ARTHROSE  primitive secondaire 
Cours de Rhumatologie

ARTHROSE

ARTHROSE

Définition: L’arthrose est l’affection articulaire la plus commune, caractérisée par une perte progressive du cartilage articulaire, une sclérose sous-chondrale, une ostéophytose péri-articulaire et la présence de géodes d’hyperpression.

  1. Arthrose primitive Idiopathique, localisée (hanche, genou, main…) ou généralisée
  2. Arthrose secondaire
    1. Post-traumatique
    2. Secondaire à un rhumatisme inflammatoire: polyarthrite rhumatoïde, spondylarthropathie ect ..
    3. Métabolique: goutte, chondrocalcinose articulaire, ochronose, hémochromatose, alcaptonurie, maladie de Wilson – Endocrinienne: acromégalie, diabète
    4. Post septique
    5. Congénitale: dysplasie de hanche, séquelle d’épiphysiolyse, dysplasie épiphysaire multiple
    6. Ostéopathie: ostéonécrose, Paget
    7. Arthropathie hémophilique
    8. Arthropathies neurologiques: syringomyélie, tabès, arthropathie ulcéro-mutilante .

Étiologie: L’arthrose apparaît comme une atteinte initiale du cartilage avec secondairement l’intervention d’anomalies osseuses sous-chondrales et de phénomènes inflammatoires synoviaux.

Facteurs de risque: âge de prédilection au delà de 40 ans touche de façon egale les de sexe homme et femme,les arthroses survenant avant la quarantaine ne sont pas exceptionnelles et touchent plus volontiers les mains. Il existe souvent des antécédents familiaux identiques

Traumatisme articulaire  Micro-traumatismes répétés Obésité

Signes cliniques : symptomes

  1. Douleur mécanique – Calmée par le repos, aggravée par l’effort et la mise en charge – D’apparition progressive – Possibles paroxysmes douloureux avec réveil nocturne au cours de poussées congestives – Court dérouillage matinal de quelques minutes habituel
  2. Déformations caractéristiques (nodosités d’Heberden aux interphalangiennes distales)

Diagnostic différentiel:

  • Aux mains, l’atteinte des interphalangiennes distales est à distinguer du rhumatisme psoriasique.
  • Au rachis, l’atteinte est à distinguer de manifestation ostéoporotique, de localisation métastatique, du myélome.

Examens Biologique  Absence de syndrome inflammatoir

Anatomie pathologique: Ostéosclérose sous-chondrale

Radiographie: les quatre signes cardinaux de arthrose sont:

  1. Pincement électif de l’interligne articulaire
  2. Ostéosclérose de l’os sous-chondral
  3. Ostéophytose périarticulaire
  4. Géodes d’hyperpression

Diagnostique: Le diagnostic repose sur les données cliniques. Il est confirmé par l’imagerie et en cas de doute par l’analyse du liquide articulaire (compte cellulaire < 1000 éléments/mm³)

Traitement :

  1. Réduction pondérale si nécessaire , régime hypocalorique en cas de surcharge pondérale
  2. Physiothérapie (chaleur locale, entretien des amplitudes articulaires et de la tonicité musculo-tendineuse péri-articulaire, balnéothérapie…)
  3. Mise au repos en période de poussée congestive
  4. Éventuelles infiltrations de dérivés cortisoniques intra-articulaires
  5. Correction chirurgicale éventuellement : La chirurgie peut être conservatrice ou non en fonction de l’évolution de l’arthrose, de son retentissement fonctionnel, de l’articulation atteinte et d’une éventuelle anomalie anatomique sous-jacente.
  6. Les antalgiques périphériques type paracétamol sont souvent mieux tolérés au long court pour une efficacité satisfaisante.
  7. AINS ( anti inflammatoires non stéroïdiens  )au cours des poussées douloureuses :NB
    • Contre-indications (AINS): Ulcère gastro-duodénal en poussée, insuffisance rénale ou hépatique, grossesse, hypersensibilité connue à un AINS, asthme et hypertension artérielle mal équilibrés
    • Précautions d’utilisation des AINS chez les sujets de plus de 70 ans sera prudente avec surveillance étroite de la fonction rénale.
    • On surveillera la tolérance clinique et biologique des AINS (tolérance digestive, NFS, fonction rénale).
    • adjuvants : omeprasol ( mopral proton zimor gastrimut

Complications: Chondrolyse destructrice rapide. Destruction de 50% ou plus du cartilage en deux mois. Elle touche l’articulation coxo-fémorale et plus rarement fémoro-tibiale. Elle doit faire rechercher une chondrocalcinose sous-jacente. La mise en place d’une prothèse est souvent nécessaire à court ou moyen terme.

Pronostic: L’évolution est très variable, le plus souvent à type d’aggravation progressive. Des alternances de poussées douloureuses et de rémissions sont parfois observées.

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