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* Amara Benyounes : « l?Algérien est devenu un grand consommateur d?alcool » : 24/04/17 - « Je peux le dire et en toute fierté, le meilleur Ramadhan en matière d?organisation des activités commerciales a coïncidé avec mon passage à la tête du ministère du Commerce »,  S?inspirant de ce qu?il qualifie de réussite du premier Tour des élections présidentielles en France, Amara Benyounes, président du MPA a appelé ce lundi  en fin d?après-midi, à partir de Blida, les citoyens à aller voter en masse le 04 mai prochain pour faire preuve de devoir national.  « Environ 80% des Français se sont présentés aux urnes dimanche dernier. Voici une belle leçon de démocratie et de nationalisme », a-t-il déclaré dans une salle composée majoritairement de la gent féminine. « Je vous exhorte à aller voter le jour j, car les conséquences de l?abstention sont préjudiciable à notre pays. On cite l?exemple des élections de 1991, où les démocrates avaient boycotté cet événement décisif. Résultat : une décennie de terrorisme et de sang », a-t-il alerté. Pour Amara Benyounef, le vote reste la meilleure alternative au changement. « Le langage de la rue peut dévier et prendre des tournures tragiques comme c?était le cas en Tunisie et en Egypte. » Abordant l?épineux problème du logement, le président du MPA a dévoilé son programme pour « mieux prendre en charge les demandes du citoyen. » Pour lui, la promotion de la location reste le meilleur moyen pour permettre à un maximum de demandeurs de logement d?avoir un toit. Autrement dit, le logement social ne doit pas être cédé, sous-entend-t-il. Répondant à ce qu?il qualifie de « détracteurs » de sa formation politique, Amara Benyounes aborde, de nouveau, la polémique concernant l?organisation du marché des boissons alcoolisées. « On m?accuse d?être derrière la libération de la vente des boissons alcoolisées lorsque j?étais ministre du Commerce il y a deux ans. Et pourtant, la vente de ce genre de boissons a toujours existé en Algérie. Moi, je voulais juste l?organiser. En plus, je n?ai signé aucune autorisation d?importation de ce genre de produit. Malheureusement, ma décision a été suivie par une large polémique, mais une chose est sûre, l?anarchie qui règne dans le secteur des boissons alcoolisées n?a fait qu?augmenter les ventes de ces dernières, l?Algérien est devenu un grand consommateur d?alcool à cause notamment des ventes illégales de ce produit».  Par ailleurs, et à la veille du mois sacré, Amara Benyounes s?est montré indirectement déçu des augmentations ??osées?? des prix. « Je peux le dire et en toute fierté, le meilleur Ramadhan en matière d?organisation des activités commerciales a coïncidé avec mon passage à la tête du ministère du Commerce », a-t-il conclu. 
* MASCARA : Les candidats du FLN distribuent l?eau de Zam-Zam aux malades : 24/04/17 - Dimanche, plusieurs candidats du parti du FLN aux législatives du 4 mai prochain ont envahis, vers 13h30, l?Établissement public hospitalier (EPH), Dr Khaled, et le nouveau Centre d?hémodialyse de Mascara, «pour rendre visite aux malades des services d?hématologie, d?oncologie, et de cardiologie en plus autres souffrants des maladies rénales.»   Chacun des malades, enfant, femme et homme, a eu doit à une petite bouteille d?Eau sacré de Zam-Zam de la part du tête de liste du FLN, l?homme d?affaire Abdelmalek Sahraoui. «C?est une visite de courtoisie aux malades», nous répond le PDG du Groupe Promo Invest. Contacté par nos soins, le directeur de la santé et de la population de la wilaya de Mascara, Dr Abdelkrim Mohamed El Habib, a qualifié « la campagne électorale menée par les candidats du FLN dans les établissements hospitaliers d?«illégal», en déclarant : «Les gens qui ont facilité la tâche à ces candidats assument leur responsabilité.» De son côté, un praticien, rencontré à l?hôpital Dr Khaled n?a pas hésité à déclerer que : «Ces pratiques malveillantes portent atteinte à toutes les éthiques universelles.» Il a lieu de signaler que les candidats aux prochaines législatives et leurs accompagnateurs (membres de la direction de campagne et des représentants des organisations de masse) n?ont pas manqué de signaler, publiquement, aux malades leur appartenance au parti FLN.
* Il y a une année nous quittait Arezki Idjerouidène : 24/04/17 - Il y a tout juste une année, le 24 avril 2016 précisément, nous quittait à  jamais notre ami Arezki Idjerouidène qui avait succombé à une longue maladie contre laquelle il lutta courageusement durant plusieurs années. Il n?avait que 60 ans lorsqu?il tira sa révérence en laissant à ceux qui l?ont connu et apprécié, le souvenir d?un homme d?affaires de génie, mais aussi et surtout, d?une personne attachante de par sa modestie, son empathie envers les personnes vulnérables, ses convictions et sa disponibilité envers ses amis. Né à Iflissen (entre Azeffoun et Tigzirt, il passera l?essentiel de son enfance à  Tizi-Ouzou où ses parents se sont installés pour fuir cette localité déshéritée. Orphelin de mère à  sa naissance, il endurera les pires souffrances durant sa prime enfance. Il en sera profondément marqué mais ne confiera ses mauvais souvenirs qu?à  ses meilleurs amis. Issu d?une famille pauvre, il fut contraint, très jeune déjà, à travailler pour aider financièrement les siens et poursuivre, non sans difficulté, des études qui lui permettront d?obtenir une licence de Droit. Son exil en France le contraindra, à créer des activités commerciales pour s?assurer un revenu.  Il investira les domaines du tourisme et du transport, avec la création d?une agence de voyages et d?une entreprise de logistique, ouvrant ainsi la voie à ce qui allaient devenir le groupe Gofast et ses nombreuse filiales, parmi lesquelles, la compagnie aérienne Antinéa aujourd?hui disparue et l?emblématique Aigle Azur. De son combat pour la sauvegarde de l?identité berbère il en gardera éternellement la fibre qui le poussera, lorsqu?il lancera la compagnie Aigle Azur, à utiliser la langue amazigh pour les annonces d?usage aux moments du décollage et de l?atterrissage de ses avions. La création du groupe Gofast s?étant faite au début des années 90, au moment où l?Algérie avait opéré son ouverture économique, c?est tout naturellement qu?Arezki Idjerouide ne mettra son entreprise spécialisée dans la logistique (transport de marchandises par charters et navires) au service de son pays d?origine auquel il voue un attachement sans faille. Il desservira, non sans efficacité, les chantiers pétroliers et, plus tard, ceux de nombreuses autres grandes infrastructures en construction (métro et tramways d?Alger). Lorsque l?Algérie sera victime d?un embargo aérien dans les années 90, il mettra à la disposition de son pays la compagnie « Antinéa» qu?il venait de créer, en effectuant des liaisons entre les plus grandes villes françaises et algériennes. La compagnie Aigle Azur, qui fait aujourd?hui partie du quotidien des Algériens, lui succédera avec toute l?efficacité que de nombreux Algériens en sont arrivés à lui reconnaitre. Son attachement à l?Algérie, Arezki Idjerouidene l?a notamment prouvé à l?occasion du séisme de Boumerdès(mai 2003) en assurant plusieurs semaines durant un pont aérien entre la France et l?Algérie, acheminant vers notre pays ses propres dons et ceux de nombreux français et des algériens expatriés. Il ne soufflera mot de ce généreux geste qu?à ses amis intimes. Avec le sentiment du devoir accompli, Arezki Idjerouidène se retira de la gestion directe du groupe Gofast-Aigle-Azur pour ne garder que les attributs du propriétaire, à savoir, la présidence des conseils d?administration du groupe et de ses filiales. Il commençait à peine à  jouir du repos auquel il ouvrait légitimement droit, lorsqu?une complication de sa maladie mit subitement fin à ses jours. Sa famille, ses amis et ceux qui, à une occasion ou une autre, l?ont connu et apprécié, ont aujourd?hui encore du mal à  se remettre de son départ. A notre regretté ami, nous adressons une pieuse et très nostalgique pensée. Puisse, Dieu tout puissant, l?accueillir dans son vaste Paradis.  
