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Définition:
Infection due à une bactérie de la famille des leptospires. La maladie
est endémique mais peut survenir sous formes de petites épidémies (
surtout estivo-automnales ). La bactérie est portée par de très
nombreux mammifères, les rongeurs constituant le principal réservoir
des germes pathogènes chez l'homme.elle atteints le foie, rein, organes
hématopoïétiques, peau, poumons ,maladie à déclaration obligatoire
, maladie professionnelle dans certaines circonstances . maladie rare
dans la petite enfance ,une prédominasse masculine du fait des
contaminations professionnelles.
Étiologie:
1 ) Agent pathogène
: Leptospira interrogans, bactérie spiralée de l'ordre des
Spirochætales dont de nombreux sérotypes (sérovars) sont pathogènes
en France (L. ictero-hæmorragiæ, le plus fréquemment incriminé, L.
grippotyphosa, L. canicola, L. australis, L. pomona, L. ballum). La
forme classique est le plus souvent due à L. ictero-hæmorragiæ.
N'importe quelle forme clinique peut être due à n'importe quel
sérotype.
2 ) La
transmission de l'animal à l'homme est essentiellement
indirecte, par l'intermédiaire des urines dans des milieux hydriques
(eau douce, pH alcalin). Le microbe peut traverser la peau (lésée ou
ramollie par l'immersion) et éventuellement les muqueuses.
3 ) Facteurs de
risque:
- Contact direct ou
indirect (urines) avec les animaux porteurs; la contamination
interhumaine est exceptionnelle.
- Morsure ou contact
direct avec des animaux de laboratoires (rare)
- Contamination
professionnelle (40% des cas): agriculteurs, vétérinaires,
éleveurs, employés de voirie, d'abattoirs, de laboratoires
médicaux, éleveurs, égoutiers, cultures immergées (rizières,
canne à sucre)
- Contamination par
contact avec l'eau douce (60%): baignades, canotage, pêche
- Zones de forte
endémie: présente partout dans le monde, en particulier en
Amérique du sud et dans les Caraïbes. En France, les régions les
plus touchées sont la Franche-Comté, l'Aquitaine et l'ensemble des
DOM-TOM.
- Grossesse: possible
infection intra-utérine avec mort fœtale ou avortement,
mortinativité, accouchement prématuré ,les leptospires passent
dans le lait maternel, contre-indiquant alors l'allaitement. les tétracyclines
contre-indiquées pendant les 2ème et 3ème trimestres et
allaitement .
Signes cliniques :
Il existe des formes cliniques frustes ou aspécifiques non
diagnostiquées. l'incubation silencieuse de 4 à 14 j (extrême: 2-21
j), absence d'inflammation au point d'entrée du germe puis l'invasion ,
cette phase est parfois isolée et résume la maladie.
- Syndrome
septicémique brutal
- Algies diffuses
- Éruption
morbilliforme
- Injection
conjonctivale, épistaxis, vasodilatation cutanée
- Syndrome méningé
inconstant
État: atteinte
viscérale dont la précocité et l'intensité conditionnent le
pronostic; la fièvre rechute volontiers après 2 semaines (réaction
d'hypersensibilité ) .Les manifestations peuvent être dissociées: il
existe des formes méningées pures, rénales, pseudo-grippales,
fébriles pures. persistance des signes de la phase d'invasion
- La forme typique
(rénale et ictérique) ne représente que 20% des cas.
