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* Lutte contre le terrorisme : La coopération sécuritaire au beau fixe entre Alger et Washington : 23/10/17 - La coopération sécuritaire entre l?Algérie et les Etats-Unis d?Amérique à l?air plutôt de bien se porter. Le coordinateur adjoint par intérim du bureau du contreterrorisme au Département d?Etat américain, Raffi Gregorian, a en tout cas qualifié d?excellent le partenariat entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l?extrémisme violent. «L?Algérie est depuis plusieurs décennies un partenaire très important des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Votre ancien patron du renseignement (Le général Toufik, Ndlr) était en réunion avec ses homologues américains lors des attentats du 11 septembre. Le président Bouteflika était également le premier président de la région à avoir visité les Etats-Unis après l?attaque. Cela compte beaucoup pour nous d?autant que les Algériens ont connu aussi les affres du terrorisme durant les années 90. Depuis, nous avons une excellente coopération », a déclaré le responsable américain lors d?un point de presse animé dimanche 22 octobre 2017 à l?ambassade des Etats-Unis à Alger. Raffi Gregorian - qui se trouve à Alger pour participer une réunion du groupe de travail du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l?Afrique de l?Ouest - a par ailleurs qualifié le voisinage de l?Algérie de « difficile ». A l?occasion justement, il a tenu à rendre hommage à l?Etat algérien pour sa contribution à la lutte contre terrorisme et ses efforts soutenus pour régler les conflits à travers l?Afrique. Toujours concernant la coopération sécuritaire entre l?Algérie et les Etats-Unis, Raffi Gregorian s?est dit « impressionné par le niveau de sophistication des forces armées algériennes ». « La relation entre nous deux pays est mature », a-t-il ajouté précisant que l?Algérie et les Etats-Unis procèdent à des échanges d?informations et d?expériences sur des sujets spécifiques sans toutefois être plus précis. Le responsable américain a évoqué également des « convergences de vues au niveau politique ». « Nous avons les mêmes approches concernant le règlements des crises en Libye et au Mali. Les deux pays soutiennent que la solution ne peut être que politique et que le règlement ne peut se faire que dans un cadre onusien ». « Pour vaincre le terrorisme en Libye, il faut une Libye stable», a-t-il expliqué. Au titre des périls qui menacent la région, le coordinateur adjoint par intérim du bureau du contreterrorisme au Département d?Etat américain a classé sans hésiter Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) comme ennemi public numéro 1. Les Etats-Unis, a-t-il dit, se préoccupent également de la prolifération en Afrique de l?Ouest de petits groupes affiliés à Daech et du retour du Proche-Orient d?Africains ayant combattus dans les rangs du groupe terroriste autoproclamé Etat islamique. Cela en plus, a-t-il mentionné, du problème posé par Boko Haram. Sur les raisons du refus de son pays d?appuyer à l?ONU la force G5 Sahel récemment mise en place par 5 Etats de la région pour combattre le terrorisme, Raffi Gregorian a expliqué que «l?ONU ne peut pas financer une force qui n?est pas onusienne». Il a néanmoins affirmé que les Etats-Unis soutenaient politiquement cette force et qu?ils avaient déjà consacré plusieurs centaines de millions de dollars d?aide aux armés des pays de la région. L'Algérie abrite dès ce lundi la 1ère réunion plénière du Groupe de travail du GCTF sur l?Afrique de l?Ouest. Cette rencontre du Groupe de travail du GCTF sur l?Afrique de l?Ouest, co-présidée par l?Algérie et le Canada, regroupera des hauts fonctionnaires et des experts dans les domaines de la prévention et la lutte contre le terrorisme, de la sécurité des frontières et de la lutte contre le financement du terrorisme, des pays membres du Forum GCTF, des pays de la région de l?Afrique de l?Ouest ainsi que des organisations internationales et régionales, dont l?ONU et l?Union Africaine. Elle aura, entres autres, a procéder à une évaluation aussi fine que possible de la menace terroriste en Afrique du nord et au Sahel.
* Le siège de la Kasma FLN de Meghila (Tiaret) incendié : 22/10/17 - Le siège de la kasma FLN de Meghila (ex Keria), 55 km à l'est de Tiaret, a été incendié dans la nuit du samedi à dimanche font savoir des sources locales.  Questionné, le député-mouhafedh, Khaled Bouriah a "confirmé l'information et nous a déclaré avoir saisi les services de sécurité pour ouvrir une enquête". Cela intervient au lendemain de la fin des délais impartis pour la confection controversée des listes FLN à Tiaret.
* «Nous revendiquons la démocratie, nous avons commencé par nous-mêmes» : 22/10/17 - Votre parti, Talaie El Hourriyet, qui prend part aux élections locales du 23 novembre, s?est plaint de graves dépassements de la part de l?administration. Pensez-vous qu?il a été particulièrement visé ? Avec le recul, ne pensez-vous pas que participer à une élection dans le contexte actuel est une décision hasardeuse ?   Le pouvoir a usé de toute son ingéniosité maléfique pour bloquer les listes de notre parti afin de le minoriser sur la scène politique. Nous n?étions pas naïfs au point de nous attendre à ce que l?appareil politico-administratif nous déroule le tapis rouge pour notre première participation électorale. Mais de là à user de subterfuges aussi ridicules les uns que les autres pour rejeter nos listes dépasse l?entendement. C?est de l?acharnement ! Au caractère inique de certaines dispositions de la loi organique que nous avions dénoncées, sont venus s?ajouter l?abus de pouvoir, la surenchère et le zèle de ceux qui, au niveau local, ont appliqué la consigne non écrite de bloquer les listes de Talaie El Hourriyet. Oui, notre parti est particulièrement visé. Je n?exagérerais pas en disant que la disposition de la loi organique elle-même, qui exige des signatures pour les partis qui participent à un scrutin pour la première fois, visait notre parti. C?est une clause anti-Talaie El Hourriyet. La décision de la participation aux élections locales n?est pas hasardeuse dans la mesure où la décision a été prise en connaissance de cause. Nous ne sommes pas dupes au point de nous attendre à ce que ce scrutin réponde aux normes démocratiques universellement admises. Nous savons parfaitement que ces élections, comme les précédentes, ne seront ni transparentes, ni régulières, ni loyales. Elles porteront la marque infamante de la fraude électorale. Nous savons parfaitement que les lois organiques relatives au régime électoral et à la Haute instance indépendante de surveillance des élections n?ont contribué qu?à la consolidation de la mainmise de l?appareil politico-administratif sur le processus électoral et des mécanismes de la fraude. Sauf que notre parti qui prône la démocratie se fait un point d?honneur à commencer par appliquer la démocratie comme mode de fonctionnement interne. Les membres du Comité central avaient fait le choix de ne pas participer aux élections législatives. Nous l?avions respecté. Ils ont fait le choix de la participation aux élections locales. Nous avons tenu à le respecter. C?est un choix transparent et démocratique, intervenu lors d?un vote nominatif en présence des médias. Un choix difficile que notre parti a assumé, je le répète, en connaissance de cause. Le diagnostic de la crise fait consensus chez les partis de l?opposition, mais dans la réalité il y a une forme d?inertie qui caractérise l?activité politique en Algérie. Comment voyez-vous l?issue à cette impasse dans laquelle se retrouve l?opposition ? La responsabilité de ce que vous considérez comme une forme d?inertie qui caractérise l?activité politique en Algérie incombe entièrement au pouvoir en place qui, comme je l?ai déjà dit, ne tolère le multipartisme que pour sa vitrine extérieure. Il ne reconnaît la qualité d?acteurs politiques qu?