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La sensibilité

La sensibilité : chaque type de sensibilité correspond théoriquement à un faisceau particulier de fibres nerveuses. La sensibilité profonde consciente ou articulaire est conduite par les fibres des cordons postérieurs de la moelle, de même que la sensibilité tactile. De là, ces fibres, après s’être décussées sur la ligne médiane, se rendent au noyau spécifique du thalamus, puis à la région pariétale du cerveau. La sensibilité douloureuse emprunte le faisceau antérolatéral de la moelle après avoir croisé la ligne médiane.

Les cibles structurales de ces fibres sont mal systématisées, un faible contingent atteignant le noyau spécifique du thalamus alors que la majeure partie se rend aux structures non spécifiques du système nerveux. La sensibilité thermique est également conduite par le faisceau antérolatéral de la moelle, et ses cibles sont sensiblement identiques à celles de la sensibilité douloureuse, seul un faible contingent atteignant le cortex pariétal . En ce qui concerne l’examen, il doit être pratiqué en deux phases.

    1 Les sensibilités dites sensibilités superficielles (tactile, douloureuse et thermique) sont inventoriées sur la surface du corps selon un schéma d’examen rationnel, le malade ayant les yeux fermés. Comme l’étude de la motricité et des réflexes, l’étude de la sensibilité permettra d’apporter des informations topographiques sur la lésion causale. On pourra ainsi évoquer soit l’atteinte d’un tronc nerveux ou d’une racine, soit une atteinte intramédullaire, soit enfin une atteinte des voies sensitives dans leur trajet ascendant ou dans leur zone de projection corticale. C’est ainsi, par exemple, que la présence de symptômes traduisant, sur plusieurs segments médullaires, une dissociation entre l’atteinte des sensibilités douloureuse et thermique (abolies) et la conservation de la sensibilité tactile caractérise une lésion intramédullaire. S’il existe, d’un côté du corps, une atteinte de la sensibilité thermo-algique et, de l’autre côté, un trouble de la sensibilité articulaire et tactile associé à un déficit moteur du même côté, il s’agit d’un syndrome de Brown-Séquard ou d’hémisection de la moelle.

  2 Les sensibilités dites sensibilités profondes conscientes sont explorées en interrogeant le sens des attitudes segmentaires. Chaque individu normal peut en effet reconnaître, les yeux fermés, la position de ses segments de membre dans l’espace. De multiples manœuvres ont ainsi été codifiées afin de déceler un déficit du sens de position articulaire. Plus complexe est l’examen de la stéréognosie , c’est-à-dire de la faculté de reconnaître un objet placé dans la main, en l’absence de contrôle de la vue. Son intégrité demande, en effet, à la fois la conservation de la sensibilité superficielle et celle de la sensibilité profonde consciente.

La coordination du mouvement C’est le cervelet, et plus particulièrement ses régions latérales (neocerebellum ), qui règle la coordination du geste. Cet ajustement de la motricité résulte du jeu harmonieux des muscles agonistes et antagonistes des différents segments de membre engagés dans le mouvement. Les régions latérales du cervelet sont plus particulièrement en relation avec le cortex cérébral par un circuit cortico-cérébello-cortical presque fermé. De multiples épreuves ont été décrites pour mettre en évidence l’incoordination dynamique qui se traduit sous trois formes: l’hypermétrie , extériorisée par la manœuvre du «doigt sur le nez» (ou sur le lobule de l’oreille), ou celle du «talon sur le genou» qui mettent en évidence une imprécision du geste, elle-même traduite par un dépassement du but, alors que la direction générale du mouvement est conservée; l’asynergie , décelée par l’exécution d’un mouvement complexe qui permet de constater une décomposition du mouvement en plusieurs temps, alors que, normalement, ces différents temps sont étroitement fusionnés; l’adiadococinésie , marquée par une difficulté d’exécution des mouvements alternatifs complexes, celui dit de la «manœuvre des marionnettes», par exemple. Ces signes évoluent en règle générale sur un fond d’hypotonie musculaire. La statique La statique est assurée par le système vestibulaire, par la région vermienne du cervelet et par les circuits de la sensibilité profonde.

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