* Affaires étrangères : L?ambassadeur du Maroc convoqué : 24/04/17 - Réponse du berger à la bergère. Une journée après «la convocation», par les autorités marocaines, de l?ambassadeur d?Algérie à Rabat, Alger rend la pareille. Le représentant du royaume du Maroc à Alger a été convoqué, hier, au ministère des Affaires étrangères pour lui signifier «le rejet catégorique» des accusations «mensongères» des autorités marocaines. «Suite aux graves accusations formulées par les autorités marocaines faisant porter à l?Algérie la responsabilité d?une prétendue tentative de ressortissants syriens qui auraient essayé d?entrer illégalement en territoire marocain à partir du territoire algérien, l?ambassadeur du royaume du Maroc a été reçu ce jour, 23 avril 2017, au ministère des Affaires étrangères où il lui a été signifié un rejet catégorique desdites allégations mensongères, et auquel il a été démontré le caractère totalement infondé de telles accusations qui ne visent qu?à nuire à l?Algérie, à laquelle sont grossièrement imputées des pratiques étrangères à son éthique et à ses traditions d?hospitalité bien établies», souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères, repris par l?APS. L?attention de la partie marocaine «a été attirée sur le fait que les autorités algériennes compétentes ont constaté, à Beni Ounif (Béchar), le 19 avril 2017, à 3h55, une tentative d?expulsion vers le territoire algérien, en provenance du territoire marocain, de 13 personnes, dont des femmes et des enfants», ajoute la même source, précisant «en outre, au cours de la même journée, à 17h30, il a été constaté, à ce même poste frontalier, l?acheminement par un convoi officiel des autorités marocaines de 39 autres personnes, dont des femmes et des enfants, en vue de les introduire illégalement en territoire algérien». «De toute évidence, ces exercices de dénonciation outrancière et outrageante de l?Algérie auxquels se sont livrés deux départements ministériels marocains ainsi que d?autres déclarations d?autorités officielles distillant des accusations fantaisistes tendant à mettre en doute des positions algériennes universellement saluées et soutenues, s?ajoutant à des campagnes médiatiques effrénées dirigées contre l?Algérie et ses hauts responsables, relèvent d?une stratégie de la tension qui se situe aux antipodes des exigences du bon voisinage entre les deux pays», souligne le communiqué du MAE, affirmant que «ces fuites en avant ne sauraient exempter le royaume du Maroc de ses responsabilités dans les impasses que vit l?ensemble maghrébin au regard des peuples de la région comme au regard de l?histoire». Samedi, le ministère marocain des Affaires étrangères avait convoqué l?ambassadeur d?Algérie à Rabat pour «protester» contre «l?expulsion de ressortissants syriens» par l?Algérie.  
* Tête de liste FFS à Alger : Salima Ghezali en campagne à la Casbah : 24/04/17 - A Bab Djedid, dans la Haute Casbah, au c?ur d?Alger, un jeune de 22 ans, adossé à un mur, lance à l?adresse de Salima Ghezali, tête de liste FFS dans la capitale : «Je veux un logement.» La candidate, avec un léger sourire, réplique : «Nous ne sommes pas là pour construire des logements, nous sommes des militants et porte-voix des démunis.» Le jeune n?y croit pas trop. Il hausse les épaules et murmure quelques mots. «A chaque élection, ils promettent à mon père un toit décent, 50 ans après, il n?en est rien ; alors les promesses, on n?en a ras-le-bol», ironise le jeune au passage de la délégation du FFS, qui a effectué samedi après-midi une sortie de proximité à La Casbah, et ce, dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain. C?est aussi l?occasion pour le parti du défunt Hocine Aït Ahmed d?inaugurer son nouveau siège dans cette commune, qui portera désormais le nom du martyr Taleb Abderrahmane. Une foule nombreuse a assisté à cette cérémonie, plus particulièrement des hommes et des femmes qui portent le FFS dans leur c?ur et qui vouent un grand respect à Hocine Aït Ahmed, figure historique et un des artisans de la Révolution algérienne. D?ailleurs, le nouveau siège comportera une bibliothèque et le premier ouvrage, classé par Salima Ghezali, porte sur les mémoires d?Aït Ahmed Esprit d?indépendance. Mais là aussi la crise du logement s?invite. Yacef Zoubir entre dans la salle et crie sa détresse. Silence. Yacef Zoubir raconte qu?il est militant de la première heure, lui et ses deux frères condamnés à mort. «Je suis un enfant de La Casbah. Nous sommes trois frères moudjahidine, deux sont morts. Je n?ai rien demandé, sauf un logement décent que je n?ai jamais eu. J?ai deux enfants handicapés. Trouvez-vous cela juste», lance, avec amertume, Yacef Zoubir. Une opportunité pour Salima Ghezali de rappeler les injustices que subissent les Algériens au quotidien et la nécessité de s?organiser pour opérer un changement pacifique. «Dans l?Algérie d?aujourd?hui, il y a des Yacef qui ont bénéficié de mille et un avantages et d?autres Yacef qui vivent dans la misère. Je comprends votre douleur mais notre seul salut est de lutter contre ces inégalités», explique la tête de liste d?Alger du plus vieux parti de l?opposition, qui espère un éveil des consciences. Le peuple, dit-elle, doit s?organiser dans des associations et dans des syndicats afin qu?il puisse recouvrer ses droits. «Ce peuple a failli être exterminé, mais il a trouvé la force, en lui-même, de se libérer.»
* Un phénomène diversement apprécié : 24/04/17 - A en juger par la constante mobilisation pour les marches du MAK en Kabylie et dans la diaspora à Paris, le mouvement donne l?air de prendre du muscle avec le temps. Il semble attirer beaucoup plus la frange juvénile, principalement rurale, qui affiche ouvertement son envie de «séparatisme» et son hostilité vis-à-vis de l?Etat-nation algérien. Sadek Akrour, ancien animateur du MCB et militant du PST, fait part de ce qu?il pense être derrière le ralliement du MAK par une partie de la jeunesse kabyle : «Les jeunes qui sont dans le MAK sont sincères et nous les comprenons. Je les compare à ceux qui ont marché un temps avec le RCD et le FFS, croyant que ces partis étaient réellement pour tamazight et que, finalement, ils se sont rendu compte qu?il n?en est rien.» Sadek Akrour soutient d?ailleurs qu?on en parle de façon décomplexée et rationnelle. «L?autonomie, l?indépendance, l?Etat-nation..., ce sont des questions politiques qui doivent être posées et l?APN est l?endroit idéal pour en débattre pacifiquement entre les forces politiques et d?une façon scientifique et rationnelle.» Au MAK, on estime que s?il y a «mobilisation» autour de lui, c?est qu?il propose réellement une alternative. Les arguments puisent leur substance dans «l?échec de l?Etat-nation algérien» et le particularisme régional. «Les gens ont compris que l?Algérie est une impasse et c?est elle l?utopie et non l?Etat kabyle. Les mouvements conduits par la Kabylie depuis 1962 portent tous un projet de société (laïcité, berbérité, démocratie, modernité?). Pour ceux qui en doutent, la Kabylie s?est distinguée dans toutes les élections et, dans les années 1990, elle était la seule à n?avoir voté ni pour le FIS ni pour le pouvoir. Les revendications kabyles n?ont pas fédéré le reste des Algériens pour l?unique raison que ceux-ci ne s?y identifient pas et ils sont dans leur droit», nous dit Yidir Oulounis, ancien conseiller du président du MAK. Djamel Zenati a récemment expliqué, pour sa part, le basculement d?une partie des jeunes Kabyles dans le MAK comme un «repli» sur soi qu?il a expliqué comme étant «le reflet du repli d?une caste sur le pouvoir», conséquence, selon lui, «de l?impasse politique en Algérie». S?inscrivant à l?opposé de Ferhat Mehenni, Sadek Akrour soutient que «quand nous étions sous l?occupation française, c?était légitime de parler d?indépendance, mais parler aujourd?hui de l?indépendance de la Kabylie, ça n?a aucun sens. En Kabylie, nous ne sommes ni une minorité ni une majorité, mais une composante de l?ensemble amazigh qui va de l?oasis de Siwa jusqu?en Mauritanie», dit-il. Il pointe du doigt le pouvoir qui, selon lui, encourage la radicalisation : «Le pouvoir pousse à l?aliénation et à l?extrême pour noyer l?expression réelle du combat amazigh.» Il charge par ailleurs les intellectuels et les universitaires dont la «faillite» et la «démission» contribuent à faire le lit à cette aliénation. Défenseur de l?idée d?une confédération nord-africaine des Etats amazighs, le militant de gauche propose comme solution à cette aliénation d?«arrêter l?arabisation, l?islamisation et la paupérisation des Kabyles et de tous les peuples amazighs pour leur permettre de s?émanciper».  Les envolées du MAK à chaque date symbole l?imposent dans le débat et de plus en plus dans le champ politique. Alors que certains condamnent en y voyant «un danger», d?autres applaudissent et y voient la solution. Ce mouvement, au-delà de la question du pour et du contre, pose celle du développement et de la réorganisation de l?Etat. Un souhait qui prend la forme de la régionalisation chez le RCD, par exemple. Il est clair que le tout-répressif ne résoudra rien, ni même l?approche culturaliste consistant à récupérer les dates symboles pour les folkloriser que les autorités semblent adopter depuis quelque temps. Les deux méthodes ne servent réellement qu?à éluder la question politique et socioéconomique, le seul vrai mal de l?Algérie. 