à ses alliés et sa clientèle politique. Tout, depuis la croisade pour obtenir un agrément pour un parti politique, aux tracasseries pour obtenir une autorisation pour la tenue d?une activité partisane en dehors du siège, aux ingérences dans le fonctionnement des partis politiques avec la menace de redressement pour écarter les directions indociles, à la complicité pour promouvoir les forces de l?argent sur la scène politique, tout cela concorde à encadrer la vie politique de telle façon que le champ politique soit verrouillé et que l?activité de l?opposition se résume à sa plus simple expression. Voilà la triste réalité ! Quant à l?issue de cette impasse, il est à craindre, malheureusement, qu?elle ne soit dramatique. Et c?est ce que nous voulons éviter. Le changement doit être pacifique. Malheureusement, tout dans le comportement du pouvoir en place met en danger la cohésion nationale et la stabilité du pays. On ne peut pas dire que l?opposition qui s?est rassemblée autour de la plateforme de Mazafran a échoué puisque la proposition de cette plateforme est toujours sur la table. Notre parti, Talaie El Hourriyet, reste fermement attaché à l?action unitaire de l?opposition nationale mise au service du projet de transition démocratique. Certes, il y a eu des divergences sur l?attitude à adopter au sujet des élections législatives, et il y en a aujourd?hui sur les élections locales. Mais nous estimons que ces divergences ont un caractère secondaire et dérisoire par rapport aux véritables défis politiques, économiques et sociaux que le pays se doit de relever. Dans cet esprit, notre parti tient à la préservation de l?unité des rangs de l?opposition nationale qui représente un acquis précieux pour la cause démocratique de notre pays, car il n?est pas facile de réunir tous les courants de l?opposition autour d?un même objectif, celui d?imposer au pouvoir la négociation d?une transition démocratique pour sortir définitivement le pays de la crise. Que pensez-vous des appels de plusieurs personnalités, en l?occurrence Noureddine Boukrouh, Ali-Yahia Abdennour, Ahmed-Taleb Ibrahimi et Rachid Benyellès à l?adresse de l?armée pour favoriser un changement pacifique dans le pays ? Il est évident que la gravité de la situation actuelle interpelle tout ce que notre pays recèle de politiques, d?intellectuels et d?acteurs de la société civile qui mesurent les risques de l?attitude suicidaire du pouvoir pour la sécurité et la cohésion nationale et la stabilité du pays. Il est donc tout à fait normal que les initiatives se multiplient et bien qu?elles ne se ressemblent pas, elles convergent vers des propositions de sorties de crise. Ces initiatives ont chacune leur mérite. Je ne sais pas si les personnalités que vous citez demandent explicitement à l?armée d?intervenir dans le champ politique pour favoriser un changement pacifique dans le pays. Ce n?est pas la lecture que j?en ai fait de leurs déclarations et de leurs écrits. Ils ont tout à fait le droit de dire comment ils voient la sortie de crise. Ce sont des personnalités respectables et respectées et qui ont servi dignement leur pays. Pour moi, l?armée ne doit pas s?impliquer dans le débat politique national. Son rôle n?est pas celui d?être une partie prenante dans la recherche d?une solution à la crise, mais d?accompagner, de garantir et de veiller au respect de toute démarche consensuelle qui sera adoptée dans le cadre d?un dialogue politique national, pour un projet rassembleur pour une sortie de crise définitive et la construction d?un Etat démocratique. Depuis quelque temps, vous ne parlez plus de vacance de pouvoir mais d?impasse politique. Vos adversaires vous accusent de faire dans le nihilisme, vos discours sont déprimants. En quoi la situation du pays est dans l?impasse ? Ce ne sont pas nos discours qui sont déprimants, c?est la réalité qui l?est, c?est l?état dans lequel le régime a mis notre pays qui est déprimant. C?est le marasme économique et social qui est déprimant. C?est cet horizon bouché qui pousse nos jeunes à risquer leur vie en tentant l?aventure d?une traversée périlleuse pour rejoindre d?autres rives qui est déprimant. Ce n?est pas Talaie El Hourriyet qui a qualifié la situation de notre pays d?«enfer». Pour notre part, nous croyons fermement que d?autres choix s?offrent à l?Algérie. Quant à l?impasse politique, elle est indéniable. Avec une institution présidentielle qui monopolise l?essentiel des pouvoirs constitutionnels sans pour autant les assumer, avec une institution législative qui a subi un désaveu cinglant le 4 mai 2017 qui lui a ôté toute légitimité, toute représentativité et toute confiance, avec l?instabilité gouvernementale qui fait que des décisions contradictoires se succèdent au gré des changements de gouvernements et de ministres, avec l?absence de contre-pouvoirs et le discrédit des organes de contrôle, ce sont les principales institutions de la République qui apparaissent dans un état de délabrement avancé, constituant ainsi une menace à la pérennité de l?Etat national. C?est cela l?impasse politique dans laquelle le pouvoir en place a plongé notre pays. Beaucoup de partis qui ont été avec vous dans le cadre de la CNLDT et l?ICSO parlent de l?intrusion de l?argent sale dans le processus électoral. Comment expliquez-vous la persistance de ce phénomène ? C?est un fait que l?argent sale a investi la sphère politique, les institutions et le(s) centre(s) de décision. Il a pollué l?environnement politique, introduisant des pratiques détestables dans la vie politique, contribuant ainsi à la désaffection du citoyen vis-à-vis du politique. Cela pouvait-il se faire sans la complicité du pouvoir en place ? J?en doute. L?argent douteux n?a pas surgi du néant. Il s?est constitué d?abord à la faveur de l?embellie financière exceptionnelle de la dernière décennie. Puis, il a prospéré à l?abri d?un régime politique qui aura été, à tout le moins, accommodant, complaisant et permissif à son égard. Cela a aiguisé ses appétits et cela a nourri en lui des ambitions politiques. En l?absence de garde-fous, le pouvoir de l?argent a pris d?assaut les institutions et les cercles du pouvoir. S?agissant de la reconfiguration de la scène politique, il faut avoir à l?esprit que le pouvoir en place ne tolère le multipartisme que pour la vitrine extérieure. Il ne tolère que l?opposition qui s?insère dans son agenda. Il est normal, dès lors, que le pouvoir procède à une reconfiguration de la scène politique, notamment par le trucage des élections, ce qu?il a fait lors des dernières législatives pour s?appuyer sur sa clientèle, dont les forces de l?argent, pour baliser le chemin qui mène à l?échéance 2019 et assurer sa survie. On a vu comment, «par le miracle des urnes», des partis de l?opposition qui se sont engagés dans le combat démocratique depuis des décennies ont été minorisés alors que d?autres partis politiques nés dans la périphérie du pouvoir ont été propulsés sur la scène politique.   Le gouvernement a décidé de recourir au financement non conventionnel pour résorber la crise économique que traverse le pays. Pensez- vous que c?est la bonne solution pour s?en sortir ?  C?est un fait que la situation économique a atteint une gravité sans précédent. Les gouvernements qui se sont succédé depuis le début de la crise ont prouvé leur incapacité à relever les défis induits par cette situation et à y apporter les réponses et les mesures nécessaires. Ils n?ont jamais arrêté une stratégie sérieuse pour faire face à la crise. Ils se sont attachés aux aspects comptables de la crise et ont ignoré les réformes structurelles que la crise a rendues davantage indispensables et urgentes. On a d?abord essayé la démarche pluriannuelle 2016-2019. On a adopté, par la suite, le Nouveau modèle de croissance avec une projection sur 2030, tombé aux oubliettes ! Trois ans et demi de perdus depuis le début de la crise financière. Le gouvernement actuel croit avoir trouvé la solution magique, celle de recourir à la planche à billets, contre l?avis de la grande majorité des experts. Et toutes ces démarches procéderaient d?un programme mythique du président de la République. Or, tout le monde le sait, et les exemples sont légion, pas ceux cités par nos gouvernants pour tromper l?opinion publique, qu?un tel choix entraînera le pays dans une spirale dangereuse et mènera inéluctablement à l?explosion des prix, à une dévaluation incontrôlable du dinar et à une inflation galopante. Cette situation de crise économique majeure va se répercuter sur les couches vulnérables de la population, ouvrant la voie à des instabilités sociales inévitables et à des risques sérieux sur la sécurité et la stabilité du pays. Les experts ont multiplié les mises en garde contre le recours à la planche à billets et les dangers de dérapage en termes d?inflation, de détérioration du coût de la vie, de dévaluation du dinar, notamment. Le pouvoir autiste n?a rien voulu entendre. Voilà un gouvernement qui pâtit d?un manque de légitimité et de l?absence de confiance de la part du citoyen, qui, dans une situation de vacance du pouvoir au sommet et avec la complicité d?un Parlement rejeté par le peuple le 4 mai dernier, se permet de disposer de la planche à billets de l?Etat algérien, sans limite, et sans contrôle, pour couvrir l?échec économique du pouvoir en place, continuer à entretenir ses clientèles et à acheter la paix civile pour garantir la traversée du chemin qui reste à parcourir avant l?échéance 2019.
