamné à une peine de dix ans, qu?il a purgée, pour une affaire de faux. Tant attendu, son retour parmi elles a brisé à tout jamais leur vie. Exclues des bancs de l?école, ces trois enfants vivaient dans la misère la plus totale, mais celle-ci s?est avérée plus clémente que les souffrances qu?elles subissaient à chaque fois que leur père abusait de leurs corps frêles.Terrorisées, elles n?ont jamais osé rompre le silence. Même à leur mère, elles avaient peur de se confier. Il a fallu que l?une des adolescentes décide d?aller chercher un toit plus sûr, auprès de sa tante, pour que l?amère vérité sur le comportement du père soit mise au jour.
Femme au foyer, la mère n?a elle aussi jamais pu mettre un terme à cette horreur. Elle avait des soupçons sur les penchants de son mari, mais elle ne pouvait rien faire. Le qu?en-dira-t-on, la peur d?une réaction brutale du père, le sentiment de culpabilité ont fait de cette maman une complice involontaire. Elle niera au début les aveux de ses filles, mais une fois confrontée à elles, elle a fini par avouer qu?elle ne pouvait rien faire. Elle était impuissante face à un père violent et entreprenant. Elle sera néanmoins épargnée par l?enquête de la brigade des mineurs dans le seul souci de laisser aux trois fillettes une chance de retrouver la chaleur familiale avec une maman à laquelle elles sont attachées. Durant les auditions, les trois s?urs ont affirmé que leur mère les aimait beaucoup.
Selon leurs dires, elle ne pouvait pas être au courant des sévices qu?elles subissaient quotidiennement. Le juge a donc préféré la laisser en tant que témoin afin qu?elle puisse recoller les morceaux d?une famille qu?un père pervers avait fait éclater. Un père qui avait, dans un premier temps, nié les faits, avant de les justifier par son «amour» pour ses filles. «Je les aime beaucoup. Il est normal que je leur donne leur bain, je les coiffe, je dors avec elles, etc.», dit-il non seulement aux enquêteurs, mais également au juge des mineurs. Mais les confrontations avec les victimes lui ont été fatales. Raison pour laquelle le procureur du tribunal de Chéraga l?a inculpé et le juge l?a placé sous mandat de dépôt, en attendant son jugement par le tribunal criminel.
Warda telle que je l?ai connue
22/05/12 -
J. S. Bach a composé pour les dieux, Mozart pour les anges, Beethoven pour les humains. C?est par cet aphorisme que le philosophe et poète roumain, Emil Cioran, avait résumé les grands moments de la musique classique européenne.
Et c?était en m?inspirant de lui que j?avais commencé, il y a quelques années, une chronique dédiée à Warda. Je n?ai pu la finir et la voilà disparue. Alors, pour honorer sa mémoire, ces quelques phrases extraites du brouillon remisé dans mes archives dans l?attente de le reprendre plus tard, quand je me sentirais à la hauteur de la tâche. Mais il est trop tard !
Quand j?avais lu l?aphorisme de Cioran, j?avais instantanément pensé à ces trois grandes dames de la chanson arabe : Oum Kelthoum, Faïrouz et Warda. La première à la place de Bach et ses dieux, la seconde à celle de Mozart et ses anges, la troisième à celle de Beethoven s?adressant aux humains.
Et comme Bach, Mozart et Beethoven, toutes trois furent les compagnes de ma jeunesse mais répondaient, chacune différemment, à des attentes singulières que je n?ai pu comprendre que plus tard. J?étais littéralement «écrasé» par Oum Kelthoum, «enchanté» par Faïrouz, mais je finissais «barbouillé» par Warda, haletant comme à la fin d?un sprint, amoureux de tout, de la vie, des gens et? de Warda, bien sûr.
En 1973, j?étais parti «m?arabiser» en Egypte. En fait, je parlais parfaitement l?arabe algérien, mais j?étais quasi analphabète dans cette langue. Le colonisateur avait limité son écriture à la liturgie et les idéologues post-indépendance la réduisirent à la rhétorique.