* Leçons d?une mobilisation : 24/04/17 - Le 37e anniversaire du 20 Avril 1980 a été marqué, cette année, par la marche du MAK qui a drainé des milliers de personnes à Tizi Ouzou. Une «démonstration de force» que les organisateurs mettent à l?actif d?un travail de terrain mené depuis des années pour «les idéaux du MAK». Toutefois, les partis «traditionnels» dans la région, à savoir le RCD et le FFS, estiment que cette mobilisation est liée à la symbolique du 20 Avril. Sur ce, Bouaziz Aït Chebib, ancien président du MAK, dira que «la marche, que nous avons organisée à Tizi Ouzou, a consacré la fraternité et la cohésion de la Kabylie». Pour lui, «cette forte mobilisation est le fruit des années de lutte et de militantisme durant lesquelles les cadres et militants du MAK ont sillonné toute la Kabylie pour semer les graines de la liberté et de l?espoir». «Encore une fois, la Kabylie s?est exprimée en faveur de sa souveraineté», a-t-il ajouté. M. Aït Chebib condamne «fermement l?empêchement et la répression de la marche du 20 Avril à Bouira». «Je tiens à rendre un vibrant hommage aux militants qui ont fait preuve de courage, de détermination et de dignité en faisant face à l?impressionnant dispositif déployé par le régime», a-t-il souligné. Hocine Azem, vice-président du Congrès mondial amazigh, également militant du MAK, voit les choses de la même manière puisque, selon lui, «si Avril 1980 a reconfiguré le combat identitaire amazigh en Afrique du Nord, cette fois-ci, la Kabylie a reconfiguré la dynamique des peuples amazighs pour leur liberté et leur autodétermination. Je veux dire aussi que ceux qui ont marché jeudi dernier, l?ont fait pour les idéaux du MAK, pas pour autre chose. Le 20 Avril est une date historique et un repère pour les Kabyles», a-t-il précisé. Par ailleurs, du côté des partis politiques, Mohamed Ikherbane, ancien sénateur du RCD, relève que «les citoyens marchent le 20 avril même s?ils ne partagent pas forcément les mêmes positions avec une sensibilité politique ou un mouvement quelconque. D?ailleurs, pour ne pas susciter l?amalgame avec les autres marcheurs, nous avons préféré appeler à des actions de rue en dehors des dates symboliques. Nous avons organisé une marche le 22 avril et nous avons enregistré une forte mobilisation qui a démontré, une nouvelle fois, l?attachement des citoyens aux valeurs défendues par notre parti. Donc, si un parti ou mouvement veut mesurer sa capacité de mobilisation, il doit appeler à des marches en dehors des dates symboliques», a-t-il dit. Farid Bouaziz, fédéral du FFS à Tizi Ouzou, a souligné, pour sa part, que «pour nous, la marche du 20 Avril reste celle du combat identitaire. D?ailleurs, il n?y avait pas que les militants du MAK qui ont pris part à l?action de jeudi dernier. Il y avait même des militants des partis politiques, ceux du MCB et les étudiants de l?université Mouloud Mammeri, qui est un repère historique des événements d?Avril 1980».   Par ailleurs, Saïd Boukhari, ancien animateur du MCB, explique que «les militants du MAK étaient en force» lors de la marche de jeudi dernier à Tizi Ouzou. Mais cela, a-t-il affirmé, «ne diminue en rien la participation d?anciens militants de différentes tendances politiques, étant donné que le problème identitaire et démocratique reste toujours posé dans notre pays». «C?est la marche de la jeunesse aussi. Elle est avide d?expression. Aussi, on doit savoir que les gens commémorent le 20 Avril par devoir de mémoire. Il est important de noter également que cette journée historique reste un moyen de contestation contre les pouvoirs publics qui ont muselé l?expression populaire et fermé tous les espaces au peuple algérien», a ajouté M. Boukhari.  
* L?autonomie, une idée qui bute sur le mur du jacobinisme : 24/04/17 - Autonomie, régionalisation, fédéralisme? Le débat autour de la nouvelle réorganisation de l?Etat prend forme sur la scène nationale. Certes le tabou, en vigueur au nom de «l?unité nationale», est encore difficile à briser, mais des fissures sont déjà visibles sur les murs de l?Etat jacobin hérité du colonialisme français. Plusieurs propositions sont désormais sur la table. Elles vont de la mise en place d?une véritable décentralisation à la sécession. Plusieurs acteurs, partis et mouvements appellent aujourd?hui, et sans complexe, à revoir entièrement la vision sur la gestion des affaires du pays. Mais ils butent, toujours, sur les tenants du pouvoir qui opposent «le risque de désintégration de l?unité du pays» à toutes nouvelles idées pouvant ébranler leur hégémonie. En effet, la demande portant sur l?abandon de l?Etat centralisé ne date pas d?hier. Dans les années 1980, le leader du FFS, le défunt  Hocine Aït Ahmed, avait, en réaction à la répression des manifestants d?Avril 1980, évoqué, pour la première fois, le principe «d?autonomie régionale». Dans une intervention sur la chaîne française Antenne 2, il a lancé aussi d?autres concepts inconcevables pour le régime de l?époque, tels que «le régionalisme positif et démocratique pour ramener le pouvoir au niveau populaire». Au début des années 1990, un autre moudjahid, Salah Boubnider, a secoué aussi le statu quo en place depuis 1962 avec une proposition similaire. Dans une de ses sorties publiques, il rappelle la «nécessité de doter les régions d?une certaine autonomie qui, loin d?affaiblir l?Algérie, la renforcerait». «Les plus grandes nations sont à régime fédéral», disait-il en citant les Etats-Unis, la République fédérale allemande, la Suisse ou encore l?Espagne. La revendication prend la forme de projets Avec l?événement du pluralisme politique, des partis se saisissent de ces idées pour présenter, dans le cadre de leurs programmes politiques, des projets pour en finir avec le centralisme étouffant. Il s?agit du FFS et du RCD. Ces deux formations se sont distinguées, effectivement, par des propositions sur l?organisation de l?Etat qui tranchent avec le discours officiel. Le premier a mis en avant les idées du fédéralisme et de régionalisation positive évoquées par son leader historique, Hocine Aït Ahmed. Le second a développé le concept de régionalisation modulable en prenant pour référence le découpage adopté lors du Congrès de la Soummam avec la création de six wilayas. Le RCD propose de porter ce nombre à 12 régions en tenant compte des spécificités locales. Mais face à l?entêtement du pouvoir, les projets n?ont fait l?objet d?aucun débat national et public. Suite aux événements du Printemps noir en 2001, un autre mouvement a vu le jour. Il s?agit du Mouvement pour l?autonomie de la Kabylie (MAK) qui exige «l?autonomie de la région». A l?époque, son chef de file, Ferhat Mehenni, a demandé de soumettre la proposition à référendum. Sans suite. Avec le temps, le MAK radicalise encore sa position en prônant l?indépendance de la Kabylie. Ferhat Mehenni a créé, dans la foulée, le gouvernement provisoire kabyle (GPK). Tout récemment, un nouveau mouvement a vu le jour : Rassemblement pour l?autonomie de la Kabylie (RPK). Ce dernier se démarque de la démarche de Ferhat Mehenni. L?idée de l?autonomie a gagné aussi d?autres régions, à l?image de la vallée du M?zab et des Aurès.  