* Mohamed Ghafir présente son livre et rend hommage à Fatima Bedar : 22/10/17 - Mohamed Ghafir, dit Moh Clichy, responsable de la Fédération de France du FLN (région nord de Paris) de 1956 à 1962, a présenté, hier, son dernier essai, Droit d?évocation et de souvenance, édité par Encyclopedia et préfacé par les professeurs Jean-Luc Einaudi et Boualem Aïdoun, à la petite salle du TRB de Béjaïa. Le livre de 600 pages porte sur les événements du 17 Octobre 1961. Invité par Brahim Tazaghart, responsable des éditions et de la librairie Tira, l?orateur a profité de l?occasion pour rendre hommage à Fatima Bedar, une collégienne de 15 ans, qui a été tuée lors de ces événements. Mohamed Ghafir a consacré, dans la trame du chapitre qui parle des femmes militantes, des passages à l?héroïne de Tichy (Béjaïa). Et ce, en présence du frère de la plus jeune victime du massacre du 17 Octobre 1961 et la seule femme qui a été citée par l?histoire dans ce massacre d?Algériens perpétré par la police française sous l?ordre de Maurice Papon, alors préfet de police de Paris. Fatima est sortie de la maison sans le consentement de sa mère, puisqu?elle insistait pour participer à la marche pacifique. Lors de la manifestation, les policiers, avec une violence inouïe, ont chargé les Algériens en malmenant, matraquant, tuant et brûlant vifs des manifestants. Des dizaines d?entre eux ont été jetés dans la Seine, dont la petite Fatima «qui n?était pas partie avec les autres femmes», selon son frère. «Celles-ci ont été interceptées par le service d?ordre, puis embarquées vers les hôpitaux, les casernes ou tout simplement déposées près de chez elles», indique Moh Clichy. «Les femmes ont été violentées, mais aucune victime n?a été dénombrée parmi elles, l?administration française ayant donné des instructions dans le sens d?épargner les femmes et les enfants», ajoute-t-il.  Quinze jours plus tard, le 31 octobre, la police convoque le père de la collégienne dans le but d?identifier un corps retrouvé par les services de nettoyage du fleuve, coincé par la grille d?un canal qui se jette dans la Seine, puis repêché avec son cartable par les pompiers. Les ossements de Fatima ont été rapatriés et réinhumés dans un Carré des martyrs à Tichy, en 2006, sans compter sur le concours des autorités algériennes. Ghafir Mohamed est revenu dans son livre sur les faits ayant marqué ces événements. «Je raconte dans ce livre des choses que j?ai vécues», a déclaré d?emblée l?auteur, «que des faits» loin des autres «considérations» qui pourraient entacher l?authenticité de ces mémoires. Car pour lui, «les Algériens, notamment les jeunes, doivent passer d?abord par la connaissance des faits historiques de la Révolution avant de s?intéresser à la politique et aux épisodes noirs de notre histoire. Moi-même j?ai vu des choses qui m?ont déplu, mais cela ne doit pas occulter le combat et le sacrifice de ceux qui sont morts pour l?indépendance». Par ailleurs, le conférencier s?est étalé sur le rôle des immigrés dans la lutte pour l?indépendance en indiquant que «la Fédération de France comptait 80 000 militantes et militants. Plus de 80% du budget de la guerre provenaient des cotisations des militants dans l?immigration». Pour lui, «le déplacement de la Révolution algérienne ? dont l?idée de la lutte armée a germé après les massacres du 8 Mai 1945 ? sur le territoire français a été déterminant pour la suite des événements, car le 28 octobre 1961, le général Charles de Gaulle a engagé les négociations en appelant à des rounds de pourparlers entre les responsables algériens et ses représentants». Et d?ajouter :  «Par conséquent, du 10 au 17 mars 1962, il était question de parler d?indépendance sans aucun autre compromis.» Ainsi, pour Mohamed Ghafir, «la Révolution algérienne a été entamée à Paris avec la fondation de l?Etoile nord-africaine (ENA) en 1926 par des travailleurs émigrés et s?est terminée à Paris par les événements du 17 Octobre 1961, qui ont contraint les Français à s?asseoir à la table des négociations une semaine plus tard». En 2006, rapporte Moh Clichy, «Jean-Luc Einaudi a établi une liste de 493 victimes identifiées et une autre comptant 350 morts non identifiés et 15 000 arrestations se basant sur différentes archives des services de sécurité français et des pompiers». A ce propos, l?ancien responsable de la Fédération de France du FLN regrette que le ministère des Moudjahidine, qui dispose de plus de moyens, n?ait rien fait pour recenser les victimes et déterminer leur nombre exact. A la fin de la rencontre, le frère de Fatima Bedar a promis de remettre le cartable de sa s?ur et ses livres de littérature au Musée des moudjahidine de Béjaïa.  
* Merzoug Touati et Mohamed Baba Nadjar en grève de la faim... : 22/10/17 - Le blogueur Merzoug Touati, 29 ans, originaire de Sétif, «est en grève de la faim depuis 37 jours dans sa prison, à Béjaïa, où il est détenu depuis janvier dernier», affirme son avocat, Salah Dabouz, joint par téléphone. Accusé d?«intelligence avec l?étranger», après la diffusion sur son blog (hogra.com) d?une interview qu?il a réalisée sur Skype avec une personne qui s?était présentée comme «un diplomate israélien», au sujet de l?existence «jusqu?à l?an 2000 d?un bureau de liaison d?Israël à Alger», Merzoug a été directement placé sous mandat de dépôt et demeure sans jugement jusqu?à ce jour. «Sa vie est en danger en raison du maintien de sa grève de la faim. Son action est une protestation contre sa détention arbitraire et contre le refus de la justice de convoquer les témoins qu?il a demandés, alors que les propos de l?un d?eux étaient pour beaucoup dans les accusations formulées contre lui», explique l?avocat. «Merzoug Touati confirme qu?il est victime d?un complot de certains éléments de la police et s?indigne sur le fait que la justice refuse encore d?enquêter sur ce sujet. De plus, il faut rappeler qu?au dessus de tout cela, il est en détention provisoire en violation de l?article 123 du code de procédure pénale qui stipule que l?accusé reste libre pendant la procédure d?instruction», ajoute Me Dabouz. Et d?ajouter : «En raison de sa grève de la faim, Merzoug Touati est, malheureusement, soumis aux pires traitements dans la prison de Béjaïa. Les gardiens le tiennent éveillé la nuit en le réveillant toutes les 10 minutes. Ils lui ont interdit, aussi, de sortir dans la cour depuis plusieurs jours et de communiquer avec les autres prisonniers.» L?autre cas évoqué par l?avocat est celui de Mohammed Baba Nadjar, originaire de Ghardaïa, détenu ? alors âgé de 22 ans ? depuis octobre 2005. Accusé de «meurtre», Mohammed Baba Nadjar a été «condamné à mort» en premier lieu, puis à «perpétuité» en mai 2009. Son avocat affirme que lui aussi est en grève de la faim dans sa prison à Aïn Al Hagar, dans la wilaya de Saïda. Il en est, selon lui, au 33e jour de son action. «Mohammed Baba Nadjar, qui doit avoir 34 ans aujourd?hui, se sent lésé dans ses droits. Les fonctionnaires de la justice lui ont pourtant demandé de constituer un dossier d?amnistie personnelle, mais ils ne sont plus revenus vers lui. Mohammed Baba Nadjar ne cesse de clamer son innocence depuis 2005. Mais à qui le dire ? Il a été condamné sans preuve. De plus, il a découvert que le seul témoin à charge dans son affaire avait déjà fait un faux témoignage dans une autre affaire, ce qui l?a poussé à demander à être rejugé», indique Me Dabouz, qui affirme qu?une demande sera transmise prochainement au ministre de la Justice, qui est le seul habilité à instruire le procureur général de la cour d?organiser un nouveau procès pour Mohammed Baba Nadjar.
