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 SYNDROME DEPRESSIF 

Définition: Le syndrome dépressif est la pathologie psychiatrique la plus fréquente. son déterminisme est complexe et mutifactoriel (biopsychosocial). L'efficacité des médicaments antidépresseurs fait suspecter l'existence de dysfonctionnements de certains neuromédiateurs (sérotonine, noradrénaline). Le syndrome dépressif fait partie des troubles thymiques ou affectifs. Il peut être unique et isolé ou faire partie de pathologies thymiques à rechutes. les pathologies associées psychiatriques  ( trouble bipolaire, schizophrénie, depression majeur et trouble de personnalité troubles de la personnalité ), somatiques ( pathologies douloureuses ou chroniques ) .

  1. Le trouble thymique bipolaire (ancienne psychose maniaco-dépressive) se définit par la succession d'épisodes dépressifs et d'épisodes maniaques. 
  2. Le trouble thymique dépressif unipolaire ou dépressions récurrentes se définit par la succession d'épisodes dépressifs uniquement.

Épidémiologie :

  • La prévalence de la dépression sur une vie est de 25%. cependant, il ya beaucoup de patients ne sont pas traités et ne veulent pas consulter de psychiatre , le dépistage en médecine générale et par les autres spécialistes est indispensable.
  • Facteurs de risque: antécédents familiaux de dépression, suicide, alcoolisme , maladies somatiques chroniques et/ou douloureuses , stress aigu ou chronique
  • Génétique : des facteurs héréditaires forte suspicion d'une participation génétique pour les troubles thymiques bipolaires et unipolaires. Implication du chromosome 11 ou de l'X non définitivement prouvée
  • age de prédilection: trouble bipolaire: 30 ans , trouble unipolaire: 40 ans , chez l'enfant le syndrome dépressif est possible, elle se révèle par des troubles du comportement et des difficultés scolaires , chez le sujet âgé  il est fréquent, diagnostic difficile, souvent idées délirantes associées, graves avec tentatives de suicide vraies .
  • Sexe : syndrome dépressif: femme > homme , trouble bipolaire: femme = homme .

Étiologie: Les facteurs étiologiques exacts sont inconnus. L'intrication de facteurs biologiques et psychosociaux est incontestable, sans prédominance des uns sur les autres . 

Signes cliniques : 

  1. Baisse de l'appétit avec amaigrissement 
  2. Trouble du sommeil, insomnie de fin de nuit avec réveils précoces 
  3. Asthénie 
  4. Ralentisssement psychomoteur, parfois agitation anxieuse 
  5. Culpabilité, indignité 
  6. Difficultés de concentration, pertes de mémoire 
  7. Idées suicidaires 
  8. Parfois idées délirantes de culpabilité ou de persécution (mélancolie)

Diagnostic différentiel: 

  1. Pathologies organiques 
    1. Pathologies cérébrales 
    2. Pathologies endocriniennes (dysthyroïdies, diabète...) 
    3. Insuffisance rénale ou hépatique 
    4. Carence vitaminique 
  2. Intoxication ou sevrage médicamenteux, d'alcool ou de drogues .

Examens complémentaires : le scanner ou IRM cérébraux, élargissement des ventricules cérébraux chez certains patients souffrant de dépressions bipolaires ou unipolaires

Traitement : en cas d'idées suicidaires ou de dépression sévères, mélancoliques une hospitalisation s'impose .

