OSTEONECROSE
Rhumatologie

OSTEONECROSE 

 Définition: OSTEONECROSEAffections définies par la mort des cellules du tissu osseux

Épidémiologie 

  • Génétique  facteurs héréditaires: Liée à certaines affections causales telles que la drépanocytose, certaines dyslipidémies
  • âge de prédilection: Entre 30 et 60 ans
  • Sexe de prédilection: Homme > femme

Étiologie: Les ostéonécroses peuvent être idiopathiques ou secondaires. Principales ostéonécroses secondaires

TraumatismeÉthylisme Lupus PolyglobulieDrépanocytose Pancréatite aiguëDyslipidémieCorticothérapie  Maladie de Gaucher Radiothérapie locale Accident barotraumatique

Facteurs de risque: Grossesse , Diabète , Hyperuricémie

Signes cliniques : les symptomes en  fonction de la localisation de la nécrose osseuse,le plus souvent, douleur mécanique d’apparition rapidement progressive ,parfois, douleurs nocturnes (tête fémorale) en cas d’épanchement articulaire abondant ou de survenue rapide . Principales localisations: tête fémorale, condyles fémoraux, tête humérale, semi-lunaire (maladie de Kienböck), têtes métatarsiennes (maladie de Freiberg) necrose condylienne dans l’ arthrose .

Diagnostic différentiel:

  • Algodystrophie
  • Ostéite
  • Tumeur osseuse bénigne ou maligne .

Biopsie osseuse : sur le plan anatomie pathologique on note une disparition des ostéocytes , nécrose du stroma osseux , sclérose et parfois bourgeons conjonctivo-vasculaires

Imagerie:

  1. Signes radiographiques retardés (radiographies normales au début et dans les stades 0 et 1) – Stade 0: absence de signes clinique et radiologique, image anormale en scintigraphie osseuse ou en IRM – Stade 1: présence de signes cliniques mais absence de signe radiologique – Stade 2: apparition d’une condensation épiphysaire, parfois avec un liseré clair sous-chondral réalisant l’image en «  »coquille d’œuf » » – Stade 3: déformation de la surface articulaire avec image de décrochage correspondant à l’affaissement de la zone nécrosée – Stade 4: apparition d’une arthrose secondaire à la nécrose , à l’exception du stade 4, il n’y a pas de pincement articulaire.
  2. IRM et scintigraphie osseuse: plus sensibles que les radiographies standard – Scintigraphie: foyer d’hyperfixation intense au site de la nécrose (non spécifique) – IRM: plus spécifique que la scintigraphie · en T1: hyposignal bien limité par un liseré en hyposignal linéaire plus marqué · en T2: selon l’ancienneté de la nécrose

Diagnostique: Le diagnostic repose sur la radiographie standard ou, dans les formes précoces d’ostéonécrose, sur la scintigraphie osseuse ou l’IRM.

Traitement : Hospitalisation en cas de mise au repos complet ou d’indication chirurgicale

  • Mesures hygiéno-diététiques: Eviction des facteurs de risque ou des causes iatrogènes lorsque c’est possible (alcool, utilisation d’une corticothérapie aussi faible et courte que possible ) .
  • Eviction de tout appui en cas d’atteinte du membre inférieur découverte à un stade précoce. Sinon, activité en fonction de la tolérance fonctionnelle.Mise en décharge articulaire pendant 3 mois quand le diagnostic est fait aux stades précoces (1 et début de stade 2) de la nécrose.
  • Prescription d’antalgique et/ou d’ AINS ou antalgiques périphériques (paracétamol)  à titre symptomatique .
  • Kinésithérapie et balnéothérapie afin de maintenir la tonicité des loges musculaires péri-articulaires et d’entretenir les amplitudes articulaires
  • Pour certains, dans les stades 2 peu étendus de la tête fémorale, réalisation de forage
  • Ostéotomie de varisation ou de valgisation ou de dérotation afin d’exclure la zone nécrosée, quand elle n’est pas trop étendue, des zones de pression
  • Mise en place d’une prothèse dans les stades 4 douloureux

Surveillance: En cas d’atteinte de la tête fémorale ou du genou, un contrôle radiographique tous les 18-24 mois est souhaitable. , Ailleurs, la surveillance clinique et biologique dépend de la gêne fonctionnelle.

Complications:

  • Coxarthrose secondaire
  • Rares cas d’ostéosarcomes compliquant une ostéonécrose après plusieurs années

Évolution : Fonction de la localisation (plus mauvais pronostic sur une zone portante), de l’étendue et de la cause de la nécrose

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