* Algérie-Maroc : La tension monte d?un cran : 22/10/17 - Crise de nerfs diplomatiques entre Alger et Rabat. Les propos du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel sur le Maroc, tenus avant-hier à l?université d?été du FCE, ont provoqué une vive réaction de la part de la diplomatie marocaine. Rappel de son ambassadeur en Algérie pour consultation et convocation du chargé d?affaires de l?ambassade d?Algérie à Rabat pour lui signifier «la colère» des autorités marocaines. Un autre incident diplomatique ? classique ? à ajouter aux annales bien «garnies» des relations des deux pays. M. Messahel, qui répondait aux interrogations de certains hommes d?affaires algériens citant le Maroc comme «exemple» en matière d?investissement dans le continent, a accusé le voisin marocain de blanchiment d?argent en Afrique. «Le Maroc, c?est rien du tout, les banques marocaines investissent, c?est le blanchiment d?argent du haschich. Tout le monde le sait. La Royale Air Maroc transporte autre chose que des passagers, tout le monde le sait (?)», accuse le ministre. Sitôt prononcés, les propos du ministre des Affaires étrangères ont provoqué la colère de Rabat. En l?absence de l?ambassadeur algérien sur place, M. Benyamina, le chargé d?affaires, a subi les remontrances des autorités diplomatiques marocaines, ayant été convoqué le soir même par le secrétaire d?Etat marocain. Une convocation suivie d?une déclaration virulente dans laquelle la diplomatie marocaine a qualifié les propos de Abdelkader Messahel d?«irresponsables» et «enfantins» et parlé d?«allégations».  «Ces allégations mensongères ne peuvent justifier les échecs ou cacher les véritables problèmes économiques, politiques et sociaux de ce pays (Algérie). L?engagement pour l?Afrique ne peut être réduit à une question de ressources financières, sinon l?Algérie avec ses pétrodollars aurait pu réussir. Il s?agit plutôt d?une vision claire, volontariste et agissante, ayant foi dans les pays et peuples frères d?Afrique et en investissant en un avenir commun à leur côté», répliquent les autorités marocaines. Usant d?un ton dur, le communiqué de la diplomatie marocaine condamne ce qu?elle qualifie de «propos affabulatoires, d?un niveau d?irresponsabilité sans précédent dans les relations bilatérales (?)».  C?est l?escalade assurée ou les choses vont-ils en rester là ? Si les relations entre Alger et Rabat sont durablement installées dans une stratégie de tension, cet épisode risque de franchir un nouveau cap dans «la guerre froide» entre le deux gouvernements. La diplomatie algérienne n?entend pas réagir à la déclaration marocaine, probablement pour ne pas envenimer les choses et éviter le point de non-retour. Connu pour son langage «direct», le chef de la diplomatie algérienne prend parfois des libertés avec le diplomatiquement correct. Sans vouloir de manière prémédité provoquer des incidents, Abdelakder Messahel s?amuse à «taquiner» ou à «charrier» sans trop se soucier des implications.  En tout cas, le ministre des Affaires étrangères n?a pas jugé utile de répondre. Du moins pour le moment. Selon une source au ministère des Affaires étrangères, «les propos de Messahel n?étaient pas une déclaration, mais un commentaire en réponse aux interrogations de  quelques investisseurs. Ce n?était pas prémédité. Il n?a pas cherché à provoquer. Nous ne voulons pas de la tension. Dans ce qu?a déclaré le ministre, il n?y a rien de nouveau. C?est dans tous les rapports des organes des Nations unies, de l?Union européenne, qui accablent le Maroc en raison de sa drogue qui inonde les pays africains et européens».  «Des chefs d?Etat se plaignent de la drogue marocaine qui envahit le continent, c?est un secret de polichinelle», ajoute la même source.  Commentant la réaction marocaine, notre source juge «disproportionnée» la convocation du chargé d?affaires et le rappel de l?ambassadeur. «Le Maroc cherche à dramatiser, parce que sa diplomatie a subi des revers, notamment lors de la réunion du Comité exécutif de l?Union africaine qui s?est tenue en Guinée, où Rabat a échoué dans sa man?uvre d?exclure le Sahara occidental du sommet UA-UE, qui devrait se tenir en Côte d?Ivoire», juge-t-on dans les milieux diplomatiques algériens. Par ailleurs, un diplomate algérien rappelle que des responsables marocains passent le clair de leur temps à attaquer l?Algérie en des termes inacceptables. «Lors de la réunion de la 4e commission des Nations unies en septembre dernier, le représentant permanent du Maroc a cité plus de 40 fois l?Algérie en des termes extrêmement négatifs auxquels nous n?avons pas répondus. C?est le Maroc qui est dans la provocation permanente», a fait remarqué notre interlocuteur. Ce dernier assure qu?Alger «travaille pour des relations sereines, fraternelles et fructueuses avec le Maroc».  
* Une relation des plus tumultueuses : 22/10/17 - La convocation par les autorités marocaines du chargé de mission de l?ambassade d?Algérie et le rappel de leur ambassade constituent un nouvel épisode tumultueux dans les relations entre les deux pays. Depuis quelques années, les deux pays entretiennent des relations très tendues, qui se traduisent par des déclarations pour le moins inopportunes, sinon virulentes. Si cette fois-ci, elles réagissent aux propos de Abdelkader Messahel, les autorités marocaines attaquent souvent l?Algérie, l?accusant tantôt d?être derrière le conflit du Sahara occidental, tantôt d?être derrière les flux migratoires vers le territoire marocain. En avril dernier, le ministère des Affaires étrangères algérien avait convoqué l?ambassadeur du royaume du Maroc, Lahcen Abdekhalek, auquel il avait signifié un rejet catégorique des «allégations mensongères» marocaines faisant porter à l?Algérie la responsabilité d?une expulsion de ressortissants syriens vers le territoire marocain. Un mois après, Abdelkader Messahel a convoqué une nouvelle fois l?ambassadeur du Maroc pour lui faire part des «vives protestations» de l?Algérie suite au «harcèlement», de la part de membres de la délégation marocaine, dont a été victime une jeune diplomate, membre de la délégation algérienne au séminaire du comité des Nations unies sur la décolonisation, qui s?est tenu à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du 16 au 18 mai 2017. «Ces provocations contre la diplomate algérienne ont amené les autorités de Saint-Vincent-et-les-Grenadines à lui assurer une protection personnelle rapprochée», a soutenu le communiqué du MAE. Le Maroc persiste et signe en réclamant à l?Algérie des excuses. Il faut dire que la position constante de l?Algérie en faveur d?un règlement du conflit du Sahara occidental dans le cadre de l?ONU dérange le régime marocain. A cela s?ajoute le refus quasi-catégorique de l?Algérie de répondre favorablement à la demande maintes fois formulée par le roi Mohammed VI de rouvrir la frontière terrestre entre les deux pays. Une frontière qui a été fermée de manière unilatérale par l?Algérie après avoir été accusée par le royaume marocain d?avoir été derrière les attentats de Marrakech en août 1994. Le roi Mohammed VI attaque de manière virulente et constante l?Algérie dans ses discours officiels. Et dans toutes ses attaques, il pointe d?un doigt accusateur la responsabilité de l?Algérie dans l?échec de l?initiative marocaine d?annexion du Sahara occidental sous forme d?autonomie élargie. «L?heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l?intimidation, de l?humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf. La communauté internationale et les organisations des droits de l?homme doivent prendre leurs responsabilités en mettant un terme à la violation persistante des conventions internationales humanitaires par l?Algérie», avait déclaré Mohammed VI lors du 35e anniversaire de la Marche verte, accusant aussi l?Algérie d?instrumentaliser «honteusement» les libertés dont jouit le peuple marocain et de «porter atteinte» à son intégrité territoriale. Les provocations marocaines ne viennent pas que du roi. L?ancien ministre et secrétaire général du parti marocain Istiqlal, Hamid Chabat, avait réclamé l?annexion de Tindouf et de Béchar. Il faut dire que les propos de Abdelkader Messahel ne sont qu?un prétexte pour attaquer l?Algérie et pour tenter de la dénigrer au niveau international. Depuis la guerre des sables du 15 octobre 1963, date où le roi du Maroc, feu Hassan II, avait envoyé ses troupes militaires pour occuper Tindouf, les relations entre l?Algérie et le Maroc n?ont jamais été «normales». Quand elles n?étaient pas tendues, elles étaient froides.