* «48» Dans les coulisses de la campagne à Relizane : 24/04/17 - Relizane, 300 km à l?ouest d?Alger. Place de la mairie. Sur un mur adjacent au siège de l?APC, des affiches incitant le citoyen relizanais à faire entendre sa voix sous le slogan : «Samaâ sotek» ou encore «Tous concernés !» côtoient deux vieilles affiches, l?une portant sur un Salon des équipements agricoles et une autre faisant de la publicité à un colloque sur «La modération dans la pensée religieuse et la vie publique». Il fait chaud en cet avril électoral, mais la température politique est loin d?égaler les envolées du mercure dans les thermomètres. La wilaya «48» dispose de dix sièges à l?APN. 14 listes sont en lice pour s?adjuger les voix de 415 604 électeurs, selon l?antenne locale de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE). Les listes en compétition comptent notamment le FLN, le RND, le PT, le FNA, le RPR, l?ANR, TAJ, le MPA, l?Union pour Ennahda la Justice et l?Edification, le Front El-Moustakbal, le Mouvement de l?Entente nationale (MEN) ou encore l?Alliance MSP-Front du Changement? Pas de trace du FFS, du MDS ou du RCD. A première vue, la campagne n?excite pas les foules. De temps à autre, un cortège de soutien à tel ou tel candidat se fait remarquer à grands coups de klaxon, en défilant le long du boulevard Khemisti, l?artère centrale de la ville, avec posters et affiches collés sur le capot. Cela a le mérite de susciter l?attention de la population bien mieux que les panneaux d?affichage. On voit d?emblée que ceux-ci sont timidement utilisés, offrant de larges espaces vides. Sur les 14 listes, vous allez trouver deux ou trois affiches par-ci, trois ou quatre autres par là?Certaines d?entre elles se distinguent par des particularités qui n?échappent pas au regard, à l?exemple de la liste du PT constituée de treize membres, et dont les noms des candidates (au nombre de quatre) sont accompagnés de halos de femmes sans visage, comme cela a été observé, du reste, avec d?autres formations politiques dans d?autres wilayas. Sur l?affiche du MSP, une candidate a la face dissimulée derrière un long aâdjar, à l?ancienne. Législatives ou 5e mandat ? Autre bizarrerie : sur le fronton d?un grand nombre de permanences électorales sont placardés des portraits de Bouteflika, à croire que nous avons affaire à une campagne pour un 5e mandat présidentiel plutôt que pour des législatives. De fait, l?effigie du Président est déclinée sous toutes les coutures, d?un bout à l?autre de la ville. «La wilaya de Relizane est celle qui a voté le plus massivement en faveur du président de la République», assurait un cadre FLN lors d?un meeting. On comprend, dès lors, que tout le monde veuille s?attirer un peu de la «baraka» du raïs pour doper ses chances. Dans les faubourgs de forte densité et les quartiers populaires type cité DNC, les enseignes partisanes sont alignées les unes à côté des autres comme autant de marchands de promesses, en exhibant fanions, posters et banderoles. Malgré cette débauche d?énergie et de ferveur, il ne nous a guère été aisé, en faisant un «micro-trottoir» dans les rues de Relizane, de trouver des électeurs potentiels prêts à aller voter le 4 mai prochain. «Ce vote est une mascarade. Ils ne se souviennent de nous que lors des élections. N?wakel alihoum Rabbi (je remets leur sort à Dieu)», résume un chauffeur de taxi. Un autre abstentionniste, artisan-photographe de son état, abonde dans le même sens : «El vote khatini ! (je ne voterai pas).A quoi ça sert ? Ils n?ont jamais rien fait pour nous. Beaucoup m?ont sollicité pour mettre leurs affiches sur la vitrine de mon studio, j?ai refusé catégoriquement.» Et de pester : «Les légumes sont hors de prix alors que nous sommes une wilaya agricole. Qu?on m?explique juste comment la pomme de terre est arrivée à 80 DA ! Relizane ne bénéficie plus de logements sociaux ou très peu, alors qu?à Alger, les logements sont distribués à volonté. Pourquoi cette discrimination ? J?ai déposé un dossier de logement depuis 1996 et je n?ai toujours rien vu», fulmine-t-il, avant de poursuivre : «Cette élection n?a aucun intérêt. Mais ce n?est pas uniquement la faute du gouvernement. S?ils n?avaient pas trouvé des gens crédules pour leur prêter l?oreille, ils auraient fait un peu plus attention au peuple.» Un jeune chômeur observe : «Ces candidats, une fois qu?ils sont élus, nous oublient totalement. Moi, je ferai mon devoir, je voterai par principe, après, la balle est dans leur camp. Nous voulons surtout du travail. Je suis technicien en froid. J?ai déposé plusieurs demandes. Le mieux qu?on m?ait proposé est un contrat temporaire avec un salaire minable. Il y a plein de diplômés qui se retrouvent petits vendeurs de ??d?lala?? au marché aux puces. Ils nous promettent de l?embauche avec l?usine de Volkswagen, mais ça ne va profiter qu?aux pistonnés, c?est sûr !» Djamel Ould Abbès : «L?état, c?est nous !» Au QG de campagne du FLN, rue Bendjebbar, les préparatifs vont bon train pour l?accueil de Djamel Ould Abbès, qui devait animer un meeting. «Tout le staff est à la salle omnisports», nous dit-on à l?accueil. La façade du bâtiment est ornée d?une bannière à la gloire de Bouteflika avec ces mots à la clé : «Merci Monsieur le Président pour les réalisations (indjazate).» Mercredi 12 avril. La salle Nedjma Benaouda connaît une ambiance des grands jours. Plusieurs bus ont été affrétés par les kasmas de différentes communes pour faire le plein : Oued Rhiou, Yellel, Sidi M?hamed Benaouda, El Matmar, Kalaa, Sidi Lazreg? L?organisation nationale de solidarité estudiantine (SNE) a été également mise à contribution pour mobiliser les étudiants. De larges posters de Bouteflika ainsi que de Djamel Ould Abbès sont déployés. Des agents en chasubles jaunes estampillés «34», le numéro de la liste FLN, veillent au grain. 11h : le patron du FLN est accueilli comme le messie. Il déclare d?entrée qu?il avait expressément choisi la ville de Relizane pour entamer sa tournée à l?Ouest. Le chauffeur de salle, un jeune cadre du parti, se propose de présenter rapidement les membres de la liste FLN dont les bouilles défilent sur un écran géant. Galloua Hamadouche, le «tête de liste», est le P/APC de la commune de Kalaâ. Il était enseignant avant d?entrer en politique. Parmi les dix autres membres de la liste «34», notons la présence de deux députés sortants : Azzi El Hadj Mohamed et Mekki Saâdia. En 2012, le FLN, faut-il le relever, avait raflé la majorité des voix à Relizane en décrochant 6 sièges sur 10. Dans le casting, signalons aussi le choix porté sur le délégué du FCE pour la wilaya de Relizane et PDG d?une société privée, Mokhtari Mohamed. En prenant la parole, M. Hamadouche assure que les membres de la liste «ont été choisis par la base militante». «Ils représentent les catégories sociales les plus actives et qui sont capables d?assumer la responsabilité dans les instances élues», argue-t-il. Dans son speech, Djamel Ould Abbès fournit des «éléments de langage» qu?il distillera tout au long de sa campagne. Il rappelle le slogan du FLN : «Sécurité et prospérité à l?ombre de la gloire et de la dignité». Il insiste sur le mot «sécurité» en rappelant les massacres de Ramka et Had Chkala qui avaient endeuillé la région dans les années 1990 avant d?inviter, solennellement, la salle à une minute de silence à la mémoire des victimes. Une manière de suggérer que l?impératif de sécurité passe par le soutien à la politique du président Bouteflika, dont Ould Abbès se réclame en se drapant religieusement des oripeaux de «fakhamatouhou». Il joue sur le fait que le chef de l?Etat soit le président d?honneur du FLN et proclame : «Notre programme est le programme du Président !» «Le FLN est le fondateur et la colonne vertébrale de l?Etat algérien», renchérit-il. Il miroite à l?assistance les dividendes à tirer d?un vote FLN en énumérant les projets d?investissement qui sont implantés au niveau du parc industriel de Sidi Khettab, en l?occurrence le complexe turc de textile, «le plus grand d?Afrique», et l?usine de montage Volkswagen qui seront bientôt opérationnels. Il indique que les deux projets vont générer 50 000 emplois et annonce d?un ton incantatoire : «La première voiture Volkswagen sortira en juin de Relizane.» Il répète encore «L?Etat, c?est nous», en ajoutant : «Le chef du gouvernement est issu de nos rangs, nous avons des ministres militants.» Haranguant ses troupes, il martèle : «Partez armés et votre arme, ce sont les réalisations du FLN sous l?