1973 : Warda venait de sortir Ayoun Es Soud que Baligh Hamdi avait orchestré. En Egypte qui se préparait à la guerre, ce fut un triomphe qui rejaillit instantanément sur moi. Certes, Warda était déjà connue, mais elle avait peiné pour se faire reconnaître comme telle. Elle avait été pourtant sollicitée par de grands compositeurs comme El Mekkaoui et même Riad Es Soumbati, mais les résultats restaient moyens, parfois médiocres. Je compris à la longue, et en lisant des travaux sur son parcours, que sa voix qui couvrait toute la gamme musicale, que sa gestuelle corporelle qui exprimait une énergie remarquable et indomptable, que la rythmique nerveuse qu?elle imposait à la mélodie, que tout cela était difficile à contenir dans le cadre et les normes du «tarab» égyptien et moyen-oriental. Celui-ci, plus lent, plus fluide, plus langoureux diraient les Maghrébins, était mal préparé à accompagner celui-là plus vif, plus saccadé.
Warda El Djazaïra ne renvoyait pas seulement à une origine géographique, mais aussi à un «style», une manière d?être, de parler et de se mouvoir. C?est, à mon sens, tout le génie de Baligh Hamdi d?avoir compris cela et d?avoir composé sa musique en l?adaptant à la singularité de sa cantatrice.C?est dans cette alliance inédite du tarab oriental et du génie maghrébin que j?ai perçu l?extrême originalité de la place qu?occupe, encore aujourd?hui, Warda.
Fille des deux sous-continents, elle a réussi, avec la complicité de son compositeur, à faire la synthèse de l?esthétique musicale de l?un et de l?autre. Et, adoptant le tarab en l?adaptant à son style, elle a donné à la grande chanson arabe la proximité et la chaleur humaine qui m?avaient amené, il y a quelques années, à penser à Beethoven quand Faïrouz me renvoyait à Mozart et Oum Kelthoum à Bach.
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El Watan - Sports
Équipe nationale : Zemmamouche remplace Chaouchi
22/05/12 -
La sélection nationale de football a entamé hier son troisième cycle de préparation en prévision des éliminatoires de la CAN-2013 et Mondial-2014.
Le groupe, constitué majoritairement de joueurs locaux et de quelques professionnels, à l?image de Soudani et Bougherra, Challali, Bouaza et Guedioura, a effectué dans la matinée une séance de décrassage à Bouchaoui et une autre dans l?après-midi au Centre technique national de Sidi Moussa, réservée au volet technico-tactique. Les joueurs professionnels évoluant en Europe, tels que Feghouli, Lacen et Cadamuro (Espagne) et Mesbah (Italie) sont arrivés hier et devaient rejoindre le groupe dans la séance d?après-midi ou au plus tard aujourd?hui. Le défenseur Cadamuro affirme, dans une brève déclaration à la presse à l?aéroport international Houari Boumediène, «j?ai hâte de voir le public algérien».
Tandis que son concurrent au poste d?arrière gauche, Djamel Mesbah, a annoncé qu?il restera au Milan AC, après son brillant parcours depuis son arrivée durant le mercato hivernal. Les autres joueurs évoluant en France notamment (Kadir, Boudebouz, Mostefa et Medjani) devraient rejoindre le groupe jeudi, à l?exception de l?attaquant Ghilas, attendu aujourd?hui. Ces joueurs, nous dit-on, ne sont pas concernés par le match amical du 26 mai contre le Niger. Tout comme le portier M?bolhi qui est retenu par son club. Il est attendu jeudi. Par ailleurs, le sélectionneur national Vahid Halilhodzic a convoqué le gardien de but de l?USM Alger, Mohamed Amine Zemmamouche pour remplacer Fawzi Chaouchi qui a été libéré du stage pour cause de blessure. De plus amples informations sur le groupe et le match contre le Niger seront données par le sélectionneur national lors du point de presse prévu demain (mercredi).
Mali-Algérie : les Aigles en stage à Paris pour préparer la campagne du Brésil 2014
22/05/12 -
En prévision des deux premiers rendez-vous des éliminatoires de la Coupe du monde Brésil 2014, le 2 juin contre le Bénin à Cotonou et le 9 juin face à l?Algérie à Bamako, les Aigles du Mali affronteront en match amical les Eléphants de Côte d?Ivoire le 27 mai à Saint-Leu-La Forêt (France).
Le nouveau sélectionneur du Mali, Amadou Pathé Diallo, qui a succédé au Français Alain Giresse, a convoqué 24 joueurs dont la plupart jouent en Europe. Le stage en région parisienne débutera le 24 mai, c?est-à-dire au lendemain de l?arrivée du staff technique et des joueurs locaux en provenance de Bamako.Déjà le Mali déplore le forfait du professionnel Ousmane Coulibaly (Brest) pour la rencontre face à l?Algérie. Le défenseur malien souffre d?une lésion aux ischio-jambiers qui l?écarte momentanément de la sélection.