* Des organismes internationaux en parlent : 22/10/17 - Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, s?en est pris, publiquement, aux activités économiques du Maroc dans le continent africain, accusant même les banques marocaines de verser dans le «blanchiment de l?argent du haschich» en Afrique. Ses déclarations ont suscité, naturellement, des réactions vives de la part des autorités marocaines allant jusqu?à rappeler, pour consultation, l?ambassadeur marocain à Alger. En interne, beaucoup parmi les observateurs de la scène politique et économique s?interrogent sur la pertinence des propos du chef de la diplomatie algérienne, d?autant que la présence marocaine sur les marchés africains, que le ministre a tenté d?en minimiser le poids, est confirmée par des rapports établis par des institutions internationales spécialisées. Selon l?édition 2017 du rapport «Perspectives économiques en Afrique», une publication conjointe de la Banque africaine de développement (BAD), du Centre de développement de l?Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Pwrogramme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Maroc se hisse en tête des investisseurs intra-africains et devient aussi le cinquième investisseur mondial en Afrique. «De plus en plus, le Maroc s?affirme comme un investisseur de premier plan, avec environ 8 milliards de dollars d?investissements annoncés en 2015-16, signe des gains en capacité des entreprises marocaines dans les services financiers, les télécommunications et les industries manufacturières», est-il souligné dans ce document. Il faut dire, à ce propos, que le Maroc a réussi à conclure de nombreux accords avec les pays d?Afrique subsaharienne, qui prennent la forme de conventions commerciales et tarifaires, d?accords basés sur la clause de la Nation la plus favorisée (NPF) ou d?accords multilatéraux. Le rapport FDI Market 2017, du Financial Times, révèle que le pays «est le premier pays africain en matière d?investissements directs à l?étranger (IDE), avec 5 milliards de dollars investis dans 22 projets hors du territoire au cours de l?année 2016». Quant à l?indice Doing Business de la Banque mondiale, cité d?ailleurs par M. Messahel, il ressort du dernier rapport sur le climat des affaires dans le monde que le Maroc a réussi à réaliser un saut qualitatif à travers l?amélioration de son classement, passant du 129e rang à la 68e position sur 190 pays en 2016. Le pays s?est également hissé, grâce au classement, au premier rang en Afrique du Nord, au troisième à l?échelle du continent et au quatrième au niveau de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Sur le plan interne, le dernier rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié mardi à Washington il y a à peine une semaine, le Fonds monétaire international (FMI) indique que le Maroc réalise l?un des meilleurs taux de croissance de la région MENA, soit 4,8% en 2017, ce qui a amené la patronne du FMI, Christine Lagarde, à observer que les trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) sont «totalement différents», soulignant que le Maroc a réussi à réaliser des «réformes réelles, aussi bien sur le plan budgétaire que structurel».
* Situation économique et politique du pays : Bouteflika courtise la presse : 22/10/17 - Depuis quelques années, le chef de l?Etat a instauré une «Journée nationale de la presse», qui coïncide avec la date de 22 octobre. Une occasion pour lui d?envoyer un message à la corporation. La missive, courte, est surtout un appel aux hommes et femmes de la presse de ne pas «trop noircir» le tableau d?un pays qui vit une situation politique et économique très délicate. «J?exhorte la famille de la presse algérienne à être au service des   intérêts suprêmes de notre patrie en contribuant à l?éclaircissement des faits, en émettant des critiques objectives», a en effet indiqué Abdelaziz Bouteflika dans ce message diffusé par l?agence officielle, APS. Avant cela, le chef de l?Etat a rappelé que la situation du pays est délicate sur le plan économique et sécuritaire. «Nous sommes tous confrontés aux difficultés financières et économiques de la conjoncture. Nous avons arrêté des mesures pour y faire face et poursuivre le processus d?édification en engageant les réformes nécessaires», a-t-il écrit. «Nous vivons également dans un environnement régional accablé par les crises et les conflits, dont certains affectent notre voisinage immédiat, d?où la nécessité de faire preuve de prudence et de vigilance pour préserver la sécurité, la stabilité et l?intégrité de notre pays», a-t-il ajouté. Sur le plan purement professionnel, Abdelaziz Bouteflika presse le gouvernement de parachever «avant la fin de l?année» la création de l?autorité de régulation de la presse écrite et la relance, dès 2018, du fonds d?aide à la presse. Mais il ne répond pas directement aux accusations de la communauté internationale concernant le recul des libertés dans le pays. Il se contente de rappeler les dispositions de la Constitution qui donnent plus de liberté aux journalistes. Des dispositions qui ne trouvent pas forcément un prolongement sur le terrain. «Je tiens, à cette occasion, à m?incliner à la mémoire de nos journalistes, hommes et femmes morts au service de cette noble mission, les martyrs de la glorieuse Guerre de libération et de la tragédie nationale», a également indiqué le chef de l?Etat. Pour marquer cette date, le chef de l?Etat a créé un prix dédié aux journalistes professionnels. Il sera décerné ce soir.  
* «On travaille pour définir les mécanismes d?aide à la presse» : 22/10/17 - Le fonds d?aide à la presse fait partie des mesures adoptées par le gouvernement pour permettre aux journaux de surmonter les chocs économiques à venir. Actuellement, on travaille justement pour définir les mécanismes et les conditions d?accès à ce dispositif d?aide aux journaux», a déclaré, hier, le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, lors de sa visite dans la wilaya de Tizi Ouzou. Le même représentant du gouvernement a souligné également que la situation que traverse la presse en Algérie est très difficile, précisant que plusieurs titres ont d?importantes redevances impayées au niveau de l?imprimerie. Il a aussi rappelé que plus de 60 journaux ont mis la clef sous le paillasson depuis 2014. «Il y a une soixantaine de titres qui ont cessé de paraître depuis trois ans, mais il est utile de souligner que, durant cette période, pas moins de 30 journaux ont été créés. Nous avons actuellement plus de 150 titres de presse», a-t-il indiqué avant de parler du blocage du support d?information électronique TSA (Tout Sur l?Algérie). «Je n?ai pas d?information sur le blocage de TSA. Même ses responsables n?ont pas fourni plus d?explications sur la situation de leur site qui est, peut-être, liée à un problème avec l?hébergeur», a-t-il expliqué. Evoquant le volet publicité, M. Kaouane a estimé que «l?ANEP permet aux journaux de vivre en dépit de la conjoncture économique actuelle que traverse le pays». «Le chiffre d?affaires de l?ANEP a chuté de 60%», a-t-il également rappelé. Pour ce qui est de la carte de presse, le ministre a indiqué que son département compte assainir le fichier des journalistes professionnels. «Nous veillerons à ce que seuls les concernés soient détenteurs de la carte nationale de journaliste professionnel», a-t-il insisté. «Il y a eu de la complaisance dans la délivrance de quelques cartes nationales de journalistes professionnels. Certains directeurs de journaux ont délivré des attestations de travail à des personnes qui n?ont rien à voir avec la profession», a-t-il révélé. Par ailleurs, notons que lors de sa visite dans la wilaya de Tizi Ouzou, M. Kaouane a procédé à la mise en service de la maison de la presse Malik Aït Aoudia, où 15 titres, dont El Watan, Liberté, El Khabar, l?Expression, El Mohdjahid, Horizons et l?APS ont eu droit à des locaux pour abriter leurs siège des bureaux régionaux. Ensuite, il a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle Tahar Djaout et une autre devant le mémorial des journalistes assassinés. Il s?est également déplacé à Tizi Rached, où il a donné le coup d?envoi d?un semi-marathon organisé à la mémoire de Smaïl Yefsah, journaliste assassiné en 1992. Enfin, M. Kaouane a visité le chantier des 100 logements LPA que réalise l?OPGI à Draâ Ben Khedda, et dont une partie est affectée à des journalistes exerçant dans la wilaya de Tizi Ouzou.  