- Ictère (50%)
typiquement intense, généralisé, flamboyant ; selles
inconstamment décolorées
- Myalgies majorées
par la pression des masses musculaires (60%), parfois
rhabdomyolyse
- Parfois,
hépatomégalie douloureuse, splénomégalie, adénopathies
(10%)
- Atteinte rénale
(50-80%): leucocyturie, hématurie, protéinurie; insuffisance
rénale inconstante (10%)
- Atteinte neurologique
(70%): réaction méningée, rares encéphalites ou neuropathies
périphériques
- Atteinte pulmonaire:
toux (23-42%), hémoptysies (11%)
- Hémorragies (10%):
épistaxis, gingivorragies, rares hémorragies viscérales
- Atteinte digestive
(20%): douleurs parfois pseudo-chirurgicales
- Formes gravissimes
avec détresse respiratoire, choc, détresse respiratoire
- Autres (5%):
myocardite infraclinique, uvéite, névrite optique, kératite
Diagnostic
différentiel:
- Méningites à
liquide clair
- Fièvre hémorragique
à virus Hantaan
- Angiocholite, fièvre
jaune
- Urgences
chirurgicales abdominales
Examens complémentaires
:
- Hémogramme:
hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles,
thrombopénie
- Hémostase: baisse du
taux de prothrombine
- Transaminases
modérément élevées pendant la phase ictérique (70%)
- Élévation des
enzymes musculaires en cas de myalgies
- Possible élévation
de la créatininémie
- Ponction lombaire:
liquide clair, formule panachée, protéinorachie modérée, pas d'hypoglycorachie
- Sérologies
(micro-agglutination sur lame: dépistage; agglutination-lyse de
Martin et Petit: positif à 1/100): apparition des anticorps vers
8-10 j, positivité nette au 15ème j, taux maximal au 50ème j,
puis diminution lente.
- Isolement du germe,
hémocultures ou liquide céphalorachidien pendant les 5 premiers
jours (très rarement plus tard), puis dans les urines après le
12ème jour; la croissance est lente, prévenir le laboratoire de la
suspicion de leptospirose.
- Téléthorax :
Possible infiltrat à la radiographie pulmonaire
États
pathologiques interférant avec les résultats: Une leptospirose
ancienne donne un taux faible et stable d'anticorps; la forme L. biflexa
est non pathogène et peut contaminer certains milieux de
prélèvements. Une fausse sérologie positive peut être observée lors
d'hépatopathies. Un traitement antibiotique à l'aveugle peut
négativer les prélèvements microbiologiques et les sérologies.
Traitement
Hospitalisation
- Traitement
antibiotique, d'autant plus efficace que débuté précocement ,
Pénicilline G (5-10 MUI/j par voie IV pendant 10-15 j);
essentiellement efficace en cas de début précoce ( avant le 5ème
j ) .contre-indications en cas d'allergie , à fortes doses,
possibilités d'encéphalopathie, de thrombophlébite au point
d'injection, autres médicaments ATB Tétracyclines (doxycycline,
minocycline: 4 mg/kg/j) ou macrolides en cas d'allergie à la Penicilline
.
- Immunoglobulines
polyvalentes à forte dose en cas de thrombopénie sévère
- Traitement
symptomatique des formes graves ( épuration extrarénale,
rééquilibration hydro-électrolytique ) . Traitement symptomatique
des douleurs
- Mesures d'hygiène
par rapport aux risques de transmission (urines)
Mesures prophylactiques
: prophylaxie
- Lutte contre les
vecteurs (vaccinations ,dératisation )
- Prévention
professionnelle (éviter le contact de la peau avec les vecteurs et
les eaux potentiellement souillées); possible antibioprophylaxie en
cas de forte exposition (doxycycline)
- Vaccination: vaccin
tué anti-L. icterohæmorragiæ assurant une protection à plus de
90%); 2 injections sous-cutanées espacées de 15 jours, 3ème
injection après 6 mois puis rappels tous les 2 ans; recommandé
pour les professions à risque et en cas de risque d'exposition;
contre-indication transitoire en cas d'hyperthermie ou d'affection
aiguë évolutive .
- Éviction scolaire
jusqu'à guérison clinique. pas d'éviction pour les sujets contact
,
Complications:
Formes graves en cas de terrain débilité, alcoolique l' atteinte est
alors multiviscérale grave avec hémorragies, insuffisance rénale,
détresse respiratoire, coagulation intravasculaire disséminée .la mortalité
globale de la leptospirose est de 4-5% .
Evolution : l'évolution
généralement bénigne ,il est probable qu'une partie des formes
traitées après le 5ème j guérissent spontanément.
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