A Paris, la sélection du Mali mettra à profit le match amical face aux Ivoiriens pour bien préparer le déplacement à Cotonou le 2 juin où les Aigles entameront leur campagne des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 contre le Bénin avant d?enchaîner le 9 juin sur ce qui est déjà qualifié d?affiche du groupe, à savoir Mali-Algérie.
La domiciliation de Mali-Algérie, même si elle n?a pas été définitivement arrêtée, devrait être à Bamako. Les responsables de la Fédération malienne ont tout fait pour que le match ne soit pas délocalisé comme l?a souhaité la Fédération algérienne qui a sollicité la FIFA dans ce sens à la lumière des événements qui secouent ce pays depuis des mois.
Le maintien de la rencontre à Bamako sera, très probablement, mis à profit par le staff malien pour motiver ses joueurs contre un adversaire qui a tenté de faire changer le lieu de la confrontation. Les Verts devraient rallier Bamako 48 heures avant le match.
Youcef Djebbari. Président du MCO : « C?est le conseil d?administration qui décidera de l?avenir du club»
22/05/12 -
Quarante-huits heures après le dernier match du championnat, Djebbari, qui a senti l?ingratitude de certains supporters à son égard, a décidé de confier le club aux membres du conseil d?administration (CA). Il a en effet animé un point de presse du côté de l?hôtel Sheraton d?Oran pour annoncer sa décision, celle de remettre les clés du club au CA.
«Je trouve que ma mission est arrivée à son terme avec ce maintien acquis de haute lutte. J?ai enduré des moments difficiles d?autant plus que j?étais seul à bord en compagnie de Haddou Moulay, le manager, et Savoy, l?entraîneur. Maintenant, je remets le club entre les mains des membres du conseil d?administration car je ne suis que le représentant du MCO parmi ce conseil. Je ne suis actionnaire encore moins décideur. Il faut dire aussi qu?il faudra de gros moyens au MCO afin de commencer la saison», dira Youssef Djebbari avant d?ajouter : «Je n?entamerai aucune action en ce qui concerne la saison prochaine avant la tenue de la réunion du conseil d?administration. Si une autre personne est prenante, il se pourrait que je parte car après une saison pleine en émotion et éprouvante sur le double plan mental et physique, je veux bien me reposer un peu.»
Copieusement insulté par une partie du public au stade Zabana lors du dernier match, l?actuel président ne veut pas donner trop d?importance à ce genre de détail même si entre-temps, ces mêmes supporters ont longtemps scandé le nom de son rival, Mohamed Belhadj, connu sous le sobriquet de Baba. «Une partie du public est venu spécialement pour gâcher la fête car les supporters étaient censés fêter ce maintien lors du dernier match au lieu de s?en prendre à moi et l?équipe», précise Djebbari avant d?évoquer le cas Baba. «Cette personne est arrivée au Mouloudia grâce à moi. C?est un gentil gars qui aime bien le club mais certains intermédiaires essayent de se servir de lui pour arriver à leurs fins. C?est pourquoi je tiens à cette réunion du conseil d?administration dont il fait partie afin qu?on tire les choses au clair.» Djebbari a toutefois l?intention d?imposer le maintien de Raoul Savoy à la tête de la barre technique de l?équipe.
«Nous avons non seulement réussi à assurer un maintien d?une manière miraculeuse mais aussi gagner un staff technique d?avenir, qui a prouvé au cours de ce laps de temps relativement court, sa compétence. L?urgence est de le convaincre à prolonger au Mouloudia d?Oran.» Dans cet optique, l?entraîneur, qui devait rentrer hier chez lui n?a pas encore prolongé son contrat. Son sort est aussi tributaire à la prochaine réunion du conseil d?administration.
JS Kabylie : une autre saison ratée
22/05/12 -
La JSK a fini par se maintenir. Un maintien au forceps, il faut le dire.
La JSK, habituée à jouer le podium, se retrouve deux saisons successives à sauver sa peau dans les ultimes instants de la saison. Avec l?une des plus mauvaises attaques avec seulement 28 buts et une défense des plus solides avec 22 buts encaissés. L?équipe a fini à la 9e place avec 41 points pour 9 victoires dont deux à l?extérieur (MCS et MCO), 10 nuls dont six à domicile et 11 défaites dont deux à domicile (CRB et USMH).Certes, les dirigeants se targueront de finir le championnat avec ces 41 points donc dans le Top 10, mais avec un tel total il n?y a pas lieu de se réjouir lorsqu?on se retrouve relégué loin du leader qui en compte 53. Une situation qui a laissé les fans dubitatifs les poussant à fuir les gradins du stade du 1er Novembre.