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* WAC 3 - USMA 1 : Pas de finale pour l?USMA : 22/10/17 - L?aventure africaine s?est arrêtée, hier, pour l?USM Alger, au stade Mohamed V de Casablanca, au Maroc. Les «Rouge et Noir» se sont incliné, face au WAC, sur le score de trois buts à un, pour le compte de la demi-finale «retour» de la Ligue des champions d?Afrique. Au match «aller», disputé le 29 septembre dernier, au stade du 5 juillet à Alger, les deux équipes s?étaient séparées sur le score de zéro but partout. Il faut dire que c?est les «widadis» qui ont bien débutés la partie. Après avoir ratés quelques occasions, le WAC parvient à scorer à la 26e minute de jeu, par l?intermédiaire d?El Karti, bien servi par El Haddad. Les joueurs du club algérien ont réagit par quelques incursions qui se sont soldées par une grosse occasion à la 34e minute lorsque Derfalou, de la tête, a failli égaliser. En seconde mi-temps, les Usmistes ont été un peu plus offensifs. Mais c?est les joueurs du WAC qui ont fait preuve de plus de réalisme puisqu?ils ont réussi à doubler la marque à la 54e minute du jeu. Sur un coup franc exécuté par Ounnajem, Benchraki inscrit le deuxième but. Une minute plus tard, le club marocain se retrouve amoindri après l?expulsion d?Attouche pour cumul de cartons. Les «Rouge et Noir» multiplient les tentatives. Ce qui s?est concrétisé à la 68e minute par Abdelaoui qui réduit la marque. Néanmoins, au moment où tout un chacun s?attendait à une égalisation de l?USMA qui a dominé la fin du match, c?est le WAC, sur un contre, qui inscrit le troisième but par Bencharki durant le temps additionnel. La rencontre s?est terminée finalement sur ce score de trois buts à un. C?est le représentant marocain qui se qualifie en finale de la Ligue des champions. L?autre demi-finale, opposant le Ahly (Egypte) à l?ES Sahel (Tunisie) se jouera aujourd?hui.  
* Les gardiens de but s?illustrent : 22/10/17 - Le sommet de la 8e journée qui a opposé, hier au stade du 20 Août 1955, le CR Belouizdad au leader, le CS Constantine, a été marqué par une multitude de ratages de part et d?autre au cours duquel les deux gardiens de but se sont illustrés de fort belle manière. Il ne manquait que des buts dans ce match plaisant qui a drainé la grande foule. La partie a débuté sans round d?observation, notamment du côté des gars de Laâqiba, mais sans parvenir à trouver la faille par Lakroum et Aribi. A la fin de la première période, le CSC bénéficie d?un penalty raté par le buteur de l?équipe, Abid. Salhi s?était interposé avec brio pour dévier le cuir et éviter à son équipe de regagner les vestiaires avec un but de retard. En seconde mi-temps, les visiteurs reviennent avec des intentions meilleures ; ils auraient pu ouvrir la marque, notamment par Belkhir et Rebih. L?entraîneur Amrani joue son ultime carte dans les 20 dernières minutes en incorporant Bezzaz. Ce dernier se présente seul face au portier Salhi suite à un joli service de Rebih, mais en abusant de dribbles, il se fait chiper la balle et laisse passer une occasion en or. Le CRB a eu également l?occasion de prendre l?avantage en bénéficiant d?un penalty concédé sur le jeune attaquant Attouche. Lakroum se charge de le tirer et rate face à la vigilance de Rahmani qui a choisi le bon côté. Lakroum, mal inspiré, rate une autre occasion, alors qu?il était seul dans la surface de réparation. Sa reprise de volée passe au-dessus de la transversale. Ce nul, le cinquième pour le CRB après trois victoires consécutives, arrange beaucoup plus l?équipe visiteuse qui conserve son fauteuil de leader. Toutefois, le Chabab, miné par des problèmes financiers, reste la seule équipe invaincue depuis le début de saison.     Ligue 1 (8e journée) USMH - USMB 2-0 DRBT - NAHD 1-1 USB - MCO 2-2 CRB - CSC 0-0 OM - JSS 2-0 USMBA - PAC 0-1 MCA - JSK 2-0 ES Sétif - USM Alger (Reporté à une date ultérieure)   Classement     Pts J 1). CS Constantine    17 8 2). CR Belouizdad      14 8 --). JS Saoura       14 8 --). Paradou AC      14 8 5). MC Oran       13 8 6). ES Sétif       12 7 7). USM Bel-Abbès    11 8 --). JS Kabylie    11 8 9). O. Médéa    10 8 10). MC Alger       9 7 --). DRB Tadjenanet     9 8 12). NAHD    8 8 13). USM Alger     5 4 --). US Biskra       5 7 15). USMH    4 7 16). USM Blida       2 8 Ligue 2 ? 7e j ASAM - CAB      2-0 RCK - ASO      0-2 CRBAF - MCS      0-0 RCR - ASMO      1-0 WAT - MOB      1-0 CABBA - ABS     1-0 JSMB - JSMS      2-1 GCM - MCEE     3-0   Classement      Pts     J 1. MO Béjaïa      16     7 -. AS Aïn M?lila     16     7 3. JSM Skikda      15     7 -. ASO Chlef     15     7 5. RC Relizane      11     7 -. JSM Béjaïa      11     7 7. ASM Oran      10     7 -. MC Saïda      10     7 9. CA Batna      8     7 -. CABB Arréridj     8     7 -. WA Tlemcen      8     7 12. MC El Eulma     6     7 13. A. Bou Saâda     5     7 --. CRBA Fekroune     5     7 --. GC Mascara     5     7 16. RC Kouba      3     7
* MCA 2 - JSK 0 : Le Doyen réapprend à gagner : 22/10/17 - Le Mouloudia d?Alger a remporté, hier soir, son premier match de championnat à domicile et le second cette saison après le succès ramené de Biskra lors de la première journée, en battant la JS Kabylie sur le score de 2 à 0, en clôture de la 8e journée du championnat de Ligue 1. Un clasico qui a débuté sur les chapeaux de roues entre deux équipes en ouvrant le jeu, affichant ainsi leurs intentions de glaner les trois points. Et dans ce jeu, c?est le Mouloudia qui réussira à concrétiser ses nombreuses attaques dès la 18? par Derrardja qui réussit à ouvrir la marque d?un joli but de la tête, profitant d?une erreur de la défense suite à un service de Balegh. Cette ouverture du score poussera les Canaris à se ruer vers l?attaque en quête de l?égalisation, mais en vain malgré les tentatives de Yettou, Benaldjia et surtout le Camerounais Ekedi qui ratera de peu de niveler la marque juste avant la pause, sur un lob dévié en corner par le portier Chaâl. En seconde période, la réaction de la JSK sera très timide. La maîtrise du jeu sera plutôt du côté des Algérois, qui réussiront logiquement à doubler la mise à la 63?, toujours par l?entremise de Derrardja qui profite d?une nouvelle erreur de la défense, pour ouvrir ainsi son compteur buts en championnat par un doublé. Refroidis par ce second but, les Canaris de Jean-Yves Chay baisseront les bras, en s?avouant ainsi vaincus devant une équipe du Mouloudia qui mérite amplement son succès.  