étendard du président de la République.» Pour terminer, il incite ses ouailles à sillonner le territoire de la wilaya «zanga, zanga» (sic), commune par commune et village par village. Le message est clair : en dehors du FLN, point de salut.   «Le tribalisme est encore présent » Ahmed Fekira, 62 ans, est tête de liste du PT à Relizane (liste n°5). Nous l?avons rencontré au siège de sa permanence électorale, rue Amirouche, dans le vieux quartier commerçant de la ville. Ingénieur des mines de profession, M. Fekira est également maire de la commune de Aïn Rahma. «En ce moment, je suis en congé spécial», tient-il à préciser. «Je suis issu d?une famille révolutionnaire, je suis fils de moudjahid et un vieux militant FLN», insiste-t-il. «J?ai été maire FLN en 1984 du temps du parti unique à Aïn Rahma», nous apprend-il encore. Des bisbilles avec des responsables du parti l?ont poussé à rallier le MPA en 2012 avant d?atterrir au PT à la fin 2016. «Mais mon c?ur est toujours FLN», glisse-t-il. Il aurait bien voulu se présenter sous la houlette de «Djabhate Ettahrir», mais la première place ne lui était pas assurée. «Il y a eu 139 candidats FLN qui postulaient à une place dans la liste. On m?a sollicité pour déposer ma candidature. Quand j?ai vu le nombre, j?ai été échaudé. S?ils se basaient sur l?ancienneté, les diplômes et la fiche communale du ??chibani??  (le père, ndlr), j?aurais été parmi les trois premiers. Mais je ne pense pas qu?ils ont tenu compte de ces critères», explique-t-il. Evoquant la situation dans les communes qui ont été sévèrement touchées par le terrorisme, comme la localité de Ramka, il se félicite de la paix qui règne dans la région. Il se tourne vers un grand poster de Bouteflika placardé à côté de celui de Louisa Hanoune et lance : «C?est grâce à ce grand moudjahid et grâce à la politique de Réconciliation nationale que la paix est revenue. Du temps du terrorisme, Relizane était comme Kaboul, aujourd?hui, tu peux dormir au milieu de la nuit sur la route de Ramka.» Ainsi, il se revendique clairement de la ligne présidentielle. «On aspire à appliquer le programme du Président», clame-t-il avec conviction. «Nous sommes les enfants de l?Etat algérien et on n?aime pas qu?on touche à notre pays. Bouteflika est le président de tous les Algériens et de tous les partis. On l?aime parce qu?il nous a ramené la paix et nous a ramené l?argent», appuie-t-il. Ahmed Fekira indique que l?un des thèmes forts de sa campagne est la retraite anticipée. «On veut la rétablir», promet-il. En l?écoutant, on comprend assez vite que notre hôte est sûr de ses chances. «Je passerai, inch?Allah !» sourit-il. «Les gens me connaissent, jamais je n?ai lésé personne.» Et d?avancer une règle sociologique en soulignant que «les gens ne votent pas pour le parti, ils votent pour les personnes». Il estime que «le tribalisme est encore très présent» dans les m?urs électorales, et pas uniquement dans la société relizanaise. «90% des gens votent pour les personnes, 10% pour le programme du parti», appuie-t-il. Même si les législatives sont réputées impopulaires, cela n?a pas l?air de le décourager : «Chaque candidat de chacune des 14 listes va mobiliser ses proches, et cela va drainer du monde. Ce tribalisme est toujours à l??uvre dans les communes et les douars», analyse-t-il. Le RND veut éviter le fiasco de 2012 Côté RND, la liste du parti (n°17) est conduite par un cadre de la santé et syndicaliste UGTA : Noureddine Yakdoumi. «Nous avons constitué une commission au niveau du secrétariat de wilaya et c?est elle qui a choisi les candidats en toute transparence», affirme Mohamed Arbaoui, responsable du RND au niveau de la wilaya de Relizane. M. Arbaoui est également sénateur et homme d?affaires. Il a été élu lors des élections de 2015 pour le renouvellement partiel du Conseil de la nation. Il avait alors 42 ans. «Nous nous sommes attachés à élaborer une liste qui touche toutes les couches sociales», reprend le sénateur. «On a tenu compte aussi des régions. On a commencé par la commune de Relizane qui compte 62 000 voix, et on a choisi le candidat tête de liste sur cette base, du fait qu?il est issu de la ville de Relizane. On a choisi aussi des représentants issus des régions de Dahra, de l?Ouarsensis, de Yellel?» Le RND dispose de 34 permanences électorales, sachant que la wilaya de Relizane compte 38 communes. L?un des thèmes mis en avant par l?équipe de campagne du RND est «La sécurité et la stabilité», confie le responsable régional du parti d?Ouyahia. L?accent est également mis sur l?aspect socioéconomique en incitant la population à encaisser les contrecoups de la politique de «taqachouf». «On explique que la crise que nous vivons concerne tous les pays. Nous disons aux gens : il faut patienter, c?est notre Etat, et cette crise ne va pas durer», détaille M. Arbaoui. Les belles opportunités que promet le bassin d?emplois de Sidi Khettab sont devenues, là encore, un enjeu électoral et un sujet de campagne comme avec Ould Abbès. «Nous militons pour que la priorité dans le recrutement soit accordée aux enfants de la wilaya», dit le sénateur RND. «J?ai rencontré le directeur du complexe textile de Sidi Khettab et il m?a assuré que durant les trois premières années, 10 000 emplois vont être créés. Dans un deuxième temps, on va ajouter 15 000 emplois, soit 25 000 postes de travail au total», développe-t-il. Le jeune sénateur ajoute qu?il a visité aussi l?usine Volkswagen «en compagnie de notre ministre, M. Bouchouareb, et du wali». Le patron du RND à Relizane dit miser beaucoup sur les jeunes électeurs et sur les étudiants. «Nous avons ouvert une permanence au niveau du centre universitaire de Bermadia qui compte 18 000 étudiants.» Le staff de campagne tient aussi compte de la pénétration grandissante des réseaux sociaux, un point que soulève d?ailleurs avec acuité le directeur de la campagne RND à Relizane, Lahbib Bouiche : «Cette campagne est différente des précédentes dans la mesure où les réseaux sociaux sont devenus une plateforme de communication fondamentale. Cela nous aide beaucoup à toucher d?autres publics et à diffuser le programme du RND», dit-il. Sur la page facebook du parti, des images des différents meetings et autres actions de proximité sont régulièrement relayées. Sur l?une d?elles, on peut voir des pancartes distribuées à la population dans divers douars de la campagne relizanaise, et sur lesquelles est seulement imprimé le chiffre «17». Sur une autre image, ce slogan : «Je suis RND». Comme si le parti d?Ahmed Ouyahia avait été victime de quelque catastrophe électorale. Ce fut justement le cas aux dernières législatives, où il n?a eu aucun siège à Relizane. Un fiasco que le parti ne veut en aucun cas revivre. La permanence électorale de TAJ, située en plein centre-ville, pas loin de Radio Relizane, est une véritable ruche d?abeilles. A l?entrée de la permanence, aux côtés des posters d?un Amar Ghoul en burnous, barré du slogan «Fidèles à l?Algérie», se dressent encore des portraits de Bouteflika. La liste du parti (n°18) est menée par un jeune chef d?entreprise de 27 ans, licencié en droit : Bachir El Bey. Toujours bien sapé, il a un physique de playboy. Il est secondé par un autre candidat à la bouille juvénile : Djelloul Derkaoui, propriétaire d?une agence de voyages. L?