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FIBROMYALGIE : Syndrome Polyalgique Idiopathique Diffus
LA FIBROMYALGIE les synonymes sont :
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Les examens complémentaires tant iconographiques que biologiques sont décevants et ne servent qu'à éliminer d'autres diagnostics. L’IRM résonance magnétique fonctionnelle fMRI confirme l’état de souffrance des fibromyalgiques par activité cérébrale significativement plus importante suite à des stimuli douloureux , Un tiers des patients atteints de fibromyalgies ont en même temps un côlon irritable colopathie fonctionnelle dyspepsie .
CRITÈRES PROPOSÉS PAR M.F. KAHN
Critères majeurs
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Critères mineurs
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LISTE DES POINTS DOULOUREUX PROPOSÉS PAR M.F. KAHN (SOIT 31 POINTS)
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F. Wolfe et coll. ramènent ces points à 18 avec
diagnostic de fibromyalgie11 points sont positifs (occiput, cervical bas,
trapèze, sus-épineux, jonction chondro-sternale, épicondyle, rachis
lombaire, moyen fessier, patte d'oie) ( Détail du score 0 . . . . . indolence 1. . . . . . douleur signalée 2 . . . . . douleur et grimace 3 . . . . . douleur et retrait On exerce une pression digitale habituellement modérée, non douloureuse. Ces points sont en général comparés avec des points témoins habituellement non douloureux (milieu du front, partie moyenne de l'avant-bras, face antérieure de cuisse). Tous ces critères sont essentiellement cliniques. |
La prise en charge thérapeutique de la fibromyalgie
Traitement médicamenteux
La classe I (aspirine, 2 g répartis sur le nycthémère ; paracétamol, 1 g
deux ou trois fois par jour) et n’atténue que la symptomatologie.
La classe II (Di-Antalvic, 6 gélules réparties dans la journée ;
paracétamol
et codéine, jusqu’à 6 unités par jour) est plus efficace, mais plus difficile à
intégrer dans une stratégie longue (toxicité hépatique du paracétamol à haute
dose, troubles digestifs vertiges avec le Di-Antalvic par exemple…).
Quant aux AINS, une recherche rigoureuse des contre-indications est un préalable
indispensable à leur prescription : ulcère gastro-duodénal en poussée évolutive,
voire ancien pour certains, insuffisances rénale ou hépatique sévères, allergie,
grossesse (1er 3e trimestres), interactions médicamenteuses avec les
anticoagulants oraux, le lithium, les sulfamides hypoglycémiants, la ticlopidine,
le méthotrexate, le stérilet… Une couverture gastrique est souvent associée, par
du Cytotec (2 comprimés par jour) ou du Mopral (1 gélule le soir) par exemple.
Antidépresseurs Ils sont en général efficaces, et l’action proposée
serait en rapport avec l’inhibition du recaptage de la sérotonine.
Parmi les tricycliques, le plus connu est le Laroxyl, à une dose augmentée
progressivement jusqu’à 50 mg/j (4). Son action semble surtout
antalgique, car l’amélioration est plus rapide et à des posologies plus faibles
que dans les syndromes dépressifs. Xérostomie et somnolence sont les effets
secondaires les plus fréquents. L’Athymil et le Prozac ont une action sur le
rétablissement du sommeil.
Les benzodiazépines ont été utilisées pour améliorer certains symptômes.
Les hypnotiques (Imovane, Stilnox) améliorent souvent les troubles du sommeil.
La prise en charge physique Elle est essentielle et a pour but de faire
comprendre au patient l’intérêt de rester actif, avec une meilleure activité
physique et un entraînement progressif à l’effort. Cela passe par une relation
de confiance où l’on doit faire comprendre que le repos absolu
La prise en charge psychologique: Elle consiste déjà en une
reconnaissance de la réalité de la maladie
avec une prise en charge spécifique à chaque patient. Elle repose sur une
relation malade-médecin fondée sur la sympathie et l’optimisme. Elle permet dans
un deuxième temps de rassurer le patient sur le caractère bénin de sa
pathologie. Elle comprend une relaxation avec correction du sommeil, du stress
mécanique, avec apprentissage des postures et aménagement du poste de travail,
un support psychologique.