Le maintien a été assuré par Karouf qui a eu au moins le mérite de prendre le club en pleine tempête provoquée par ceux-là mêmes qui sont en principe garant de la stabilité de l?équipe. Désormais, on parle de la prochaine saison. On jure par tous les saints que pour la nouvelle saison, la JSK jouera le titre avec un recrutement de qualités façon de vouloir calmer les esprits des fans qui réclament un changement. Ainsi donc la JSK vient d?achever une saison que les fans, qui ont tourné le dos à l?équipe, ne sont pas près de l?oublier car elle est loin de les satisfaire. D?autant que l?équipe qui souffrait d?un véritable patron capable à lui seul de galvaniser les troupes n?a pas répondu à ses attentes. Et ce, malgré la bonne volonté de Karouf qui a pris le train en marche avec la délicate mission de sauver les meubles.
Maroci temporise
22/05/12 -
Après avoir quitté la JSM Béjaïa en catastrophe, suite aux accusations de son président, Tayeb Maroci n?a pas attendu longtemps pour recevoir les offres de plusieurs clubs de la Ligue 1.
Mais la plus plausible est celle de la JSK, où le président Hannachi a dépêché un émissaire pour essayer de le convaincre de revenir à son ancien club.Le premier contact a eu lieu dimanche passé à Oran, Maroci a reçu une sérieuse proposition du président kabyle, un prêt-contrat a été remis au joueur pour étude et éventuellement donner sa réponse aujourd?hui. Après réflexion, Maroci a émis des réserves sur ces propositions, d?abord sur la durée du contrat, les tranches de versement de sa prime et ses arriérés.
Pour cela, l?enfant de Maghnia doit rencontrer une seconde fois l?émissaire kabyle. Le seul point positif est le montant du contrat qui, nous dit-on, est très intéressant.
USMAn : Tlaïba président, Benchikha entraîneur
22/05/12 -
Dès aujourd?hui mardi, date de la signature de l?acte notarié portant cession des actifs du capital social d?un montant de 1 million de dinars, la Société sportive par actions, l?USM Annaba, formation sociétaire de la Ligue 2 du championnat de football professionnel change de mains.
Baha Eddine Tlaïba, un universitaire diplômé d?architecture et richissime homme d?affaires né à El Hadjar, à 11 km du chef-lieu Annaba, est le nouveau propriétaire du club annabi. Prévue pour se tenir aujourd?hui en début d?après-midi, l?assemblée générale des actionnaires ne sera qu?une simple formalité. Déjà en possession du dossier du club dont les dettes enregistrées sous son statut amateur puis professionnel, Tlaïba a pris plusieurs dispositions. Procéder en toute priorité au paiement des arriérés de salaires et autres indemnités des joueurs et des techniciens, apurer les comptes financiers du club qui comptabilise une dette cumulée (amateur/professionnel) de plus de 11 milliards de centimes, mettre en place un staff technique et administratif et lancer rapidement l?opération recrutement. Cette dernière devrait être supervisée par Benchikha qui sollicité par le nouveau président de l?USM Annaba, a donné son accord pour occuper le poste d?entraîneur. Il est attendu dans les prochaines 48 heures pour la signature du contrat de travail.
Tout en confirmant l?acquisition de la totalité des actions de la SSPA USMA Annaba, Baha Eddine Tlaïba a annoncé : « L?accord de cession intervenu ce dernier samedi sera matérialisé dès aujourd?hui avec la signature de l?acte notarié. Nous avons déjà entrepris les démarches nécessaires pour la préparation de la nouvelle saison. En priorité, tous les arriérés de salaires et indemnités des joueurs et techniciens inscrits sur le document remis par le commissaire aux comptes seront réglés. Sous la supervision de Benchikha lequel a répondu favorablement à notre sollicitation, nous procéderons au recrutement de joueurs de talent, à la création d?une école de football et des catégories à partir des benjamins.» Le nouveau président usmiste, qui envisage mettre sur pied un staff administratif compétent et une cellule de communication en charge d?un véritable professionnel des médias, a affirmé que toutes le dettes du club seront étudiées au cas par cas.