élément féminin est clairement mis en avant à travers une candidate de 32 ans : Kheira Alaouiya, cadre à la direction du transport de la wilaya de Relizane. Elle est issue de la commune de Matmar. «Nous comptons beaucoup sur le soutien des gens de sa commune pour la faire gagner», dit Abdelkader Ouadah, directeur de campagne de TAJ-Relizane. Les «Ghoul boys» de TAJ Abdekka ? comme tout le monde l?appelle ici ? veille sur le moindre détail. Il a un tel bagou, un sens de la com? digne des meilleurs spin docteurs, qu?on a du mal à croire qu?il a fait l?essentiel de sa carrière dans le corps de la Gendarmerie nationale. «J?ai passé douze ans dans la gendarmerie. J?ai été blessé en 2007, près de Boumerdès», confie-t-il. Après sa convalescence, il a pris sa retraite. Agé aujourd?hui de 38 ans, Abdelkader s?est entouré d?une équipe de jeunes très branchés nouvelles technologies qui investissent en force le web. «Nous avons une cellule spéciale médias et réseaux sociaux, avec une équipe qui couvre tous les meetings et les sorties de proximité», indique Abdelkader. Une sorte de «community manager» très actif sur les réseaux sociaux. La cellule en question est confiée à un cinéaste, Ahmed Saïdi, qui a participé à plusieurs festivals et signé, entre autres, un court-métrage intitulé Win Machyine. C?est lui qui coache l?équipe audiovisuelle. «J?ai deux monteurs et deux caméramen/photographes à ma disposition», précise-t-il. Des graphistes ainsi que des diplômés en journalisme sont également de la partie. En coulisses, les «Ghoul boys» sont très dynamiques. Abdelkader nous fait visiter la cabine «Labo Tech Media». On nous fait visionner une vidéo où le candidat est brièvement présenté dans la pose des joueurs de foot lors de la dernière Coupe du monde, bras croisés et sourire marketing. «Nous tenons un langage adapté à tous les publics», explique Abdelkader. «Nous insistons sur l?action de proximité. Dernièrement, nous avons organisé une cérémonie de circoncision collective au profit de 21 enfants issus de familles démunies.» Abdelkader Ouadah nous dit que les membres de son équipe de campagne se connaissent depuis longtemps. «Nous avons tous milité dans le mouvement associatif avant de nous retrouver dans TAJ», témoigne-t-il. Ce qui les a séduit dans le parti de Amar Ghoul ? «C?est un parti constitué à 80% de jeunes», rétorque-t-il. «Ici, il n?y a pas de place à la langue de bois.» La force de TAJ, avoue-t-il avec franchise, « est qu?il est à la fois un parti populaire et ?hizb eddoula? (un parti du pouvoir)». Il ajoute que la formation politique dirigée par Amar Ghoul, et qui est régulièrement qualifiée d?officine crypto-islamiste fascinée par Erdogan et de conglomérat d?affairistes et d?opportunistes en chapelet, est un «parti institutionnel». Et cette proximité avec le pouvoir n?est pas pour lui déplaire. «Nous sommes devenus très vite un grand parti. Pour preuve, nous sommes les seuls avec le FLN à avoir des encadreurs et des observateurs dans 830 bureaux de vote.» Parmi les critères qui ont visiblement présidé au choix des candidats, l?argent et les réseaux. «Il ne suffit pas d?être ??nass m?lah?? (un homme honnête) pour être élu, il faut aussi avoir des relations», professe le très futé directeur de campagne. «Je ne vais pas voter pour quelqu?un qui ne connaît personne à Alger, qui n?a pas de relations en haut lieu. Il va passer son premier mandat à découvrir les hôtels et les ronds-points d?Alger», lâche Abdekka avec humour. On comprend que Bachir, le jeune politicien en gestation dans la fabrique à leaders de TAJ, a un bon carnet d?adresses, surtout que Ghoul lui sert de mentor et de précieux entremetteur, lui ouvrant carrément une «autoroute» vers le Palais Zighoud Youcef?
* «Ziaras électorales» à la zaouia de Sidi M?hamed Benaouda : 24/04/17 - Parmi les faits marquants de cette campagne dans la wilaya de Relizane, l?attrait qu?exercent les zaouias et autres mausolées maraboutiques sur les candidats. Ainsi, la célèbre zaouia Sidi M?hamed Benaouda, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Relizane, s?est imposée comme un lieu incontournable pour nombre de candidats de la région qui y ont prévu une halte. Ils viennent quérir la «baraka» du saint patron bien connu en espérant toucher par ce biais un secteur de l?électorat qui reste fortement attaché à ce que d?aucuns appellent «l?islam confrérique». «J?ai prévu de m?y rendre. C?est important. Ce sera l?avant-dernière étape de ma campagne, le dernier jour, je l?ai réservé à la ville de Relizane», nous confie Ahmed Fekira, tête de liste du PT à Relizane. M. Fekira précise cependant : «Je rends souvent visite au mausolée de Sidi M?hamed. Je le fais même hors campagne.» Et de nous expliquer qu?il est issu de la grande tribu des Flita, dont l?histoire se confond intimement avec celle de Sidi M?hamed Benaouda. «Ce sont les traditions de nos parents, on y est attachés. Ce n?est pas une ??bid?âa?? (hérésie). Ce wali, on ne le vénère pas, on le respecte, c?était un savant. Ce sont nos racines. Le peuple a commencé à se perdre quand il a délaissé ses racines», assène-t-il. Force est d?avouer que la petite bourgade de Sidi M?hamed Benaouda a quelque chose d?«envoûtant». Le site est constitué d?une zaouia centrale, un institut de formation affilié aux Affaires religieuses et des «koubas» éparpillées ça et là, dont une coupole maraboutique érigée tout à fait en haut d?un promontoire rocheux, auquel on accède par des escaliers de pierre qui donnent le vertige. Sur certains panneaux électoraux dressés dans les rues du chef-lieu de la commune, on retrouve les affiches du PT dominés par l?effigie d?Ahmed Fekira. C?est l?un des rares à être représenté sur les lieux. Nous avons également croisé le portrait d?un jeune candidat, Adda Moumen, tête de liste ANR. Rencontré à Relizane, ce dernier nous a confié qu?il avait prévu, lui aussi, une «ziara» à Sidi M?hamed, parmi d?autres sorties de proximité. Dernière image qui n?a pas manqué d?attirer notre attention : des affiches de la liste RND placardées sur le mur extérieur qui borde la zaouia ainsi que sur une coupole secondaire alors qu?un panneau d?affichage, situé à quelques mètres à peine de la zaouia, est resté souverainement vide?
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* Mohand Khellaf, le jeune espoir de l?athlétisme canadien : 24/04/17 - Né il y a 18 ans en Algérie et arrivé au Canada, plus précisément au Québec, à l?âge de 3 ans et demi, Mohand Zine Khellaf trace son chemin dans le monde de l?athlétisme québécois. Il y a quelques semaines, à la mi-février, il a battu le record du Québec du 800 mètres en salle avec un chrono de 1:50.53. Son record personnel en plein air est de 1:51.06, selon la Fédération québécoise d?athlétisme, qui explique que le jeune Montréalais «a rayé d?un coup trois records du Québec, dont celui de 1:51.39, battu en 2008 sur la piste de l?Armory, à New York». La course, disputée sur la piste de l?université de Boston, est passée sous le radar, car les médias se sont intéressés à un autre athlète, mais pas pour des raisons sportives.  En effet, le lendemain de la course, il s?est agi plus des Canadiens d?origine maghrébine, qui n?ont pas pu entrer aux Etats-Unis à cause du décret Trump. Le jeune espoir, qui s?entraîne avec le club montréalais Saint-Laurent Sélect, compte faire carrière en athlétisme, selon son père et sa mère, qui sont ses premiers fans et son plus grand soutien. Il n?est pas le seul athlète d?origine algérienne à se faire connaître au Québec. On pense à un autre jeune espoir du même club, Aghilas Si Lakhal, qui a «réalisé aussi un PB (personal best, ou record personnel) avec un temps de 1:56.10. Il complète le top 5 national chez les juniors au 800m». On peut aussi le voir courir au cinéma dans le film 1 :54 du Canadien Yan England, sorti en 2016. Un film sur l?adolescence et l?intimidation (le harcèlement entre adolescents). D?autres jeunes de la deuxième génération de l?immigration algérienne au Canada sont visibles dans d?autres sports avec divers résultats (arts martiaux, football, patinage artistique?). On pense, entre autres, à Walid Sekhri, champion canadien de Tae Taekwondo en 2011, ou à la jeune patineuse artistique, Nour El Houda Foura. Verra-t-on ces jeunes espoirs concourir pour l?Algérie un jour ? Le sujet a été abordé lors de la mission économique du Forum des chefs d?entreprise au Canada, organisée il y une semaine. A l?occasion d?une rencontre avec des membres de la diaspora algérienne à Montréal, Ali Haddad, le président du FCE, s?est montré disponible à explorer la piste du sponsoring des jeunes athlètes par des entreprises algériennes.  