* USM El Harrach : La Ligue irrite les Harrachis : 22/10/17 - Soulagés après le succès remporté vendredi dernier face à l?USM Blida, le premier de la saison après sept rencontres disputées (un nul et cinq défaites), dirigeants, staff et joueurs n?ont pas caché leur étonnement et surtout leur colère suite à la décision de la Ligue de football professionnel (LFP), prise vendredi en fin de journée, c?est-à-dire au moment même où l?USMH affrontait l?USMB, de programmer le match retard de la 5e journée du championnat, face à l?USMA pour ce mardi au stade Omar Hamadi. Une décision qui a suscité l?ire des Harrachis dans la mesure où cela obligera leur équipe à disputer quatre matchs en l?espace de dix jours, après avoir affronté mardi dernier la JSK, puis l?USMB vendredi, alors que le match de la 9e journée est programmé pour vendredi prochain face au Paradou AC. Mais au-delà de cette programmation jugée irrationnelle, c?est le fait que la LFP décide de la programmation de ce derby face à l?USMA, en l?annonçant sur son site officiel, sans même prendre la peine d?en informer la direction harrachie par écrit, comme c?est d?usage. Ce n?est d?ailleurs qu?hier, à travers le site de la LFP, que les responsables de l?USMH ont appris cette programmation du derby face à l?USMA. Le staff technique pour sa part, et à l?issue du match face à l?USMB, ignorant la décision de la LFP, avait accordé une journée de repos aux joueurs pour hier, considérant que le match suivant en championnat n?est programmé que pour vendredi prochain, avec le derby face au PAC comptant pour la 9e journée du championnat. Prenant acte de cette décision de la LFP, la direction des Jaune et Noir comptait saisir l?instance de Mahfoud Kerbadj pour demander une reconsidération de la programmation du match USMA-USMH, en insistant sur le fait qu?elle devait être saisie officiellement et surtout à temps avant de programmer ce derby. Elle présentera comme argument que le staff ne s?est pas préparé en conséquence pour un match programmé dans 48 heures. C?est ce que nous indique le coach adjoint, Hassan Benomar. Contacté hier en début d?après-midi, le technicien n?était même pas au courant de cette programmation. «Je suis étonné que vous m?annonciez cela. On a accordé une journée de repos aux joueurs et la reprise est fixée pour demain, notre prochain match étant prévu vendredi prochain. C?est aberrant qu?on nous fasse jouer ce mardi», dira le technicien, qui ne manquera pas de mettre en exergue le succès face à l?USMB. «Ce sera le véritable déclic. On a bien joué nos derniers matchs, sans pouvoir l?emporter. Il nous manquait donc cette victoire. Cela n?a pas été facile, mais ce sera pour nous le vrai départ.»  
* JSM Béjaïa : Une victoire après 3 contre-performances : 22/10/17 - Les Vert et Rouge de la JSM Béjaïa ont dû attendre la venue de la formation de la JSM Skikda pour amorcer le déclic et renouer avec la victoire en s?imposant difficilement sur le score de 2 à 1 dans un match qui s?est joué en l?absence du public. Restant sur une série de trois matches sans victoire, les Béjaouis ont affiché, dès l?entame de la partie, leurs intentions de s?imposer en se procurant plusieurs occasions. Le but encaissé dès la 22? n?a pas été un obstacle pour les poulains de Mounir Zeghdoud pour aller chercher les trois points de la victoire en livrant une belle prestation en seconde période, où Ounas égalise sur coup franc (54?) avant que Belgherbi n?offre une précieuse victoire à son équipe à la dernière minute du match (90?). A la fin de la rencontre, le coach de la JSMB, Zeghdoud, s?est montré satisfait par ce succès en déclarant : «Je suis heureux de cette victoire qui nous a permis d?amorcer le déclic et de mettre un terme à la mauvaise série. Nous avons traversé une semaine difficile et nous étions sous pression. La détermination des joueurs a fait la différence, puisqu?ils ont livré une belle prestation et notre victoire est amplement méritée. Désormais, on peut se permettre d?aborder la suite du parcours avec un moral au beau fixe et chercher la confirmation à l?avenir.» Il faut signaler au passage que les correspondants de presse ont tenu à dénoncer l?attitude du directeur du stade de l?UMA de Béjaïa, qui s?acharne ces derniers jours contre la presse locale, la privant de travailler dans les meilleures conditions et même d?accéder au stade.
* USM Bel Abbès : Le stade du 24 Février 1956 en chantier : 22/10/17 - Depuis le match à domicile de l?USM Bel Abbès face à la JS Kabylie, de nombreux spectateurs et fans locaux en colère se sont légitimement plaints des conditions d?accès au stade. Certains d?entre eux ont d?ailleurs posté des vidéos sur les réseaux sociaux, où ils expriment leur consternation. La réaction des pouvoirs publics ne s?est pas fait attendre, puisque, depuis quelques jours, l?OPOW du 24 Février  1956 a entamé des travaux, visant l?ouverture de nouvelles portes pour permettre un accès fluide des spectateurs, comme on l?a constaté sur place. De nombreuses entreprises locales ont été mobilisées à cet effet pour accélérer les travaux. Le stade possède pourtant à l?intérieur près d?une vingtaine de portes conçues depuis l?inauguration de l?OPOW en 1981 à l?occasion de la première finale décentralisée opposant l?USM Alger à l?ASM Oran, disputée le 19 juin. En somme, le problème réside au niveau du mur d?entourage avec un nombre réduit de  portes, ce qui engendrait d?énormes difficultés pour les supporters.    
* Volley-ball - 21e CHAN : Mission difficile pour les Verts au Caire : 22/10/17 - La sélection nationale algérienne seniors hommes de volley-ball, conduite par le président  de la FAVB, Mustapha Lemouchi, et l?arbitre international Lotfi Farah, s?est envolée vendredi à destination du Caire (Egypte) pour prendre part à la phase finale du 21e Championnat d?Afrique des nations qui aura lieu dans la capitale égyptienne du 22 au 29 octobre 2017. Le nouveau staff technique national, composé du trio Kaci-Mebarki-Bouhella; a retenu 14 joueurs comprenant entre autres le passeur Yacine Hakmi et l?attaquant Soualem Billel. Le staff technique a également rappelé le vétéran Chikhi Mohamed pour pallier  l?absence de Mahdjoubi Toufik. L?équipe a effectué un stage précompétitif du 5 au 15 octobre dans la ville de Samokov (Sofia) en Bulgarie. L?enjeu est de taille car la 21e CAN-2017 qualifiera les trois premières équipes au Championnat du monde 2018 qui se tiendra conjointement en Italie et en Bulgarie. Donc, la lutte s?annonce chaude, très chaude essentiellement entre les candidats les plus en vue. Pour cela, les principaux prétendants ont préféré effectuer une bonne partie de leur cycle de travail à l?étranger. L?Egypte, tenant du titre, s?est préparée en Tchéquie; la Tunisie, finaliste de la dernière édition, en France après deux autres stages en Italie et en Turquie, alors que le Cameroun avait opté pour la Slovénie et la sélection marocaine de volley-ball dirigée par l?entraîneur Eric N?gapeth, avait effectué des stages à Izmir en Turquie. Ce rendez-vous continental verra la participation de 16 nations, un record. Il s?agit du Maroc, Cap-Vert, Ghana, Niger, RD Congo, Congo, Kenya, Rwanda et Botswana qui ont obtenu leur qualification via les tournois zonaux, tandis que la Zambie, la Libye et le Tchad ont bénéficié du système wild cards. La Tunisie, Cameroun et l?Algérie confirment leur ticket grâce à leur classement FIVB, tandis que l?Egypte est le pays hôte. Les équipes seront réparties en quatre groupes de 4 pour la phase préliminaire, les deux premières de chaque poule seront qualifiées pour les quarts de finale. A noter que l?Algérie s?est retrouvée dans la poule D avec le Botswana,  Rwanda et le Tchad. Les Algériens débuteront aujourd?hui face au Botswana.  