Jeux paralympiques de Londres : plus que 100 jours avant le coup d?envoi
22/05/12 -
Le compte à rebours pour les Jeux olympique de Londres 2012 (du 29 août au 9 septembre) a commencé.
Une occasion pour l?ambassadeur du Royaume-Uni, Martyn Roper, de donner le coup d?envoi officiel de ce compte à rebours, en animant un bref point de presse, hier matin, au niveau de la salle de conférences au siège du COA.
L?ambassadeur du Royaume-Uni, lors d?une brève allocution, a tenu à mettre en exergue le caractère spécial et particulier de ces Jeux paralympique, en annonçant qu?ils seront «les jeux les plus accessibles de l?histoire des Jeux olympiques, aussi bien pour les athlètes que pour les visiteurs qui voudront assister aux épreuves.
Les Jeux de Londres, olympiques et paralympiques, sont les premiers où la planification et l?organisation ont été intégrées dans la conception des bâtiments, des espaces verts et des transports publics pour qu?ils soient totalement accessibles aux handicapés». «Une première», précise le représentant diplomatique du Royaume-Uni en Algérie. Et de confier : «Un budget de 4 millions de livres a été consacré pour améliorer l?accès aux handicapés, aussi bien au site des Jeux que dans les différents sites touristiques de Londres. On aussi innové avec un ascenseur spécial pour les nageurs handicapés, des bus aménagés pour transporter 6 athlètes à la fois avec leurs fauteuils, alors que les 8250 célèbres bus rouges londoniens seront équipés de système audio pour les malvoyants et malentendants.»
Pour conclure, Martyn Roper annoncera que plus de 4200 athlètes sont attendus pour ces Jeux paralympiques qui s?étaleront sur onze jours, en concourant dans 20 disciplines réparties sur 15 salles, alors qu?il prévoit une affluence record de plus de 2 millions de visiteurs.
Par ailleurs, pour ce qui est de la participation algérienne à ces Jeux paralympiques de Londres, nous avons profité de la présence du DTN et du secrétaire général de la Fédération de handisport pour nous donner quelques détails. A ce propos, on saura que l?Algérie concourra lors de ces jeux dans trois disciplines, avec 3 athlètes en judo, l?équipe de goal-ball (une première), et dans l?athlétisme.
Pour cette dernière discipline, le DTN et le SG de la FAHS nous expliqueront que 35 athlètes ont réussi à réaliser les minima, en attendant que d?autres le fassent à l?occasion du championnat national d?athlétisme open, prévu ce week-end, en précisant que les minima en athlétisme n?ouvrent pas droit, automatiquement, à une qualification aux JO paralympiques, puisque cela est tributaire du quota que l?IPC (Comité international paralympique) attribue à chaque nation. Pour ce qui est des objectifs, la Fédération algérienne de handisport mise sur de meilleurs résultats que lors des derniers JO de Pékin 2008, où l?Algérie avait récolté 15 médailles dont 4 en or.
Club des entraîneurs : assemblée constitutive jeudi
22/05/12 -
Le club des entraîneurs algériens, tous niveaux confondus, vont se réunir jeudi au centre culturel A. Lala, sis boulevard des Martyrs, pour une assemblée constitutive et préparer l?assemblée générale élective. Tous les entraîneurs membres sont conviés à ladite réunion.
France ? dernière journée : Montpellier champion dans une soirée folle
22/05/12 -
Montpellier, 13e budget du championnat de France de football, a démenti tous les pronostics en devenant dimanche champion de France, dans une soirée folle marquée par d?incroyables et longues interruptions de son match à Auxerre.
Que d?émotions pour Louis Nicollin, le président historique de Montpellier, au bord de la crise cardiaque, les yeux pleins de larmes ! Les interruptions multiples à Auxerre (dues à des supporters auxerrois déçus de la relégation), entre jets de projectiles et tribunes évacuées par les policiers ont provoqué un décalage énorme dans la soirée entre le match de Montpellier et celui du Paris SG, encore en course pour le titre, à Lorient. Quand le match du PSG (victoire 2-1 à Lorient) s?est achevé, Montpellier ne devait pas perdre à Auxerre et le score était alors de 1 partout.