  1. Pas d'arrêt de travail systématique
  2. Association de médicaments antidépresseurs à doses suffisantes, pendant une durée suffisante . 
    • Antidépresseurs tricycliques: clomipramine, amitriptyline, 150 mg/24 h en moyenne, généralement le soir , les  tricycliques sont contre -indications en cas d' adénome de la prostate, glaucome à angle fermé, hypersensibilité aux produits, association avec les IMAO non sélectifs il faut observer impérativement un intervalle de 15 jours pour passer des IMAO ( inhibiteur de la monoamine oxydase ) aux tricycliques et de 3 jours des tricycliques aux IMAO.  déconseillés en fin de grossesse et lors de l'allaitement; utiliser avec précaution chez les conducteurs et utilisateurs de machines, les sujets âgés, les épileptiques, en cas d'affection cardiovasculaire, d'insuffisance coronarienne, rénale ou hépatique, de dysthyroïdie ou de risque suicidaire. Augmenter progressivement les doses. Surveillance des effets anticholinergiques et de l'hypotension orthostatique
    • Inhibiteur de la recapture de la sérotonine: fluoxetine, , 20 mg/24 h, prescription en une prise le matin , Fluoxétine est contre -indications en cas d' hypersensibilité au produit, association aux IMAO non sélectifs il faut observer impérativement un intervalle de 15 jours pour passer des IMAO à la fluoxétine, et de 35 jours de la fluoxétine aux IMAO, enfant de moins de 15 ans . précautions d'emploi possibilité de levée d'inhibition chez les patients suicidaires et d'inversion de l'humeur chez les maniaco-dépressifs; utiliser avec prudence chez les conducteurs de machine, les insuffisants hépatiques, les sujets âgés ou hypovolémiques; utilisation déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement.
    • autres association au début avec un anxiolytique (benzodiazépine) et parfois un hypnotique , IMAO non spécifique (phénelzine) ou spécifique (moclobémide) , Antidépresseurs non classés (viloxazine, miansérine ) . 
  3. Une psychothérapie de soutien .
  4. syndrome dépressif est moins fréquente pendant la grossesse que pendant le post-partum , médications possibles mais à utiliser avec précautions , indications d'électrochocs si dépression grave

les associations déconseillées avec les Tricycliques

  • Alcoo
  • Amphétaminiques
  • Guanéthidine
  • Fluoxétine
  • Oxaflozane
  • Oxitripan
  • Rilménidine
  • Clonidine et apparentés
  • Sympathomimétiques

Surveiller les associations de tricycliques  avec Anticonvulsivants , Antihypertenseurs , Baclofène.

tricycliques Majoration les effets

sédatifs avec les dépresseurs du SNC

des effets anticholinergiques 

  • hypnotiques
  • antihistaminiques H1
  • morphiniques
  • neuroleptiques
  • tranquillisants
  • maprotiline
  • néfopam
  • atropine
  • oxybutinine
  • disopyramide
  • antispasmodiques
  • antiparkinsoniens
  • antisécrétoires
  • antihistaminiques H1
  • phénotiazines

 • Fluoxétine: ; éviter les associations avec les antidépresseurs tricycliques, l'alcool; utiliser avec précautions en association avec la carbamazépine, le lithium, le L-tryptophane, les dépresseurs du système nerveux central (antidépresseurs sédatifs, clonidine, antihistaminiques H1, hypnotiques, morphiniques, neuroleptiques, tranquillisants), les hypoglycémiants

Surveillance

  1. Consultations régulières et fréquentes au début (1 à 2 fois par semaine) pour soutenir le patient, adapter les médicaments et expliquer leur intérêt, leurs effets secondaires, corriger les effets secondaires et diminuer l'anxiété 
  2. L'amélioration doit survenir entre 15 jours et un mois de traitement. Au-delà, il est légitime de changer de traitement si la dépression persiste. 
  3. Après amélioration, consultations régulières plus espacées (1/mois) avec maintien de l'antidépresseur à la même dose si elle est bien tolérée pendant 6 mois au minimum. Association éventuelle avec des prises en charges psychothérapeutiques plus spécifiques (psychanalytique, familiale, cognitive...)
  4. dès que l'amélioration se produit, reprise des activités socio-professionnelles, sportives et relationnelles

Complications

  • les etats depressifs majeus
  • Suicide et tentative de suicide 
  • Résistance au traitement 
  • Intolérance aux médicaments

Évolution :  Les échelles de dépression (de Hamilton, de Montgomery) ou les autoquestionnaires (de Beck) sont utiles pour mesurer l'évolution dans le temps de l'intensité de la dépression.  dans 60 à 70% des cas, amélioration en un mois avec guérison complète en quelques mois , risque de rechutes et de récidives si troubles thymiques récurrents , risque de rechute si arrêt trop précoce de l'antidépresseur, résistance (dans 30% des cas) à un antidépresseur, ce qui nécessite un changement ou une association d'antidépresseurs , véritable résistance avec chronicité dans 10 à 20% des cas qui fait appel à des traitements plus complexes, voire des électrochocs .

 

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