* USM Alger : Dernière ligne droite avant la JSK : 24/04/17 - Forcé à une longue trêve qui dure depuis plus d?un mois et demi en raison de l?arrêt imposé au championnat, l?USM Alger reprendra la compétition demain mardi, avec un périlleux déplacement qui l?attend du côté de Tizi-Ouzou où elle donnera la réplique à la JS Kabylie, en match de mise à jour de la 23e journée du championnat. Un match très important pour les Algérois, (4e au classement, 35 points avec deux matchs en moins), et qui aspirent à mettre à profit leur deux joutes en retard, dont cette première prévue demain face à la JSK pour réduire l?écart avec le leader, l?Entente de Sétif qui la devance de 12 points. Un écart conséquent à six journée de la baissé de rideau sur le championnat, mais qui ne semble pas décourager les Algérois, notamment leur coach, le Belge Paul Put décidé à défendre leur titre jusqu?au bout. Néanmoins, le manque de compétition officielle et la dernière défaite concédée en amical, mercredi dernier à Bologhine face à l?Olympique de Médéa (0-2), ne sont pas pour rassurer. En effet, le dernier match officiel de championnat disputé par le champion en titre sortant, remonte au 4 Mars dernier, avec le match nul (2-2) concédé lors du derby Algérois face au voisin et rival Mouloudéen. Depuis, c?est-à-dire plus d?un mois et demi, le belge Paul put a été contraint à meubler avec de nombreux stages et joutes amicales, même s?il a eu l?opportunité de disputer une double joute en ligue des champions d?Afrique, avec à la clé une qualification, le 18 Mars dernier en phase de poules, au dépend des Burkinabés du RC Kadiogo. Tout le contraire des canaris qui ont enchaînés les matchs entre coupe de la Caf et mise à jours du championnat. Un manque de compétition qui a été tant bien que mal essayé d?être comblé, avec des joutes amicales, à l?image de celle perdue face à l?O. Médéa, et qui n?ai pas pour rassurer, comme le notera le coach usmite après cette défaite, et surtout de la piètre prestation de ses capés «Je suis surpris par la production des joueurs. Je ne suis pas satisfait du tout. Le résultat d?un match amical n?est pas important, mais c?est le rendement des joueurs qui m?a déçu. Certains n?étaient pas concentrés sur le terrain, et n?ont pas appliqué mes consignes que nous avons travaillées aux entraînements. Il ne reste que quelques jours avant la reprise de la compétition officielle, j?ai demandé à mes joueurs de travailler davantage si nous voulons atteindre nos objectifs, d?ailleurs, pour les punir de leur piètre prestation, je ne leur ai pas accordé de repos.». C?est dire que le Belge qui croient toujours en ses chances de joueur le titre, a tenu à bousculer ses joueurs à la veille de ce calsico face à la JSK, allant même à promouvoir trois joueurs de l?équipe réserve et néanmoins international olympique que sont les Sifour, Benhamouda et Benchikhoun. Un choc pour lequel le coach sera privé des services de son défenseur central et capitaine, Nasreddine Khoualed convalescent depuis plusieurs mois, et de son attaquant Abderrahmane Meziane, qui a contracté une blessure lors de la dernière joute amicale face à Médéa le rendant indisponible pour dix jours. Mais il pourra disposer des services de son latéral et atout majeur, Rabie Meftah, mais aussi du portier Mohamed Amine Zemmamouche, qui se plaignait du genou. A noter que l?USMA qui n?a plus disputé de match de championnat depuis le 4 Mars dernier, et après son match face à la JSK programmé demain, enchaînera avec une seconde joute, ce week-end, en accueillant le CA Batna, pour sa dernière rencontre de mise à jours (24e J).
* 26 nouveaux présidents : 24/04/17 - Le processus du renouvellement des instances sportives tire à sa fin. L?AG ordinaire du Comité olympique algérien (COA) est programmée pour samedi prochain. Les élections devront avoir lieu quant à elles quinze jours plus tard. Celles-ci sont sensées clôturer ce cycle de renouvellement. Pourtant, deux fédérations n?ont pas encore programmées leurs AGE, à savoir celles de karaté, gérée par un directoire désigné par le MJS, et d?escrime, qui n?a pas encore reçu de la part de cette même tutelle l?autorisation d?organiser la sienne. Abstraction faite sur la fédération algérienne de rugby (FAR), créée il y a deux ans seulement, seules ces deux fédérations n?ont pas encore renouvelées leurs instances. A cet effet, il faut noter qu?il y a eu beaucoup de changements aux présidences des différentes fédérations. Sur un ensemble de 43 instances, près des deux tiers (26 fédérations) ont vu partir leurs anciens présidents. Il s?agit surtout des fédérations les plus en vue, à l?image de celles des sports collectifs, handball, volley-ball, basket-ball, mais surtout football, avec Kheireddine Zetchi comme nouveau président, alors que Mohamed Raouraoua ne s?est pas représenté pour un autre mandat, tous comme celles des sports individuels, comme la boxe, l?athlétisme et le judo, entre autre. Certains nouveaux présidents ont eu déjà par le passé à présider ces mêmes fédérations (Lemouchi au volley-ball, Hamlat au tir). Ainsi, plusieurs présidents de fédérations ont été déclarés inéligibles, à tort ou à raison, par le ministère de la Jeunesse et des sports, pour divers motifs. D?autres ont préférés annoncer leurs départs avant que la tutelle ne prononce leur inéligibilité. Par contre, ce sont 14 présidents de fédérations (près de 33%), dont le plus gros se compte parmi les fédérations non-olympiques, qui ont été «autorisés» à se porter candidats pour un autre mandat et qui ont été par la suite élus. Quelques anciens présidents, qui ont postulé pour un autre mandat, ont perdus leurs élections, comme c?est le cas pour ceux des fédérations d?haltérophilie et du sport universitaire, par exemple.  Il faut noter en dernier lieu que dans la majorité des cas, le MJS a évoqué, dans ses décisions relatives à l?inéligibilité des présidents sortants, le manque de résultat. Un «procédé» utilisé, faut-il le dire, par les ministres qui se sont succédé à l?immeuble de la place du 1er mai à chaque fin de mandat des instances sportives.      
* Passation de consignes entre Gougam et Lemouchi aujourd?hui : 24/04/17 - Après l?élection de M. Mustapha Lemouchi à la tête de la Fédération algérienne de volley-ball, une cérémonie de passation de consigne est prévue aujourd?hui, à partir de 13h au siège de la FAVB sis à la salle OMS de Beaulieu (Alger) entre le président sortant M. Okba Gougam et le nouveau président M. Lemouchi  Mustapha, élu le 6 Avril dernier pour le nouveau mandat olympique (2017-2020). Par ailleurs, le nouveau bureau exécutif de la FAVB a tenue sa première réunion, ce week-end au centre sportif Ahmed Ghermoul (Alger). Une réunion au cours de la quelle Mustapha Lemouchi, le nouveau président de la FAVB conformément à ses prorogatives a procédé à la répartition des taches au sein du  bureau fédéral. Il a été ainsi procédé à la nomination de Mohand Tamadartaza et Mohamed Heus respectivement comme premier et second vice-président. Habib Keddache a été désigné comme trésorier et Hacene Zouaoui aura en charge le suivi des ligues. Djamel Bergeul sera en charge de la commission du  Beach-volley, alors que la commission médicale sera dirigée par Aissa Chelda. Mustapha-Kamel Baba Ameur, Abbes Tibourtine et Abdelwahab Ben Khada sont en charge respectivement des volets organisation sportive, discipline et arbitrage. Les deux femmes du bureau, en l?occurrence  Fatma-Zohra Oukazi et Khedija Benghalia s?occuperont du sponsoring et marketing, pour la première, du sport scolaire, universitaire et handisport pour la seconde.
* Marathon de Lodz : Victoire et minima pour Kenza Dahmani : 24/04/17 - Pour son premier marathon de la saison, la marathonienne algérienne Kenza Dahmani s?est imposée hier, chez les dames sur les 42,195 km de Lodz (Pologne) avec un temps de 2h33?21. Dans une course mixte hommes et dames, Dahmani a réussi à améliorer son record personnel de 32 secondes et au passage elle a réalisé les minima A pour la participation aux 16e championnats du monde d?athlétisme 2017, prévus à Londres du 4 au 13 août. Dahmani, championne d?Algérie en titre de cross country et 44e au dernier championnat du monde de Cross, disputé à Kampala, qu?on croyait « bonne à la retraite » a relevé le défi et participera à son premier mondial de marathon à l?age de 37ans. Pour rappel, lors des JO de Rio, Dahmani qui ne bénéficie pas des grands moyens, a pris la 50e place en 2h38?37.