Le suspense était à son comble. Si Montpellier avait perdu à Auxerre, une fois le match repris, Paris SG aurait été champion. Mais le Nigérian John Utaka a mis fin au suspense avec son deuxième but (2-1 à la 75?) après la reprise alors que les Parisiens étaient abattus devant la télévision dans les couloirs du stade de Lorient. Même suspense pour le titre de meilleur buteur puis Olivier Giroud (Montpellier) devient meilleur buteur (21 buts) au bénéfice de moins de penalties marqué contre le Parisien Nene (21 buts aussi).
Crainte française sur la C1
Et la finale de la fable est cruelle pour le PSG. Le budget total de Montpellier, 36 millions d?euros cette saison, ne couvre même pas l?achat par le PSG du seul Argentin Javier Pastore, arraché à Palerme (Italie) pour la somme de 42 millions d?euros ! Pour les autres enjeux de cette ultime journée, Caen et Dijon accompagneront Auxerre, déjà condamné depuis le 13 mai, en 2e division. Les trois malheureux croiseront dans l?ascenseur Bastia, Reims et Troyes, qui grimpent en élite. Enfin, il restait une place européenne à attribuer et c?est finalement Bordeaux qui jouera avec Lyon (vainqueur de la Coupe de France) et Marseille (vainqueur de la Coupe de la Ligue) en Europa League la saison prochaine. Que va-t-il se passer maintenant ?
La L1 va-t-elle devenir la propriété exclusive d?un «Qatari SG» qui promet de dépenser sans compter au mercato ? Le projet du fair-play financier mis en place par l?UEFA (un club ne peut dépenser plus qu?il ne gagne) sera-t-il un frein à son expansionnisme ? Et dans l?immédiat, la saison prochaine, la représentation française en C1 fait craindre des désillusions. Montpellier va découvrir. La version pré-qatarie du PSG n?y possédait pas une expérience monumentale et le nouveau PSG doit savoir que Chelsea a mis du temps pour y briller. Lille, lui, devra éviter l?éceuil des barrages. La France devra veiller à ne pas dégrader encore plus sa note en Europe.
Boxe : l?Algérie dans le Top 20
22/05/12 -
Une des disciplines sportives qui fait honneur à l?Algérie est sans aucun doute la boxe. Aussi, pas moins de huit boxeurs sont qualifiés pour les Jeux olympiques de Londres.
Pour mieux mesurer cette performance, il suffit de noter que l?Algérie se positionne en seconde place avec Cuba dans la qualification aux JO avec 8 boxeurs qualifiés contre 9 pour le Kazakhstan. Les 8 pugilistes algériens figurent dans le Top 20. 5 sont dans le Top 10 et 3 dans le Top. «C?est un classement très honorifique dans le Ranking mondial», soutient l?entraîneur national, Azzedine Aggoun. Ce dernier souligne que «cette compétition olympique est la plus relevée de la planète. Sachez que 179 pays ont pris part aux éliminatoires et que seules 69 nations seront présentes à Londres. A cela, il faut ajouter, qu?uniquement 40 médailles seront mises en jeu pour un total de plus de 200 boxeurs».
Pour l?entraîneur national, «le podium n?est pas à écarter pour l?Algérie». Et d?ajouter : «Notre niveau est assez appréciable et il ne faut que se référer à la performance de Rahou qui a battu l?Ouzbékistanais, double champion du monde.»
Quant à la préparation de nos qualifiés, Azzedine Aggoun nous révélera qu?un programme spécial a été établi, allant du 1er juin au 20 juillet 2012. Il conduira nos Olympiens à Cuba, en Thaïlande, au Venezuela, en Chine, en Italie, en Ouzbékistan, au Kazakhstan, en Russie et enfin au Brésil. Seulement, la spécificité de cette programmation se base sur une préparation individualisée, c?est-à-dire que les déplacements se feront en fonction des catégories et qu?après chaque stage à l?étranger, nos boxeurs seront regroupés à Alger. Pour rendre fiable cette stratégie, l?entraîneur national suggère que «tout le staff technique, incluant tous les techniciens des autres catégories, qui prenne en charge le suivi de cette préparation».
Par ailleurs, le président de la Fédération, Bessalem Abdallah, annonce «l?arrivée imminente d?un technicien cubain lequel sera d?un apport significatif». Enfin, pour réaliser toute cette importante préparation avec autant de déplacements, le président de la FAB rassure sur la question de la disponibilité des moyens financiers et confirme que «le coach Azzeidine Aggoun, qui avait annoncé son retrait après le tournoi qualificatif au Maroc, poursuivra sa mission jusqu?aux Jeux olympiques de Londres». C?est une bonne nouvelle pour la sélection de boxe.