* Deuxième victoire de Hamza Yacine : 22/10/17 - Le cycliste algérien, Hamza Yacine du GS Pétroliers a remporté hier sa deuxième victoire du Tour d?Algérie 2017, en parcourant la 4e étape entre Ghardaïa et Laghouat (145 km) en 3h 56mn 28s. Hamza Yacine a franchi la ligne d?arrivée devant le Tunisien Ali Nouisri et l?autre cycliste du GSP, Azzedine Lagab, tous les trois crédités du même temps. Le coureur algérien veut s?attaquer désormais au maillot jaune. Il a déclaré à la fin du match : «Nous avons fait une course tactique. Désormais, nous allons tenter de récupérer le maillot jaune lors de la prochaine étape.» Après cette quatrième étape qui s?est déroulée sur un parcours plat, Hamza Yacine garde son maillot vert du meilleur sprinteur, alors que le Tunisien Ali Nouisri garde le maillot jaune. L?Algérien Abderrahmane Mansouri du Club Sovac a gardé quant à lui le maillot blanc du meilleur espoir, tandis que le Syrien Srouji Youcef a porté le maillot orange du coureur le plus combatif. Aujourd?hui, la 5e étape se déroulera entre Laghouat et Djelfa sur une distance de 170 km.    
* Equipe nationale : La fin de l?ère M?bolhi ? : 22/10/17 - La titularisation du gardien de l?équipe nationale, Raïs M?bolhi, lors des prochains rendez-vous, risque de ne plus être certaine avec l?arrivée du nouveau staff technique. Mohamed Haniched, qui «travaillera en étroite collaboration» avec l?entraîneur des gardiens de but, Aziz Bouras, comme l?avait affirmé le sélectionneur national, Rabah Madjer, jeudi dernier, indique que même si le portier du Stade Rennais «a beaucoup donné à la sélection», il est «insensé» de cocher à chaque fois son nom dans le onze de départ alors qu?il ne joue que rarement en club. Dans une déclaration faite à l?agence officielle, celui-ci estime qu?il est temps de procéder à une «véritable révolution dans le choix des gardiens de but». D?après lui, la chance devrait être donnée à d?autres gardiens, à commencer par Mohamed Lamine Zemmamouche (USM Alger) qui a pris ses distances avec la sélection depuis un moment déjà. Il faut dire que la titularisation de M?bolhi a fait polémique ces deux dernières années à cause de son faible temps de jeu. Ayant joué dans pas moins de huit pays depuis le début de sa carrière professionnelle, le gardien de l?équipe nationale a fait de moins en moins d?apparitions depuis 2016, sa deuxième année chez Antalyaspor avec lequel il s?est engagé depuis son retour des Etats-Unis. Le club turc a même rayé son nom de l?effectif professionnel. En janvier 2017, M?bolhi s?est engagé avec le Stade Rennais sous la houlette de Christian Gourcuff qui le connaît bien. Depuis, il n?a joué qu?une seule rencontre en tant que titulaire. Zemmamouche, lui, éternel numéro deux donc de la sélection, avait estimé qu?il ne devrait plus figurer dans l?effectif des Verts. Ainsi, avec l?arrivée de ce nouveau staff, il est fort à parier que cette situation va changer dans un proche avenir.  
* OM-PSG : Neymar sur les pas de Ronaldinho, dernier roi brésilien du clasico : 22/10/17 - Il est Brésilien, porte le n°10 et a conquis les supporters du Barça puis du PSG avec ses dribbles et ses buts enchanteurs... Comme un certain Ronaldinho, Neymar espère briller aujourd?hui pour son premier «clasico» contre Marseille, presque 15 ans après le récital de son aîné. Si à ses débuts à Santos, «Ney» était présenté comme un futur «Pelé», le jeune Brésilien peut déjà devenir l?héritier de «Ronnie» à Paris. A condition de marquer l?histoire des OM-PSG comme l?avait fait son glorieux prédécesseur sur la pelouse du Vélodrome lors du fameux 3-0 de mars 2003, en signant deux actions d?anthologie. Soucieux de ne pas passer à côté de la trajectoire commune mais inverse de ses deux égéries, l?équipementier Nike (également partenaire du PSG) a été bien inspiré en diffusant cette semaine sur les réseaux sociaux un clip mettant en parallèle les exploits de Ronaldinho (37 ans) et les débuts canons de Neymar (25 ans) avec Paris. Car depuis son arrivée dans la capitale, «Ney» a multiplié les signes de filiation avec le roi de «l?elastico» aussi bien balle au pied ? à l?image de son slalom stratosphérique contre Toulouse (6-2) fin août ? que sur le choix de son domicile parisien en s?installant... à Bougival (Yvelines), terre d?accueil de «Ronnie» dans les années 2000. Outre sa capacité à accélérer le jeu en toutes circonstances, c?est son astucieux coup franc à ras de terre mercredi contre Anderlecht (4-0), l?une des «spéciales» de Ronaldinho, qui a poussé encore plus loin la comparaison entre les deux. «Ronaldinho avait été très intelligent (dans sa manière de tirer). Mais pour être honnête, je n?ai pas pensé à ça au moment de tirer. C?est seulement après que j?ai réalisé que nos coups francs étaient similaires», a confié Neymar aux médias brésiliens après la rencontre. Suffisant pour faire aussi bien que le champion du monde 2002 dès son premier «clasico» ? «J?espère qu?il va faire encore mieux ! Ce sera très bon pour nous (rires)», a confié son coéquipier Marquinhos. Neymar plus sérieux Pour Jérôme Alonzo, qui était dans les buts parisiens lors du 3-0 de 2003, le contexte autour des deux joueurs ? l?un déjà superstar «à la Mick Jagger» et l?autre encore considéré comme un espoir à l?époque ? ne sont plus les mêmes. «Je ne sais pas si on peut comparer les performances à venir de Neymar avec celles de Ronnie, parce que sur ce match-là, l?adversité a changé. On était 10e à l?époque, personne ne nous attendait et surtout pas Marseille qui ce jour-là était bien en championnat», indique Alonzo. «Potentiellement et intrinsèquement parlant, je ne suis pas sûr que Neymar soit plus fort que (Ronaldinho). Neymar a un avantage certain, c?est qu?il m?a l?air plus sérieux au niveau de l?hygiène de vie et qu?il gère sa carrière différemment. Mais sur le plan footballistique pur, on a affaire à deux génies», ajoute l?ancien portier parisien (2001-2008). S?il n?est passé que deux ans au PSG, de 2001 à 2003, sans obtenir le moindre titre, Ronaldinho a conservé une cote d?amour incroyable grâce à son sourire légendaire et son sens du spectacle. Neymar pourra-t-il le remplacer dans le c?ur des Parisiens ? «Oui, parce que le public a changé. Les gamins qui avaient 15 ans à l?époque ont un autre âge aujourd?hui. Neymar va toucher un nouveau public, je le vois tous les jours dans la rue, il y a beaucoup de nouveaux supporters du PSG, surtout dans le Sud», raconte Alonzo.