* Rivers United (Nigeria) dernier qualifié : 24/04/17 - Le représentant du Nigeria en coupe de la CAF, le club de Rivers Uniteds complète le groupe des qualifiés (16) pour la phase des poules de la coupe de la CAF, suite à sa qualification samedi soir, au dépend de la formation Rwandaise du Rayon Sport, en match décalé des 16e de finales bis de cette coupe de la CAF. Vainqueur chez lui la semaine dernière (2-0), le club Nigérian a composé son ticket pour la phase des poules, en imposant le nul à la formation Rwandaise (0-0), chez-elle à Kigali, lors de la joute retard. Les 15 premiers qualifiés pour cette phase des poules de la coupe de la CAF, dont le Mouloudia d?Alger l?unique représentant de l?Algérie avaient pour leur part décrocher leur billet la semaine dernière.  Pour rappel, un nouveau système de compétition sera adopté à partir de l?actuelle édition de cette coupe de la Confédération Africaine de Football, avec une phase de poules de quatre groupes dans lesquels seront répartit les 16 équipes qualifiées. Les deux premiers de chaque groupe disputeront les quarts de finales. Le tirage au sort pour la répartition des 16 équipes dans les quatre groupes sera effectué, ce mercredi au siège de la CAF au Caire (Egypte). La phase de poules débutera le 12 Mai avec le déroulement de la première journée. Les 16 clubs qualifiés sont le MC Alger, CS Sfax et Club Africain (Tunisie), Supersport United et Platinum stars (Afrique du Sud), Recreativo de Libolo (Angola), Smouha (Egypte), KCCA (Ouganda), Mbabane Swallows (Swaziland), FUS Rabat (Maroc), Zesco (Zambie)        Horoya Conakry (Guinée), Hilal Obeid (Soudan), Mounana (Gabon), Rivers United (Nigeria) et enfin le TP Mazembe (RD Congo)  tenant du titre.
* MOB : Les Crabes préparent le MCA : 24/04/17 - Appelé à disputer un match difficile et capital demain (mardi) à 18h au stade du 5 Juillet devant la formation du MC Alger, le MO Béjaia a repris le chemin des entraînements avant-hier samedi au niveau du stade de l?Unité Maghrébine sous la houlette du coach Abdelouahab Boussaâda qui tente actuellement de procéder aux réglages nécessaires et de trouver la meilleure formule pour espérer réussir un bon résultat. Après avoir observé une longue trêve qui a été une occasion pour les Crabes de reprendre leurs forces, voilà que les béjaouis se trouvent concentrés uniquement sur cette rencontre où ils comptent se déplacer à Alger pour réussir un bon résultat qui leur permettrait d?entretenir de l?espoir. Bien que leurs chances au maintien sont devenues minimes depuis la dernière défaite concédée devant l?O Médéa, les camarades de Rahal ne comptent pas lâcher à ce stade de la compétition en se montrant conscients de la tâche qui les attend et décidés à relever le défi. C?est ce que nous avons constaté lors des séances d?entraînement où le groupe est mobilisé pour le match de demain. Le déplacement à Alger est prévu pour aujourd?hui où l?équipe béjaouie élira domicile dans un hôtel de la capitale.
* NA Hussein Dey : Stage ouvert au 5 Juillet : 24/04/17 - Après le deuxième match amical contre l?Olympique de Médéa, jeudi passé, les joueurs du Nasria ont bénéficié de trois jours de repos. La reprise des entraînements est fixée pour aujourd?hui qui sera marquée par un stage ouvert au stade du 5 Juillet. L?entraîneur Alain Michel a programmé du biquotidien pour préparer la reprise du championnat, prévue le 6 mai prochain contre la JS Saoura au stade du 20 Août 1955 d?Alger. Les Sang et Or qui veulent terminer la saison dans une position honorable après leur élimination en Coupe d?Algérie, vont axer leur travail sur l?aspect physique et technico-tactique pour améliorer leur rendement en prévision de la suite du parcours qui s?annonce favorable. Le staff technique a programmé un deuxième match amical contre l?O. Médéa le 31 avril prochain, mais il est toujours à la recherche d?un deuxième sparring-partner. Le souci du staff technique est de récupérer les joueurs blessés en prévision de la reprise du championnat. Trois joueurs sont encore aux soins. Il s?agit de Zeddam, Laribi et El Ouartani, alors que le défenseur Herrida a repris les entraînements en solo et devra attendre quelques jours pour être opérationnel.
* Marathon de Lodz: Kenza Dahmani réalise les minimas : 23/04/17 - La marathonnienne algérienne Kenza Dahmani engagée ce dimanche au marathon de Lodz en Pologne a terminé 6e au classement général et 1ere chez les dames, avec un temps de 2h33''21. Elle bat ainsi son propre record personnel et réalise avec ce temps les minimas nécessaires pour la participation aux  championnats du monde 2017 qui auront lieu en août prochain à Londres.
* Équipe Nationale : Alcaraz à pied d??uvre : 23/04/17 - Le nouveau sélectionneur national des Verts, l?Espagnol Lucas Alcaraz, a quitté, hier le territoire national, après un séjour de quatre jours en Algérie. Une première visite intervenue une semaine après son engagement par la FAF pour prendre les rênes de la sélection, sans commandant de bord, après la démission, depuis plus de deux mois, du Belge Georges Leekens, suite à l?échec de l?EN en janvier dernier dans la CAN-2017 au Gabon, avec une sortie prématurée dès le premier tour. Arrivé mardi soir en compagnie de ses deux adjoints et compatriotes, Jesus Canadas et Miguel Angel Campos, qui l?épauleront dans sa mission au sein du staff technique des Verts, en attendant la désignation d?un second adjoint et d?un entraîneur de gardiens algériens par la fédération, Lucas Alcaraz a eu un programme des plus chargés durant son court séjour en Algérie, entre rencontres et visites. Lucas Alcaraz et ses deux adjoints avaient multiplié les réunions avec les responsables de la FAF, à leur tête Kheireddine Zetchi, mais aussi avec les membres des différents staffs de l?EN toujours en poste (médical et administratif, DTN?). Le trio espagnol a, entre autres, visité le siège de la fédération à Dely Ibrahim, où il a tenu une réunion de travail avec le président de la FAF. Auparavant, il avait effectué une visite d?inspection aux stade du 5 Juillet (Alger) et  Mustapha Tchaker (Blida). Le choix quant à l?enceinte qui abritera les deux prochaines joutes se fera, selon Alcaraz, en concertation avec les joueurs. Il était aussi question de superviser les joueurs de la sélection, d?où les séances de visionnage des trois derniers matchs de la sélection lors de la CAN-2017. Dernière étape du programme d?Alcaraz : le déplacement à Oran où il avait assisté, vendredi, au match de mise à jour du championnat MC Oran - MC Alger, avant de s?envoler, hier à partir d?Oran, à destination d?Alicante. Une semaine chargée en perspective De retour donc hier, chez lui en Espagne, le nouveau sélectionneur des Verts et ses deux adjoints ne chômeront pas avant leur retour à Alger prévu en fin de cette semaine (jeudi en principe), pour s?atteler à la préparation de leur premier regroupement à la tête de la sélection, prévu du 5 juin prochain au 13 du même mois, où il devra diriger ses deux premiers matchs du club Algérie, avec tout d?abord une joute amicale, probablement face à la Guinée prévue le 6 juin, avant sa première joute officielle, une semaine plus tard face au Togo, comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN Cameroun-2019. Des préparatifs pour ce premier regroupement sont en cours, le sélectionneur a donc entamé par le visionnage du match qu?il poursuivra par sa prise de contact avec les joueurs, comme il l?avait  signalé lors de son premier point de presse  mercredi dernier, au lendemain de son arrivée à Alger. Une prise de contact avec les cadres des Verts qui mènera Lucas Alcaraz à faire une petite tournée en Europe dès les prochains jours, où il supervisera les internationaux dans leurs clubs respectifs, avant de les rencontrer. Il sera aussi question pour Alcaraz de visionner d?autres matchs de la sélection, antérieure à la CAN-2017, mais aussi les derniers matchs du Togo. Outre cette tournée, et toujours comme annoncé lors de sa première conférence de presse, le technicien espagnol prévoit un premier regroupement pour les joueurs locaux. Un regroupement de trois jours, programmé pour la semaine prochaine, en mettant à profit l?arrêt du championnat pour voir les joueurs locaux à l??uvre et se faire une idée avant d?établir la liste des convoqués pour le stage de juin prochain. Un programme bien chargé pour Lucas Alcaraz, qui entame effectivement son travail à la tête des Verts.